Aldous Huxley (1894-1963), le prophète oublié. Avec Françoise Todorovitch, Dominique Dussaussoy, Yves Michaud, Axel Kahn et Bernard Besret sur France Culture.


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29.09.2002

Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imaginait une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains "sauvages" dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des "Alphas", génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort.
Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier...
Livre mondialement connu et célébré, Le Meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, paru en 1932, n'est-il pas le seul titre vraiment connu par le public français ? Un défi, un réquisitoire, une utopie. On a pu dire à propos de cette œuvre, qu'elle était quasi prophétique dans l'univers de la biologie et de la génétique. Sans parler, bien sûr, des réflexions sur les dangers d'un monde technologique déshumanisé.
Veut-on une société parfaite, des gens heureux, seulement des génies ? Questions que se posait Aldous Huxley.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

Le capitalisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour Hors-Série.


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22.10.2018

On sent qu'il aime ça, Grégoire Chamayou, rentrer dans la tête des puissants. Dans son précédent livre déjà, Théorie du drone, le philosophe plongeait dans les archives militaires américaines pour nous donner à entendre les voix de ceux qui pensent la guerre et tentent de promouvoir une nouvelle manière de la faire : sans courir le risque de mourir soi même.
Dans son dernier ouvrage en date, La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) le chercheur troque le complexe sécuritaire pour les boards des entreprises. Il nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir économique, là où les intellectuels organiques des milieux d'affaire ont mis au point dans les années 1970 les théories, les concepts et les tactiques pour défendre un ordre capitaliste alors profondément remis en cause, aussi bien par des salariés "indisciplinés" que par des mouvements écologistes en demande de régulation gouvernementale.
Il faut les entendre échafauder leur riposte, inventer les "théories de la firme" à même de justifier le primat de la valeur actionnariale, tout en s'efforçant de déréaliser la violence de la hiérarchie et du rapport salarial… Il faut les entendre, car alors on perçoit leurs contradictions, leurs débats, leurs désaccords et leurs failles. Celles qu'il nous appartient d'exploiter si l'on veut à nouveau se rendre ingouvernables.

Émission "Aux Ressources", animée par Laura Raim.

C'est quoi la BONNE politique ? Avec Pierre-Yves Rougeyron et Idriss Aberkane sur BeBooda.


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09.2020

Nous avons oublié le goût de la grande politique. L'Histoire pourtant a profondément nourri l'humanité de cas frappants et édifiants d'une politique vertueuse. Cette politique qui a illuminé les siècles peut-elle encore exister aujourd'hui, et comment pourrait-on la raviver ?
C’est la question que est ici posée dans un dialogue pédagogique croisé entre l'essayiste Idriss Aberkane et le politologue Pierre-Yves Rougeyron.

La vie et l'oeuvre des Goncourt. Avec Pierre Ménard sur Radio Courtoisie.


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19.04.2020

Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n'ignore le prix qu'ils ont fondé, l'oubli a frappé la vie et l'oeuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d'un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain. Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, dîner avec Zola, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde artistique dans leur Grenier de la Villa Montmorency.
Pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents, ces langues de vipère ont légué à la postérité un cadeau empoisonné : un Journal secret qui fait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle. Seule la méchanceté est gratuite, aussi les deux écrivains la dépensent-ils sans compter. Chaque page laisse éclater leur détestation des femmes, des parvenus, des Juifs, des artistes et de leurs familiers.
On découvre Baudelaire ouvrant sa porte pour offrir aux voisins le spectacle du génie au travail, Flaubert invitant ses amis à déguster des "cervelles de bourgeois", les demi-mondaines étalant un luxe tapageur ou Napoléon III entouré d'une cour servile qui met en bouteilles l'eau de son bain...
Réactionnaires ne jurant que par la révolution en art, aristocrates se piquant de faire entrer le bas peuple dans la littérature, les Goncourt offrent un regard aiguisé sur un monde en plein bouleversement, où, de guerres en révolutions, le paysan fait place à l'ouvrier, la bougie à l'ampoule et le cheval à l'automobile.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Hold-Up, par Jean-Dominique Michel.


