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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.


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Comment et quand le monde a-t-il basculé dans ce système que l'on appelle "capitalisme" ? C'est dans cette discussion que s'inscrit le Brenner Debate, du nom de l'historien américain Robert Brenner.
À l'origine de ce débat important parmi les historiennes et historiens du capitalisme, les travaux de Robert Brenner ont exercé une influence majeure sur le développement de la pensée marxiste à partir des années 1970.
Nicolas Brisset retrace et contextualise les principales étapes de ce débat ayant mené aux travaux de Robert Brenner et montre ainsi que la manière d'aborder l'histoire du capitalisme est intimement liée au regard que l'on porte sur ce système économique.
Un échange qui constituer une excellente porte d'entrée sur la pensée d'un économiste méconnu dans l'espace francophone, qui pourtant mérite, au regard de son importance dans l'historiographie anglo-saxonne, toute notre attention.


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Théoricien du courant dit de la critique de la valeur (Wertkritik), Anselm Jappe a grandi à Cologne et dans le Périgord. Après des études à Rome et à Paris, il développe une pensée qui fait le lien entre l'École de Francfort, la théorie Situationniste et les productions d'auteurs comme Robert Kurz, dans l'orbite des revues Krisis et Exit.
Introducteur en France de la critique de la valeur, il se propose d'approfondir la pensée de Marx pour comprendre notre monde contemporain : c'est le fétichisme de la valeur et le narcissisme de l'individualisme qui provoque une crise non pas financière mais une crise de la valeur.
L'occasion d'évoquer avec lui cette analyse de la crise contemporaine et de revenir sur son parcours.
Un entretien mené par Michel Sourget.


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La colonisation, c'est un sujet qui revient régulièrement dans l'actualité. Mais en général, on ne sait pas vraiment comment elle s'est passée : quels étaient les États présents avant l'arrivée des Européens, comment l'invasion s'est déroulée, et ce qui a été mis en place après. Camille Lefebvre, spécialiste de l'histoire de la colonisation et de la décolonisation de l'Afrique de l’Ouest, en particulier de la région du Sahel, ainsi que de la question des frontières, nous en dit plus !
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'02 : Comment en vient-on à travailler sur ce sujet ?
- 0'05'01 : Qu'est ce que le Sahel ?
- 0'07'14 : Le Jihad au début du XIXe siècle
- 0'13'00 : Les grandes routes de commerce trans-sahariennes
- 0'16'42 : L'activité culturelle trans-saharienne au début du XIXe siècle
- 0'20'04 : Le cas du Niger et les régions alentours avant la colonisation
- 0'24'10 : L'arrivée des Européens
- 0'27'28 : La conférence de Berlin
- 0'34'37 : Un racisme qui domine tous les discours
- 0'40'24 : Pourquoi coloniser ce territoire en particulier ?
- 0'42'51 : Qui sont les militaires envoyés en mission sur ces territoires ?
- 0'46'44 : Le processus de conquête et la mission Voulet-Chanoine
- 0'55'29 : Le tracé des nouvelles frontières
- 1'00'06 : Les alliances avec les élites locales
- 1'03'38 : Des stratégies de conquête différentes en fonction des territoires
- 1'09'20 : La gestion de l'administration coloniale
- 1'12'45 : L'évolution du nombre de colons au Niger
- 1'14'58 : La confrontation des colonisés, nombreux, avec un colonisateur en sous-nombre
- 1'23'23 : Les stratégies des locaux face aux colons
- 1'29'08 : La décolonisation
- 1'33'05 : Et la colonisation dans les autres pays de la région ?
- 1'40'10 : Le sort des femmes pendant la colonisation
- 1'41'44 : Les conséquence de ces colonisations sur les pays africains
- 1'44'33 : Les conséquences pour les pays européens
- 1'46'46 : Conclusion et recommandations bibliographiques


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L'engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu'elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n'ont, jusqu'à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités.
Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l'accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l'idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité.
Parmi tous les discours d'experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. François Gonon en propose un examen critique.




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Est-il légitime de tuer les animaux ? Peut-on ignorer ce que révèlent les enquêtes menées dans les abattoirs ? Et surtout : que signifie prendre au sérieux la question morale animale dans une société qui consomme des milliards d’animaux chaque année ?
Autant de questions pour lesquelles Dominic Hofbauer, membre de l'association L214, nous donne des réponses.
Un entretien mené par Charles Robin.




