De quoi l'effondrement est-il le nom ? Les inégalités au coeur de la catastrophe. Avec Renaud Duterme et Lucile Schmid aux Conférences Utopia.


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15.03.2016

Et si notre civilisation était au bord de l’effondrement ? Au regard de notre monde toujours plus inconséquent et complexe, cette interrogation n’est plus réservée aux scénaristes de science-fiction : elle est de plus en plus présente chez de nombreux chercheurs de tous horizons.
Les "crises" financière, économique, écologique, climatique, sociale, démocratique, identitaire, politique. ne sont-elles que des "crises", ou le mal est-il bien plus profond ? Assiste-t-on à la fin d’un modèle de société qui s’est étendu à l’ensemble du monde en quelques siècles seulement ? Face à cela, aucune politique prônée par les partis de gouvernement n’est capable d’enrayer ce processus.
Pour autant, que peut signifier ce concept d’effondrement ? Suivons-nous la trajectoire de l’empire romain ou de la civilisation maya ? Devons-nous voir l’explosion des inégalités et des tensions sociales comme des signes avant-coureurs de cet effondrement ? Ne dissimule-t-il pas un nouvel avatar destiné à masquer les rapports d’exploitation et de domination entre les classes, sous prétexte que l’ensemble de la société serait "dans le même bateau" ?

La géopolitique : doctrines et praxis. Avec Pascal Gauchon pour le Cercle Henri Lagrange.


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05.2016

Pascal Gauchon, géopolitologue, et directeur de la revue trimestrielle "Conflits", répond à diverses questions sur l'histoire et le sens de la discipline qu'il exerce.

Thèmes abordés :
 0:00:32 - définition de la géopolitique
 0:03:31 - géopolitique et géostratégie
 0:05:03 - Machiavel et Clausewitz, deux pères de la géopolitique
 0:09:47 - les écoles de géopolitique anglo-saxonne et allemande
 0:12:38 - l'école française de géopolitique
 0:16:23 - les géopoliticiens qui ont influencé Pascal Gauchon
 0:20:54 - les notions clés de la géopolitique
 0:25:32 - chaque nation est-elle porteuse d'une vision géopolitique propre et permanente ?
 0:30:55 - les critères déterminants de la construction d'une unité géopolitique
 0:33:31 - les limites du matérialisme économique en analyse géopolitique
 0:40:26 - les principales forces à l’œuvre dans la géopolitique mondiale contemporaine
 0:47:26 - développement des entités déterritorialisées et obsolescence des États
 0:50:03 - raisons de l'improbabilité de cette obsolescence
 0:53:05 - les États-Unis pourraient-ils renouer avec leur tradition isolationniste ?
 0:58:35 - la pérennité de l'hégémonie américaine face à la montée en puissance des BRICS
 1:03:01 - la Russie : une nation oscillant entre occidentalisme et panslavisme
 1:06:19 - la reconfiguration de la carte moyen-orientale
 1:10:16 - la construction européenne est-elle fondamentalement anti-géopolitique ?
 1:15:46 - avantages et inconvénients d'un monde multipolaire

La justice sociale. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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11.03.2016

Fondateur de la société du Mont Pélerin et grand prêtre du "néo-libéralisme", Friedrich Hayek a réussi à imposer ses vues dans le domaine de la philosophie morale : il répétait que "le concept de justice sociale est nécessairement vide et dénué de sens" (dans Droit, Législation et Liberté, 1973).
Et c'est ainsi que la "justice sociale" a déserté le champ du discours politique. C'est tout un pan de la pensée philosophique, d'Aristote à John Rawls et passant par Thomas d'Aquin, Rousseau, Kant et Hegel qui a été mis hors-circuit.
Au moment où les inégalités explosent, où les protections arrachées par les travailleurs au cours de luttes séculaires sont balayées par les "réformes" d'un capitalisme devenu absolu, il est impératif de revisiter la pensée de la justice sociale, car il n'y a aucune liberté là où les droits et la dignité des plus pauvres sont bafouées.

S'affranchir des automatismes. Avec Bernard Stiegler et Frédéric Kaplan à la Cité des sciences.


