Nouveaux visages de la tyrannie : formatage des corps, formatage de l'esprit. Avec Dany-Robert Dufour à Bruxelles.


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09.03.2016

Et si nos très démocratiques pays d'Occident avaient enfanté quelques nouveaux monstres ? Et si ces monstres étaient déjà au travail pour formater les esprits et enrôler les corps ?
Dany-Robert Dufour, dont le travail porte principalement sur la façon dont les corps sautent dans des fictions et la façon dont les fictions s'incarnent dans des corps, est bien placé pour traiter la problématique.

Une conférence qui s'inscrit dans le aster en "Arts du Spectacle" de l'Université Libre de Bruxelles, associée pour l'occasion au centre chorégraphique des Brigittines.

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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14.11.2018

Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique.
Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de "valeur" à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.

Penser le bien et le mal avec la littérature. Avec Olivier Rey et Bérénice Levet à Répliques sur France Culture.


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05.11.2011

Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd.
Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’une des œuvres les plus étudiées et les plus commentées de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Quelles sont ses stratégies pour se répandre ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que le texte soulève, que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions essentielles pour une vie humaine, et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, à pouvoir traiter sans fausseté.
C'est dans le cadre d'un débat entre Olivier Rey et Bérénice Levet -qui se fait ici le porte-parole de Hannah Arendt- que ces questions sont discutées. Où l'on constate encore une fois, au travers de l'étude du chef-d’œuvre posthume d'Herman Melville, toute la puissance de la littérature pour explorer les grands thèmes éthiques et esthétiques que notre tradition de pensée n'a cessé de penser.

Le rire libérateur de Philippe Muray. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


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24.04.2010

C'est une bouffée d'oxygène salvatrice contre l'air vicié de la pensée unique que nous offre Fabrice Luchini en offrant en représentation, depuis quelque temps, la lecture des textes de Philippe Muray. Une performance qui relève d'ailleurs presque de la provocation au sein de notre ère de l'hyper festif, tant les textes choisis parmi l'œuvre de Muray se révèlent corrosifs - quoique drôles et savoureux !
Le comédien, grand lecteur de Céline, Nietzsche ou La Fontaine, revient ici sur l'acide lucidité de l'essayiste disparu depuis peu.

Critique du conspirationnisme (Chouard, Zemmour, Soral). Avec Benoit Bohy-Bunel pour Alternative libertaire à Montpellier.


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15.02.2017

Les "intellectuels" rouge-bruns ont tous une posture anti-système. Mais ce terme, en tant que tel, ne veut pas dire grand-chose. Car ces penseurs font référence à des idées de gauche pour finir par proposer des solutions réactionnaires en parvenant à berner de nombreuses personnes.
Chouard commence par une référence à la démocratie athénienne pour finir par une critique de la finance qui confine à l'antisémitisme. Zemmour fait fréquemment référence à Marx et se prétend l'ennemi d'un système qui, assez étrangement, le rémunère grassement. Son programme : la France du Maréchal Pétain. Quant à Soral qui se prétend anticapitaliste et même antiraciste, son discours ne contient rien d'autre que des saillies antisémites et antiféministes....
Petit panorama de la réaction actuelle qui avance masquée.

De l'exception permanente. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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06.09.2018

C'est en lien avec le monde de l'art en particulier que Baptiste Rappin, dont vient d'être publié De l'exception permanente : Théologie de l'Organisation, deuxième volet d'une trilogie consacrée au rôle prépondérant du management dans notre monde contemporain, répond aux questions d'Anne de Kerros. Un dialogue fructueux qui permet de montrer l'étendue du "mouvement panorganisationnel".

Émission du "Libre Journal d’Aude de Kerros".

Soral répond sur ERFM !


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2018

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond !

Sade : attaquer le soleil. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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19.10.2014

Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) a bouleversé l'histoire de la littérature comme celle des arts, de manière clandestine d'abord puis en devenant un véritable mythe.
L'oeuvre du "Divin Marquis" remet en cause de manière radicale les questions de limite, proportion, débordement, les notions de beauté, de laideur, de sublime et l'image du corps. Il débarrasse de manière radicale le regard de tous ses présupposés religieux, idéologiques, moraux, sociaux.
Anie Le Brun, commissaire invitée de l'exposition Sade : attaquer le soleil tenue au Musée d'Orsay, met en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain. Car avant d'avoir une importance majeure dans la pensée du XXe siècle, l'oeuvre du Marquis de Sade a induit une part de la sensibilité du XIXe siècle.

Émission "Les Nuits de France Culture", animée par Christine Goémé.