Politeia : introduction à la philosophie politique. Avec Eric Guéguen pour le Bréviaire des Patriotes.


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2017

Ces émissions constituent une très bonne introduction aux grandes problèmatiques politiques. Politique est ici à prendre au sens où l'entendaient les anciencs, soit l'art d'accorder l'individu (l'un) et la communauté (le multiple). 
L'approche thèmatique nous montre comment l'aspect politique des problèmes auxquels nous sommes confrontés est aujourd'hui réduit à la portion congrue. Mais pouvons-nous espérer résoudre les grandes questions de notre temps sans agir politiquement ?

Accélération technologique : comment ne pas devenir fou ? Avec Bernard Stiegler à la Bambouseraie d'Anduze.


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15.07.2016

Parmi les différents axes de recherche du philosophe Bernard Stiegler, le numérique et l'automatisation mondiale du travail ont pris une part importante dans sa réflexion sur l'avenir de la société.
Dans les 20 prochaines années, des millions d'emplois salariés auront irréversiblement disparu au profit de la robotisation des tâches, qu'elles soient manuelles ou administratives. Cannibalisés par les technologies capitalistiques, médusés par l'accélération phénoménale de l'innovation technologique et la puissance totalement inédite qu'elle engendre (5 milliards de smartphones, 1 milliard de sites internet), nous nous trouvons dans l'incapacité de nous y adapter, parce que le temps des savoirs de l'homme est infiniment plus lent que le temps du numérique. C'est la disruption.
Cela fait obligation de reconsidérer à nouveaux frais la question du travail, des savoirs, de leur transmission, de l'avenir, de féconder par de nouvelles idées et de nouveaux rêves une autre réalité individuelle et collective, pour que le raz-de-marée de technologies conçues à des fins d'assujettissement ne nous entraîne pas dans la désertion de soi, l'abstention politique, la radicalisation des croyances et la violence. Dans une folie massifiée.

Une soirée organisée par la librairie La porte des mots.

L'enseignement de l'ignorance. Avec Pierre Dortiguier sur Le Mumble.


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28.04.2016

Baisse des exigences, dégradation de la formation des maîtres d'école, appauvrissement de l'orthographe : la transmission traditionnelle des savoirs au sein de l'école semble aujourd'hui laisser la place à professeur chargé d'animation culturelle envers une classe d'élèves turbulente.
Il semble même que ce péril soit programmé par nos dirigeants, et que ce formatage révèle le projet politique inscrit dans les traités européens : créer des sujets soumis, incapables de recul critique.
Le professeur Pierre Dortiguier, diplômé en philosophie, s'est toujours opposé à cette dynamique et vient nous partager son expérience d'enseignant.

Morale et droit naturel. Avec Pierre-Yves Quiviger à l'Ecole Normale Supérieure.


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17.12.2012

Le droit naturel est volontiers considéré comme un secteur de la morale : incarnation d'une légitimité morale s'opposant à la légalité juridique, inscription d'exigences éthiques fondamentales et universelles dans le corpus normatif, etc.
Contre cette description usuelle du droit naturel qui fait du jusnaturalisme un adversaire que le positivisme juridique peut terrasser sans trop d'efforts, Pierre-Yves Quiviger s'attache à dessiner les contours d'une théorie du droit naturel qui se distingue explicitement de la morale.
Il insiste d'abord sur l'anthropomorphisme et l'anthropocentrisme d'un droit naturel confondu avec la morale, et montre ensuite que la "moralisation" du droit naturel procède largement d'une conception positiviste de la juridicité.
Pierre-Yves Quiviger conclut, enfin, sur la pertinence d'un autre droit naturel pour aujourd'hui et sur la capacité qu'il aurait de minimiser la part de morale dans le droit positif - minimisation souhaitable, comme il cherche à le montrer.

Philosophie et Histoire. Avec Raymond Aron à la Sorbonne.


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1964

La vérité scientifique se détache de la conscience qui l'a élaborée puisque, à un certain degré d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de même pour la reconstitution historique ? L'historien ne s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? En d'autres termes la science historique, comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire, chaque société récrit-elle son histoire parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
Cette analyse devenue classique de l'historicité conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui, s'opposant aux synthèses spéculatives en même temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire. La philosophie de l'histoire, dit-il, est une partie essentielle de la philosophie, elle en est à la fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine, d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme.
Double caractère qui serait contradictoire si l'on se représentait la philosophie selon le schéma des théories déductives, mais qui devient intelligible dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi de l'être qui se situe dans l'histoire et se mesure à la vérité.

Les intellectuels quittent la Gauche ! Avec Michel Houellebecq à Buenos Aires.


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12.11.2016

Michel Houellebecq nous présente une brillante synthèse des mutations idéologiques et du déclin qu’ont connu les "intellectuels français" depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
De cette analyse, qui articule la réflexion de fond et l’expérience vécue, deux leçons doivent être tirées :
 1. la plupart des intellectuels contemporains n'ont aucune connaissance sérieuse des derniers acquis scientifiques
 2. les penseurs catalogués comme "réactionnaires" dans les années 2000 ont été les acteurs d’une libération intellectuelle, moins par le contenu d’une pensée intentionnellement polémique que par leur posture dissidente
La traversée du désert intellectuel, en France, est-elle bientôt terminée ?

Une conférence organisée par le ministère argentin de la Culture.

L'Histoire est-elle une matière ? Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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10.12.2016

Le philosophe et musicologue Dominique Pagani nous entraîne dans une méditation sur l'Histoire.
Mais d'ailleurs : qu'est ce que l'Histoire ? Et comment la fait-on ? Est-elle valable de toute éternité et en tous lieux ? Peut-on envisager de produire une histoire objective ?
Autant de questions qui donnent lieu à un brillant exercice oratoire donnant l'envie de se replonger à la fois dans la philosophie tout autant que dans la poésie ou la littérature.

Kropotkine, un pionnier de la sociobiologie ? Avec Renaud Garcia pour l'Atelier de création libertaire à Lyon.


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12.05.2011

Noam Chomsky, dans son livre d'entretiens accordés à Jean Bricmont Raison contre pouvoir : le pari de Pascal, fait de Kropotkine (1842-1921) le précurseur de la sociobiologie. Cette affirmation est-elle justifiée ?
Partant d'une lecture précise et renouvelée du théoricien du communisme libertaire, Renaud Garcia nous montre que la notion de "nature humaine" en direction de la nature globale, et plus précisément du legs coopératif de l'évolution des espèces, est à l'inverse de toute crispation essentialiste et des réductionnisme ruineux comme le darwinisme social ou la sociobiologie.