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En commémoration de l'expulsion forcée d'environ 750'000 Palestiniens en 1947-1948 (la Nakba), il est important de revenir aux racines du "conflit israélo-palestinien", de la création de l'Etat d’Israël jusqu'au massacre à Gaza, en mettant en lumière le phénomène le plus important permettant d'expliquer cet état de fait : la colonisation de peuplement.


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Et si l'économie telle que nous la connaissons était fondée sur des mythes ? Et si la société de marché n'était pas universelle ni naturelle ? Pourrait-elle même conduire à des dérives totalitaristes ? En osant poser ces questions, l'anthropologue et historien Karl Polanyi s'est hissé au rang de penseur incontournable du capitalisme contemporain. Critique radical de la société de marché sans pour autant se réclamer du marxisme, il incarne une troisième voie au cœur d'un XXe siècle tourmenté.
De l'étude des sociétés archaïques à celle de l'avènement du fascisme, dont il est le témoin, sa pensée iconoclaste continue d'alimenter les réflexions de ceux qui refusent d'accepter la toute-puissance du marché comme l'horizon indépassable de notre temps.
Émission "Avoir raison avec...", animée par Aliette Hovine.


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"Anders" comme "autrement". Le philosophe allemand Günther Stern -de son vrai nom- cherche par ce faux patronyme à annoncer une pensée critique qui s'inquiète des enjeux techniques, écologiques et politiques de son temps. Élève d'Heidegger, premier époux d'Hannah Arendt et cousin de Walter Benjamin, Günther Anders (1902-1992) est un philosophe méconnu au cœur du XXe siècle. Il nous laisse une œuvre importante, traversant les grands enjeux de son temps, qui se trouvent être aussi les nôtres.
Quelle morale face à la catastrophe écologique à venir et que devons-nous aux générations futures ? Que faire du nucléaire ? Comment ne pas nous laisser dominer par l'accélération du progrès technique ? Tant de sujets qu'il est aujourd'hui urgent d'affronter et pour lesquels la pensée de Günther Anders nous fournit une aide unique et précieuse.


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Ubérisation, robotisation, fin du salariat… Comment travaillerons-nous demain ? Quelle place accorder au travail dans nos vies ? Et où en est vraiment notre rapport au travail aujourd'hui ? Assistons-nous à un basculement qui nous éloigne des paradigmes perçus il y a peu comme incontournables dans les sociétés du salariat ou bien à de simples ajustements grossis par nos perceptions ? Peut-on travailler en faveur du bien commun, d'une société ? Travaillons-nous pour notre propre bonheur ? Quels sont les enjeux de réalisation de soi ou de libération collective dont sont porteuses les activités de travail ?
Philosophe spécialiste de la philosophie sociale et du marxisme, Franck Fischbach évoque le sens du travail dans une démocratie.
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Titulaire d'une thèse de doctorat en langue et littérature françaises sur l'oeuvre de Proudhon d'un point de vue littéraire, Alain Delannoy nous emmène explorer l'œuvre majeure du philosophe socialiste français Système des contradictions économiques qui permet de comprendre ses positions sur le capital, l'État et la justice sociale.
L'occasion de plonger dans les débats sur l'héritage proudhonien, son conflit avec Marx et les nombreuses incompréhensions qui s'en sont suivies quant au sens de sa pensée.


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Le capitalisme et la modernité seraient intrinsèquement liés à un racisme d'essence coloniale et à la domination de l'Occident sur le Sud global : tel est le postulat des décoloniaux. Face à une rationalité considérée comme eurocentrique, face à un système de pouvoir qui chercherait à maintenir les "non-Blancs" dans une position subalterne, ils prônent un retour aux formes de savoir et aux visions du monde des peuples indigènes.
À l'heure où les théories décoloniales, nées en Amérique latine, gagnent du terrain dans les milieux universitaires et militants, Pierre Gaussens fait entendre une autre voix. Il démontre comment ces théories propagent une lecture simpliste de l'histoire et des rapports de pouvoir, et comment leur focalisation sur les questions d'identité ethno-raciale relègue au second plan l'opposition pourtant fondamentale entre riches et pauvres.
À l'horizon, une conviction : seul un anticolonialisme fondé sur une critique radicale du capitalisme permettra de sortir de cette impasse, en dépassant toute soif de revanche pour retrouver le contenu universel des luttes d'émancipation.


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Entrepreneur, enseignant et spécialiste des technologies numériques, Fabrice Epelboin nous éclaire sur la guerre informationnelle et technologique que se livrent les grands noms de la tech dans le développement de l'intelligence artificielle. Une bataille qui semble également de transformer, plus largement, en affrontement civilisationnel de puissance.
- 0'04'20 : Trump et le numérique
- 0'13'20 : La France et l'IA
- 0'18'20 : L'emploi et l'IA
- 0'23'20 : France leader européen de l'IA
- 0'16'20 : Contrôle social et IA
- 0'35'20 : Se former à l'IA
- 0'43'20 : Surveillance et IA
- 0'49'20 : Guerre sur les ressources
- 0'54'20 : Deepseek et l'IA chinoise
- 1'04'20 : Votre métier et l'IA
- 1'08'20 : Se former à l'IA
- 1'18'20 : Le fonctionnement de l'IA
Émission du "Zoom du Cercle", animée par Nicolas Depraz.


