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Dans un monde marqué par la guerre hybride, la multipolarité, les dépendances technologiques, énergétiques et industrielles, une question revient sans cesse : qui décide encore vraiment ?
Alors que nous insistons au retour brutal de notions que l'on croyait parfois dépassées, Pierre-Yves Rougeyron et Jérémy Berriau explorent les conditions concrètes d'une souveraineté réelle : puissance matérielle, capacité stratégique, cohésion politique, transmission culturelle et continuité civilisationnelle.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'07 : Guerre, puissance, souveraineté : une nouvelle donne mondiale
- 0'06'40 : La crise de la modernité politique
- 0'11'54 : La souveraineté : statut juridique ou capacité réelle ?
- 0'17'36 : La guerre contemporaine : zone grise, conflit permanent et temps long
- 0'24'01 : Multipolarité et recomposition de l'ordre mondial
- 0'29'09 : Les conditions matérielles de la puissance
- 0'33'32 : Transmission, civilisation et souveraineté
- 0'40'19 : Questions du public : valeurs, vertus et transmission
- 0'53'29 : Stratégie, langage politique et conflictualité
- 0'56'10 : Technique, guerre, oligarchie et formes politiques
- 1'07'35 : Transgression, Occident et décadence
- 1'13'34 : ONU, souverainetés et rapports de puissance
- 1'18'23 : IA, réalité, cosmopolitisme et utopies contemporaines




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La souveraineté est l'une des pierres angulaires de la pensée politique. Concilier la puissance sur soi et la limite des autres souverainetés a défini le subtil équilibre des États-nations. Après les ravages des impérialismes au XXe siècle, la quête de la souveraineté a repris de plus belle avec la décolonisation, l'émergence de nouvelles puissances, l'échec manifeste des formes politiques voulant dépasser les États, les nations et leurs legs démocratiques.
La souveraineté est revenue au centre du jeu international au point de constituer le pont fragile qui permettra aux différents mondes, séparés par les dérives impériales, de se parler.
- 0'00'00 : Introduction et cadre de la conférence
- 0'01'30 : Origines historiques de la multipolarité (néolithique, cités, échanges)
- 0'05'10 : Du pouvoir à la puissance : domination vs coopération
- 0'13'30 : L'Asie et les BRICS : un modèle de coprospérité
- 0'20'00 : La peur occidentale de la multipolarité (ingérences, menaces fantasmées)
- 0'26'30 : Guerres impossibles, paix nécessaire : vers un nouvel équilibre mondial
- 0'31'30 : Conclusion : renaître par la multipolarité


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Cet entretien avec Thierry Coville est l'occasion d'aborder de nombreux enjeux clés de la société iranienne : légitimité du régime, fonctionnement des institutions, relations extérieurs, arsenal nucléaire, sanctions américaines et futurs de la société iranienne.
Une tentative d'éclairer la situation politique et économique de l'Iran contemporaine.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'02 : Parcours de Thierry Coville en Iran
- 0'03'52 : Relations exterieurs de l'Iran
- 0'04'11 : Protocole d'accord
- 0'08'00 : Pourquoi Trump relance-t-il cette guerre ?
- 0'12'50 : Réaction européenne
- 0'14'35 : Sanctions nucléaire irannien
- 0'26'50 : Régime politique interne
- 0'39'00 : Situation économique
- 0'42'49 : Questions de l'association
- 0'43'28 : Adaptions de l'Iran sous embargo
- 0'47'37 : Risque de guerre civile
- 0'53'20 : Relation linguistique avec la France
- 0'57'01 : Futur de la société iranienne
- 1'06'07 : Questions du public
- 1'06'20 : Pétrole iranien et intérêt économique américain
- 1'14'34 : Pourquoi ne pas bloquer le détroit plus tôt ?
- 1'27'48 : Logique de la stratégie américaine



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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.




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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.
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Le 13 juin 2026, l'introduction en bourse de SpaceX a peut-être signé l'opération financière la plus spectaculaire de l'histoire du capitalisme : 2'100 milliards de dollars de valorisation pour une entreprise qui perd deux millions de dollars… par heure. Génie visionnaire ou plus grande arnaque jamais montée ? La question n'est qu'un point de départ.
Car ce qu'Elon Musk a mis sur le marché n'est pas une société de fusées, mais la première "pile régalienne" privatisée ; orbite, connectivité, calcul et intelligence artificielle réunis entre les mains d'un seul homme. De Dumézil au long-termisme californien, du dilemme du contrôle (pire que l'arme nucléaire) à la souveraineté européenne : qui maîtrise l'IA tient une civilisation...
Un entretien mené par Marc Weitzmann.


