La vraie actu de Michel Drac : S02E03.


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10.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu du mois de septembre 2018 :
 - 0'00'00 : faits majeurs et postérisé du mois (Jair Messias Bolnsonaro)
 - 0'01'15 : démographie et flux migratoires
 - 0'12'30 : ressources et technologies
 - 0'23'00 : géopolitique
 - 0'56'15 : économie et écologie
 - 1'10'15 : Union européenne
 - 1'23'00 : politiques intérieures
 - 1'45'15 : cultures et sociétés

La lutte des classes pendant la Révolution française. Avec Sandra sur Radio Vosstanie.


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2018

Le XVIIIe siècle est marqué dans une large partie de l'Europe occidentale par l'enrichissement et la montée en puissance de la bourgeoisie, et le début d'un processus de mutation dans le mode de production qui va amener à la première révolution industrielle. En France, la bourgeoisie développe à certains endroits une production manufacturière et de nouvelles formes de travail mais se heurte aux structures socio-économiques de l'Ancien Régime reposant essentiellement sur la réglementation, et à la noblesse, ordre privilégiée et classe dominante de la société. Celle-ci voit ses revenus baisser face à la montée des prix, mais surtout ne réinvestit pas ou très peu sa richesse issue essentiellement de l’exploitation de la terre. Afin de conserver son prestige lié à son rang, elle se réfugie dans une attitude réactionnaire. Refusant tout changement, notamment les projets de réformes fiscales mais vains de la monarchie, elle exaspère le conflit de classe avec la bourgeoisie qui espère des réformes : égalité juridique, libertés individuelles, système politique fondé sur la séparation des pouvoirs, libertés économiques et unification du marché national. Par ailleurs, la noblesse s'attire de plus en plus dans les campagnes l'hostilité des paysans, nombreux à voir leurs conditions de vie se dégrader et qui espèrent la fin du système seigneurial.
Aux tensions entre bourgeois et nobles, entre nobles et paysans, mais aussi entre bourgeois et travailleurs dans les quelques pôles manufacturiers existants, se greffe une crise économique généralisée. Les mauvaises récoltes en 1787-1788 entraînent une forte montée des prix qui fragilise les conditions d'existence des travailleurs. Leurs revenus en grande partie accaparés par l'achat de denrées alimentaires, ne leur permettent plus d'acheter des produits manufacturés, la crise touche alors le secteur industriel naissant, ce qui entraîne un chômage important. Cette situation engendre un climat d'émeutes généralisé dans toute la France, au moment où la monarchie, en proie à une grave crise de surendettement, propose une solution ultime afin de résoudre celle-ci : la convocation des Etats Généraux. Cette réunion qui débute le 5 mai 1789 ne satisfait aucunement le désir de réformes des députés bourgeois. Disposant seulement de l'appui des travailleurs urbains et ruraux, tout autant opposés à la noblesse, ils réussissent le 17 juin 1789 un coup de force en se proclamant Assemblée nationale.
La monarchie se révèle impuissante à réprimer le processus révolutionnaire en marche. La bourgeoisie proclame que ses intérêts sont universels, notamment par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (août 1789), et s'empare dans tout le pays des pouvoirs locaux. Dans le même temps, en organisant une force armée, la Garde nationale, et par la loi martiale qui permet de réprimer toute réunion en place publique, elle tente de contenir les luttes des travailleurs qui aspirent à de meilleures conditions de vie. Dans les campagnes, dès l'été 1789, les paysans veulent en finir avec l'exploitation et le pouvoir des seigneurs nobles qui durent depuis des siècles et incendient les châteaux. La question de l'accès aux subsistances, dans une situation économique difficile, devient encore plus pressante et contribue à amplifier les luttes par des actions de taxation sur les denrées de première nécessité, des pillages et des grèves pour obtenir des augmentations de salaire.
Les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche de la période révolutionnaire française entend rappeler que la lutte des classes n'est pas un concept construit de toute pièce. Aujourd'hui, face aux ravages du capitalisme, qui puise ses racines dans ce moment-charnière que constitue la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d'ici et d'ailleurs ne peuvent rien attendre d'un réformisme qui n'en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour "humaniser" ce système.

La vraie actu de Michel Drac : S02E02.


