L'affaire Matzneff. Avec Alain Soral sur ERFM.


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17.01.2020

Dans l'affaire Matzneff, il y en a deux. Une où il est parfaitement condamnable : le tourisme sexuel dans le tiers-monde. Là, il a indubitablement un pied dans la pédocriminalité, mais un pied, là où beaucoup d’autres en ont deux, et qui l'attaquent aujourd'hui pour se défausser, sans jamais, eux, être inquiétés. L'autre affaire, qui a tout déclenché : le livre de son ancienne maîtresse Vanessa Springora.
C'est de cet imbroglio dont Alain Soral discute ici, car il contient toute la schizophrénie et la tartuferie de l'époque sur les questions de l'amour, du sexe, de la séduction, de l'innocence et du consentement…

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Agrippa d'Aubigné et "Les Tragiques". Avec Franck Lestringant sur Radio Courtoisie.


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31.05.2019

Oeuvre longtemps réputée inaccessible, à l'exception de quelques vers d'anthologie, Les Tragiques commencent seulement à être relus, comme l'atteste la fécondité des études critiques depuis quelques années, tant en France que dans les pays anglo-saxons, peut-être plus enclins, par tradition culturelle, à goûter les sombres splendeurs du chef-d'œuvre de la poésie protestante.
Franck Lestringant nous inviste à pénétrer au cœur de la Divine Comédie huguenote qui somme le lecteur, en proie à l'empire de la tragédie, de réagir et de prendre parti.

Émission "Promenade et flâneries au domaine de poésie", animée par Pascal Payen-Appenzeller.

La République des Lettres. Avec Marc Fumaroli à l'Institut français de Barcelone.


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16.10.2013

"Extérieurement j'ai vécu à l'époque où l'expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l'actuelle Académie des Inscriptions, au sein d'une République européenne des Lettres d'un tout autre genre et d'une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement".
Me dégageant de l'actualité présente sans pour autant l'ignorer, j'ai cherché à comprendre l'actualité disparue d'une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d'esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques.
Cette étrangeté ou, si l'on préfère, ce paradoxe continue à me fasciner, bien que peu à peu j'aie mieux compris le secret avantage dont jouissaient, en pleine connaissance de cause, mes amis (et objets d'étude) : celui de savoir vivre sur deux étages du temps, l'un se réfléchissant dans l'autre, l'un hors du temps parce que fruit mûr du temps, l'Antiquité gréco-romaine, et l'autre dans un tout autre temps historique, en voie à son tour de mûrissement, mais cette fois sans le réflecteur des "humanités", et de plus en plus déboussolé depuis que ce miroir lui a été ôté." Marc Fumaroli

Jack Kerouac (1922-1969). Avec Yves Le Pellec, Gérard-Georges Lemaire, Robert Kramer et Robert Frank sur France Culture.


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03.07.1997

Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell, Massachusetts, dans une famille d'origine canadienne-française. Après son premier livre, The Town and the City, qui paraît en 1950, il met au point une technique nouvelle, très spontanée, à laquelle on a donné le nom de "littérature de l'instant" et qui aboutira à la publication d'une première version corrigée et réécrite par son éditeur de Sur la route en 1957.
Il est alors considéré comme le chef de file de la beat generation et publiera, entre autres, Les Souterrains, Les clochards célestes, Le vagabond solitaire, Anges de la désolation et Big Sur. Son écriture est à la littérature ce que le jazz est à la musique : on y reconnaît le rythme, la fougue et la tension de ce qui se voulait être une transcription sans fard et à chaud de la réalité.
Il meurt en 1969, à l'âge de quarante-sept ans.


Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Jean Daive et Isabelle Yhuel.

Saint-John Perse, le poète en exil. Avec Edouard Glissant, Antoine Raybaud, Lucien Clergue, Olivier Germain-Thomas, Joëlle Gardes-Tamine et Mireille Sacotte sur France Culture.


