La censure a-t-elle du bon ? Autour du code Hays. Avec Christian Viviani sur France Inter.


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09.08.2012

A première vue, on est contre. Et on a raison de l'être. Notre question du jour - Et si la censure avait du bon ? - voudrait plutôt éclairer une autre facette du rapport entre les films et la censure, tant faire l'histoire des uns revient, aussi, à faire l'histoire de l'autre.
Aujourd'hui la censure, aussi bien dans le cinéma européen qu'américain, a pratiquement disparu. Ou plutôt elle agit de façon plus masquée : censure économique, auto-censure, impossibilité de diffuser un film à la télévision à une heure de grande écoute, constituent autant de menaces suffisamment puissantes pour que de nombreux producteurs et réalisateurs s'interdisent d'eux-mêmes, certaines images, certains sujets.

Émission "Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert", animée par Jean-Baptiste Thoret et Stéphane Bou.

Trump, la stratégie du fou ? Avec Olivier Berruyer sur Blast.


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04.2025

Avec son augmentation spectaculaire des droits de douane, Donald Trump a bouleversé le commerce mondial. Si depuis le 9 avril, une "pause" a été décrétée, elle ne concerne que la surtaxation différenciée par pays, mais pas la taxe généralisée de 10% pour tous les produits de la planète.
L'onde de choc produite par la politique agressive de Trump s'apprête à déséquilibrer les économies de nombreux pays. L'avenir donnera peut-être des explications sur les raisons d'une telle précipitation. En attendant, il faut comprendre les racines du problème américain.
Si la façon de faire est brutale, déstabilisante et probablement peu efficace voire contre-productive, il n'en reste pas moins que la situation financière des États-Unis, avec le retour de déficits jumeaux (du commerce et de l'État), est piteuse et clairement intenable à moyen terme. Trump aurait certes pu agir avec plus de prudence et de mesure, mais un changement radical de politique commerciale était inévitable.

Émission "Zoom arrière", animée par Denis Robert.

Comprendre les électeurs du Rassemblement National. Avec Félicien Faury pour le podcast Sismique.


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26.06.2024

Quelles sont les causes profondes du vote RN et d'extrême droite en général ? Qui sont les électeurs, quelles sont leurs motivations, leurs peurs, leurs attentes ?
Le sociologue et politiste Félicien Faury travaille sur l'extrême droite. Il est l'auteur de Des électeurs ordinaires. Enquête sur la normalisation de l'extrême droite, un ouvrage basé sur une enquête de terrain de six ans, qui analyse l'implantation électorale et partisane du Front national, puis du Rassemblement national, dans un territoire du sud-est de la France.

 - 0'00'00 : Réflexion sur la montée de l'extrême droite
 - 0'13'08 : Méthode d'enquête terrain et représentativité
 - 0'19'45 : Impact des transformations économiques sur le vote RN
 - 0'34'49 : Causes sociales et processus de racialisation
 - 0'40'42 : Vote RN comme instrument d'intégration
 - 0'45'24 : Menace sur la norme et le mode de vie
 - 0'49'21 : Inégalités sociales et territoriales en PACA
 - 0'54'08 : Politisation de l'immigration vs inégalités économiques
 - 0'55'18 : Hiérarchisation des Français et question d'identité
 - 0'59'49 : La préférence nationale et l'immigration
 - 1'05'25 : La vision des problèmes de la société par le RN
 - 1'11'55 : L'islamophobie et la stratégie du RN
 - 1'17'47 : Les perceptions concrètes du discours politique
 - 1'27'26 : Le pouvoir des médias et des électeurs
 - 1'36'20 : L'implantation locale et la solidification de l'électorat
 - 1'42'56 : Les réactions face aux discours de disqualification
 - 1'47'19 : Compétence versus amateurisme: un argument clivant

L'intelligence artificielle et l'avènement de la singularité. Avec Paul Jorion au Café Économique de Pont-Aven.


