L'internationalisation du droit. Avec Mireille Delmas-Marty et Alain Supiot à l'IEA de Nantes.


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19.06.2012

Jusqu'à une période récente, le Droit se présentait en Europe comme un pavage de Droits nationaux. Chacun d’eux constituait un système clos sur lui-même et possédait, avec le droit international privé, son propre outil (national) de communication avec tous les autres.
Ce tableau a beaucoup changé durant ces trente dernières années. Certes le tropisme national continue de dominer l’étude du Droit, mais il a perdu de sa force pour des raisons à la fois internes et externes à l’Europe. Internes avec l’emprise désormais considérable d’un droit élaboré hors des cadres nationaux (essentiellement par la Commission européenne et la Cour de justice de l’Union et, dans une faible mesure, la Cour européenne des droits de l’Homme). Externes avec la fin des empires européens, l’effacement des frontières du commerce et la montée corrélative en puissance de droits individuels détachés de leurs cadres nationaux et de nouveaux juges internationaux (Cour pénale internationale, Organe d'appel de règlement des différends de l'Organisation Mondiale du Commerce).
Cette internationalisation du Droit soulève de nombreuses questions, concernant notamment le statut des droits de l'Homme, l'inscription territoriale des lois, la souveraineté nationale ou la nature du droit européen.
Ce sont ces questions qui font ici l'objet d'un dialogue entre Mireille Delmas-Marty et Alain Supiot, puis d'un débat ouvert avec les auditeurs présents.

La part de la morale. Avec Paul Ricoeur et Monique Canto-Sperber à Répliques sur France Culture.


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15.09.2001

4 jours seulement après les attentats du World Trade Center, Paul Ricoeur et Monique Canto-Sperber sont interrogés par Alain Finkielkraut sur le sens de cet événement tragique.
Que penser du terrorisme ? Peut-on penser l'acte kamikaze dans les termes de la philosophie morale ? Comment expliquer l'émergence de ce mal ? Et à qui en imputer la responsabilité ?

Le fabuleux succès d'Amélie Poulain. Avec Serge Kaganski et Philippe Lancon à Répliques sur France Culture.


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28.07.2001

Alors que le film fait un triomphe en salle et reçoit des critiques élogieuses de toutes parts, Alain Finkiekraut convoque l'accusation.
L'un critique le fond en nous expliquant que "Si Le Pen cherchait un clip pour promouvoir sa vision du peuple et son idée de la France, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain serait le candidat idéal" pendant que l'autre moque la forme en jugeant que "Le film donne l’impression de prolonger les pubs qui l’ont précédé".
Une émission pour comprendre le sens de ces attaques.

Les racines de l'Europe. Avec Rémi Brague et Dominique Urvoy à Répliques sur France Culture.


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28.06.2008

Les deux invités de l'émission débattent des racines culturelles et religieuses de l’Europe, suite à la polémique liée à la parution du livre "Aristote au Mont-Saint-Michel" de Sylvain Gouguenheim.

Le droit de manifester. Avec Me Jérôme Triomphe sur Radio Courtoisie.


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27.06.2013

Suite aux violences policières et autres irrégularités de la justice lors de l' affaire Castellucci et des suites des manifestations contre le "Mariage pour tous", Me Jérôme Triomphe rappelle les droits dont jouissent les citoyens français et européens quant au droit de rassemblement et d'expression des opinions.

La vérité peut-elle survivre à la démocratie ? Avec Pascal Engel au Collège de France.


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28.05.2010

L’une des raisons pour lesquelles la vérité et la démocratie ne semblent pas faire bon ménage est qu’on a tendance à confondre, d’une part, la liberté d’opinion et de parole avec l’égale vérité des opinions, ce qui revient à adopter une forme de relativisme, et, d’autre part, la règle de majorité avec une règle de vérité, ce qui revient à adopter une forme de théorie de la vérité comme consensus.
Parce que la démocratie libérale repose sur le principe de la pluralité des valeurs et sur la neutralité axiologique, on a tendance à penser qu’elle exige de traiter toutes les opinions comme également respectables et, moyennant une confusion de plus, comme également vraies.
Parce que la démocratie suppose la règle selon laquelle, en matière de décisions, la majorité doit l’emporter, on suppose que les opinions majoritaires ont le plus de chances d’être vraies, et qu’elles sont vraies parce qu’elles sont celles de la majorité.
Comment donc envisager le rôle de la vérité dans la démocratie ?

Qui sont les nouveaux bien-pensant ? Avec Philippe Sollers à Répliques sur France Culture.


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10.02.2001

Alain Finkelkraut, qui avait pris la défense de Renaud Camus pendant l'orage médiatique qui s'était abbatu sur sa personne, reçoit Philippe Sollers en contradicteur et représentant de cette horde d' "intellectuels" ayant attaqué celui avait osé "dévier" des modes de pensée dominantes.

