La crise financière qui vient… Avec Frédéric Lordon sur Elucid.


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04.2026

Frédéric Lordon tire la sonnette d'alarme : quelque chose de gros se prépare du côté de la finance. Le private credit, l'intelligence artificielle et l'endettement des particuliers sont autant de foyers prêts à s'embraser, et la guerre au Moyen-Orient vient jeter de l'huile sur le feu. Jamais dans l'histoire du capitalisme une telle conjonction de forces ne s'était produite. Mais de ce choc pourrait aussi surgir une occasion historique : celle de refaire enfin de la politique anticapitaliste...

 - 0'00'00 : Zapping
 - 0'01'43 : Qu'est-ce que le crédit privé et quel est son rôle ?
 - 0'17'17 : Le risque d'un "bank run" du crédit privé
 - 0'37'40 : Les fonds de crédit privé peuvent impacter tout le système
 - 0'41'08 : Les graves problèmes des autres formes de crédit
 - 0'44'29 : La bulle de l'IA
 - 0'55'28 : L'impact de la guerre en Iran
 - 1'13'56 : L'intrication entre crise économique et financière
 - 1'28'26 : L'État pourra-t-il sauver le système encore une fois ?
 - 1'41'38 : Pourquoi la menace économique ne nous indigne pas plus ?
 - 1'45'12 : Une occasion de se débarrasser des "collabos"
 - 1'47'17 : Une société post-travail à l'ère de l'IA ?
 - 1'58'42 : Question finale

Un entretien mené par Olivier Berruyer.

À qui profite l'anticomplotisme ? Avec Laurent Dauré sur Espaces Média.


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15.04.2026

Depuis 2015, l'anticomplotisme s'est imposé comme idéologie au service de l'ordre établi, incarnée par Rudy Reichstadt et Conspiracy Watch. Présenté comme rempart contre les fake news, ce courant cherche moins à informer qu'à disqualifier toute critique systémique. 
Laurent Dauré retrace la trajectoire de Conspiracy Watch : ses relais médiatiques, ses financements publics et son alignement sur les positions libérales et sécuritaires. Cette enquête dévoile une galaxie militante déguisée en expertise scientifique, où l'anticomplotisme devient un outil de censure idéologique et de contrôle du débat public.

Un entretien mené par Louise Bihan.

L'antifascisme : un vieux roman, une vieille histoire. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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02.03.2026

De ses origines soviétiques à son instrumentalisation contemporaine, François Costantini nous raconte l'histoire de l'antifascisme, qui questionne son rôle comme outil idéologique au service du système mondialiste. 

 - 0'00'00 : Hommage à Quentin
 - 0'02'23 : Trois temps de l'analyse
 - 0'07'38 : Origines soviétiques de l'antifascisme
 - 0'25'42 : Extension du domaine de la lutte
 - 0'34'26 : Antifascisme et RDA
 - 0'43'39 : Systématisation de la haine
 - 0'54'51 : Antifascisme et violence politique
 - 0'57'31 : Gilets jaunes et instrumentalisation
 - 1'00'26 : Antifascisme et système mondialiste
 - 1'01'39 : Conclusion et appel au don

Les sources médiévales de la pensée capitaliste. Avec Sylvain Piron à École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.


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29.04.2021

Face à l'aggravation des crises environnementales qu'elle a provoquées, la société industrielle semble frappée d'aveuglement. Elle est bercée de l'illusion que tout finira par s'arranger, grâce à la souplesse du marché, l'innovation technique et l'inventivité du capital. Toute une mythologie économique entrave ainsi la réflexion et la perception de la gravité de la situation. 
Dans le but de défaire cette mythologie, Sylvain Piron cherche à en comprendre l'histoire, en associant deux voies complémentaires. Le désastre vers lequel nous avançons est annoncé depuis un demi-siècle. Parmi les penseurs de l'écologie politique des années 1967-72, les parcours de Gregory Bateson et d'Ivan Illich permettent d'observer l'émergence de cette réflexion, puis son occultation sous l'effet du tournant néo-libéral des années 1980.
 Mais pour saisir la puissance du mythe et ses effets dévastateurs, il faut remonter bien plus haut. L'appétit de transformation du monde naturel par l'action humaine correspond à une pente générale de l'Occident dans la longue durée du second millénaire de l'ère chrétienne. C'est ce que l'on peut décrire comme une dynamique d'occupation du monde, au double sens d'une occupation objective par des êtres subjectivement occupés à le transformer.
Les théologiens scolastiques ont été les premiers à observer le phénomène au XIIIe siècle. Point de départ d'une pensée de l'économie, leur philosophie morale peut aujourd'hui fournir des arguments critiques face aux dogmes de la pensée économique contemporaine. 
Alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l'occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés qui lui confèrent à présent une texture quasiment théologique. Cet impensé est le premier responsable de notre incapacité à faire face aux crises actuelles.
Sylvain Piron nous propose une interprétation globale du destin économique de l'Occident, en vue de défendre la nécessité d'un autre rapport au monde.

La place de l'enfant. Avec Alain Ehrenberg sur la RTS.


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15.11.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.

La servitude électrique, du rêve de liberté à la prison numérique. Avec Alain Gras sur Radio Libertaire.


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21.11.2022

L'action de l’électricité se révèle dans trois domaines principaux : la lumière, la force, l'information. Une telle immatérialité la fait passer pour innocente. Pourtant, son efficacité repose essentiellement sur le pouvoir du feu en ce qu'elle n'est qu'un vecteur énergétique. Dégâts et déchets sont cachés en amont ou en aval de son utilisation.
À travers un parcours historique d'Ampère à Bill Gates, Alain Gras démonte les coulisses et les travers du mythe électrique et de la numérisation de nos existences. Non, le tout-électrique-tout-numérique ne sauvera pas la planète ! Avant qu'ils ne nous emprisonnent totalement, arrachons-nous à leur pouvoir de séduction et sortons de la Matrice.