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25.08.2020

Pendant des mois, la moitié de l'humanité a été confinée. Le Covid-19 a fait basculer nos existences dans l'inattendu, l'incertitude, l'angoisse.
Jean-Dominique Michel est spécialiste en anthropologie de la santé. Il est le premier à avoir perçu le décalage entre la réalité de l'épidémie et les discours des autorités politiques et sanitaires. Absence de tests de dépistage, confinement généralisé de toute la population, mensonges sur le rôle des masques…, il dissèque les décisions absurdes.
Grâce à un solide travail documentaire, il nous permet de comprendre en quoi les pouvoirs publics ont failli et pourquoi nous aurions pu agir autrement. Surtout, il jette une lumière crue sur le mal qui sape notre système de santé. Pour lui, il est temps de bâtir une véritable "démocratie sanitaire". La résilience collective acquise durant l'épreuve doit nous permettre d'y arriver.
Qu'aurions-nous dû savoir ? Comment nous préparer, si demain la menace réapparaissait avec un virus plus contagieux et plus létal ? Quelles leçons tirer de cette crise pour en sortir grandis ? Un regard non académique, une analyse édifiante.

L'épuration littéraire 1944-1945. Avec Pierre Saint-Servant sur Radio Courtoisie.


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11.02.2020

Les "maudits", ce sont les écrivains épurés à la Libération : Brasillach, Drieu la Rochelle, Rebatet, Céline, et plus d'une centaine d'autres, entraînés, plus ou moins consciemment, dans la grande fièvre politique des années 1930 et 1940.
Loin d'amener à remettre les choses en perspective, le temps qui s'est écoulé a au contraire favorisé la banalisation d'une imagerie manichéenne, où il n'y a plus que des (très) bons et des (très) méchants. Les opinions ont été transformées en délits, et une pensée unique veut imposer les limites d'un culturellement correct. Il existe une littérature immorale et des auteurs indécents, et leur traque est de salubrité publique.
C'est contre cette grande entreprise de la bêtise universelle, contre cet "esprit des listes noires" que nous devons nous dresser.
Sans sombrer dans la bêtise inverse, nous pouvons lire les livres des "maudits" pour ce qu'ils sont : des livres, bons ou mauvais.

Émission du "Libre Journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Ecologie de la culture. Avec Laurent Ozon sur Telegram.


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2020

Ces enregistrements sont issus du fil audio Telegram de Laurent Ozon ouvert en septembre 2020. Nous les publions avec son autorisation.
Pour retrouver ses publications après la date du 17 décembre 2020, abonnez-vous à son espace via l'adresse suivante : www.ozoncanalaudio.org

Temps et accélération. Avec Jean-Pierre Dupuy aux Rencontres philosophiques de Monaco.


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14.11.2019

Si sa définition traditionnelle marque en quoi le temps est une présence indéfinie, homogène et invariable au sein de laquelle se déploient êtres, choses et événements se succédant de façon ininterrompue, l'expérience du temps dévoile aussi cette présence constante comme tantôt alourdie par des lenteurs, tantôt avivée par des accélérations.
Comment penser à la fois ces deux données irréconciliables du temps : son écoulement continu et les singularités de ses expériences vécues, qui en font varier la durée ? Sa constance et sa persévérance irréversibles et les moments, les instants, les scansions de ses expériences, parfois accusant des atermoiements, parfois filant telles des précipitations ?
Il nous faudra aussi chercher à savoir en quoi ce qu'il convient de nommer l'accélération du temps entraîne des changements sociaux considérables, des transmutations politiques, des modifications insoupçonnées de la sphère intersubjective. En effet, l'actualité est traversée par une accélération du temps où de nouvelles possibilités d’existence ne cessent de s'ouvrir à un rythme effréné.
Fort paradoxalement, nous ressentons le sentiment de ne plus posséder le temps nécessaire pour entreprendre quoi que ce soit. Et ainsi, les individus tendent à privilégier des activités de faible satisfaction, de court terme, par rapport à d'autres plus valorisantes, mais toujours différées.
Or la technique n’est pas seule responsable de ce phénomène, la cause est aussi idéologique et correspond au "projet de la modernité" : le désir d'autonomie. Nous ne voulons être liés à rien et être toujours disponibles de sorte à ne jamais manquer quoi que ce soit.
Quelles sont les sources et quelles seront les conséquences de cette situation temporelle affectant l'ensemble de nos expériences, personnelles et sociales ?

