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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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Docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice, Grégor Puppinck nous offre un éclairage sur l'origine et la pensée des mouvements occidentaux militant pour la légalisation de l'euthanasie. Il retrace l'évolution de ce courant de pensée à travers le XXe siècle, permettant ainsi de mieux comprendre les enjeux des débats actuels sur l'euthanasie et le suicide assisté.
Émission "Restons Courtois", animée par Arthur de Watrigant.


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Nous vivons une époque où la quête d'identité et l'érotisation de la culpabilité remplacent les structures traditionnelles quand la publicité a un rôle normatif prépondérant dans l'effacement de l'individu et la fin du report de gratification.
Le psychanalyste Ruben Rabinovitch analyse ici les mutations psychologiques et sociétales contemporaines, notamment à travers les émeutes urbaines, l'essor du mouvement woke et la fragilité des engagements personnels.
- 0'00'00 : Citation & présentation
- 0'01'55 : L'approche sociologique des émeutes ne suffit pas
- 0'05'20 : Le Rousseauisme mal digéré nous a fait beaucoup de tort
- 0'08'20 : Portrait robot de l'émeutier
- 0'12'00 : Notre pardon n'est pas compris
- 0'15'00 : Le problème du terme "construction sociale"
- 0'17'10 : Ne pas sanctionner un acte , c'est ne pas faire comprendre sa gravité
- 0'19'52 : L'autorité dans des structures claniques
- 0'25'25 : La violence croît à l'ombre de la soumission des femmes
- 0'29'20 : La recherche de la culpabilité permanente
- 0'33'05 : L'érotisation de la culpabilité et l’orgueil de la honte
- 0'34'55 : L'unité négative du wokisme & amour de l’indifférenciation
- 0'41'40 : Le christianisme autorise-t-il la punition ?
- 0'44'25 : Le besoin de polarité
- 0'49'20 : Comment la génération de la jouissance a engendré une génération identitaire
- 0'53'10 : Comment articuler l'individu et le collectif
- 0'57'40 : La philosophie de la publicité
- 1'01'00 : L’effacement de l'individu
- 1'06'25 : La figure de l'antisystème est devenue la norme
- 1'12'18 : Le clivage remplace l'ambivalence
- 1'15'37 : La psychologie a-t-elle remplacé la confession ?
- 1'21'35 : Le psychologue n'est pas un coach
- 1'25'00 : La confession est devenue un signalement de vertu
- 1'30'00 : Le pardon est aussi un fardeau à porter
- 1'35'40 : La jouissance de la dissolution
- 1'38'10 : Que veut dire "couple libre" ?
- 1'41'40 : Le manque d’engagement génère une insécurité psychique
- 1'45'30 : La fin du report de gratification
- 1'50'10 : Recommandation de lecture
Un entretien mené par Pierre Valentin.



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Si Robespierre rappelle qu' "être armé pour sa défense personnelle est le droit de tout homme", la bien-pensance dénonce l'accès aux armes qui garantirait le Far-West ou l'essor des tueries : "je ne veux pas d'un pays où prolifèrent les armes et où l'on considère que c'est aux citoyens de se défendre" (E. Macron).
Pourtant, les soldats suisses gardent leurs armes de guerre à leur domicile sans que le pays ne soit submergé par la violence... Et bien avant le second amendement, le droit des Tchèques à posséder des armes remonte à 1517 ! Et dans cette Amérique fantasmée, c'est en Californie - Etat le plus restrictif sur l'accès aux armes - que les tueries de masse sont les plus fréquentes.
Manifestée avec acuité aux Etats-Unis, la question de l'accès des particuliers aux armes se pose partout : dans les débats nationaux ou les instances internationales, défenseurs et partisans cherchent à mobiliser l'opinion. Touchant directement chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs, l'accès aux armes interroge chacun, compte-tenu de la violence grandissante...
Défendu par tous les philosophes, le droit des citoyens d'être armé fut garanti de l'Ancien-Régime à la Révolution ; s'éloignant de ses fondations et suivant le chemin préparé par Vichy, la République interdira aux particuliers de posséder des armes.
Loin des clichés, Bertrand Saint-Germain traite de toutes les questions soulevées par l'accès des particuliers aux armes : histoire, chasse, tueries de masse, droit et politique ; en Amérique, et surtout en France.
Émission "La Méridienne", animée par Jean-Louis Roumégace, Arnaud Naudin et Wilsdorf.


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Michel Villey (1914-1988), historien et philosophe du droit, a laissé une empreinte durable dans sa discipline grâce à ses réflexions novatrices sur la philosophie grecque, notamment sur la pensée d'Aristote. En revisitant les idées de saint Thomas d’Aquin, il a développé des concepts fondamentaux tels que le "droit naturel classique" et une vision réaliste des droits de l'homme. Son travail souligne l'importance de notions grecques comme la physis (nature), le dikaion (droit juste) et le dikastes (le juge comme droit animé).
Plusieurs enseignants-chercheurs analysent ici l'héritage intellectuel de Michel Villey, ce "paladin du réalisme juridique", et sa pertinence dans le contexte actuel.


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À partir des données ethnologiques et anthropologiques, Christophe Darmangeat déconstruit l'une idée profondément ancrée dans l'imaginaire contemporain qui veut que la guerre serait, au choix, une fatalité inscrite dans la nature humaine ou un produit tardif de la sédentarisation avec l'apparition des États et des surplus matériels. Ces deux récits dominants — celui des "colombes" (un passé pacifié) et celui des "faucons" (une violence naturelle) — ne tiennent pas face aux faits historiques : la guerre existe bien avant l'État, mais elle n'obéit ni aux mêmes logiques, ni aux mêmes finalités que les guerres modernes.
Dans les sociétés sans État, la violence collective ne vise ni la conquête ni l'accumulation. : elle repose avant tout sur la vengeance, l'équilibrage des torts, la réputation et la nécessité de se faire justice soi-même en l'absence d'institutions.
En distinguant rigoureusement guerre, vendetta et autres formes de confrontation armée, Christophe Darmangeat remet en cause les récits simplistes sur l'origine des conflits et interroge, en creux, notre propre rapport contemporain à la guerre, à la violence et à l'État.
Un entretien mené par Thomas Arrighi.




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Chiffres à l'appui, Thomas Sowell explique que les politiques dites "sociales" sont contre-productives : elles font le plus de mal à ceux qu'elles sont censées secourir !
Ses travaux explorent quatre types de sophismes :
1. l'illusion que dans un monde idéal, les différentes catégories sociales auraient des résultats équivalents - fondement des politiques visant à assurer une "représentation équitable"
2. l'illusion que le racisme expliquerait à lui seul les disparités réelles de résultats entre les groupes ethniques
3. l'illusion que les décisions politiques n'engendrent pas de rétroactions, et qu'elles s'exerceraient sur des "pièces d'échecs" inertes
4. l'illusion que des instances publiques savent mieux ce qui est bon pour les individus, à leur place.
Radu Stoenescu et Mos Majorum reviennent sur les thèses du sociologue américain, indispensables pour comprendre le succès d'un Trump auprès des classes populaires.