Les avants-gardes artistiques. Avec Béatrice Joyeux-Prunel sur Radio Aligre.


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19.09.2017

Depuis le début des années 1980, c'est-à-dire vraisemblablement à partir du moment où elles ont disparu, des milliers de pages ont été écrites sur les avant-gardes artistiques. Pourtant, personne n'avait encore tenté une synthèse comme celle que propose Béatrice Joyeux-Prunel.
Maître de conférences et chercheuse à l'Ecole normale supérieure en histoire de l'art contemporain, elle a entrepris, à l'aide de la sociologie, de l'histoire sociale de l'art et de nouvelles approches quantitatives permises par les outils informatiques, une première et ambitieuse histoire mondiale des avant-gardes artistiques.

Émission "La vie est un roman".

La chasse aux sorcières et l'inquisition. Avec Marion Sigaut à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.


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02.03.2015

Marion Sigaut, historienne spécialiste du siècle des lumières, parcourt la France depuis plusieurs années, donnant de nombreuses conférences et dénonçant les menteurs qui malgré l'évidence de leur imposture continuent à être cités comme références.
Elle s'évade quelque peu de son terrain de prédilection durant cette conférence en s'aventurant sur les terres du Moyen-Âge finissant et de la Renaissance pour dénoncer les mystificateurs de la chasse aux sorcières et de l'inquisition.
Une contribution importante pour ceux qui sont en recherche de vérité historique.

L'essence du Gaullisme. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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29.06.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Hugues Sérapion.

L'Allemagne nazie, la collaboration et l'épuration. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


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08.05.2019

Vaincue par l'Armée Rouge, l'Allemagne nazie capitule le 08 mai 1945. L'historienne Annie Lacroix-Riz revient sur cette période de l'histoire de la seconde guerre mondiale et aborde les questions de l'épuration et de la collaboration. C'est d'ailleurs de non-épuration dont il faudrait parler, tant le nombre de dignitaires nazis et d'industriels et financiers ayant collaborés ont été épargnés par les autorités américaines.
Annie Lacroix-Riz nous aide à en comprendre la raison, qui tient à des questions géopolitique visant à contenir, autant que possible, l'influence soviétique en Europe.

Émission "Les carnets de Comaguer".

Pour en finir avec le Moyen Age. Avec Régine Pernoud sur la RTS.


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1977

Médiéviste réputée, Régine Pernoud s'est fait connaître en 1977 en publiant Pour en finir avec le Moyen Age dans lequel elle réhabilite aux yeux du grand public une soi-disant période d'obscurantisme.
Elle révèle par exemple le rôle déterminant des femmes, notamment dans le monde des affaires, les chefs-dʹœuvre artistiques souvent négligés et la richesse de la pensée philosophique et non seulement religieuse.

Un regard raisonné sur l'histoire de l'Église. Avec Jean Sévillia sur Radio Courtoisie.


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25.09.2019

Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Eglise s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Eglise du XIXe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ?
Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Eglise catholique. Les réponses données dans le livre coordonné par Jean Sévillia L'Église en procès, réunissant les contributions de quinze historiens, visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme.
Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, le résultat alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.

Émission "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La contre-révolution : genèse et postérité. Avec Pierre de Meuse pour le Cercle Henri Lagrange.


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11.2019

Longtemps caricaturées comme l'expression d'une réaction aveugle condamnée par l'Histoire, les idées de la Contre-Révolution n'ont jamais vraiment disparu et retrouvent même aujourd'hui une incontestable actualité.
Royaliste de l'Action Française, l'homme d'immense culture qu'est Pierre de Meuse revient pour nous, en détails, sur ce courant Contre-Révolutionnaire.

 - 0'00'27 : première définition de la "contre-révolution" en tant que doctrine
 - 0'02'32 : la contre-révolution se confond-t-elle avec la réaction et le conservatisme.
 - 0'04'33 : contre-révolution et monarchisme
 - 0'06'26 : à quand remonte la pensée contre-révolutionnaire ?
 - 0'13'03 : contre-révolution et Révolution française
 - 0'18'35 : chouannerie et guerres de Vendée
 - 0'21'16 : la "contre-révolution ne sera pas une révolution contraire, mais le contraire de la révolution" disait Joseph de Maistre. Que voulait-il dire ?
 - 0'27'32 : qui était Louis de Bonald ?
 - 0'31'29 : qui était François Dominique de Reynaud de Montlosier ?
 - 0'35'00 : qui était l'abbé Barruel ?
 - 0'38'22 : qu'est-ce que le "providentialisme" ?
 - 0'44'28 : qui était Edmund Burke ?
 - 0'50'51 : comment expliquer le fait que Burke a soutenu la Révolution américaine ?
 - 0'52'40 : contre-révolution et libéralisme
 - 0'55'24 : contre-révolution et socialisme
 - 0'58'16 : contre-révolution et capitalisme
 - 1'00'30 : l'Eglise catholique face à la Révolution française
 - 1'05'18 : Maurras est un auteur contre-révolutionnaire ?
 - 1'09'42 : Carl Schmitt, Ernst Jünger et Friedrich Nietzsche sont-ils des auteurs contre-révolutionnaires ?
 - 1'14'10 : les régimes de Franco et de Salazar furent-ils contre-révolutionnaires ?
 - 1'21'58 : le régime de Vichy fut-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'25'58 : De Gaulle est-il une figure contre-révolutionnaire ?
 - 1'28'41 : le fascisme est-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'33'37 : d'Annunzio, Evola et Guénon ?
 - 1'37'32 : sur le plan des moyens, la contre-révolution ne doit-elle pas être révolutionnaire pour pouvoir renverser l'ordre initié en 1789 ?

Al-Andalus, du mythe à l'Histoire. Avec Philippe Conrad, Serafín Fanjul, Darío Fernández-Morera, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy, Rafael Sanchez Saus et Serafín Fanjul pour l'Association pour l'Histoire.


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06.10.2019

Dans l'Europe actuelle confrontée à une immigration musulmane continue, on aime bien se référer au modèle de cohabitation pacifique des trois cultures d'Al-Andalus.
L'histoire de l'Hispanie musulmane ou d'Al-Andalus est ainsi un enjeu archétypique. Au Moyen Âge, la Péninsule ibérique aurait connu une remarquable et inhabituelle cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Une admirable symbiose culturelle qui aurait duré vaille que vaille du VIIIe siècle jusqu'à l’expulsion des juifs en 1492, voire, jusqu'à l’expulsion des morisques en 1609.
Pourtant, force est de constater qu'il s'agissait, dans la réalité des faits, d'un régime très semblable à l'apartheid sud-africain et d'une époque globalement "terrifiante". Soulignant que les motifs et les facteurs de luttes et d'affrontements entre l'Espagne musulmane et l'Espagne chrétienne ont été prédominants pendant toute la période concernée, les intervenants montrent qu'Al-Andalus a été tout sauf un modèle de tolérance.
Il ne s'agit pourtant pas de nier qu'il y a eu des éléments de communication culturelle (surtout d'origine hellénistique) jusqu'au XIIe siècle, mais plutôt de montrer qu'il n'y a jamais eu un merveilleux système mixte sur lequel aurait reposé la cohabitation pacifique ; qu'il n'y a jamais eu un mode de vie partagé par tous, une même perception du monde valable pour tous.