Pensée dominante et démocratie. Avec François Bégaudeau à l'Ecole Normale Supérieure.


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17.09.2019

Existe-t-il une pensée dominante et si tel est le cas, quel en est son contenu ? Est-elle une pensée de classe ou un consensus à l'échelle de la société ? Quelle est l'objectif de la pensée dominante et quelle est son influence sur la lutte des classes ? François Bégaudeau, héritier des pensées marxiste et anarchiste, répond à ces questions d'une actualité brûlante.
Dans un second temps, le sociologue et politologue Gil Delannoi donne la réplique : pourquoi les élites sont-elles acquises à une pensée dominante ? Est-ce un phénomène social évitable ou le propre même de toute société ? Des solutions existent-elles pour limiter ces effets dans notre société démocratique ou faut-il nécessairement envisager un changement de système ?

L'Allemagne et l'Europe. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour l'Action Française.


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25.03.2020

L'Allemagne contemporaine a-t-elle réellement renoncé aux vieux buts de guerre de l'Allemagne impériale ? L'Union européenne sert-elle autre chose que les intérêts allemands ?
Pierre-Yves Rougeyron, juriste, fondateur du Cercle Aristote et directeur de la revue Perspectives Libres, revient sur le destin de notre voisin d'outre-Rhin en détaillant ce qui fait sa force, à savoir la pérennité de son projet politique, quelque soit l'élite alors au pouvoir.
Il revient également sur les cinq moyens principaux qui servent la politique allemande, à savoir son modèle économique, l'euro, l "'illuminisme" germanique, le sécessionnisme pro-allemand et la stratégie du "peuple Léming"...
Une leçon d'histoire et de réalisme politique.

Autour de la pensée de Charles Taylor. Avec Alexandre Gascoin pour la Chaire de philosophie à l'hôpital.


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09.11.2020

Qui sommes nous, sujets modernes ? A cette interrogation, le philosophe Charles Taylor propose de répondre par l'exploration des sources morales qui ont progressivement traversé et constitué l'histoire de l'occident, et qui ont se faisant servi de pôles d'identification incontournables pour les individus et les groupes.
Les Sources du Moi, œuvre fondamentale de la philosophie taylorienne, se propose d'explorer la nature de ces sources afin de comprendre la manière dont nous en sommes venus à nous interpréter nous-mêmes.

Georges Valois et le grand empêchement contemporain. Avec Pierre Le Vigan et Guillaume Travers sur Radio Courtoisie.


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17.12.2019

Dans une première partie, le journaliste et économiste Guillaume Travers présente la réédition du livre de Georges Valois La Révolution nationale, dans lequel Valois exalte ce qui n’a pas de prix, la grandeur et l'héroïsme, contre ce qui est calculable. Un livre adressé aux hommes des grandes nations et rédigé pour lever une nouvelle élite de combattants : un livre pour notre temps.
Ensuite, le philosophe et urbaniste Pierre Le Vigan nous présente ses travaux sur la période contemporaine qui peut être caractérisée, sur le plan politique, par un "Grand Empêchement" induit par la vision libérale du monde qui lui est consubstantielle.

Émission du "Libre Journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.