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Hormones, cerveau, psychologie, comportements : depuis des décennies, la science documente des différences indéniables entre hommes et femmes. Mais à l'université, le simple fait d'en parler est devenu tabou. Chercheurs, psychologues, philosophes qui invoquent la biologie ou l'évolution sont accusés, menacés, parfois réduits au silence par des activistes militants. Cette négation de la nature humaine dépasse aujourd'hui le seul monde académique : elle contamine les institutions, les médias et les réseaux sociaux, au point de fragiliser le débat démocratique lui-même.
À rebours des dogmes, Peggy Sastre rétablit des vérités scientifiques passionnantes sur la morphologie, la psychologie, les goûts et les sentiments – qu'il s’agisse de jalousie, de préférences amoureuses révélées par les applications de rencontre, ou encore des choix de carrière et d'orientation professionnelle. Autant de différences qui, loin de contredire l'égalité, la rendent intelligible.
- 00'20 : A l'origine de ce livre, une conférence annulée à Sciences Po
- 05'11 : Qu'est-ce que la psychologie évolutionnaire ? Comment Peggy Sastre s'y est intéressée ?
- 12'42 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences observées entre les sexes ?
- 17'27 : La psychologie évolutionnaire est-elle sexiste ?
- 25'42 : Les critiques de la psychologie évolutionnaire
- 29'32 : Peut-on dire qu'il existe un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
- 33'41 : Peut-on opposer les facteurs biologiques et les facteurs environnementaux ?
- 36'09 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences H/F en matière de sexualité ?
- 38'40 : Peut-on dire que les femmes se sont faites berner par certains mythes de la révolution sexuelle ?
- 42'19 : Infidélité féminine et infidélité masculine
- 45'01 : Le slut shaming
- 48'54 : Pourquoi le viol perdure ?
- 50'40 : Les applications de rencontre
- 56'12 : Les faux procès de la psychologie évolutionnaire
Un entretien mené par Élodie Messéant.


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Thème en vogue, la violence est une notion qui a connu bien des vicissitudes théoriques, notamment une métaphorisation poussée (ne parle-t-on pas d'un regard violent, d'une couleur violente ?), si bien que tout phénomène ou presque peut être taxé de violent. Dans cette mesure, il est courant de la confondre avec la force, ou encore avec l'agressivité.
Un amalgame règne entre la violence et la force : on dit que faire violence à quelqu'un, c'est le forcer. Par exemple, l'extorsion illicite d'un accord sous la contrainte est conçue comme une forme de violence. Alors, malgré leurs ressemblances, faut-il dissocier violence et force ?
L'autre assimilation à examiner concerne la violence et l'agressivité : à première vue, rien ne semble décisivement dissocier la violence de l'agressivité, attitude hargneuse et querelleuse qui manifeste une volonté d'entrer en lutte. En outre, la violence dans son déroulement s'accompagne le plus souvent d'agressivité (cris, menaces, paroles de défi), tant et si bien qu'il est ardu de démêler la part exacte qui revient à l'une et à l'autre. Dans ces conditions, la violence commence-t-elle dès la phase de l'agressivité ? Menacer quelqu'un, est-ce déjà à strictement parler être violent ?
Hervé Vautrelle essaie de distinguer la violence des concepts-satellites qui gravitent autour d'elle.




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Auteur du récent Savoir ou Périr (Seuil), Bernard Lahire développe une critique sévère sur l'état de l'enseignement, de l'école primaire jusqu'à l'université. Il montre que l'école, et le partage des savoirs de manière générale, sont une affaire de survie pour l'humanité, et pas uniquement une option culturelle. Sans connaissance, impossible de s'adapter à son environnement, c'est donc une question de vie ou de mort pour notre espèce d'organiser un système éducatif à la hauteur de l'enjeu. Or, loin de répondre à cette mission, l'école détruit la curiosité, l'imagination, et l'intelligence au nom de la compétition et de l'évaluation.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'33 : L'éducation et la biologie
- 0'12'03 : Quelles différences avec les animaux ?
- 0'22'27 : L'état de l'école aujourd'hui
- 0'37'37 : Les grands chercheurs et l'école
- 0'45'48 : La notion d'intelligence
- 0'50'50 : La pertinence des classements (PISA, Shanghaï...)
- 0'55'52 : L'état actuel de la recherche
- 1'02'47 : Les déterminismes sociaux à l'école
- 1'09'00 : Un apprentissage inné chez l'enfant ?
- 1'12'35 : Quelle politique pour l'enseignement ?
- 1'20'19 : Question finale
Un entretien mené par Clara Costantini.



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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.


