Les parts d'ombres de l'Histoire. Avec Eric Branca sur Tocsin.


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01.2026

Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.

Deux peuples pour un Etat. Avec Shlomo Sand sur RFI.


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14.01.2024

La création d'un État binational où Israéliens et Palestiniens seraient citoyens à part égale a jadis été l'aspiration de nombreux intellectuels juifs critiques, de gauche comme de droite. Leurs craintes qu'un État juif exclusif sur une terre peuplée en majorité par des Arabes entraînerait un conflit insoluble se sont révélées exactes.
La nécessité d'un État binational résulte de la réalité présente : 7,5 millions d'Israéliens-juifs dominent, par une politique d'expulsion et de répression, un peuple palestinien-arabe de 7,5 millions de personnes, dont une grande partie est privée de droits civiques et des libertés politiques élémentaires.
Avec l’arrivée aux affaires de l'extrême droite en Israël, les massacres du Hamas et les bombardements de la bande de Gaza, le binationalisme est devenu une urgence pour les deux peuples.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Iran : quelles perspectives internationales ? Avec Laurent Ozon sur Le Monde Moderne.


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02.03.2026

L'Iran se retrouve aujourd'hui au centre d'une stratégie d'escalade qui semble ne plus connaître de limites. Alors que l'argument de la menace nucléaire iranienne est de nouveau utilisé comme un levier de mobilisation, les enjeux réels semblent liés à une volonté d’élargissement du conflit pour maintenir une hégémonie vacillante.
Ce conflit est-il l'étape de trop, celle qui précipitera l'effondrement de l'influence occidentale au profit des puissances émergentes ?

Un entretien mené par Alexis Poulin.

Ce que cachent les Lumières Sombres. Avec Pierre de Brague pour Géopolitique profonde.


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08.02.2026

Le monde observe la mutation politique des États-Unis sans en comprendre la racine idéologique. Derrière l'ascension de figures comme JD Vance ou l'omniprésence de Peter Thiel, se cache un courant radical : la néoréaction (NRx), également appelée "les Lumières Sombres". Ce mouvement, théorisé par Curtis Yarvin et Nick Land, rejette frontalement l'héritage démocratique occidental.
Le constat de départ est brutal. Pour ces idéologues, la démocratie libérale est un système inefficace qu'ils surnomment La Cathédrale. Ils ne cherchent plus seulement à réduire l'État, comme le voulaient les libertariens classiques. Leur stratégie a basculé du contournement vers le retournement : prendre le contrôle du sommet pour transformer la nation en une corporation privée performante.
Cette vision s'incarne déjà dans des outils de puissance technologique sans précédent. L'entreprise Palantir Technologies, spécialisée dans le Big Data et l'intelligence artificielle pour le renseignement, semble être le bras armé de cette doctrine. Selon toute vraisemblance, il ne s'agit plus de politique traditionnelle, mais d'une tentative de remplacer le citoyen par un client au sein d'une monarchie capitaliste.
Quel est le véritable calendrier de cette élite techno-conservatrice ? Comment la pensée de Curtis Yarvin a-t-elle pu infiltrer le cercle restreint de la Maison-Blanche ? Sommes-nous en train de vivre la fin programmée du modèle républicain au profit d'une gestion algorithmique du monde ?

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'08 : Les origines libertariennes
 - 0'30'28 : La critique de la démocratie moderne
 - 0'41'08 : Les trois courants néoréactionnaires
 - 1'00'07 : Le bioléninisme selon Spandrel
 - 1'17'36 : Palantir : les fonctions de l'État
 - 1'36'10 : Conclusion

Un entretien mené par Raphaël Besliu.

La réception de Hegel par Lénine. Avec Sasha Besnard pour l'Institut Humanisme Total.


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01.2024

Souvent réservé aux spécialistes, la question de la réception originale de Hegel par Lénine est pourtant essentielle pour tout militant marxiste. À une époque où le marxisme était déjà une tradition théorique établie, Lénine a dû se positionner face aux différentes interprétations de Hegel, offrant une lecture distincte de celle de ses contemporains.
Son approche, plus favorable à Hegel que celle d'autres marxistes, voire que Marx lui-même (à tout le moins le Marx auquel Léline avait alors accès), soulève des questions sur les implications pratiques de cette philosophie, souvent perçue comme abstraite. L'objectif est de comprendre ce que Lénine a retenu de Hegel et comment cette lecture a influencé sa pensée politique.
Contrairement Plekhanov ou les théoriciens de la Deuxième Internationale qui rejetaient souvent Hegel au profit d'un matérialisme mécaniste ou évolutionniste, Lénine a su tirer parti de la dialectique hégélienne pour analyser les contradictions immanentes de la réalité. Cette approche lui a permis de dépasser les schémas étapistes de son époque et d'adapter sa stratégie révolutionnaire au contexte spécifique de la Russie, illustrant ainsi l'importance pratique d'une compréhension fine de Hegel pour l'action politique.

