Quand les blancs voulurent conserver la planète : une histoire du géopouvoir (1865-1914). Avec Christophe Bonneuil au centre Inria Grenoble.


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13.06.2019

Et si notre "conscience environnementale" planétaire contemporaine n'était pas si nouvelle que cela ? Et si ignorer les réflexivités environnementales des sociétés du passé nous pénalisait pour envisager l’avenir des bouleversements planétaires en cours ?
Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son "bon usage", durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. Plutôt qu'un récit de "prise de conscience" progressive des altérations causées à la planète Terre, de récents travaux d'histoire environnementale ont mis en lumière l'ancienneté – et l'historicité – des réflexivités environnementales.
A mesure que l'Europe étendait son empire sur le monde, ses élites religieuses, politiques, économiques et savantes ont forgé des discours et des savoirs d'un "bon usage" de la Terre entière. Un seul exemple : de Christophe Colomb au Comte de Buffon, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l'Amérique.
Après avoir esquissé les enjeux d'une telle histoire de la constitution de la Terre entière comme objet de savoir et de pouvoir, la communication de Christophe Bonneuil met l'accent sur un moment particulier de ce géopouvoir, celui de l' "âge des empires" de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

Une communication qui s'inscrit dans le cadre des conférences "Comprendre et Agir", organisées par l'équipe de recherche STEEP.

Qu'est-ce que c'est que ces chefs sans pouvoir ? Avec Pierre Clastres, Marcel Gauchet, François Bott et Félix Guattari sur France Culture.


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18.02.1975

Quels sont les moyens des sociétés sans Etat pour prévenir, contenir le surgissement d'un pourvoir autonomisé ? Comment la société se débarrasse-t-elle de ses maîtres ? Que faut-il penser de la rivalité entre les prophètes et les chefs de clans ?
Cet échange permet de revenir et de discuter les thèses de Pierre Clastres en compagnie de son auteur.

Émission "Atelier de Création Radiophonique", produite par Andrew Orr et Jean-Jacques Lebel.

L'affrontement entre Pierre-Joseph Proudhon et Karl Marx. Avec Pierre de Brague sur ERFM.


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07.03.2020

Lorsqu'en 1846 paraît l'ouvrage de Proudhon, Philosophie de la Misère, Marx réplique en publiant un an plus tard, Misère de la philosophie, montrant toute l'étendue de leurs divergences qui puisent leur origine dans leur vision même de la place de l'homme, de la nature, de la valeur d'un bien, de la division du travail, de l'industrialisation ou de la propriété.
Ainsi, pour Proudhon "Le communisme reproduit donc, mais sur un plan inverse, toutes les contradictions de l'économie politique. Son secret consiste à substituer l'homme collectif à l'individu dans chacune des fonctions sociales, production, échange, consommation, éducation, famille. Et comme cette nouvelle évolution ne concilie et ne résout toujours rien, elle aboutit fatalement, aussi bien que les précédentes, à l'iniquité et à la misère."
À quoi Marx répond "Chaque rapport économique a un bon et un mauvais côté c'est le seul point dans lequel M. Proudhon ne se dément pas. Le bon côté, il le voit exposé par les économistes ; le mauvais côté, il le voit dénoncé par les socialistes. Il emprunte aux économistes la nécessité des rapports éternels ; il emprunte aux socialistes l'illusion de ne voir dans la misère que la misère."
Une émission consacrée à cette confrontation fondamentale pour l'histoire du socialisme et qui présida, dans une large mesure, au destin de la question sociale pour le siècle suivant.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

La révolution numérique. Avec Olivier Ezratty pour le podcast Sismique.


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02.2019

L'accélération du progrès technologique est peut-être ce qui caractérise le mieux notre époque. Nous avons développé des outils qui nous donnent un pouvoir immense et d'une sophistication encore inimaginable il y a quelques décennies.
La révolution numérique en particulier a eu pour conséquence une accélération du rythme de l'innovation, permettant notamment à l'information de circuler tout le temps et partout, au point que nous sommes tous plus ou moins dépassés par la profondeur et vitesse de changement de notre environnement.
Olivier Ezratty est un veilleur technologique qui passe son temps à tenter de comprendre ce que le développement et la diffusion des technologies numériques impliquent pour la société, les entreprises et les individus. Il revient ici sur l'histoire récente de la tech, de l'intelligence artificielle, de l'informatique quantique et de ce qu'il faut en retenir pour mieux appréhender la complexité du monde actuel et imaginer ce qui arrive.

Un entretien mené par Julien Devaureix.

Feyerabend ou l'anarchisme épistémologique. Avec Pierre Gillis à l'Université de Mons.


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03.03.2014

Paul Karl Feyerabend (1924-1994) est un philosophe des sciences d'origine autrichienne et naturalisé américain. Il n'était pas un constructeur de théories et c'est son attitude résolument critique et la défense radicale d'un ironique "anarchisme épistémologique" qui ont fait sa renommée.
Ses oeuvres principales, Contre la méthode (1975), La science dans une société libre (1978) et Adieu la raison (1987), le rendirent célèbre pour son déni de l'existence de règles méthodologiques universelles.
Retour sur la trajectoire turbulente d'un des grands noms de l'épistémologie au XXe siècle, dont les prises de positions continuent d'être débattues aujourd'hui.

Le testament d'un économiste désabusé. Avec Michel Santi pour le Cercle Aristote.