Le destin de la langue française. Avec Renaud Camus et Richard Millet à Répliques sur France Culture.


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15.04.2000

A l'occasion de la parution du "Répertoire des délicatesses du français contemporain", Alain Finkielraut invite son auteur Renaud Camus et l'écrivain Richard Millet pour échanger ensemble sur leur commune conception du génie de la langue française.

Toutes les civilisations se valent-elles ? Débat entre Philippe Nemo et Eric Fassin sur France Culture.


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12.02.2012

Après la polémique déclenchée par les propos de Claude Guéant stipulant que "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas", il est temps de s'interroger sur le sens profond de la problématique.
Qu’est-ce qu’une "culture" ? Et qu’est-ce qu’une "civilisation" ?
Le débat fait rage entre les relativistes et les universalistes. Ou plutôt entre ceux qui pensent que la civilisation occidentale est supérieure aux autres et ceux qui plaident pour une symbiose des cultures.
Le philosophe Philippe Némo ne pense pas que l’Occident soit par essence supérieure à l’Orient, par exemple. Mais il constate qu’à la loterie de l’évolution, l’Occident a tiré le gros lot : c’est elle qui a inventé l’Etat de droit, la démocratie, la liberté d’expression et l’économie de marché.
Sociologue, Eric Fassin est un chercheur engagé du côté des minorités. Pour lui, le discours de M. Guéant correspond au sens commun colonial d’avant-guerre qui ferait fi des acquis de l’anthropologie. Un racisme culturel serait donc en vigueur au sommet de l’Etat.
Dialogue des cultures ou choc des civilisations ? Place donc au choc des argumentations et au conflit des interprétations.

Comment sortir de la catastrophe ? Avec Slavoj Zizek au Theâtre des Idées du Festival d'Avignon.


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11.07.2011

De la crise financière à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la société du risque est devenue le modèle de notre monde contemporain sans cesse menacé d'effondrement écologique, économique ou politique.
Comment échapper à la fois à la catastrophe et au catastrophisme ? Quelles alternatives collectives construire pour faire face à cette crise de l'avenir ?
Slavoj Zizek analyse les différentes façons d'appréhender la crise du capitalisme. Car les quatre cavaliers de l'Apocalypse (désastre écologique, révolution biogénétique, marchandisation démesurée et tensions sociales) sont, selon lui, en train de le décimer.
Face à cette situation catastrophique, quatre attitudes semblent s'imposer : le déni (l'idée que la misère ou les cataclysmes, "cela ne peut pas m'arriver"), le marchandage ("laissez-moi le temps de voir mes enfants diplômés"), la dépression ("je vais mourir, pourquoi me préoccuper de quoi que ce soit") et l'acceptation ("je n'y peux rien, autant m'y préparer").
Or, il est possible de sortir collectivement de cette mondialisation malheureuse.

Crédit à mort : la décomposition du capitalisme et ses critiques. Avec Anselm Jappe à Rennes.


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25.08.2011

Anselm Jappe développe dans un premier temps sa réflexion sur la crise du capitalisme à partir de la critique marxienne de la valeur.
Il réagit ensuite longuement à des questions et interventions dans la salle.
 La critique de la valeur n'est-elle pas une forme d'économisme ? Ne pousse-t-elle pas au pessimisme ?
 Pourquoi la valeur est considérée comme une fait social total (au sens de Mauss) ?
 La crise du capitalisme est-elle une opportunité pour l'émancipation sociale ?
 Qu'est-ce que la lutte des classes ? Faut-il vraiment arrêter de revendiquer pour une redistribution des richesses capitalistes (argent et machandises) ?
 Le capitalisme est-il vraiment en train de s'effondrer ?
 Quels sont les effets du discours de la critique marxienne de la valeur ?
La discussion collective s'ouvre enfin sur la perspective de l'émancipation sociale (Que faire ? Quoi faire ?), au-delà de la forme de vie sociale capitaliste-marchande structurée par le travail socialement médiatisant, le mouvement de la valeur, l'argent et l'Etat.

Le bilan de l'indépendance algérienne. Avec Frédéric Pons au Cercle Aristote.


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22.04.2013

"Qu’avons-nous fait de ces cinquante ans ?" Telle est la question que se posent de nombreux Algériens.
Preuves et témoignages à l’appui, Frédéric Pons explique pourquoi l'Algérie s’est enfoncé dans le marasme depuis l'indépendance de 1962.
Il montre comment une caste militaro-affairiste met l’économie en coupe réglée et se maintient au pouvoir, recourant à des manipulations qui ont culminé pendant la terrible guerre civile des années quatre-vingt-dix, aux cicatrices encore à vif.
C'est donc le vrai bilan de cinquante ans d’indépendance qui nous est ici révélé.