 - 00'15 : Présentation
 - 03'35 : La formation intellectuelle de Lénine 
 - 23'34 : L'influence hégélienne dans Matérialisme et Empiriocriticisme 
 - 34'13 : La lecture de la Science de la Logique en 1914
 - 50'20 : Conclusion

Le Mythe du Patriarcat. Avec Christian Godin pour le Cercle Aristote.


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08.12.2025

Le concept de patriarcat comme grille de lecture universelle de l'histoire est-il valide ? À travers une analyse critique des thèses néo-féministes, le philosophe Christian Godin démontre comment la notion de domination masculine, présentée comme absolue et intemporelle, relève davantage d'un mythe idéologique que d'une réalité historique.
En s'appuyant sur des exemples anthropologiques, sociologiques et philosophiques, il questionne les dérives d'un féminisme devenu dogmatique, indifférent aux violences réelles subies par les femmes dans le monde.
Une réflexion essentielle pour comprendre les enjeux contemporains de l'égalité et de la différence.

 - 0'00'00 : L'intellectuel et la liberté de penser
 - 0'01'13 : Le patriarcat : un mythe moderne ?
 - 0'07'12 : La domination masculine : une thèse fragile
 - 0'13'02 : Le pouvoir selon Foucault : un réseau, pas une possession
 - 0'20'30 : Femmes et justice : des avantages invisibles ?
 - 0'26'25 : Théorie du genre : la fin du sexe ?
 - 0'34'17 : Transactivisme vs science : le conflit
 - 0'48'55 : L'égalité à tout prix : une folie contemporaine
 - 0'55'34 : Galanterie = domination ? La dérive puritaine
 - 1'00'21 : Progrès et violences : le paradoxe féminin

50 ans de guerre de l'information. Avec Christian Harbulot pour l'Ecole de guerre économique.


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2026

La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.

Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.

Georges Marchais ou la fin des Français rouges. Avec Sophie Coeure à la Librairie Tropiques.


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26.09.2025

Pendant près d'un quart de siècle, il a dirigé le Parti communiste français. Les médias ne concevaient pas un débat politique sans lui et son verbe fort. Il était de toutes les manifestations. Il allait à Moscou tous les ans ou presque, et multipliait les contacts avec les "pays frères". Il affronta Giscard, Chirac, Mitterrand, face auquel, en 1981, il réunit plus de 15 % des suffrages. Mais il semble avoir disparu de nos mémoires, de nos rues, de nos livres d'histoire.
Lui, c'est Georges Marchais, mort en 1997. L'historienne Sophie Coeuré est partie sur ses traces, essayant de comprendre à la fois le personnage, l'effondrement, après lui, d'une grande force politique de gauche, et plus largement une certaine France, pas si lointaine, celle des années 1950-1990, où le choix était simple entre socialisme et capitalisme, où l'expression "famille politique" avait un sens très concret, et où l'on pouvait espérer concilier des solidarités internationalistes et un progrès social "aux couleurs de la France".

Eloge de L'Inégalité. Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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01.2026

La modernité, ivre d'égalitarisme, a fait de l'égalité une idole. Elle en oublie que l'inégalité n'est pas une malédiction, mais la condition même de l'ordre et de la vitalité des sociétés. Là où l'égalité nivele, l'inégalité hiérarchise ; là où l'une prétend effacer les différences, l'autre les assume et les valorise.
L'histoire montre que les civilisations les plus florissantes furent celles qui surent cultiver les écarts – de mérite, de talent, de rang – plutôt que de les nier. Une société sans élites est une société sans boussole, condamnée à l'entropie. L'inégalité, loin d’être un vice, est le moteur des hiérarchies naturelles, celles qui récompensent l'effort, la compétence et la responsabilité.
Pourtant, la modernité, obsédée par l'illusion d'une égalité absolue, s'épuise à vouloir gommer ces distinctions. Elle confond justice et nivellement, équité et uniformité, et finit par produire une médiocrité généralisée. L'éloge de l'inégalité n'est pas un appel à l'arbitraire, mais à la reconnaissance des différences légitimes – celles qui élèvent plutôt que celles qui écrasent.

L'hyper violence des mineurs : des racines familiales et culturelles ? Avec Maurice Berger pour le Centre Européen de Recherche et d'Information sur le Frérisme.


