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Il n'y a rien d'extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) que : "La libre communication des pensées et des opinions est l'un des droits les plus précieux de l'homme".
La Cour européenne des droits de l'homme, quant à elle, considère que la liberté d'expression vaut aussi pour les opinions "qui heurtent, choquent ou inquiètent l'Etat ou une fraction de la population".
Pour le Comité des droits de l'homme de l'ONU : "Les lois qui criminalisent l'expression d'opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression".
Etat des lieux de la question autour du dernier livre de Jean Bricmont.


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Après seize mois passés en URSS, Istrati rentre finalement à Paris, écœuré par ce qu’il a vu. Parmi les tout premiers, il devine alors la réalité de la dictature stalinienne.
Son destin et sa réputation basculent lorsqu’il fait paraître Vers l’autre flamme, confession pour vaincus, dans lequel, sept ans avant le Retour d’URSS d’André Gide, il dénonce avec une grande virulence l’arbitraire du régime soviétique. L’ouvrage contient trois volumes, et en réalité, seul le premier est de la plume d’Istrati. Les deux autres sont de Boris Souvarine et Victor Serge, auxquels le roumain a prêté son nom.
Victime d’un violente campagne de dénigrement de la part des communistes, il se retire en Roumanie, où il meurt de tuberculose en 1935, abandonné de tous – ou presque.
Une rencontre-débat avec Anselm Jappe, coordonnateur du livre La véritable tragédie de Panaït Istrati et Charles Jacquier, spécialiste du mouvement révolutionnaire de l’entre-deux-guerres.


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Après les vagues d’immigration d’après-guerre, nous avons connu un "islam en France", puis un "islam de France". Allons-nous finalement aboutir à un "islam français" ? Et si oui, selon quelles modalités ?
C'est le problème que pose Pierre Manent dans son dernier livre Situation de la France, soit la question d’un projet commun qui serait assez mobilisateur pour susciter chez chacun la volonté de s’y associer...
Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.


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L'un des penseurs chrétiens les plus importants du XXe siècle nous parle du devenir de notre "société technicienne" moderne, qui peut se définir par une recherche constante d'efficacité où les moyens prennent le pas sur les fins.
En seconde partie, c'est le sujet du christianisme qui est abordé : la foi chrétienne doit -ou devrait- nous offrir un axe de résistance possible contre le déchaînement technicien et la perte de sens qui est son corollaire.
Émission "Rencontres", animée par Marcel Brisebois.


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Alors que la conférence de la COP21 sera tenue dans quelque mois, le philosophe Jean-Pierre Dupuy s'interroge sur le sens à donner au changement climatique.
Comment penser les bouleversements qui vont nous affecter ? Est-ce que les thèses du "catastrophisme éclairé" sont toujours d'actualité ?
Émission "La Grande table", animée par Caroline Broué.


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Nous vivons dans un monde dont la caractéristique principale est son absence de sens.
Nous avons reçu un héritage, mais sans testament, et nous retrouvons dans la position des héritiers sans mandat, incapables dès lors de recevoir, de conserver et de transmettre.
Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Et qui en est responsable ?


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À quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l'on appelle le peuple, et définit un ordre politique.
Partout en Europe et dans le monde s'exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l'Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d'aujourd'hui.
Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c'est bien parce qu'elle touche à quelque chose d'essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.
Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd'hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l'ethnie ou la religion, et d'affirmer la nature historique et politique de cette notion.
Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s'étonner de ce que la société glisse vers l'anomie et la guerre de ''tous contre tous''.
Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".


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Francis Cousin, connu pour sa pensée radicalement opposée à la dictature du fétichisme de la marchandise, fait ici une mise au point sur certaines questions doctrinales fondamentales.
Partie I, index chronologique :
00:00:00 : Histoire des modes de production
00:36:35 : Histoire des révoltes dans le monde
00:51:58 : Lien entre développement des forces productives et environnement
00:57:21 : Démocratie
01:12:44 : Parti Communiste
Partie II : Donald Trump et l'extrême droite autrichienne
Partie III : grèves et Nuit Debout


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Le Moyen-Orient, région traversée par les grands empires depuis l’Antiquité et où convergent les destinées du monde, a vu naître Daech, fils d’Al-Qaïda et de la CIA et petit-fils du wahhabisme. Cette entité qui paraît surgir du néant offre un spectacle apocalyptique dont nous avons parfois du mal à comprendre le sens.
Pour cela, nous devons remonter aux origines du wahhabisme, cette doctrine que l’islamologue Jean-Michel Vernochet a identifiée comme étant un véritable "contre-islam" ayant pour vocation de détruire la religion musulmane de l’intérieur. Les massacres de masse, les destructions, la rage meurtrière de ces hordes téléguidées depuis Riyad, Doha et Washington et assistées par Tel Aviv, contre la Libye, la Syrie et l’Irak, ont donc une cause et une finalité autant politique qu’eschatologique.
Car derrière la montée en puissance de Daech, l’Etat Islamique, ne faut-il pas également voir la réalisation du plan Oded Yinon appelant au dépeçage du Proche Orient ? C'est en tout cas la thèse que développe le chercheur Youssef Hindi.
Enfin, des parallèles frappant sont tracés entre le bolchévisme du début du XXe siècle et Daech, nouvelle entité révolutionnaire messianique de notre temps.


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Qu’en est-il du référent grec ? Son enjeu est considérable. Vaille que vaille, il trace l’horizon de l’humanisme. Nul ne doute qu’il est au fondement de la culture occidentale. Mais qu’en est-il de sa présence en Islam ?
Certains ne lui attribuent qu’un passage factuel, furtif, adventice, accidentel n’ayant laissé aucune trace. Souvenez-vous du livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, paru il y a une dizaine d’années et de l’immense polémique qu’il a suscitée.
Ce livre veut démontrer l’irrécusable incompatibilité de l’hellénisme avec l’Islam. Et cette position négative, hostile a son équivalent à l’intérieur même de l’Islam. Les ultra-orthodoxes radicaux littéralistes estiment que le référent grec est un intrus qui perturbe la pureté de la construction islamique et qu’il faut impérativement bannir.
Que nous disent les historiens et les documents dont nous disposons ? Ils nous informent que ce référent a été cardinal. Il a orienté la culture islamique. Il a fait de cette culture une culture pertinente, inventive. Il a créé en elle les conditions d’adaptation à un Occident intérieur.
Émission "Cultures d'Islam", animée par Abdelwahab Meddeb.


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Ancien militant écologiste, ex-cadre du Front national et fondateur du mouvement "Maison commune", Laurent Ozon développe une réflexion métapolitique sur le multiculturalisme, les impostures que recèle ce concept ainsi que les dangers que son application, pour des motifs idéologiques, fait courir à la France.
Emission du "Libre journal des Lycéens", animé par Hugues Sérapion.


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