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09.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu du mois d'août 2018 :
 - 0'00'00 : faits majeurs et postérisé du mois (Narendra Modi)
 - 0'07'45 : démographie et flux migratoires
 - 0'32'15 : ressources et technologies
 - 0'42'45 : géopolitique
 - 1'32'45 : économie et écologie
 - 1'51'30 : Union européenne
 - 2'05'15 : politiques intérieures
 - 2'34'30 : cultures et sociétés

Le nouveau tournant économique mondial. Avec Charles Gave au Cercle Aristote.


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08.10.2018

Regardons cette première réalité en face : l'euro est un échec et une aberration économique qui accentue les déséquilibres entre des économies nationales hétérogènes par nature. L'euro est une monnaie sans nation, solution qui n'est pas viable sur le long terme. Enfin, malgré toutes les interventions de la Banque Centrale Européenne, le système continuer à diverger, et est donc appelé à exploser à un moment donné.
Comment devons-nous donc envisager le futur européen ? Le  "saut fédéral" européen, préconisé par quelques-uns, est-il politiquement possible et serait-il économiquement efficace ? Devons-nous lui préférer une dissolution ordonnée de la zone euro ? Et quels en seraient les risques ?

De quoi Mai 68 est-il le nom ? Avec Robert Steuckers et Jean-Michel Vernochet pour E&R à Lille.


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28.04.2018

Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.

Transition, piège à con ? Avec Jean-Baptiste Fressoz sur Le Média.


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01.10.2018

En matière d’écologie, la transition énergétique est l’un des grands sujets abordé à longueurs de COPs. Nos sociétés seront-elles capable de basculer d’un régime d’énergies fossiles à un nouveau modèle basé sur les énergies renouvelables ? La question est discutée depuis des décennies, les rapports et les expérimentations concrètes se succèdent mais il est nécessaire d’aborder la question autrement. De revenir aux bases.
Qu’est-ce qu’une réelle transition énergétique ? Une telle bascule a-t-elle déjà eu lieu dans l’histoire de l’humanité ? Que peut nous raconter l’histoire des énergies face à cet enjeu climatique ?
Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences des technologies et de l’environnement et chercheur au CNRS, est là pour répondre à ces questions.

 - 0:00:00 : Présentation
 - 0:00:45 : Le mythe de la transition énergétique
 - 0:04:00 : Une histoire d'additions
 - 0:13:04 : Les (tristes) exemples de transitions "radicales"
 - 0:16:42 : L'origine de l'expression "transition énergétique"
 - 0:21:15 : L'histoire oubliée des énergies alternatives
 - 0:22:25 : L'ère de la pédale
 - 0:25:23 : L'énergie hydraulique
 - 0:30:45 : L'énergie éolienne
 - 0:31:30 : L'énergie solaire
 - 0:37:23 : L'imposition du monopole automobile
 - 0:48:19 : L'histoire de l'énergie et ses luttes
 - 0:50:16 : "L'environnement" dans Révolution Industrielle
 - 0:54:26 : La transition énergétique aujourd'hui ?
 - 0:55:20 : L'armée dans l'histoire de l'énergie
 - 0:59:02 : La voiture électrique et autonome
 - 1:00:54 : Au-delà des énergies primaires
 - 1:02:42 : Échanges

Mai 68. Avec Patrick Buisson à Rouen.


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10.04.2018

Refus de la transmission, culte du désir, mort de la figure du Père : Mai 68 annonçait tous les maux qui gangrènent la société d’aujourd'hui. Reste à comprendre comment des cris de révolte sont devenus des diktats.
Patrick Buisson, historien, journaliste et conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy de 2008 à 2012, nous révèle les causes et les conséquences de cet évènement singulier de l'histoire de France, véritable ruse de l'histoire qui vit une poignée d'étudiants combattre l'ordre bourgeois alors qu'ils ne faisaient que lui offrir une seconde jeunesse en opérant la convergence entre une révolte individualiste et les besoins économiques et sociaux du nouveau "capitalisme de la séduction"...

Une conférence organisée par "Les rencontres du 41".

Comment l'euro et le marché unique détruisent l'Europe. Avec Coralie Delaume et David Cayla aux Rencontres Déconomiques.


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07.07.2018

L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore !
Coralie Delaume et David Cayla nous décrivent l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro.
Alors que le chômage et la précarité gangrènent les nations les plus faibles, la financiarisation de l'économie continue de siphonner la richesse des pays demeurés prospères.
Accepterons-nous de dresser enfin l'acte de décès de l'Union européenne ? Et celui-ci sera-t-il le prélude à une heureuse renaissance des pays qui la composent ?