Le Système Dette. Avec Eric Toussaint chez ATTAC à Luxembourg.


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03.05.2018

De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation.
Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes.
La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. Eric Toussaint analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
Ce travail donne les clés indispensables pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste au cours des deux derniers siècles.

Décarboner l'Europe. Avec Jean-Marc Jancovici pour le podcast Atterrissage.


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05.2018

C'est en compagnie de Jean-Marc Jancovici, président du think-tank The Shift Project, qu'est abordée la question -fondamentale pour notre avenir- des entraves à la sortie d'une économie européenne basée sur les énergies fossiles.

Sommaire :
 - 0'02'12 : quel bilan pour sa campagne de lobbying Decarbonize Europe pendant l’élection présidentielle de 2017 ?
 - 0'13'53 : les victoires au niveau des décideurs économiques
 - 0'17'21 : quel feedback des décideurs politiques sur le charbon ou la rénovation des bâtiments ?
 - 0'21'13 : les verrous à la rénovation des bâtiments
 - 0'28'18 : rénover les bâtiments (sans réduire leur superficie), remplacer le charbon (sans réduire la quantité d'électricité) ne crée-t-il pas des effets rebond ?
 - 0'36'22 : les différents types d'économie d'énergie
 - 0'42'30 : l'efficacité énergétique est-elle une bonne politique pour résoudre les problèmes du climat ?
 - 0'53'39 : pourquoi c'est compliqué de décarboner en faisant croître le PIB
 - 1'02'43 : accepter la décroissance du PIB est-elle alors un pré-requis pour décarboner notre économie ?
 - 1'08'49 : comment articuler la question du carbone avec les problèmes concrets des gens

Une émission animée par Damien Detcherry.

Villages de France. Avec Christian Combaz et Jean-Pierre Le Goff à Répliques sur France Culture.


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10.11.2012

A écouter les informations et à lire les enquêtes sociologiques, on pourrait croire qu'il n'y a en France que des métropoles trépidantes et des cités sensibles. L'actualité nous balotte entre grandes villes et ghettos urbains et le reste passe à la trappe ou surgit sporadiquement dans la rubrique des faits divers.
Avec leurs ouvrages respectifs Gens de Campagnol et La Fin du Village, Christian Combaz et Jean Pierre le Goff réparent cette injustice. Ils réintègrent dans la mémoire collective et dans l'histoire contemporaine les oubliés de la nouvelle France.

Faut-il avoir peur de la liberté ? Avec Johann Chapoutot à l'Université de Genève.


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22.03.2018

L'angoisse d'être libre… Il est tellement plus rassurant de ne pas l'être, et de ne pas avoir à faire de choix. Voilà un thème considérablement travaillé par la philosophes, mais qui intéresse aussi les historiens.
L'avènement de l'individu libre ou, du moins, délié des enracinements et conditionnements traditionnels, est un phénomène récent dans l'histoire de l'humanité. En Europe, il a marqué l'Allemagne de la fin du XIXe siècle : industrialisation rapide, urbanisation galopante, exode rural massif… Des millions d'hommes se retrouvent "libres" et la "communauté" traditionnelle cède le pas à une "société", étudiée par une discipline naissante, la "sociologie". Conscient du caractère traumatisant du phénomène, Bismarck crée une législation "sociale" pour donner corps et consistance à cette société naissante.
Mais l’avènement d'une "société ouverte" (Karl Popper) n'a pas que des amis : face au bouleversement de la modernité, la communauté fermée, celle de la race et du sol, apparaît comme une solution possible, voire désirable.
L’étude du cas allemand à la fin du XIXe siècle, avec ses mutations vertigineuses, ses innovations et ses replis, est d'une actualité sidérante pour aujourd'hui.

Barbares et civilisation : un parcours historique. Avec Henry Laurens à l'Académie du Royaume du Maroc.