Émission "Trous Noirs".

Crédit à mort. Avec Anselm Jappe pour La vie manifeste.


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06.2012

C'est à partir de la critique du fétichisme de la marchandise et de la valeur qu'Anselm Jappe cerne le moment qui est le nôtre. Son ouvrage Crédit à mort est la mise à l'épreuve des théories critiques élaborées à partir des années 80 dans les revues Allemandes Krisis et Exit et par Moise Postone aux Etats Unis, afin de mesurer si elles permettent mieux que d'autres de comprendre ce qui nous arrive.S'il s'agit bien d'une critique marxiste, celle-ci abandonne la centralité du concept de luttes de classes considérant qu'il ne peut plus suffire de changer les modes de distribution des richesses. Cela, parce que la critique de la valeur révèle une contradiction dynamique et interne au capitalisme, dont la crise ouverte en 2008 en serait l'accomplissement. Une contradiction qui conduit nécessairement le capitalisme à la destruction de la valeur et par conséquent de la richesse. De richesse il n'y en à donc plus suffisamment pour relancer le capitalisme social des années 60 : un capitalisme de plein emploi, de salaires élevés et de l'école ascenseur. Pour comprendre cette situation, il convient de saisir la manière dont la valeur se constitue à travers le concept de travail abstrait, du rôle de la technologie dans la diminution de la valeur et le rôle du crédit, de la finance dans la prolongation de l'agonie du capitalisme.Le travail d'Anselm Jappe constitue également une critique de la culture, de la modernité et du sujet, s'appuyant sur le fétichisme de la marchandise comme structure déterminante des formes même de l'agir et de la pensée. Ce que le capitalisme emportera avec lui dans son écroulement, c'est la socialisation telle qu'elle s’est constituée depuis la révolution du capitalisme anglais de Manchester. Un écroulement susceptible de mettre à nu le sujet automate du capitalisme incapable de se socialiser autrement que par l'échange d'unité de valeur.

Un entretien mené par Emmanuel Moreira.

La Revolution française des années 60. Avec Antoine Compagnon et Jean-François Sirinelli sur France Culture.


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31.01.2026

Une révolution a eu lieu dans les années 60 du XXᵉ siècle. Pourquoi choisir 1966 plutôt que 1968 pour en comprendre la dynamique ?
Antoine Compagnon avance deux raisons à son choix. D'abord une raison personnelle, relevant de ce que Pierre Nora appelait "l'ego-histoire" : "C'est l'année où je me suis éveillé au monde, aux idées (...). C'est l'année où j'ai découvert la France." Mais surtout, 1966 lui apparaît comme "le début de cette seconde Révolution française". Selon lui, "la France a été en guerre entre 1914 et 1962" et ce n'est qu'après cette longue période que les choses commencent à changer. Il compare ainsi 1966 au "89 de la Révolution française", quand 1968 en serait "93, la véritable explosion"...
Jean-François Sirinelli partage ce diagnostic tout en l'élargissant. Pour l'historien, dès "le milieu des années 1960", la révolution est à l'œuvre, et 1968 agit avant tout comme "un accélérateur de particules historiques". Les ferments sont déjà là : télévision dans la moitié des foyers, transformations politiques issues du scrutin de 1965, rupture dans le monde intellectuel et premières avancées décisives pour les droits des femmes.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

L'Empire n'a jamais pris fin. Avec Pacôme Thiellement sur Blast.


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2026

Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.

Le bon plaisir. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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12.12.1992

Dans un dialogue avec Jean-Jacques Pauvert, Alain Bernardin et Jean Benoît, mêlant érotisme, surréalisme et combats politiques, Annie Le Brun livre son propre auto-portrait littéraire et philosophique pour qui la poésie est au coeur de la vie, révolte qu'elle est contre cette condition humaine incapable de répondre à l'infinie du désir qui nous habite.Héritière de Breton, dotée d’une intelligence rare, elle célèbre l'œuvre méconnue d'Alfred Jarry, critique le féminisme "totalitaire" qui n'a plus pour unique ambition que de neutraliser le désir.
Fidèle au surréalisme, qu'elle voit comme une "révolte sensible" contre le monde, elle rejette sa récupération culturelle. Sade, enfin, incarne une "révolution épistémologique" : en démasquant les justifications sociales du désir, il révèle sa vérité crue.
Une voix libre, entre poésie, désir et subversion.

Une émission produite par Christine Goémé

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

La pensée des Européens. Avec Antoine Dresse pour Les Braves.


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18.03.2026

Figure militante sur tous les fronts, Antoine Dresse -alias Ego Non- évoque son parcours, détaille son rapport à la droite identitaire et revient sur quelques sujets d'actualité : remigration, pluralisme civilisationnel, NRx, stratégie politique, il n'y a aucun tabou dans cet entretien sans concession.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'38 : Le parcours d'Ego Non
 - 0'15'01 : Ego Non, un nouveau média ?
 - 0'27'50 : Qu'est-ce que le réalisme politique ?
 - 0'48'14 : Feliks Koneczny et la séparation des civilisations
 - 1'07'13 : La néo-réaction, une mode idéologique ?
 - 1'24'03 : La circulation des idées identitaires en Europe
 - 1'35'40 : Martin Sellner, remigration et Etat de droit
 - 1'42'25 : Affaire Quentin et violence politique
 - 1'58'16 : Aparté : Ego Non et l'IA
 - 2'11'08 : Questions des spectateurs
 - 2'33'44 : Conclusion

Un entretien mané par Laurent et VinceK.