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Le chaos contemporain ne peut être compris sans analyser l'année 1979. Cette date charnière marque la fin d'un cycle historique et le début d'une ère de domination financière internationale. C’est le moment exact où la souveraineté des nations a commencé à s'éroder face à l'impérialisme économique. Cette mutation profonde a redéfini les équilibres géopolitiques mondiaux de manière irréversible.
Cette année-là, l'ordre ancien a basculé simultanément sur plusieurs continents. La révolution iranienne a bouleversé le Moyen-Orient tandis que la Chine entamait son ascension économique fulgurante sous Deng Xiaoping. En Occident, le modèle de Margaret Thatcher s'imposait, annonçant l'ère du néolibéralisme sans concession. Ces événements ont préparé le terrain pour l'instabilité structurelle que nous subissons aujourd'hui.
Le véritable coup de force fut monétaire avec l'imposition brutale du monétarisme par la Réserve fédérale américaine. Cette hausse massive des taux visait à consolider le pouvoir de la finance sur les États. Ce choix stratégique a scellé la dépossession économique des peuples et l'essor d'un néoconservatisme global. Il est essentiel de saisir cette mécanique pour décrypter le pouvoir de l'état profond.
L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS illustrait déjà l'agonie d'un système face à la nouvelle puissance américaine. Les mécanismes de chaos et de dépendance énergétique que nous observons maintenant trouvent leur origine directe dans ce basculement.
Cinquante ans après, ce cycle arrive à son terme, rendant cette matrice de 1979 plus cruciale que jamais à déchiffrer...
Émission du "Libre Journal de GPTV", animée par Nicolas Stoquer.




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S'appuyant sur des documents, des cartes et des déclarations officielles pour montrer comment des structures comme la Jamestown Foundation, Radio Free Europe ou le Congrès américain financent et soutiennent des mouvements séparatistes en Russie et en Ukraine, Nicolas Tacchi explore les origines et les méthodes du projet américain visant à démembrer la Russie. Un éclairage cru sur les liens entre néoconservatisme, expansion de l'OTAN et ingérence géopolitique, avec des conséquences potentielles pour la paix mondiale.
- 0'00'00 : Introduction et présentation de l'ouvrage
- 0'01'06 : Le projet atlantiste, diviser pour régner
- 0'02'12 : Brzezinski et Burnham, architectes de l'empire
- 0'06'29 : L'OTAN et l'Ukraine, un plan en marche
- 0'08'20 : Le Forum des Nations Libres de Russie décrypté
- 0'15'38 : Les acteurs clés, néocons, politiques et extrémistes
- 0'24'51 : La France et les médias dans la guerre de l'information
- 0'28'23 : La Turquie, un allié inattendu
- 0'35'11 : L'OTAN 2030 et la vision d'un monde unipolaire
- 0'39'03 : Hearthland vs Rimland : les théories qui façonnent la géopolitique
- 0'40'13 : Conclusion, qui gagnera cette guerre des empires ?



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Chef d'entreprise, intellectuel à la sensibilité écologiste, Laurent Ozon vient de publier un ouvrage essentiel dans lequel il décrit l'histoire d'un mouvement politique aux allures de secte qui a pénétré le pouvoir américain et a déterminé la politique extérieure hégémonique des États-Unis : les néo-conservateurs. Issus du trotskysme, ces idéologues millénaristes ont agi pour donner à la globalisation sous direction américaine sa dimension terriblement guerrière.
Il aborde d'abord la dimension historique du phénomène et le rôle qu'il a joué après la chute de l'Union soviétique. Dans un second temps, il évoque la délicate question de l'influence de ce courant dangereux en France, où ces agents disposent de positions de pouvoir et de réseaux considérables.
Un entretien mené par Régis de Castelnau.


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Historien et politologue français, Roland Lombardi analyse les objectifs et méthodes de Donald Trump au Moyen-Orient, en mettant en lumière sa diplomatie transactionnelle, son retrait des conflits traditionnels, et son recentrage sur le Pacifique. Une exploration des ruptures stratégiques, des accords d'Abraham, et des conséquences de la politique américaine sous Trump et Biden.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'07'10 : Le déclin de l'Occident et la montée de la Chine
- 0'16'14 : Le pivot asiatique de Trump
- 0'20'25 : La diplomatie transactionnelle en action
- 0'29'42 : Les accords d'Abraham, une paix historique ?
- 0'45'03 : L'Iran sous sanctions, Soleimani et l'axe chiite
- 0'59'12 : Qatar et Turquie, médiateurs ou perturbateurs ?
- 1'02'20 : La guerre des 12 jours, Trump évite l'escalade
- 1'07'24 : Russie, Chine et Moyen-Orient : alliances secrètes
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Sous le vernis d'un discours sécuritaire soigneusement calibré, les États-Unis justifient l'enlèvement de Nicolas Maduro par la lutte contre le trafic drogue. Pourtant, derrière cette rhétorique officielle se cache une réalité bien plus inquiétante.
Cette attitude s'inscrit dans une logique impériale, où la force prime sur le droit et où les institutions internationales ne sont respectées que lorsqu'elles servent les intérêts américains. Les sanctions unilatérales, les menaces militaires, les tentatives de reconnaissance de gouvernements parallèles ou encore les opérations de déstabilisation économique et politique illustrent une volonté claire : soumettre un État récalcitrant à l'ordre géopolitique voulu par les États-Unis.
Car l'enjeu réel dépasse largement la personne de Maduro ou la situation intérieure du Venezuela. Il s'agit du contrôle de ressources considérables, au premier rang desquelles le pétrole, mais aussi de la capacité à empêcher l'émergence de modèles politiques et économiques indépendants de l'influence américaine. Tout dirigeant qui ose affirmer une voie souveraine, remettre en cause l'ordre établi ou refuser de se plier aux exigences de Washington devient une cible potentielle. La destitution, l'asphyxie économique ou le soutien à des forces d'opposition servent alors d'outils pour briser toute résistance.
L'action des États-Unis révèle une continuité historique : celle d'une puissance qui se considère au-dessus des lois internationales, persuadée que rien ne peut ne l'arrêter.
Un échange mené par Yanis Mhamdi.


