Le mépris : dignité, lutte des classes et culture. Avec François Bégaudeau sur Mind Exploreur.


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06.2026

Le mépris est-il toujours une faute ? Ou existe-t-il des formes de mépris légitimes, voire nécessaires ? François Bégaudeau s'attaque à un sentiment que l'on condamne trop vite, en distinguant le mépris de classe subi, le mépris culturel assumé et ce qu'il appelle la "dignité du mépris", cette capacité à refuser certaines formes de pensée ou d'existence sans que ce refus soit une trahison.
Dans Du mépris, il explore les usages politiques et littéraires d'un mot qui dérange, et invite à réfléchir à ce que nos mépris disent de nous.

Un entretien mené par Joseph et François-Régis Ribes 

Généalogie de la santé mentale : émergence et définitions d'une psychopolitique. Avec Claude-Olivier Doron pour l'Association des Psychologues et de Psychologie dans l'Education nationale.


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18.09.2024

L'histoire du concept de "santé mentale" est intéressante à plus d'un titre. En effet, il n'est pas indifférent que l'ensemble d'un champ de savoirs et de dispositifs pratiques prétende s'organiser, à un moment donné, autour de la santé mentale et non, comme ce put être le cas à d'autres périodes, autour de l'aliénation, voire autour de la prophylaxie des maladies mentales.
Quelles sont les conséquences de ce choix relativement récent concernant l'organisation des politiques publiques autour de ce champ ? 

Neurosciences, un discours néolibéral. Avec François Gonon pour l'Association de Santé Mentale du 13e arrondissement de Paris.


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05.12.2024

L'engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu'elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n'ont, jusqu'à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités.
Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l'accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l'idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité.
Parmi tous les discours d'experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. François Gonon en propose un examen critique.

Sexe, science et censure : les vérités taboues de la guerre du genre. Avec Peggy Sastre pour Contrepoints Podcast.


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11.2025

Hormones, cerveau, psychologie, comportements : depuis des décennies, la science documente des différences indéniables entre hommes et femmes. Mais à l'université, le simple fait d'en parler est devenu tabou. Chercheurs, psychologues, philosophes qui invoquent la biologie ou l'évolution sont accusés, menacés, parfois réduits au silence par des activistes militants. Cette négation de la nature humaine dépasse aujourd'hui le seul monde académique : elle contamine les institutions, les médias et les réseaux sociaux, au point de fragiliser le débat démocratique lui-même.
À rebours des dogmes, Peggy Sastre rétablit des vérités scientifiques passionnantes sur la morphologie, la psychologie, les goûts et les sentiments – qu'il s’agisse de jalousie, de préférences amoureuses révélées par les applications de rencontre, ou encore des choix de carrière et d'orientation professionnelle. Autant de différences qui, loin de contredire l'égalité, la rendent intelligible.

 - 00'20 : A l'origine de ce livre, une conférence annulée à Sciences Po
 - 05'11 : Qu'est-ce que la psychologie évolutionnaire ? Comment Peggy Sastre s'y est intéressée ?
 - 12'42 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences observées entre les sexes ?
 - 17'27 : La psychologie évolutionnaire est-elle sexiste ?
 - 25'42 : Les critiques de la psychologie évolutionnaire 
 - 29'32 : Peut-on dire qu'il existe un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
 - 33'41 : Peut-on opposer les facteurs biologiques et les facteurs environnementaux ?
 - 36'09 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences H/F en matière de sexualité ?
 - 38'40 : Peut-on dire que les femmes se sont faites berner par certains mythes de la révolution sexuelle ?
 - 42'19 : Infidélité féminine et infidélité masculine
 - 45'01 : Le slut shaming
 - 48'54 : Pourquoi le viol perdure ?
 - 50'40 : Les applications de rencontre
 - 56'12 : Les faux procès de la psychologie évolutionnaire

Un entretien mené par Élodie Messéant.

La place de l'enfant. Avec Alain Ehrenberg sur la RTS.


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15.11.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Sadique époque : comment en sommes-nous arrivés là ? Avec Dany-Robert Dufour au Cercle Aristote.


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24.11.2025

Nous voici entrés dans une nouvelle ère sadique. Où la brutalisation des relations sociales, politiques et internationales n'est même plus dissimulée par ses promoteurs.
Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, il faut en revenir à Sade, lorsque le "divin Marquis" a révélé aux hommes, en plein Siècle des lumières, la part d'ombre indissociable de leur nature.
Partant des espaces clos - ces phantasmatiques châteaux des supplices de jadis -, Dany-Robert Dufour examine comment cette "passion sadique" s'est progressivement déployée au fil de l'histoire récente : hier dans l'État total nazi, aujourd'hui dans le Marché absolu.
Il montre combien trois facteurs contribuent désormais à une sadisation en profondeur des relations entre individus : les réseaux dits sociaux, qui fonctionnent en fait à la haine de l'autre ; l'emprise de plus en plus dévorante des technologies ; les pratiques prédatrices de l'hyper-classe financière. Manquait à cette nouvelle ère un couronnement. Le voici, avec l'intronisation de Donald Trump II en bouffon tyrannique fulminant.Nul doute que Sade jubile : c'est désormais la pérennité du genre humain qui se trouve menacée.

L'immaturité permanente. Avec Thomas Boussion sur ERFM.


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01.01.2026

Depuis quelques années, nous assistons à l'émergence d'une idéologie issue du gauchisme qui, sous prétexte de bienveillance, conduit à une volonté de destruction, d'effacement, de dénonciation de tout ce qui, dans nos sociétés, notre civilisation ou notre histoire, pourrait offenser des minorités éternellement désignées comme victimes. Cette idéologie, le wokisme, revêt ceux qui y adhèrent d'un manteau de pureté morale qui les place, dans la construction mentale qu'ils se font du monde, tout en haut de la hiérarchie : ils sont les "éveillés".
En réalité, cette idéologie fait des ravages au sein même de ses militants qui ne voient plus le monde que comme une série de rapports binaires et antagonistes, monde et civilisation dont ils sont issus et qu'ils haïssent. Mais qu’est-ce qui pousse vraiment ces chevaliers du bien à tant de violence contre tous ceux qui ne partagent pas leur vision, contre leurs ancêtres et finalement contre eux-mêmes ?
En réalité, ce mouvement s'inscrit dans un processus bien plus large et bien plus profond, un changement de paradigme qui affecte de plus en plus nos sociétés occidentales, un rapport au monde qui est celui de l'enfance, vue non pas comme un stade de l'évolution de l'individu, mais comme une matrice intellectuelle faite de catégories, de raisonnements et de valeurs, qui déterminent des choix, des actes ou encore des prises de position idéologiques.
Thomas Boussion se donne comme objectif de comprendre quelles sont les conséquences politiques de la persistance de cet état chez l'adulte, c'est à dire la manière dont une conception infantile de soi et du monde peut déterminer, au-delà des apparences et parfois à son insu, la place réelle d'un individu dans l'espace politique, en analysant le concept d'enfance, ses manifestations sur le plan sociétal et sur le plan psychologique, en décrivant la place qu'elle prend dans nos sociétés.