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Dans ses poèmes de jeunesse, Pasolini avait chanté le monde traditionnel du Frioul, où le dialecte et la religion se fondaient dans une "pureté rustique et chrétienne". Mais ce rêve s'était rapidement évanoui au contact de la réalité de l'histoire. Après ce qu'il appela lui-même la "révolution anthropologique" italienne de 1968, Pasolini entrevit qu'une autre tradition –celle de la grande culture humaniste bourgeoise– était dramatiquement menacée. Dans ses derniers écrits (poèmes, articles, théâtre), l'écrivain évoque de façon répétée cette tradition-là.
Sans négliger la problématique complexe des positions de l'écrivain italien, Francesco Zambon met en lumière l'actualité des critiques sévères que Pasolini formula à l'égard de la gauche italienne.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.
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Depuis le milieu du XXe siècle, l'identité a envahi les sciences humaines et sociales – du discours public et journalistique, elle est devenue un mot de passe de notre époque dont l'extension toujours accrue dissimule mal le vague, et parfois l'absence complète de signification.
Claude Romano développe un examen logique et philosophique de cette notion qui en exhume l'arrière-plan historique, notamment celui des égologies modernes, et propose une réorientation complète de l'enquête. L'identité, qui possède un enjeu véritable dans nos vies, n'est pas celle qui a servi de fil conducteur à la philosophie récente, celle qui fournit une réponse à la question de l'identification (qui ?) – à la manière dont nous identifient nos papiers d'identité. C'est au contraire une identité à l'égard de laquelle nous exerçons une responsabilité inaliénable, dans la mesure où nous jouissons d'une certaine autorité pour nous définir. Une identité "en dialogue" qui ne saurait être dissociée de nos interactions avec autrui et est sociale de part en part ; une identité qui n'est plus celle du moi cartésien ou lockien, mais est liée à l'être humain que nous sommes. Celle que les totalitarismes ont cherché à détruire et qui demeure l'emblème de notre fragile humanité.
Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.


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Auteur d'un Traité néoréactionnaire et animateur du collectif RAGE Culture, NIMH est aujourd’hui l'un des principaux promoteurs de la pensée NRx en France. Cet entretien avec Antoine Dresse est l'occasion de revenir sur les grandes lignes de la pensée néoréactionnaire anglo-saxonne en revenant en détail sur les fondements philosophiques de cette nébuleuse intellectuelle, ainsi qu'aux questions métaphysiques et implications politiques qu'ils soulèvent.
- 0'00'00 : Introduction et présentation de NIMH
- 0'12'00 : Qu'est-ce que RAGE Culture ?
- 0'18'26 : Comment as-tu découvert la NRx ?
- 0'23'30 : Le Traité néoréactionnaire
- 0'39'06 : Première Partie – La cité de Gnon
- 0'39'19 : Qu'est-ce que Gnon ?
- 0'42'50 : La Vérité
- 0'50'21 : La lutte contre l'entropie
- 0'59'49 : Le Bien
- 1'23'10 : Nihilisme et croyance en Dieu
- 1'35'41 : L'accélérationnisme
- 1'50'52 : Seconde partie – La cité d'Elon
- 1'52'24 : La critique de la démocratie
- 2'01'38 : Le libéralisme
- 2'09'30 : Identitarisme et Nouvelle Droite
- 2'18'28 : État-nation, État-civilisation et Patchwork
- 2'29'49 : Les scénarios prévus par Peter Thiel
- 2'34'27 : Quel avenir pour la NRx ?