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23.02.1995

L'exil perpétuel qui jalonne la vie de Saint-John Perse aura été le fondement même de sa poésie. L'éloge est le mode sur lequel il exprime ce qu'il appelle "la terre arable du songe".
L'exil aura commencé tôt : né en Guadeloupe en 1887, il revient en métropole avec sa famille qui s'installe à Pau, alors qu'il n'est pas encore adolescent. Devenu diplomate, il part en Chine pendant cinq ans, et ce sera pour lui l'occasion d'élargir les paysages humains les plus divers et d'étoffer l'épopée du monde, ce qui fera la force de ses écrits.
Une carrière politique - il s'appelait Alexis Léger - le mènera des plus hauts postes de l'Etat (il sera secrétaire général du Quai d'Orsay après avoir travaillé avec Aristide Briand), jusqu'à la déchéance nationale due à l'instauration du régime de Vichy. Alors, un nouvel exil aux Etats-Unis - forcé - marquera la fin de ce personnage public et l'éclosion définitive du poète Saint-John Perse, auréolé par la remise du Prix Nobel en 1960.
Exil, Pluies, Neiges, Amers, Chronique, seront les différentes étapes de cet univers qu'il a reconstitué dans une fête du langage : le lien entre l'homme et le monde passe par une présence immanente du sacré.
Le dernier exil, son départ de ce monde, se fera dans la discrétion en 1975.

Émission "Une vie, une oeuvre", réalisée par Jean-Claude Loiseau.

Victor Segalen. Avec Marie Dollé, Pierre Glaudes, Jean-François Louette et Colette Camelin sur France Culture.


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2019

Né à Brest en 1878, médecin de marine, archéologue, critique d'art, Victor Segalen est avant tout poète. Pour lui, vivre, voyager et écrire ne font qu'un.Sa première mission l'envoie à Tahiti, et, après avoir effectué le tour du monde, il parcourt la Chine dont la culture millénaire occupe une place essentielle dans tout ce qu'il écrit.
Sa vie est marquée par le mystère : écrivain du secret, il en protège l'intimité et meurt à quarante et un ans dans la forêt du Huelgoat, d'une mort aussi insolite que son œoeuvre.
Cette série d'émissions revient sur la trajectoire, la personnalité et l'oeuvre de ce contemporain de Claudel et de Saint-John Perse, qui ne trouva sa vraie place qu'à la fin du XXe siècle. Ses livres font de lui une des voix poétiques majeures de la littérature française.

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Paul Valéry, sans faux-col (1871-1945). Avec Bernard de Fallois, Michel Jarrety, Jean-Michel Maulpoix, Benoît Peeters et Jean-Michel Rey sur France Culture.


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12.12.2010

Paul Valéry est né à Sète, ville qu'il immortalisera avec son célèbre poème Le Cimetière marin, dans lequel il comparait la mer à un "toit tranquille, où marchent les colombes / Entre les pins palpite, entre les tombes…"
C’est dans ce "cimetière marin" de Sète qu'il repose aujourd'hui, après avoir été l'un des derniers poètes français à connaître des funérailles nationales - c'était à la demande de Charles de Gaulle - quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Parce qu'il multipliait les discours, préfaces et oraisons funèbres, l'auteur de Monsieur Teste était raillé, de son vivant, comme le Bossuet de la IIIe République. Aujourd'hui encore il demeure prisonnier d'une image d'homme de lettres en faux-col, froid, intellectualiste et mondain.
Et c'est pourtant un Valéry sensuel et paradoxalement moderne que nous découvrons ici...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Christine Lecerf.

Gérard de Nerval (1808-1855), les portes d'ivoire. Avec Claude Gaignebet sur France Culture.


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08.11.1984

"Le serpent qui entoure le monde est béni lui-même car il relâche ses anneaux et sa gueule béante aspire la fleur d'anxola, la fleur soufrée, la fleur éclatante du soleil". Ces paroles de Gérard de Nerval traduisent le secret de son aventure spirituelle, une aventure si intimement, si charnellement vécue qu'elle trouva son accomplissement dans la nuit du 26 janvier 1855 à une grille de la rue de la Vieille Lanterne.
Avec Le voyage en Orient, qui suit de quelques mois la mort de Jenny Colon, c'est à travers la multitude de ses formes, la lumière d'Isis qui illumine l'écrivain.
Mais la grande déesse ne nous parle que par énigmes et la poésie est le seul chemin qui soit ouvert aux enfants perdus que nous sommes, pour transformer en pure musique la confusion du monde.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Claude Mettra.