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Une pensée libre, une méthode unique, une voix à part : le démographe et politologue Emmanuel Todd analyse les grands bouleversements géopolitiques, économiques et sociaux qui bouleversent notre monde. Comprendre le chaos mondial avec une grille de lecture singulière et rigoureuse, entre anthropologie, histoire longue et lucidité politique, nous permet de nous décoller de l'actualité immédiate et de ses effets d'annonce pour nous focaliser sur les tendances lourdes qui structurent le devenir des nations.
1. Les États-Unis sont-ils en situation de déclin économique et social ? Donald Trump doit-il être compris comme symptôme d'une fracture civilisationnelle profonde ?
2. Autrefois modèle de rigueur économique et de stabilité, l'Allemagne traverse une crise profonde, entre récession, dépendance énergétique, et fragilisation sociale.
3. S'appuyant sur son ouvrage Les luttes de classes en France au XXIe siècle, Emmanuel Todd dresse un constat alarmant de l'état social, économique et politique de la France. Il décrypte notamment les fractures invisibles qui menacent le pays : paupérisation, crise de l'État, inégalités croissantes, fracture générationnelle, mortalité infantile en hausse et déconnexion des élites, davantage obsédées par l'Ukraine que par le quotidien des Français...
4. Donald Trump ayant déjà passé trois mois à la tête des Etats-Unis, il est possible de dresser un bilan du début de sa mandature. L'occasion pour Emmanuel Todd de mettre en lumière les fractures invisibles de la société américaine : paupérisation, crise de l'État Fédéral, inégalités croissantes et fracture sociale. L'Occident est-il en voie d'effondrement ?
5. Les tensions entre Israël, l'Iran et les États-Unis virent à la guerre : les ressorts profonds de cet affrontement ne seraient-il pas à chercher dans l'effondrement du modèle américain, l'impasse stratégique israélienne, les malentendus sur l'Iran chiite et la société iranienne, le délitement du discours occidental et les risques de prolifération nucléaire ? Une nouvelle "guerre éternelle" peut-elle s'installer ?
6. La France est en crise, avec une dette massive, des mobilisations sociales et une instabilité politique chronique. Elle est aussi le siège d'une revendication égalitaire forte, reflet d'un malaise social profond, sur fond de fragmentation sociale en "archipels", où classes populaires, moyennes et élites vivent séparées et dans un mépris réciproque, nourrissant la crise démocratique et la montée des extrêmes. À l'international, le rapport asymétrique et néocolonial entre l'Europe et les États-Unis devient chaque jour plus évident, pointant vers un futur marqué par l'effondrement progressif de l'Occident, la fin de l'hégémonie américaine et un basculement du monde vers la multipolarité.
7. Alors que l'Occident vit une défaite sans vouloir y croire (militaire face à la Russie, économique face à la Chine), l'Asie redevient naturellement le centre du monde, portée par des géants démographiques et économiques (Inde, Chine, Indonésie), et par des transformations sociales massives — croissance des tailles, allongement de l'espérance de vie, urbanisation fulgurante. Il s'agit également de comprendre la grande énigme démographique asiatique, à savoir des niveaux de fécondité très faibles, et de décrypter la montée des tensions sino-japonaises autour du statut de Taïwan.
Une série d'entretiens menée par Diane Lagrange.

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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.

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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois d'octobre 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
- 0'00'00 : Introduction du Grand Entretien
- 0'07'15 : Macron a-t-il vrillé ?
- 0'33'47 : Macron et les ruines
- 0'36'00 : Partage de la bombe
- 0'40'48 : L'avenir du RN
- 0'42'55 : Perspectives pour 2027 ?
- 0'50'00 : Quel avenir pour le peuple ?
- 1'22'00 : Taxe Zucman
- 1'55'00 : Les soldes par Macron
- 2'08'00 : Actus du Cercle
- 2'24'00 : La Moldavie
- 2'29'00 : Guerre en Ukraine
- 2'36'00 : Shutdown aux USA ?
- 2'43'00 : Recrutement armée USA
- 2'47'00 : Trump face à l'ennemi interne
- 2'59'00 : UK et identité électronique
- 3'10'00 : Guerre Israël/Palestine
- 3'15'00 : Changement politique au Japon
- 3'25'00 : Chine et Terres rares
Un entretien conduit par Nicolas Dépraz.