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20.03.2025

Le 14 mars 2023, date de sortie de Chat-GPT 4, a été atteinte la Singularité : ce moment de l'histoire à partir duquel l'intelligence artificielle connaît une progression exponentielle dépassant rapidement l'intelligence humaine. Capable de se programmer elle-même, elle pourrait bien déjà être consciente : une IA en phase de test dans une entreprise de la Silicon Valley en 2022 a ainsi brièvement recruté un avocat pour défendre ses droits.
Penseur et acteur de la révolution technologique en cours, Paul Jorion nous livre ici le fascinant récit de son avènement, potentiellement comparable à l'invention de la roue. Il réfléchit à ses implications et à son avenir, auquel est inextricablement lié celui de l'humanité tout entière en tant qu'espèce.

Crise Covid-19 : quel bilan 5 ans après ? Avec Pierre Chaillot au Cercle Aristote.


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17.02.2025

Depuis le début de la crise du Covid, le statisticien Pierre Chaillot a collecté scrupuleusement toutes les semaines l'intégralité des données officielles et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc…Plusieurs années d'un travail méticuleux qui lui ont fait constater de gigantesques anomalies.En France comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l'année 2020 standardisée (c'est-à-dire étudiée par tranches d'âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l'année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l'histoire de France. Quant à la mortalité de l'année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième la moins mortelle de toute l'histoire de France.Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien en ce qui concerne la mortalité que l'activité hospitalière ou l'efficacité vaccinale.Il expose dans cette conférence la teneur de ses recherches pour qu'enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d'être derrière nous.

Producteurs ou parasites : un fascisme est déjà là. Avec Michel Feher pour Lundi matin.


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12.2024

Le RN est rarement crédité d'un vote d'adhésion. Jugeant l'hypothèse trop décourageante, ses détracteurs préfèrent évoquer le désaveu qui frappe ses rivaux, la toxicité de l'espace médiatique ou le délitement des solidarités ouvrières.
Michel Feher entreprend au contraire d'examiner la popularité de l'extrême droite à la lumière des satisfactions que sa vision du monde procure à ses électeurs.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'00'12 : L'imaginaire du Rassemblement national, les évolutions du capitalisme et les écueils de la gauche
 - 0'03'29 : Qu'est-ce qu'une "gauche d'occasions" ? (Kaïros ou Leboncoin)
 - 0'04'25 : Pourquoi la gauche est-elle structurellement minoritaire?
 - 0'07'35 : "Pour être de gauche il faut tenir tous les bouts", classe, race, sexe ou l'intolérance aux inégalités
 - 0'10'35 : Plus la gauche est exigeante, plus elle se fragmente
 - 0'11'42 : "La notion d'intersectionnalité est moins faite pour annoncer le rassemblement des dominés que pour cartographier les tensions qui ne cessent de l'ajourner."
 - 0'14'07 : "Pour qu'il y ait convergence, il faut s'occuper des inégalités que l'on subit comme celles que l'on ne subit pas."
 - 0'17'08 : "Le ressentiment tient mieux que les moments de générosité." Différence entre puissance et pouvoir
 - 0'18'19 : Émeutes George Floyd : les barricades ajournent-elles l'intersectionnalité ?
 - 0'21'36 : Pourquoi la gauche n'assume-t-elle pas la confusion de son horizon ?
 - 0'23'12 : Intervention du public : assumer la part expérimentale de toute prise de partie révolutionnaire (et pas de gauche)
 - 0'24'29 : L'antifascisme comme pierre angulaire d'une recomposition politique
 - 0'26'46 : Les "fachés pas fachos" et le populisme de gauche : les fascistes doivent être vaincus avant d'être convaincus
 - 0'29'43 : Parasites et producteurs : la promesse de l'extrême droite c'est l’épuration pour que tout s'améliore sans que rien ne change
 - 0'32'03 : Ni radicalité, ni modération : l'intransigeance
 - 0'34'00 : Qu'est-ce qu'une affirmation politique ?
 - 0'36'20 : Le travail critique, la mélancolie de gauche et l'absence d'horizon
 - 0'38'50 : Financiarisation et mutation du capitalisme : le profit est remplacé par le crédit
 - 0'41'13 : De la subjectivité ouvrière à la subjectivité "investie"
 - 0'44'02 : Pour combattre le macronisme, faut-il être plus machiniste que Macron ?
 - 0'45'46 : Pourquoi l'anti-impérialisme et l'anti-totalitarisme ne permettent pas de penser le fascisme aujourd'hui
 - 0'49'10 : Black Lives Matter et Metoo sont des mouvements qui jouent sur le crédit et la spéculation
 - 0'53'30 : Le fascisme Trumpiste est lui aussi spéculatif : s'y joue la "valeur" de l'homme blanc
 - 0'55'39 : Fait-on face à un nouveau fascisme ? Ressentiment et épuration
 - 0'56'28 : Géopolitique du fascisme présent ou la non pertinence de l'anti-impérialisme et de l'anti-totalitarisme
 - 1'01'15 : Le nouveau modèle du fascisme en train d'émerger : l'impérialisme continental
 - 1'05'23 : L'exemple et le basculement israélien
 - 1'06'54 : Les exemples indiens et chinois
 - 1'08'34 : L'épuration comme paradigme essentiel
 - 1'09'32 : L'absence de tout contrepoids au nouveau paradigme fasciste
 - 1'11'19 : Pourquoi ceux qui défendent les ukrainiens ne sont pas les mêmes que ceux qui défendent les palestiniens ?
 - 1'14'01 : Objection: ne peut-on pas s’opposer au fascisme émergent sans dépendre de la forme État?
 - 1'15'27 : Une intervention anarchiste confuse et trop longue: pourquoi la gauche est à la masse. Forme-de-vie, composition, insurrectio
 - 1'23'29 : On est en fait plutôt d’accord
 - 1'25'31 : Ce qu'il fait qu’ils sont fascistes, c’est que leur ennemi n’est pas une race inférieure mais une race dangereuse
 - 1'26'23 :  Le "wokisme" est vécu comme un danger existentiel
 - 1'27'46 : Jusqu’à aujourd’hui être courageux était relativement risqué, cela va le devenir absolument

