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L'essor contemporain des pays émergents, Chine en tête, oblige à réinterroger l'histoire du capitalisme. Et si la prééminence occidentale n'avait été qu'une parenthèse ? C'est la thèse qu'Alain Bihr développe dans ses travaux : si l'Europe a été le berceau du capitalisme, c'est d'abord à son emprise sur le reste du monde qu'elle le doit.
Il analyse en premier lieu l'expansion commerciale et coloniale amorcée au XVe siècle vers les Amériques, l'Afrique et l'Asie. Par le commerce forcé, l'échange inégal et l'esclavage, des continents entiers sont subordonés à la dynamique capitaliste européenne — non sans résistances. Alain Bihr s'intéresse ensuite la transition du féodalisme au capitalisme, dans ses dimensions économiques, sociales et culturelles : émergence des marchés, proto-prolétariat, manufactures, mercantilisme, mais aussi Réforme, Renaissance, Lumières et naissance d'un individu autonome.
Enfin, il referme la boucle en cartographiant ce premier monde capitaliste, de son centre britannique vers ses marges. Les rivalités européennes, les semi-périphéries baltiques ou méditerranéennes, et les grandes puissances asiatiques y sont analysées avec précision — expliquant pourquoi le capitalisme n'a pu naître en Chine des Ming, tandis que le repli féodal du Japon préparait son fulgurant rattrapage Meiji.
Nourrie des acquis historiographiques les plus récents, son Premier âge du capitalisme en trois tomes allie rigueur analytique et souffle narratif.
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En politique comme chez les économistes, tout le monde ou presque prétend vouloir relocaliser et réindustrialiser la France. Et nul doute que ce débat sera central lors des prochaines échéances électorales. D'ailleurs, pour certains, le clivage entre souverainisme et libre-échangisme aurait même effacé celui entre la gauche et la droite.
Pour combattre le libre-échange sans laisser le champ libre aux nationalistes, les forces de transformation sociales et écologiques doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier.
L'enjeu est économique mais aussi écologique et démocratique, car sans relocaliser, il est impossible de choisir ce qu'il faut produire et de quelle manière.


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David Cosandey nous propose une réflexion d'ensemble sur les rythmes irréguliers du progrès scientifique à travers l'histoire des grandes civilisations. En partant de l'exemple européen — du "miracle grec" à la Renaissance, en passant par les phases de stagnation romaine et de recul du haut Moyen Âge — il met en évidence une alternance récurrente d'accélérations, de ralentissements et de régressions que l'on retrouve également en Chine, en Inde ou dans le monde arabo-musulman.
Les explications classiques fondées sur la culture, la religion ou l'héritage intellectuel ne permettent pas de rendre compte de ces dynamiques. À la place, David Cosandey propose une théorie globale, élaborée et testée sur plus de 3000 ans d'histoire: le progrès scientifique dépend avant tout de facteurs politico-économiques précis, à savoir la prospérité économique, fournissant les ressources nécessaires à l'activité scientifique et l'apparition d'une classe marchande dont l'état d'esprit favorise l'innovation et la diffusion des savoirs, et la "division politique stable", c'est-à-dire l'existence durable de plusieurs États en concurrence, contexte favorisant la circulation des savants et des idées, protègeant les innovateurs contre la censure et stimulant la recherche par des logiques de rivalité, de prestige et d'intérêt militaire.
Aujourd'hui encore, la concurrence entre grandes puissances, soutenue par les investissements publics et privés, alimente des domaines comme l'intelligence artificielle, la course à l'espace ou les technologies de pointe. Selon cette grille de lecture, les conditions actuelles laissent présager une poursuite soutenue du progrès scientifique, portée par la rivalité internationale et la vitalité économique.


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Nous sommes les dupes du langage. Jamais le décalage entre le discours et les faits n'a été aussi impressionnant. Jamais les mots n'ont autant joué avec les choses. À l'évidence, il existe un piège caché dans le langage qu'il est urgent de conjurer. Depuis Platon, Machiavel, Hobbes et Rousseau, nous savions que toute théorie du Pouvoir est, à la fois, une théorie de l'homme, une théorie politique et une théorie de l'histoire. Avec Arnaud-Aaron Upinsky elle devient essentiellement une théorie du langage, une grille de lecture universelle.