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Islamologue et politologue renommé, le professeur Olivier Roy est auditionné par la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.
Il distingue d'abord les salafistes, qui cherchent à imposer la charia sans se soucier du pouvoir politique, des Frères musulmans, dont l'objectif est de transformer radicalement la société. Bien que profondément religieux, ces mouvements sont souvent mal compris, par la société française en générale qui, profondément laïcisée, ne saisit plus le sens de l'expression du phénomène religieux, et par l'extrême gauche en particulier, qui ne les perçoit que comme un simple symptôme de contestation sociale. Il aborde également la complexité de l'organisation de l'islam en France, marquée par des influences consulaires et des divisions internes.
Olivier Roy analyse ensuite les stratégies d'influence des islamistes, notamment leur approche des institutions et leur interaction avec les partis politiques français en soulignant que, malgré des tentatives de collaboration, les malentendus et les divergences idéologiques persistent.


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Nous ne sommes pas avant tout des "moi", des âmes ou des consciences désincarnées, mais des êtres humains à part entière, inscrits dans le monde par notre corps. C'est l'idée que Claude Romano examine, à la lumière du débat contemporain entre les théories de l'animalisme et celles fondées sur la continuité psychologique de la personne, en interrogeant la validité philosophique des expériences de pensée qui dissocient le corps du sujet.
Claude Romano s'attache à montrer que ces expériences — telles que les greffes cérébrales imaginaires ou les transferts d'esprit — relèvent davantage de la fiction que de la philosophie.
En confrontant la tradition phénoménologique à la philosophie analytique, il propose de réhabiliter une conception incarnée de l'identité, dans laquelle la conscience, le langage et la subjectivité ne se séparent jamais de l'existence biologique.
En somme, son intervention plaide pour une redéfinition du sujet humain : non pas un esprit logé dans un corps, mais un être vivant dont la pensée même naît de son appartenance au monde.


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Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron propose une exploration approfondie des grands thèmes structurants de l'histoire et de la société françaises.
À travers des épisodes thématiques, il interroge l'identité, l'enracinement, le sens du passé, la question des frontières, la centralisation, ou encore les modèles politiques, offrant des clés de lecture pour comprendre les défis contemporains de la France dans une optique souverainiste et sociale, à l'image du gaullisme dont il se réclame.
Une série d'interventions qui s'adresse à tous ceux qui souhaitent dépasser l'actualité immédiate pour saisir les racines profondes des crises actuelles et qui veulent s'armer -intellectuellement parlant !- pour faire face aux enjeux qui nous attendent.


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Dès son enfance, Kévin Boucaud-Victoire est confronté aux discriminations en raison de sa couleur de peau. Cependant, il ne souscrit ni à l'antiracisme moral ni à l'antiracisme politique, qui dominent l'espace public contemporain. Selon lui, ces deux courants se trompent de combat : le premier occulte la question de la lutte des classes et le second est trop identitaire. La solution se trouve dans un antiracisme socialiste.
- 0'00'00 : Intro
- 0'00'32 : Conférence
- 0'27'29 : Evolution du rapport de force au sein des différentes écoles de l'antiracisme. Qui incarne aujourd'hui un antiracisme universaliste ?
- 0'33'36 : Des micromouvements incarnent cet antiracisme universaliste mais non marxiste mais ne pèsent rien. Pourquoi ? Doit-on être automatiquement indigéniste pour peser ?
- 0'42'29 : Développer un discours cohérent et non sujet à déformation
- 0'48'55 : Dans la théorie décoloniale, il y a cette idée que le "blanc" ne sait pas qu'il est blanc. Pourquoi deviendrait-il antiraciste, si c'était le cas ?
- 0'52'46 : Dans le livre, il n'est jamais question de droit, or la France est un pays qui a le droit du sol de manière multiséculaire
- 0'59'29 : Mot fédérateur : universalisme (au sein français du terme)
- 1'07'48 : Le marxisme réformateur est le seul qui soit acceptable politiquement
- 1'08'33 : Le marxisme introuvable : la gauche en France après 1945 a cessé de lire de Marx
- 1'16'20 : Un exemple d'absence de formation politique : la France Insoumise qui ne forme pas réellement ses militants avec l'Institut La Boétie
- 1'23'01 : Mélenchon et le catholicisme athée
- 1'23'33 : Outro