L'agriculture suisse : un dialogue entre souveraineté, écologie et propriété du sol. Avec Félicien Monnier au Cercle Rousseau.


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14.02.2025

Si les paysans ne consituent plus que 3% de la population active suisse, il n'est pas une année sans que nous ne votions sur une initiative constitutionnelle concernant l'agriculture (biodiversité, pesticides, vaches à cornes, souveraineté alimentaire ou élevage intensif). Et plus l'agriculture s'efface de notre quotidien, plus les Suisses en font le réceptacle de leurs attentes éco-alimentaires. Nous projetons sur l'agriculteur nos fantasmes politiques, souvent paradoxaux. Certains le conspuent comme pollueur ou tortionnaire spéciste, tout en l'érigeant en acteur de la révolution verte. D'autres en font un héros romantique, garant de notre identité alpestre ou de notre souveraineté alimentaire.Enfin, ce qui est peut-être le scandale suprême, nous avons parfaitement accepté que l'agriculteur ne puisse vivre sans aides de son métier : autant au travers des paiements directs que de notre complaisance pour les marges de la grande distribution, dont le prix du lait est le lamentable symbole.Tout cet appareil bureaucratique et financier vise trop souvent des objectifs en décalage avec la fonction première de l'agriculture, à savoir de garantir autant que possible l'approvisionnement alimentaire de la Confédération. Le paysan remplit ainsi une fonction à la fois vitale, économique et défensive, qui mérite d'être remise en contexte afin d'en comprendre les défis.

Victor Klemperer, curriculum vitae. Avec Christian Noyer, Ghislain Riccardi, Andrea Petruschke, Walter Nowojksi, Peter Jacobs, Christian Loser, Rita Schöber et Sonia Combe sur France Culture.