Toute l'histoire de l'Humanité n'apparaît plus que comme la guerre sans merci de deux langages ennemis : le Réalisme et le Nominalisme. Les réalistes sont ceux qui croient à la vérité des mots ; les nominalistes, ceux qui croient au pouvoir des mots. D'un côté, la thèse nominaliste du Bon sauvage conduit à l'optimisme politique, mais aussi à l'impasse de la philosophie de l'absurde. De l'autre côté, la thèse réaliste du Naturel cannibale implique une théorie pessimiste de la politique mais, en revanche, une philosophie significative de la vie.
Aujourd'hui la thèse nominaliste domine dans le langage prédateur de la rhétorique politique qui constitue la plus grande mystification intellectuelle de tous les temps. Ressort de la mutilation du pouvoir, ce langage, tartuffe souriant, mène la danse sous le masque de la philanthropie. C'est en coupant la parole qu'il fait tomber les têtes, c'est en castrant le savoir qu'il rend l'esprit impuissant, c'est en se faisant double-langage qu'il se maintient au pouvoir.
Conjurer cette perversion du langage, pour renverser la phrase politique, remettre le langage sur ses pieds, est devenu aujourd'hui une question de survie spirituelle sinon physique : l'urgence de notre temps.
Émission du "Libre journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.


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La liberté telle que nous l'entendons aujourd'hui, que ce soit à gauche et à droite de l'échiquier politique, se fonde sur l'idée de délivrance. C'est à dire le fait d'être déchargé par d'autres ou par la technologie d'une partie des tâches quotidiennes de la vie : cuisiner, s'occuper des enfants, faire le ménage, etc.
Pourtant, si cette définition de la liberté est devenue hégémonique, elle n'est pas la seule. Celle-ci s'est imposée au dépend d'autres manières d'entrevoir la liberté, notamment comme autonomie collective visant à prendre en main sa propre subsistance.
Professeur d'université, activiste et agriculteur, Aurélien Berlan, analyse les différentes conceptions de la liberté pour en exhumer les hypothèses sous-jacentes et proposer des alternatives réellement émancipatrices.
Un entretien mené par Jean-Philippe Decka.



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Les questions monétaires ont toujours fait l'objet de débats passionnés chez les économistes et dans une partie de la société. Pour certains, la monnaie ne serait qu'un voile qui masque la réalité des transactions économiques. Pour d'autres, il s'agirait au contraire d'un instrument essentiel à partir duquel il serait possible de transformer nos économies en profondeur.
De nombreuses communautés se sont ainsi formées dans l'objectif de se réapproprier la monnaie : monnaies locales, cryptomonnaies, monnaies "libres"… L'avenir est-il aux innovations monétaires ou ces tentatives relèvent-elles du fantasme ?


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Le béton est utilisé depuis l'antiquité dans sa forme simple, puis il s'arme — de fer ou d'acier, et envahit peu à peu les constructions, les logements sociaux et les chantiers dans l'urbanisme contemporain tellement il est facile et pas si cher à produire.
Anselm Jappe a écrit un ouvrage sur les questions soulevées par ce matériau comme "arme de construction massive du capitalisme". Participant de la réduction des surfaces dans les logements, de l'uniformisation des bâtis, du contrôle social dans les logements de masse, il engendre également un retournement des habitants contre leur propres habitats : mépris voire haine de ces lieux qui viennent comme remplacer une haine de classe, tellement ils sont honnis.
Il est question également de la nocivité pour la santé des vivants, tant durant l'extraction des sables et graviers nécessaire à son élaboration, que lors de sa production (émission de CO2), que, in fine, dans la stérilisation des sols une fois bétonnés. Il n'y a pas non plus de lien au milieu où l'on est, où l'on construit ou adopte son habitat, qui est indépendant de tout contexte, partout pareil… avec des inconforts thermique, acoustique, et pas de durée.