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03.12.2020

L'économie est une discipline "post mortem" qui ne fait que constater les faits après qu'ils sont survenus. Comment peut-elle encore prétendre conditionner les politiques publiques des femmes et des hommes politiques qui se réfugient derrière les économistes ? Ou l'économie n'est-elle qu'une blanchisseuse ou une recycleuse de théories et d'axiomes, auquel cas les économistes ne seraient que des caméléons...
Pour l'économie et pour la finance, il y aura ― comme pour la philosophie, les sciences sociales et la littérature ― un avant et un après coronavirus. Seule notre mobilisation peut transformer la fatidique année 2020 en un grand tournant caractérisé par des considérations financières n'ayant plus de prise sur notre manière de gérer la crise. Seule notre détermination sans faille peut déboulonner la toute-puissance de l'argent afin qu'il cède enfin la place aux priorités absolues que sont la santé, l'éducation et l'emploi.

Fake State. Avec Frédéric Farah à la Nouvelle Action Royaliste.


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07.10.2020

Après avoir publié plusieurs ouvrages sur le TAFTA, Emmanuel Macron et l'Union européenne, le processeur Frédéric Farah analyse dans son dernier livre, Fake state, la politique économique choisie par les dirigeants français depuis quarante ans et montre que le "tournant de la rigueur", en 1983, a marqué le début d'une période de destruction de notre organisation économique et sociale dont nous ne sommes pas encore sortis.
Au nom d'un "réalisme" illusoire et d'une prétendue "contrainte extérieure", la classe dirigeante a organisé sa propre impuissance par "l'intégration européenne", les privatisations et la démolition programmée de la protection sociale. Une impuissance qui s'est pleinement révélée dès l'apparition de la pandémie de Covid-19 sur le territoire français.
Cette chronique de l'auto-dissolution de l'État est un appel à la résistance.

Crise des institutions françaises et piste pour une refondation. Avec Valérie Bugault pour Culture Populaire à Nice.


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12.09.2020

Bien que de nature radicale, les évolutions politiques, géopolitiques, institutionnelles, économiques et juridiques actuelles, passent souvent sous le radar des analystes, qui ne voient que l'écume des transformations.
Les français, qui perçoivent de façon diffuse la gravité des évènements en cours, sont limités par leur perception et ne comprennent, trop souvent, pas la cohérence de long terme des évènements. Car, sur le modèle de la tectonique des plaques, les modifications auxquelles nous assistons, préparées de longue date et longtemps restées invisibles, deviennent brutalement apparentes aux yeux de tous.
Privés d'analyses cohérentes sur la durée, les français ne disposent pas de réelles armes pour défendre le modèle de société qu'ils avaient accepté et qui leur est retiré, de façon aussi sournoise qu'autoritaire. Face à l'apparente inéluctabilité des phénomènes auxquels nous assistons, une réaction par le rejet est aujourd'hui la seule alternative politique disponible.
À l'heure des bilans, le travail de Valérie Bugault apporte des clefs de compréhension systémique du désordre mondial tout en énumérant les conditions du renouveau civilisationnel.

"Les Déracines", de Maurice Barrès. Avec Olivier François à la Nouvelle Librairie.


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05.12.2020

"Barrès s'éloigne", écrivait non sans provocation Montherlant. Et si c'était le contraire qui se produisait ? Lui qui a fécondé la littérature française, de Drieu à Aragon, de Malraux à Mauriac, nous a légué avec Les Déracinés un des premiers romans "identitaires".
Un chef-d'œuvre prémonitoire présenté par Olivier François, éditorialiste à la revue Éléments et critique littéraire.

Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".

1940, l'année du désastre. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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2020

En 1940, l'historien Marc Bloch analysait à chaud la bataille de France comme une "étrange défaite". Comment en effet, après des mois de "drôle de guerre", brutalement interrompue par l'offensive allemande du 10 mai 1940, la France avait-elle subi une si rapide, si totale débâcle en un mois seulement face aux armées de Hitler ?
Philippe Conrad retrace la débacle politique et militaire de l'année 1940 et décrypte les causes d'un désastre annoncé, de l'impréparation et des erreurs du commandement à la supériorité militaire allemande, en passant par le rôle ambigu joué par les alliés de la France.
Une intervention nécessaire pour tout comprendre d'un événement central du XXe siècle.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Dialectique, mouvement réel et critique communiste. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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11.2020

"La forme dialectique du développement n'est juste que lorsqu'elle connaît ses déterminations…" Marx, Version première de la Contribution à la critique de l'économie politique
"… Lorsque je me serai débarrassé de mon fardeau économique, j'écrirai une Dialectique. Les lois authentiques de la dialectique sont déjà contenues dans Hegel; sous une forme, il est vrai, mystique. Mais il ne s'agit que de la débarrasser de cette forme…" Marx, lettre à Joseph Dietzgen, Londres, le 9 mai 1868
"Dans son fondement, ma méthode dialectique n'est pas seulement différente de celle de Hegel, elle est son antithèse directe. (…) Chez lui elle est sur la tête. Il convient de la renverser pour dé-couvrir le noyau rationnel sous l'enveloppe mystique…" Marx, Le Capital, Livre I
"Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs idéologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du même coup l'intelligence de leur négation fatale, de leur destruction nécessaire; parce que saisissant le mouvement même, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer; qu'elle est essentiellement critique et révolutionnaire." Marx, Postface de la seconde édition allemande du Capital

Le tournant écologique. Avec Olivier Rey et Régis Debray sur France Culture.


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01.02.2020

Un autre monde est en train de naître devant nos veux. Un autre esprit, dans nos façons de penser, d'espérer et d'avoir peur. L'angoisse écologique n'annonce rien moins, pour notre civilisation, qu'un changement d'englobant. Ce fut l'Histoire, ce sera la Nature...

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.