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07.2025

Le Dr Maurice Berger évoque la fonction psychique du clan – fusionnel, normatif, surprotecteur – comme un frein majeur à l'individuation. Il montre comment la logique clanique peut, dans certains cas, servir de réponse identitaire à une humiliation maternelle ou une haine de soi. Il insiste également sur les ressources internes aux musulman assimilés, en particulier les éducateurs qui prônent la citoyenneté, l'égalité, et l'autonomie de pensée.
Finalement, il appelle à une réforme structurelle profonde : crèches obligatoires dès la petite enfance, suppression du regroupement familial, rénovation de la justice des mineurs et rupture avec le déni universitaire.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'00'39 : Présentation du Dr Maurice Berger 
 - 0'03'04 : Réflexion sur facteurs éducatifs, culturels, religieux
 - 0'04'20 : Cadre éducatif familial, encadrement et devoirs
 - 0'07'00 : Débat sur l'influence de l'origine sur la délinquance
 - 0'09'00 : Rôle de l’histoire personnelle, transculturalité
 - 0'12'00 : Sourate Ali Imran (v.31) et pardon sans empathie
 - 0'15'00 : Barrières claniques et exclusion du thérapeute
 - 0'18'00 : Position transculturelle : compétences vs appartenance
 - 0'21'00 : Chirurgie psychique : concilier deux familles, deux mondes
 - 0'24'00 : Impact de l'abandon des racines sur la santé mentale
 - 0'35'00 : Structure clanique, homéostasie, trouble cognitif
 - 0'38'00 : Réseaux sociaux, clan moderne et perte de pensée autonome
 - 0'41'00 : Violence multifactorielle : familial, culturel, sociétal
 - 0'43'00 : Exposition précoce à la violence conjugale et conséquences
 - 0'47'30 : " Bodisation" : violence incorporée dans l'identité
 - 0'50'00 : Mariages forcés, endogamie, violence parentale
 - 0'54'00 : Impact sur le garçon : pouvoir maternel excessif
 - 0'57'00 : Éducation parentale : discipline, cadre, autorité
 - 0'59'00 : Voile : marqueur normatif, rôle dans contrôle des genres
 - 1'03'00 : Fracture entre logique clanique et société de rencontre
 - 1'07'00 : Que faire ? Reconstruction totale, dispositifs efficaces
 - 1'09'00 : Échec de l’évaluation des CER et nécessité de tests
 - 1'11'00 : Propositions : prisons courtes, code pénal, majorité
 - 1'13'00 : Modèle danois : intégration dès la crèche, réglementation
 - 1'15'00 : Besoin d’un centre de recherche national structuré
 - 1'18'00 : Conclusion : appel à une pensée globale et universitaire

Un entretien mené par Florence Bergeaud-Blackler.

René Girard, anthropologue du christianisme. Avec Paul Dubouchet pour le Cercle Aristote.


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11.2025

Pourquoi le christianisme est-il la seule religion non sacrificielle ? Paul Dubouchet explore les liens entre Hegel et Girard, révélant comment ces deux penseurs ont défendu une vision radicale du christianisme comme religion de la raison et de la liberté. Une discussion essentielle pour comprendre les enjeux contemporains de la violence et de la foi.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'30 : Girard, un auteur controversé
 - 0'03'45 : Hegel et Girard, un lien inattendu
 - 0'10'20 : Hegel et l'apologie du christianisme
 - 0'20'15 : La violence selon Girard
 - 0'25'50 : Girard et l'apocalyptisme
 - 0'35'00 : Les trois étapes de Girard
 - 0'42'00 : L'héritage de Girard aujourd'hui
 - 0'47'00 : Girard, un penseur pour notre époque ?

L'éthique des croyances religieuses. Avec Roger Pouivet à la Bibliothèque nationale de France.


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24.01.2024

A-t-on le droit de croire en l'existence de Dieu ? Non, répondent ceux qui veulent des preuves. Oui, affirme Roger Pouivet, car nous avons le droit de croire même sans justification épistémologique. Cela n'a rien d'intellectuellement honteux, contrairement à ce que disent certains philosophes, en parlant d'une "éthique des croyances".
Une nouvelle question se pose alors : a-t-on le droit de croire avoir reçu une révélation et prétendre connaître ainsi la vérité ? Non, répondent ceux pour lesquels la vérité ne peut pas être donnée par Dieu dans la Bible. Oui, affirme toujours Roger Pouivet, et, qui plus est, une épistémologie peut défendre la rationalité de notre croyance à la révélation.
Dès lors, peut-on faire "comme si" les affirmations du "Credo" étaient des fictions ? Est-il vrai que la religion est avant tout une affaire pratique et une forme de vie ? Non, répond enfin Roger Pouivet : les arguments en faveur d'une conception non réaliste de la religion sont faibles en revanche, le réalisme théologique peut être défendu.