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17.10.2018

Le professeur au Collège de France Henry Laurens, titulaire de la Chaire d’histoire contemporaine du monde arabe, nous expose les différentes acceptions du terme 'barbarie' dans l'histoire.
C'est toute la culture occidentale qui est hantée par ce terme : les "invasions barbares" étant à l'origine de la fondation de l'Europe, une ambivalence fondatrice existe là, entre valorisation des barbares et apologie de l'Antiquité.
Une conférence importante car, comme le disait l'intellectuel Tzvetan Todorov, "on ne peut avancer dans la voie de la civilisation sans avoir reconnu au préalable la pluralité des cultures".

Racination. Avec Rémi Soulié au Cercle d'Artagnan à Lille.


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04.02.2019

Critique littéraire et docteur en lettres, Rémi Soulié vient nous présenter son dernier ouvrage Racination, publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Il revient sur la catastrophe du déracinement contemporain et sur le nécessaire réenracinement des corps et des esprits.
Mais à l'heure où le concept d'identité est sur toutes les lèvres, Rémi Soulié nous invite davantage à nous intéresser, pour faire face aux enjeux de notre temps, au concept plus dynamique de racine. C'est une relecture poétique, philosophique et politique du "prendre-racine" qui nous est proposée.

Gilles Deleuze (1925-1995). Avec Robert Maggiori, Pierre Chevalier, François Dosse et Bruno Tessarech sur France Culture.


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01.05.2011

Gilles Deleuze est, avec Michel Foucault, la grande figure intellectuelle des années 70. Né en 1925 dans une famille bourgeoise, il commence sa carrière de façon académique par une agrégation de philosophie, puis un poste de professeur de lycée dans deux villes de province, Amiens et Orléans.
Mais très vite, il explose les règles. D'abord, plusieurs de ses anciens élèves témoigneront de son humour et de la façon dont il faisait entrer dans ses cours la littérature, la psychanalyse et les arts plastiques, ce qui, dans les années 50, est exceptionnel. Parallèlement, il commence son œuvre avec des monographies de philosophes que l'époque laissait à la marge ; parmi eux, Bergson et Spinoza. Deleuze est immédiatement un créateur, il bouscule la lecture traditionnelle des auteurs sur lesquels il se penche. Chez Bergson, c’est le vitalisme qui l'intéresse. Et le vitalisme sera la marque de fabrique de Deleuze.
Arrive Mai 68, qui est fait pour lui. L'heure est au bouillonnement, au désir et aux rencontres tous azimuts. Vivre pour Gilles Deleuze signifie être aux aguets, essayer, rencontrer, éprouver sa puissance vitale.
En 1969, Félix Guattari entre dans la vie de Gilles Deleuze ; en 1972, ils donnent aux sciences humaines le livre qui incarne les années 70, L'Anti-Œdipe, et Deleuze est une star : il est professeur de philosophie à Vincennes, il parle à ses élèves de rhizome, de fractales, de machines désirantes. Avec ses concepts, un vent nouveau souffle sur la pensée.
Gilles Deleuze est mort en 1995, après ses amis François Châtelet, Michel Foucault, Félix Guattari. Ses livres ou ceux qu'il a cosignés avec Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ?, Mille Plateaux, ou encore L'Abécédaire, présentent des concepts avec lesquels aujourd'hui on pense la littérature, le cinéma, et l'architecture.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Virginie Bloch-Lainé et Clothilde Pivin.

Guerres de Vendée : crimes de guerre oui, génocide non ! Avec Jean-Clément Martin sur la Radio Chrétienne Francophone.


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14.03.2018

L'utilisation du terme "génocide" pour qualifier les exactions commises par les bleus sur les vendéens entre 1793 et 1794 fait débat depuis presque 30 ans.
L'historien Jean-Clément Martin, spécialiste de la Révolution française et de son historiographie, nous explique en quoi il est opposé à l'usage de ce terme pour décrire et définir les massacres qui se sont déroulés à cette époque en Vendée - 200'000 morts, soit 20 à 30% du total des morts de la Révolution française.
Réfractaire à tout catéchisme idéologique, il veut cherche surtout à (faire) comprendre le "phénomène vendéen" dans toute sa complexité, en affranchissant la période des interprétations consacrées qui l'inscrivent toujours dans une lutte entre le bien et le mal.