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Notre civilisation est d'abord helléno-romaine : droit, cité, phronèsis, ordre. Le terme "judéo-christianisme" sert aujourd'hui d'écran idéologique, gommant l'héritage romain pour imposer un récit culpabilisant. Eric Zemmour s'y raccroche pour éviter la vraie question : d'où tirons-nous nos critères de souveraineté et de puissance ? Affaibli, le catholicisme a laissé place aux ingénieries morales, à l'UE technocratique et à un juridisme sans peuple. Retrouver l'ossature romaine, c'est réarmer l'État, la famille, la responsabilité civique et le bien commun. L'esprit européen n'est pas un catéchisme, mais une architecture politique enracinée, hiérarchique.
Trois piliers antiques : la cité, le droit, l'armée. La cité crée l'appartenance ; le droit garantit la propriété et la transmission ; l'armée protège la frontière, la monnaie, la confiance. Cette matrice a permis la Renaissance et la projection commerciale du continent. À l'inverse, le "judéo-christianisme" dilue ces repères, autorise l'ingérence, efface les frontières. Elon Musk perçoit cette nostalgie romaine propagée par les mèmes : ordre, grandeur, durée. Ce n'est pas une fuite muséale, mais une boussole.
Le christianisme n'a pas dialogué avec le paganisme : il l'a absorbé par contrainte impériale et uniformisation spirituelle. L'Empire, en crise, cherchait la cohésion. L'appareil chrétien a ensuite tenu les clés du pouvoir jusqu'à la Renaissance : retour aux sources gréco-romaines, vertus civiques, explosion des libertés. Ce basculement a réaffirmé le réel, la cité, le droit.
L'erreur historique fut d'avoir sanctuarisé l'Empire moral au détriment de la souveraineté temporelle, ouvrant la voie à l'universalisme. Critiquer cette dérive, ce n'est pas rejeter le Christ, c'est refuser la capture politique d'une foi par des appareils désarmants.
Rompre avec le sionisme intégré au récit "judéo-chrétien", c'est refuser toute tutelle idéologique étrangère. La reconstruction passe par des actes : frontière comme institution, lisibilité du droit romain, subsidiarité, réindustrialisation, diplomatie réciproque, protection du patrimoine familial.
"Redevenir Romain" signifie réarmer l'État, discipliner la monnaie, remettre la cité au centre. Les mèmes ne sont pas une nostalgie, mais un diagnostic : nous avons troqué la verticalité pour la morale hors-sol. Ni croisade, ni regret, mais refondation.
"La Grande Émission", animée par Raphaël Besliu.


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Figure incontournable de la cinéphilie contemporaine, Jean-Baptiste Thoret revient sur ses différentes casquettes, de la critique proprement dite à l'éditorialisation de films dans la collection Make My Day, de l'importance des supports phyisques à son travail de réalisateur.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'28 : Le parcours de Jean-Baptiste Thoret
- 0'02'48 : Retour sur le ciné-club d'Enghien-les-bains
- 0'13'56 : Retour sur l'accompagnement en salle de THE NEON PEOPLE
- 0'35'36 : La mise en ligne de 86 PRINTEMPS (documentaire sur Jean-Luc Godard)
- 0'37'46 : La collection DVD Make My Day : comment est-elle née ?
- 0'42'36 : L'éditorialisation des films
- 0'54'44 : Le choix des films à éditer, la question des droits, la rareté, l'accès au matériel (copies restaurées)
- 1'00'21 : Le modèle économique
- 1'09'55 : Le packaging, la charte graphique de la collection
- 1'17'15 : Le marché DVD français
- 1'25'29 : Se constituer sa propre vidéothèque, c'est façonner sa propre compréhension du cinéma
- 1'30'26 : Handgun de Tony Garnett (dernière sortie Make my Day)
- 1'33'30 : Les autres titres, les double-programmes
- 1'38'33 : Le choix des intervenants pour les bonus
- 1'46'14 : Être cinéphile c'est aussi lire des livres
- 1'47'42 : La cinéphilie a-t-elle évolué depuis 2017 ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que la cinéphilie ?
- 2'02'02 : La critique cinéma sur YouTube et les podcasts
- 2'09'37 : Le cinéma dans l'espace commun
- 2'15'58 : Les séries TV ont-elles remplacé le cinéma ?
- 2'23'53 : Le cinéma de "parc d'attractions" (Marvel, Avatar 3)
- 2'30'57 : L'année cinéma 2025 : Eddington
- 2'36'43 : L'année cinéma 2025 : Une bataille après l'autre
- 2'41'46 : The Smashing Machine et autres films
- 2'45'00 : La diffusion récente de scans 35mm "vintage" sur internet