En outre il n'y a de pas de "belles ruines" après le béton : il y a des tas informes, des débris dans les déchetteries, et un décyclage (tel que l'utilisation des résidus coulés pour des autoroutes ou autres). Outre les ressources, le béton a aussi détruit moult savoirs et métiers de constructions locales et pérennes.
Facteur d'épuisement des ressources et des personnes, l'hostilité du béton n'est-elle pas en effet à la mesure de celle des sociétés capitalistes ?
Émission "Un Coin Quelque Part", animée par Isabelle Carrère.


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Historienne et politiste, spécialiste de la société américaine et des questions raciales, Sylvie Laurent exposer l'un des débats les plus fondamentaux du mouvement des droits civiques des années 1960 : celui de la violence comme outil de résistance politique.
Loin de l'opposition caricaturale entre un Martin Luther King Jr. apôtre de la paix et un Malcolm X chantre de l'insurrection, elle montre que ce dilemme moral s'ancre dans une tradition intellectuelle afro-américaine bien plus ancienne, remontant aux luttes abolitionnistes, et que les figures majeures du mouvement ont toutes été traversées par cette tension irrésolue entre la persuasion morale et la résistance armée face à l'oppression.
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Et si la modernité avait non pas mis fin à la question de Dieu, mais préparé son retour sous un autre nom ? Plutôt que de représenter l'épuisement de la nomination de Dieu, la modernité pourrait être l'attente de son avènement autrement.
Dans cette perspective, le désenchantement du monde n'est plus celui de Dieu, et la théologie politique ouvre une nouvelle manière de penser le sujet : non point comme soumis à une hétéronomie, mais appelé par celui qui ne se mesure pas. Conséquemment, la modernité ne devrait pas définir le sujet par la seule autonomie, mais par la capacité d'initiative grâce à laquelle les hommes forgent leur histoire individuelle et collective.
Si les religions politiques du XXe siècle ont confondu destin temporel et aspiration à un royaume qui n'est pas de ce monde, et si les religions civiles des XVIIe et XVIIIe siècles ont cherché une sociabilité commune, une théologie du politique relève d'un autre geste. En dé-coïncidant la nomination de Dieu et celle du politique, elle n'impose pas une norme religieuse, elle offre aux sociétés – démocratiques ou non – les ressources de l'incommensurable dans un monde dominé par la mesure. L'individu de droit, appuyé sur la technique, n'est pas encore un sujet tant qu'il se fait et reste la mesure de lui-même.
Bernard Bourdin relit les grandes mutations philosophiques et théologiques qui ont façonné l'Europe et propose une critique du théorème du désenchantement du monde, afin de repenser Dieu comme incommensurable, ressource d'un sujet politique moderne.
- 0'00'00 : Intro - 0'02'10 : Conférence
- 1'08'20 : L'écologie ne peut-elle pas remplir le rôle de la religion ?
- 1'09'25 : Ton œuvre n'est-elle pas une entreprise risquée car elle acte une déconstruction d'une certaine théologie qui appelle une culture historique et religieuse ?
- 1'25'44 : Comment votre pensée s'inscrit-elle dans le champ politique actuel ?
- 1'29'40 : Marcel Gauchet et la philosophie de l'Histoire.
- 1'34'17 : L'appétit pour la conversion se situe sur deux pôles : un pôle de jeunes qui veulent une centralité & un pôle des marges cherchent de l'ordre.
- 1'37'32 : Le "raz-de-marée" des conversions tiendra-t-il dans le temps & l'acte social de la religion ?
- 1'40'52 : Les jeunes semblent avoir besoin de structure politique ou spirituelle ?
- 1'44'02 : Outro

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La néoréaction (NRx) est un courant de pensée radical né dans la Silicon Valley, centré autour de la figure de Curtis Yarvin. Raphaël Paillot et Gary Laski décortiquent ses concepts clés comme la "Cathédrale" ou la critique de l'ordre spontané libéral pour montrer comment ce mouvement influence désormais les élites américaines (Elon Musk, Peter Thiel, JD Vance).