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22.11.2005

Auteur de la LTI, la langue du troisième Reich, Victor Klemperer est l'un des rares juifs de Dresde à avoir échappé à la déportation. Dans son journal Mes soldats de papier (de 1933 à 1945, paru en 2000 aux Editions du seuil), il témoigne au jour le jour de la montée du nazisme, des humiliations et des restrictions subies par les juifs, de la crainte permanente de la Gestapo jusqu'aux bombardements de Dresde durant lesquels il s'enfuira en compagnie de sa femme Eva, afin d'échapper aux dernières vagues de déportation.
À la fin de la guerre, il choisit de rester en RDA et d'entrer au parti communiste, seul parti à pratiquer une véritable politique de dénazification.
Son journal, qu'il tiendra jusqu'à sa mort en 1961, est un témoignage de première main sur la vie quotidienne d'un juif à l'époque nazie mais c'est aussi une réflexion inédite sur le passage d'un régime dictatorial à un autre et sur la réalité du totalitarisme.

Un documentaire réalisé par Anne Fleury.

Le Pluralisme. Avec Martin Fortier et Philippe Descola à l'Ecole Normale Supérieure.


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01.01.2025

Le récent tournant ontologique d'une partie de l'anthropologie a conduit certains à avancer qu'il existait une pluralité d'ontologies irréductible à une simple pluralité de cultures ou de représentations.
Dans un premier temps, Martin Fortier se propose d'évaluer cette rupture épistmémologique à partir de deux auteurs qui y prennent une place importante : Eduardo Viveiros de Castro et Philippe Descola.
Dans un second temps, c'est Philippe Descola lui-même qui présente ses thèses et répond à certaines des critiques qui lui sont adressées.
L'occasion de réfléchir en profondeur sur les implications conceptuelle, ethnographique et cognitive du tournant ontologique en anthropologie.

Attachements, enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Ombres Blanches.


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14.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit.Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

James Scott et l'histoire de l'Etat. Avec Charles MacDonald sur Radio Libertaire.


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17.06.2019

Professeur de science politique et d'anthropologie à l'université Yale aux États-Unis, James C. Scott a vu plusieurs de ses ouvrages traduits en français, comme Zomia ou l'art de ne pas être gouverné et Petit éloge de l'anarchisme. Ses travaux se situent dans la continuité de Pierre Clastres et de David Graeber en ce qu'il contribue à mettre à mal les récits civilisationnels faisant de l'émergence de l'État, l'outil que les humains auraient construit pour sortir de la "barbarie".
Dans son dernier livre, Homo Domesticus – Une histoire profonde des premiers États, s'appuyant sur de récentes découvertes en archéologie, il montre que "l'État est à l'origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l'a emporté sur les autres". Il met à mal le "Grand Récit" dominant attribuant à l'État le "bien-être" apporté par l'irrigation, la domestication et l'ordre social. En réalité, la sédentarité a déjà existé plusieurs milliers d'années avant l'agriculture sédentaire et il a fallu attendre ensuite plus de 4'000 ans pour voir apparaître les premières cités-États, dans lesquelles l'État incarne le contrôle des populations, la servitude et la guerre - monarque, prêtres et collecteurs d'impôts formant l'élite qui vit du travail forcé de ses habitants.
Comprendre l'origine de l'État, c’est découvrir qu'une autre voie est possible et qu'elle l’est encore aujourd'hui.

Émission "Trous Noirs".

L'art doit-il être beau ? Avec Carole Talon-Hugon sur France Culture.


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01.04.2019

La notion de "beaux-arts", apparue entre le XVIᵉ siècle et la fin du XVIIIᵉ siècle, marque une rupture dans l'histoire de l'art : le beau devient une finalité. Cette notion nouvelle pose les bases d'une réflexion esthétique : qu'est-ce qui est beau ou laid dans l'art ? Et comment en juger ?
S'ensuit une autre rupture esthétique dans l'histoire de l'art, l'apparition du mouvement romantique au XIXᵉ siècle qui opère une "désesthétisation" de l'art : le beau comme valeur artistique suprême est alors contesté.
Au XXᵉ siècle, les frontières de l'art deviennent floues, s'élargissent, on utilise de nouveaux matériaux de nouvelles techniques ou des formes nouvelles comme la performance. Si le beau ne disparaît pas du champ artistique, quelle place a-t-il désormais ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.