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08.12.2015

L'invention technique est au fondement même de l'humanité. L'homme se dote d'organes artificiels, aujourd'hui numériques, et acquiert de nouveaux automatismes.
Mais pour continuer à créer -et donc à penser- il est indispensable de préserver une capacité à bifurquer, à prendre une décision, à sortir du cadre institué.
Le philosophe Bernard Stiegler, le comédien Denis Podalydès et le technologue du digital Frédéric Kaplan reviennent sur ces thématiques en insistant sur les mutations du travail engendrés par les progrès du numérique.

Une conférence du cycle "Fabuleuses mutations".

L'histoire de John Law. Avec Pierre Jovanovic pour Médias-Presse-Info.


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11.05.2016

Il est un homme dont nous ne parlons pas assez : c'est John Law, un anglais de bonne famille devenu monétariste qui a inventé le billet de banque et la "planche à billets" afin de sauver la France en faillite de Louis XV.
Alors que ses techniques monnétaires sont aujourd'hui utilisées de manière frénétique par la Fédéral Reserve, la Bank of Japan, la Bank of England et la Banque Centrale Européenne, l'histoire de John Law nous apparaît furieusement d'actualité.
La narration d'une France ruinée par l'invention de la planche à billets raconte aussi l'imminente faillite de la France pour exactement la même raison : l'usage de la fausse monnaie par la Banque Centrale Européenne !
Une histoire à connaître et à comprendre pour réaliser que la politique menée par les économistes actuels n'est en réalité qu'une politique de faussaires "inspirés par le démon" selon Goethe.

De Gaulle et les communistes. Avec Henri-Christian Giraud au Cercle Algérianiste du Gers.


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28.11.2014

Voici une conférence consacrée aux relations pendant la guerre entre le chef de la France libre et les communistes – tant français que soviétiques – qui révèle l’alliance secrète contractée à partir de juillet 1941 entre De Gaulle et Staline, et l’alliance privilégiée qui, à partir de novembre 1942, a uni De Gaulle et le Parti communiste français.
Nous mesurons ensuite ce que fut concrètement l’application de cette double alliance : sur le plan international, avec la caution apportée par le général De Gaulle aux projets des Soviétiques concernant le lieu d’ouverture du second front, le règlement de la question polonaise et celui du statut futur de l’Allemagne, sur le plan national, avec l’adhésion du général De Gaulle à l’épuration et la participation de deux puis de cinq ministres communistes au gouvernement.
Le règlement de la "question algérienne" est à inscrire dans cette problématique pour en comprendre pleinement le sens.

La crise terroriste en Europe. Avec Xavier Raufer pour l'Europe des Nations et des Libertés.


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18.05.2016

Six mois après les attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, le criminologue Xavier Raufer, devant le groupe parlementaire patriote Europe des Nations et des Libertés (ENL), dresse le bilan des initiatives prises ici et là pour lutter contre ce phénomène.
Plans contre le terrorisme, services de renseignements, profils des terroristes : Xavier Raufer décrypte le système et ses failles.

Psychologie de l'enfant. Avec René Zazzo pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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14.11.1978

René Zazzo propose ici un bilan de ses recherches sur le développement de l’enfant. Il évoque le miroir (auquel il a consacré un film À travers le miroir), la perception étrange de l’image spéculaire et la réaction de détournement que le miroir suscite de la part de l’enfant, jusqu’à l’âge de 3 ans, lorsque l’enfant est en mesure de réaliser "c’est moi".
La conscience de l’unicité du moi ne se développe pas chez les malades mentaux ou les fous ; René Zazzo évoque à ce propos la nouvelle de Maupassant, "Le Horla".
Puis il passe à un autre "révélateur", à savoir "l’autre"; il explique le passage de l’indifférenciation totale, c’est-à-dire la confusion du bébé avec l’environnement à la reconnaissance de l’autre, en insistant sur le fait que l’enfant n’est pas un individu isolé au départ, solitaire, mais qu’il y a bien symbiose, puis reconnaissance progressive de l’autre.

L'entretien est mené par Yvette Rielle.

Oubliées, les énergies alternatives ? Avec François Jarrige à la Cité des sciences.


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03.05.2016

Le XIXe siècle européen sacre le triomphe du charbon, puis du pétrole. Or le "choix du feu" l’a emporté lentement sur d’autres moyens d’accroître la force de l’humanité.
L’exploration des expériences énergétiques oubliées se révèle indispensable pour affronter les défis énergétiques du futur.