Le contraste est criant entre la vitalité intellectuelle de la droite américaine et la "torpeur" de la droite française, trop souvent limitée au divertissement ou au souverainisme nostalgique.
En explorant la théorie des élites et le besoin de reconstruire une légitimité politique forte, ils appellent à un réveil intellectuel et épistémologique pour sortir de l'impasse progressiste. La néoréaction doit être pensée non pas comme un dogme, mais comme un outil de réalisme politique indispensable pour comprendre les rapports de force de 2026.
- 0'00'00 : Introduction et définition de la néoréaction (NRx).
- 0'01'50 : Critique de Curtis Yarvin (Mencius Moldbug) et de ses écrits.
- 0'06'10 : Le concept de "la Cathédrale" : éducation, médias et clergé progressiste.
- 0'09'30 : Rupture avec le libertarianisme : vers un réalisme politique du pouvoir.
- 0'13'40 : Pourquoi le libertarianisme est marginal en France par rapport aux USA.
- 0'16'45 : Analyse des citations de Curtis Yarvin sur les droits naturels et l'artillerie.
- 0'19'00 : Classification des erreurs libertariennes (souveraineté populaire vs judiciaire).
- 0'24'30 : Discussion sur la justice privée et l'Islande médiévale.
- 0'28'00 : Yarvin et l'affaiblissement du politique : la théocratie gauchiste.
- 0'33'20 : Épistémologie implicite : d'où vient notre connaissance de la politique ?
- 0'37'50 : Critique de l'individualisme libéral et de l'intelligence collective.
- 0'40'10 : Les solutions NRx : dissolution de l'État et retour à une autorité unique.
- 0'43'00 : La "Gouvernance par Patch" : transposition de la logique de marché à la politique.
- 0'48'00 : Radicalisme vs Réalisme : les limites de la "Grande Réinitialisation" d'État.
- 0'51'00 : La "grande torpeur libérale" de l'après-guerre et le consensus post-45.
- 0'55'00 : Théorie des élites (Pareto, Mosca, Jouvenel) et volonté de perpétuation du pouvoir.
- 1'00'00 : Le rôle de la contre-élite dans l'histoire (Révolution française).
- 1'06'00 : La crise de légitimité : analyse de Guglielmo Ferrero sur la violence fasciste.
- 1'12'00 : Fascisme et industrialisation : l'impasse de l'État monolithique.
- 1'17'30 : Influence de la NRx sur J.D. Vance, Peter Thiel et Elon Musk.
- 1'23'00 : Retard du libéralisme français et mépris de l'économie chez les souverainistes.
- 1'28'15 : Le cadre identitaire et occidentaliste au sein de la pensée néoréactionnaire.
- 1'31'30 : Ordre vs Liberté : la pyramide des besoins politiques.
- 1'37'00 : Le rapport des Français à l'argent et le manque de financement des intellectuels de droite.
- 1'46'00 : La nécessité de reprendre le contrôle des universités et des bases épistémologiques.
- 1'52'00 : L'ISSEP et l'enjeu de la formation d'une véritable contre-élite.
- 1'59'30 : Critique de l'anti-intellectualisme de la droite française (PC-news, sketchs).
- 2'08'00 : Bilan sur l'échec de la "dédiabolisation" et la culture du divertissement politique.
- 2'18'30 : Conclusion : pourquoi la NRx pose les questions fondamentales de demain.


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Poète, essayiste, spécialiste de l'œuvre du Marquis de Sade et de Victor Hugo, Annie Le Brun a accepté, depuis son appartement débordant de livres, de parler de lectures qui l'ont marqué avec, en filigrane, toujours, le désir comme force motrice de la vie.
Dans cette première bibliothèque construite avec son mari, le poète croate Radovan Ivsic, les livres sont une présence protectrice. Dans les caisses à fruits, puis dans celles de vin, se tiennent sur deux épaisseurs des ouvrages dans lesquels elle se repère sans mal. Rares sont les personnes qui parlent de la lecture avec tant de réel impact sur l'existence.
