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L'historienne défend ici la thèse de son livre “Le choix de la défaite” où elle affirme que la débâcle française de mai 1940 n’est pas qu'une “simple” défaite militaire qui serait due, comme le prétend l’histoire officielle, à l’incompétence de nos stratèges, l’insuffisance de notre armement où la couardise de nos soldats… Mais que, bien au contraire, elle serait le résultat logique et attendue d’une stratégie savamment mise en place pendant près de 20 ans, fruit d'un complot ourdi par une organisation secrète baptisée “la synarchie”, composée de représentants de l’élite autoproclamée de l’époque, grands patrons (Comité des Houillères, Comité des Forges), technocrates, sans oublier le quota classique de syndicalistes et journalistes corrompus.



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Yvan Blot et Etienne Chouard débattent de la réalité du gouvernement représentatif, des mécanismes institutionnels en place, de leur évolution souhaitable pour l'institution d'un système politique démocratique et des expériences historiques de démocratie directe. L'échange est intéressant dans le sens où Yvan Blot se déclare volontiers libéral, de droite, alors qu'Etienne Chouard se reconnait davantage comme l'héritier d'une tradition classiquement étiquettée aujourd'hui à "gauche".


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Benoit de Rambures, expert en sureté pour entreprise à l'international, est interrogé sur l'état de la zone du Sahel et du Sahara, les incidence du terrorisme islamique, les retombées des "printemps" arabes et les perspectives à venir.
Emission du "Libre journal de Pichot-Bravard" présenté par Charles Henri d'Andigné.


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Pouvons-nous échapper à la fétichisation de l’économique et à l’emprise de la logique de marché ? Cela est sans doute possible si on prend la peine de lire et de relire Karl Polanyi 1886-1964. Car vouloir échapper à la vision économique du monde n’est pas vouloir échapper aux marchés. Il a toujours existé des économies avec des marchés, des foires, des ports, des places financières, mais l’apparition de l’économie de marché, qui fait parler les marchés, et craint leurs réactions comme s’il s’agissait de personnes, cela n’est pas si vieux. Le mythe du marché autorégulé – désencastré du rapport social – est finalement assez récent. Il date du XIX siècle.
Et c’est pour l’avoir dénoncé et s’être opposé à la société du tout-marchand, que Polanyi, adepte d’un socialisme démocratique, est devenu aujourd’hui une référence théorique importante.
Les trois dernières décennies ont connu, en effet, à l’échelle mondiale, un nouvel épisode d’utopie libérale que nombre de penseurs appellent le néolibéralisme.
Pour en comprendre les rouages et en analyser les propositions, Karl Polanyi reste un auteur précieux.
Emission "Les Nouveaux chemins de la connaissances".


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Dans l’histoire du capitalisme (marchand puis industriel et enfin financier), le libéralisme n’est-il qu’une étape ? Une étape bientôt dépassée ? Les deux notions, capitalisme et libéralisme n’ont-elles en commun que d’être appliquées aujourd’hui dans les sociétés occidentales ?
Autre question, plus stimulante encore : la doxa libérale ne fait-elle pas fi de l’histoire des grandes nations capitalistes ? Nations qui ont construit leur puissance à coup d’intervention de l’Etat, des guerres de l’Opium britanniques au new deal américain en passant par le plan Marshall en Europe et le patriotisme économique cher à la France ou au Japon qui voient leurs gouvernements toujours soutenir diplomatiquement, et financièrement quand il le faut, leurs champions nationaux ? Quant à la réussite économique de la Chine, ne montre-t-elle pas manière éclatante que capitalisme et démocratie ne sont définitivement pas mariés mais forment plutôt une union libre et récente ?
Et puis, la crise financière de 2008 a vu, faut-il le rappeler, les Etats voler au secours des banques.
Qu'en est-il donc de la doctrine libérale ?
Emission "Du Grain à moudre".


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Les Iraniens ont attendu trois siècles avant de traduire le Coran. Pourquoi attendre si longtemps ? Qui les en empêchait et pour quelles raisons ?
Depuis la première traduction jusqu’au siècle dernier nous identifions plus de 850 traductions. Quelle est l’évolution de ces traductions ? La langue particulière de ces traductions mot à mot a fortement influencé la prose persane. En quoi les conséquences de cette influence persistent-elles encore dans la vie culturelle des iraniens ?


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Selon une première approche, le commun serait une détermination de certains biens dont la propriété intrinsèque serait de ne pas être appropriables à titre privé. Ce qui revient à classer les choses en termes de biens "communs", de biens "publics" ou de biens "privés".
Selon une autre approche, le commun devrait être soustrait à la catégorie de l’avoir : ce que nous aurions en partage, ce serait notre condition même d’êtres finis, déterminant comme une communauté du "manque".
Mais le commun n’est ni une détermination inhérente à une certaine catégorie de biens, ni une détermination relevant immédiatement du mode d’être de l’homme. Il est une détermination de l’agir : seul l’agir commun peut donner à des choses de devenir communes tout en produisant une figure inédite du collectif.


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Comment arrêter le Progrès sans être réactionnaire ?
Alain Gras revient sur les "contingences historiques" qui auront permis une polarisation des techniques axées sur l’utilisation des énergies thermiques et les décrit comme un piège.
Séminaire intitulé "André Gorz – Décroissance – Utopie" organisé par la revue ENTROPIA.


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