L'histoire vue d'ailleurs : le Japon et la modernité. Avec Pierre-François Souyri à l'Université de Genève.


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22.05.2018

Comment et pourquoi le Japon s'est-il modernisé très tôt dès la fin du XIXe siècle, à l’encontre de la plupart des autres pays non européens ? Etait-il une exception ? Annonçait-il l'évolution future de la plupart des autres sociétés asiatiques ?
Le spécialiste de l'histoire du Japon Pierre-François Souyri s'attache ici à interroger quelques figures de la société japonaise depuis la "révolution industrieuse" du XVIIIe siècle jusqu'à la révolution industrielle du XXe siècle pour montrer que l'avenir du Japon vient de loin...

L'hybridation des violences contemporaines. Avec Jean-François Gayraud sur France Culture.


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04.01.2018

Avec la mondialisation et la déterritorialisation qu'elle entraîne, les violences aussi ont perdu leurs frontières, notamment celle qui séparait les violences politiques du crime crapuleux. Les deux se rapprochent dangereusement comme le montre l'exemple du terrorisme, du narcotrafic ou de la corruption des élites financières.
Comment y faire face ? C'est la question que développe le commissaire de police et essayiste Jean-François Gayraud dans son dernier livre La théorie des hybrides. Terrorisme et crime organisé en tentant déjà de saisir et de conceptualiser la nouveauté du phénomène.

Émission "Matières à penser", animée par Antoine Garapon.

Croire est-il logique ? Avec Jacques Bouveresse sur France Culture.


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07.05.2014

Depuis Platon, la croyance a été ravalée du côté du faux, de l'incertain et de l'invérifiable. Cela n'aura pourtant pas suffi : la croyance a la réussite et le pouvoir, la croyance est partout. Ou plutôt devrait-on dire la crédulité : car il y a aujourd'hui une tendance à tout croire, à tout rendre sacré, les religions bien sûr, mais aussi la démocratie, le peuple, la science et la raison, ou encore la vérité. Comble de la croyance ?! Elle-même a l'air d'être devenue sacrée ! Mais à tout rendre sacré, c'est la croyance qu'on confond avec elle-même.
Si certains revendiquent un droit de croire, ne devrait-on pas plutôt comme le proposait Oscar Wilde fonder un ordre pour ceux qui ne peuvent pas croire ? Mieux, ne devrait-on pas fonder un ordre pour ceux qui peuvent croire, mais ne veulent pas croire de manière crédule ?
Et si pour penser la croyance dans sa vérité et pour croire vraiment, il ne fallait en fait plus choisir entre le cœur et la raison, entre la passion et la vérité, ni entre Platon et la post-modernité, et s'il ne fallait plus la juger en fonction des uns et des autres, mais poser tout simplement notre regard sur ce qu'elle est ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.

La fin de l'enfer ? Avec Henri Blocher à Saint-Légier.


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07.12.2018

En 2018, seuls 10% des Suisses croient encore à un enfer et un paradis après la mort.
L'enfer est une question qui dérange largement aujourd'hui, comme un vestige médiéval égaré en plein XXIe siècle. Le sujet n'en est pas moins crucial, tant pour les individus que pour l'Église et la mission.
Au sein du monde évangélique et confessant, plusieurs interprétations sur la nature de l'enfer ont été proposées durant les dernières décennies, allant des souffrances physiques et spirituelles éternelles jusqu'à la destruction des "perdus".
Henri Blocher, professeur émérite en théologie systématique, éclaire pour nous ce sujet complexe et sensible.

Une conférence organisée par la HET-PRO (Haute école de théologie Protestante).