Les textes qu'elle a choisit racontent, sans détour, sa conscience poétique, son appétit de gaité et de lyrisme, son désir de savoir toujours accroché au désir tout court.
Émission "Le Book Club", animée par Marie Richeux.
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Philosophe et universitaire spécialisé dans les études décoloniales et la pensée noire, Norman Ajari publie Technofascisme, Le nouveau visage de la suprématie blanche (Éditions Météores, 2026), dans lequel il souligne la dimension foncièrement raciste, suprémaciste et profondément inégalitaire du projet politique des milliardaires de la tech américaine et du pouvoir trumpien.
Selon lui, toutes les grandes entreprises fonctionnent comme des dictatures, l'État doit fonctionner comme une entreprise, donc l'État doit fonctionner comme une dictature, privatisant ainsi le pouvoir régalien. Leur discours n'est plus comme au XXe siècle un discours de séduction des masses : c'est au contraire un discours qui prône l'insurrection des élites contre des peuples considérés comme de méprisables troupeaux d'ignorants.
Ce transfert de souveraineté vers les entreprises marque l'effondrement du néolibéralisme concurrentiel au profit d'un capitalisme de monopole illustrant l'impérialisme décrit par Lénine.
Mais alors : que faire ? Comment résister au technofascisme ? Comment socialiser les entreprises ? Comment redonner aux travailleurs le pouvoir dans les structures qui sont aujourd'hui les vrais lieux du gouvernement ?
- 0'00'00 : Introduction et présentation de Norman Ajari
- 0'02'25 : La critique "professorale" de l'IA ne suffit plus
- 0'06'36 : Contre l'IA, attaquons ceux qui la produisent
- 0'08'42 : Qu'est-ce que le technofascisme ?
- 0'11'14 : Une nouvelle "hyperclasse" plus puissante que des États
- 0'14'04 : Peter Thiel, le cerveau caché d’extrême droite de la Silicon Valley
- 0'17'14 : Airbnb et Uber : des entreprises en "mission" contre les États
- 0'21'17 : L'archéofuturisme : alliance de la technologie et des hiérarchies antiques
- 0'27'12 : Une répartition inégalitaire de l'avenir
- 0'28'20 : Transhumanisme : créer littéralement une race supérieure
- 0'30'30 : L'hyperstition : quand la science-fiction devient réelle
- 0'32'30 : Contre le "technoféodalisme", penser l'impérialisme de Lénine
- 0'34'25 : Palantir : le logiciel qui planifie des "chaînes de meurtre"
- 0'37'58 : La DGSI, le NHS... vos données chez les technofascistes
- 0'40'11 : L'arme logicielle succédera à l'arme atomique
- 0'41'47 : Un fascisme sans besoin de vote ni de peuple
- 0'44'34 : L'entreprise fonctionne comme une dictature
- 0'45'02 : Faire plier Musk : le sabotage qui a fait dévisser Tesla
- 0'48'57 : Les data centers, usines géantes à cibler
- 0'50'42 : "Colossus" à Memphis : pollution et contradictions locales
- 0'53'27 : Warren Buffett "La guerre des classes existe, et c'est nous qui la gagnons"
- 0'54'52 : Huey P. Newton et l'intercommunalisme contre les multinationales
- 0'57'12 : Pourquoi Palantir s'appelle Palantir ?
- 1'00'44 : Habermas, ou comment le libéralisme fait le lit du fascisme
- 1'02'40 : Transhumanisme et eugénisme : le vrai projet
- 1'03'31 : La "mafia PayPal" a grandi sous l'Apartheid
- 1'06'01 : Trump, Musk, et le "fascisme de dérision"
- 1'09'59 : Devenir un monopole par vous même
- 1'12'47 : La décennie enchantée (2000-2010) et la panne de l'innovation
- 1'17'01 : On nous ment sur les guerres, et ça ne choque plus
- 1'19'13 : Face à la Chine, la fuite en avant technofasciste