Une conférence du cycle "Modernité en crise".

"Là-bas" de Huysmans et le satanisme au XIXe siècle. Avec François Angelier à la Librairie Le Monte-en-l'air.


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07.11.2013

Est reçu pendant cette conférence le très illuminant François Angelier, à la fois animateur et producteur de Mauvais Genres sur France Culture, co-coordonateur des éditions des écrits de Louis Massignon, auteur d’essais consacrés à Jules Verne, Léon Bloy et Paul Claudel, romancier sous le nom de François-Maxime Kulpa et directeur de la collection "Golgotha" aux éditions Jérôme Million.
Il nous donne une conférence consacrée au "Là-Bas" de Joris-Karl Huysmans, ce qui lui permet de revenir sur le satanisme au XIXe siècle et d'évoquer l’ex-abbé Boulan, Julie Thibault ou le Carmel d’Elie.

L'anthropologie des Lumières. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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30.09.2014

Un mérite essentiel de l'esprit des Lumières ? Avoir promu et fortifié la haute idée d'une unité du genre humain. Tous les traités, tous les manuels, tous ceux qui forgent l'opinion en réitèrent l'affirmation avec un tel ensemble et un tel enthousiasme, qu'il est probable qu'ils y croient.
Étrange phénomène : la réalité est très différente. L'esprit de libre examen, dont également sont crédités avec ferveur les "philosophes" ceux-ci l'ont appliqué, parmi d'autres objets de quelque conséquence, à la notion même de l'humanité, qu'ils en sont venus à nier comme essence au nom du progrès. Il en résulte, sous leur plume, au moins à titre de tendance très appuyée, une dilution du genre humain dans l'animalité, dilution d'autant plus séduisante à leurs yeux qu'elle bat en brèche, comme dépassée scientifiquement, la conception biblique de l'homme.
Les retombées n'en sont pas minces. L'humanité, dans le propos des "philosophes" devient friable. Lorsque ceux-ci vont jusqu'au bout des conséquences de leurs principes, des éboulements s'en suivent, qui sont spectaculaires : ce sont des pans entiers de la famille humaine qui se trouvent dissociés de l'humanité pleine, qui sont "bestialisés" ou sous-humanisés, ou exposés à l'être. Pierre-André Taguieff avait pu l'écrire : le siècle des Lumières est bien celui, effectivement, "de la construction intellectuelle du "sous-homme" ". Vont en faire les frais des minorités. très majoritaires : les ethnies exotiques, le sexe féminin, le peuple en général.
Cet effondrement de l'image de l'homme appellera des suites. Il pèsera sur toute l'anthropologie du XIXè siècle. Au bout du compte, en procéderont un peu plus tard des hécatombes qu'il est curieux, voire incongru, de n'imputer tout au contraire qu'à la noirceur de prétendues et improbables "anti-Lumières".

Émission du Libre journal de Lydwine Helly.

Vienne et la Mitteleuropa danubienne. Avec David Tarot et Dominique Venner chez Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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31.01.2012

Frontière de l’Empire romain face aux "Barbares", le Danube s’est imposé comme le trait d’union d’une nouvelle Europe née de la rencontre des mondes germanique, slave et magyar.
Sur ses berges, l’Österreich est devenue au fil des siècles le centre de gravité du grand empire des Habsbourg et Vienne, sa capitale, s’est affirmée comme l’un des foyers majeurs de la culture européenne.
Ce rempart de la Chrétienté face au péril ottoman, lieu des fastes de la cour de Marie-Thérèse, capitale de la musique où l’œuvre de Schubert fait écho à celles de Mozart et de Haydn, fut aussi le lieu des avant-gardes du premier XXe siècle – à l’époque de la Sécession et de Klimt – quand Freud et Kafka ouvraient de nouvelles pistes à l’intelligence du monde.
Intégrées de longue date à un ensemble politique et dynastique commun, la Prague de Charles IV et de Rodolphe II et la Budapest de Liszt et de Bartók ont quant à elles participé à la subtile alchimie qui a permis à l’histoire de construire dans l’ensemble danubien un espace de civilisation original dont la marque demeure.