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Une pensée libre, une méthode unique, une voix à part : le démographe et politologue Emmanuel Todd analyse les grands bouleversements géopolitiques, économiques et sociaux qui bouleversent notre monde. Comprendre le chaos mondial avec une grille de lecture singulière et rigoureuse, entre anthropologie, histoire longue et lucidité politique, nous permet de nous décoller de l'actualité immédiate et de ses effets d'annonce pour nous focaliser sur les tendances lourdes qui structurent le devenir des nations.
1. Les États-Unis sont-ils en situation de déclin économique et social ? Donald Trump doit-il être compris comme symptôme d'une fracture civilisationnelle profonde ?
2. Autrefois modèle de rigueur économique et de stabilité, l'Allemagne traverse une crise profonde, entre récession, dépendance énergétique, et fragilisation sociale.
3. S'appuyant sur son ouvrage Les luttes de classes en France au XXIe siècle, Emmanuel Todd dresse un constat alarmant de l'état social, économique et politique de la France. Il décrypte notamment les fractures invisibles qui menacent le pays : paupérisation, crise de l'État, inégalités croissantes, fracture générationnelle, mortalité infantile en hausse et déconnexion des élites, davantage obsédées par l'Ukraine que par le quotidien des Français...
4. Donald Trump ayant déjà passé trois mois à la tête des Etats-Unis, il est possible de dresser un bilan du début de sa mandature. L'occasion pour Emmanuel Todd de mettre en lumière les fractures invisibles de la société américaine : paupérisation, crise de l'État Fédéral, inégalités croissantes et fracture sociale. L'Occident est-il en voie d'effondrement ?
5. Les tensions entre Israël, l'Iran et les États-Unis virent à la guerre : les ressorts profonds de cet affrontement ne seraient-il pas à chercher dans l'effondrement du modèle américain, l'impasse stratégique israélienne, les malentendus sur l'Iran chiite et la société iranienne, le délitement du discours occidental et les risques de prolifération nucléaire ? Une nouvelle "guerre éternelle" peut-elle s'installer ?
6. La France est en crise, avec une dette massive, des mobilisations sociales et une instabilité politique chronique. Elle est aussi le siège d'une revendication égalitaire forte, reflet d'un malaise social profond, sur fond de fragmentation sociale en "archipels", où classes populaires, moyennes et élites vivent séparées et dans un mépris réciproque, nourrissant la crise démocratique et la montée des extrêmes. À l'international, le rapport asymétrique et néocolonial entre l'Europe et les États-Unis devient chaque jour plus évident, pointant vers un futur marqué par l'effondrement progressif de l'Occident, la fin de l'hégémonie américaine et un basculement du monde vers la multipolarité.
7. Alors que l'Occident vit une défaite sans vouloir y croire (militaire face à la Russie, économique face à la Chine), l'Asie redevient naturellement le centre du monde, portée par des géants démographiques et économiques (Inde, Chine, Indonésie), et par des transformations sociales massives — croissance des tailles, allongement de l'espérance de vie, urbanisation fulgurante. Il s'agit également de comprendre la grande énigme démographique asiatique, à savoir des niveaux de fécondité très faibles, et de décrypter la montée des tensions sino-japonaises autour du statut de Taïwan.
8. Loin de libérer les sociétés, le déclin des religions favoriserait un vide collectif et le nihilisme. Emmanuel Todd décrit trois stades (religion active, "zombie", puis zéro) et explore les mutations spirituelles en Occident et ailleurs. Il souligne la difficulté de construire un projet collectif sans cadre religieux ou idéologique, et alerte enfin sur les risques d'uniformisation intellectuelle liés à l'IA.
9. Les tensions internationales actuelles (Ukraine, Iran, Europe) sont analysées à l'aune des dynamiques historiques longues. Emmanuel Todd évoque un Occident en difficulté face à des puissances émergentes, les mutations démographiques et économiques, ainsi que les fragilités européennes. Il s'interroge aussi sur l'avenir politique de la France et, plus largement, sur le déclin démographique et les équilibres mondiaux à venir.
Une série d'entretiens menée par Diane Lagrange.


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L'étrange hypothèse qui structure les déveoppements de Pierre Charbonner est que la seule chose plus dangereuse que la guerre pour la nature et le climat, c'est la paix. Nous sommes en effet les héritiers d'une histoire intellectuelle et politique qui a constamment répété l'axiome selon lequel créer les conditions de la paix entre les hommes nécessitait d'exploiter la nature, d'échanger des ressources et de fournir à tous et toutes la prospérité suffisante.Dans cette logique, pour que jalousie, conflit et désir de guerre s'effacent, il fallait d'abord lutter contre la rareté des ressources naturelles. Il fallait aussi un langage universel à l'humanité, qui sera celui des sciences, des techniques, du développement.
Ces idées, que l'on peut faire remonter au XVIIIe siècle, ont trouvé au milieu du XXe une concrétisation tout à fait frappante. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le développement des infrastructures fossiles a été jumelé à un discours pacifiste et universaliste qui entendait saper les causes de la guerre en libérant la productivité. Ainsi, la paix, ou l'équilibre des grandes puissances mis en place par les États-Unis, est en large partie un don des fossiles, notamment du pétrole.
Au XXIe siècle, ce paradigme est devenu obsolète puisque nous devons à la fois garantir la paix et la sécurité et intégrer les limites planétaires : soit apprendre à faire la paix sans détruire la planète. C'est dans ce contexte qu'émerge la possibilité de l'écologie de guerre, selon laquelle soutenabilité et sécurité doivent désormais s'aligner pour aiguiller vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pierre Charbonnier lance un appel aux écologistes pour qu'ils apprennent à parler le langage de la géopolitique.