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La transition du féodalisme au capitalisme est l'un des débats historiographiques qui a fait couler le plus d'encre, tant en raison de ses implications théoriques que politiques. Néanmoins, force est de constater qu'il y a longtemps eu un consensus entre libéraux et marxistes sur l'essentiel, à savoir que le capitalisme serait progressivement né en Europe occidentale dans les interstices du féodalisme, porté par une bourgeoisie urbaine qui aurait finalement triomphé de l'aristocratie féodale dans une série de "révolutions bourgeoises".
Inspirés par Hegel et les historiens libéraux français de la Restauration, Marx et Engels ont eux aussi initialement adopté une vision de l'histoire comme progressant téléologiquement de stade en stade vers le capitalisme (puis, a contrario des libéraux, vers le socialisme et le communisme). Le marxisme fit ainsi de la bourgeoisie et du développement des forces productives les moteurs de l'histoire. De ce fait, le capitalisme fut pensé comme déjà présent de manière embryonnaire dans les villes d'Europe occidentale, n'attendant que le triomphe politique de la bourgeoisie pour se déchaîner.
Pour le cas français, l’affaire semblait ainsi entendue parmi les historiens marxistes : le capitalisme, né dans les interstices du féodalisme et de l'absolutisme, aurait finalement triomphé avec la révolution bourgeoise de 1789. Le débat portait de ce fait essentiellement sur la nature de l'absolutisme français, parfois vu comme un instrument de l'aristocratie féodale, quelquefois comme une phase de transition nécessaire à l'émergence du capitalisme, voire comme déjà capitaliste.
Mais les historiens du long Moyen-Âge et de l'économie d'Ancien Régime, en montrant la compatibilité du féodalisme et de l'absolutisme avec une économie marchande et monétarisée, les historiens révisionnistes, en indiquant la nature non-capitaliste de l'économie d'Ancien Régime et de la bourgeoisie révolutionnaire, et les marxistes politiques, en démontrant la nature non-capitaliste de l'industrie française jusqu'aux années 1860 et de l'agriculture française jusqu'aux années 1960, sont venus bousculer ces certitudes communes aux libéraux et aux marxistes. Partant de ces travaux, c'est à une reconstruction schématique d'inspiration marxiste politique de ce qu'a été la transition du féodalisme au capitalisme en France qu'Armel Campagne s'attelle ici.
Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".



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Économiste spécialiste des questions monétaires et géopolitiques, Jacques Sapir analyse les bouleversements qui redessinent les relations internationales. L'essor des BRICS, la dédollarisation et la montée en puissance de la Chine remettent en cause la domination occidentale et annoncent l'émergence d'un monde multipolaire. Face à ces transformations, l'Europe peine à définir une stratégie adaptée, tandis que la France cherche à préserver son influence.
À travers une approche économique et historique, Jacques Sapir décrypte les dynamiques à l'œuvre et éclaire les enjeux d'un futur où les rapports de force sont en pleine recomposition.
- 0'00'00 : introduction
- 0'00'57 : la dynamique des BRICS
- 0'16'30 : les BRICS face aux conflits géopolitiques
- 0'24'29 : la menace de Trump face à la dédollarisation
- 0'39'13 : le repositionnement géopolitique des États-Unis
- 0'52'57 : le déclin de la puissance configuratrice américaine
- 1'03'05 : la revanche de la Chine sur l'Occident
- 1'09'22 : la fin de l'hégémonie occidentale
- 1'13'37 : la place de la France dans ce nouvel équilibre mondial
- 1'28'46 : énergie, la France condamnée à la décroissance ?
- 1'51'09 : le piège de Thucydide
Un entretien mené par Thomas Arrighi.


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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de février 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
Actualités nationales :
- 0'00'38 : attentats Mulhouse
- 0'02'28 : islamisme en France
- 0'25'00 : salon de l'agriculture
- 0'36'15 : conseil constitutionnel
- 0'55'15 : RN et Populisme
- 0'59'20 : budget et Censure
- 1'02'50 : déclaration des Grands patrons
- 1'18'26 : fermeture de C8
- 1'29'12 : actus du Cercle
Actualités internationales :
- 1'36'03 : la Belgique
- 1'43'56 : JD Vance
- 1'57'20 : conférence de Munich
- 2'10'05 : USA mesures protectionnistes
- 2'29'27 : négociations en Ukraine
- 2'36'53 : affrontements au Congo


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"Qu'est-ce que signifie être français ? Quels droits cela confère-t-il ? Quelles obligations cela implique-t-il ?" a lancé François Bayrou, le 7 février dernier sur RMC, invitant à une réflexion nationale sur le sujet dans les mois à venir, ainsi que Nicolas Sarkozy l'avait fait lors de son quinquennat. Une fois de plus les questions migratoires, le droit du sol, et les affaires d'OQTF se retrouvent sur le devant de la scène médiatique et politique, dans une France où le vote d'extrême droite explose. De quoi cette obsession est-elle le nom ? Vraie question pour l'avenir d'un pays fracturé, ou diversion utilisée par un pouvoir très impopulaire dans une France au bord de la récession ?
Émission "L'Explication", animée par Aude Lancelin.
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Fondateur du Collectif Investig'Action, le journaliste et essayiste belge Michel Collon analyse depuis plus de 30 ans les stratégies de guerre et de désinformation. Il a également fondé Test Media International, un collectif d'enquête qui vérifie, recoupe et analyse la couverture médiatique des grands conflits mondiaux.
- 0'00'00 : Intro
- 0'02'16 : Présentation
- 0'03'22 : Guerre du Golfe et désinformation
- 0'11'18 : La gauche et la guerre
- 0'31'28 : Les "médiamensonges"
- 0'38'45 : Israël, le "flic du quartier"
- 0'4430 : Le lobby sioniste
- 0'50'47 : Les mensonges du 7 octobre
- 1'05'00 : Les objectifs d'Israël
- 1'09'54 : La trêve à Gaza
- 1'15'18 : En Syrie, les djihadistes au pouvoir
- 1'28'31 : Carte blanche - le pouvoir des citoyens