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Bernard Lugan, célèbre africaniste français, revient sur l'idéologie de la colonisation, son rapport tout spécial avec la pensée des Lumières et au courant politique "de Gauche".
Il fait ensuite la différence entre la colonisation française et sa version britannique, débarrassée des "vertus" d'émancipation et d'élévation aux valeurs occidentales.
L'oeuvre du Maréchal Lyautey au Maroc illustre un contre-exemple de ce qu'aurait pu être une colonisation ethno-différentialiste, respectueuse des coutumes et traditions locales.
Enfin, une réflexion sur l'immigration et ses conséquences sur le monde, aussi bien en France que dans les pays du tiers-monde, vient achever cet exposé.


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Pour ce Grand Entretien couvrant l'actualité politique et géopolitique de mars 2016, Pierre-Yves Rougeyron revient sur un grand nombre de sujets.
Politique intérieure :
- Loi El Khomri
- Mouvement "Nuit Debout"
- Prostitution : pénalisation du client
- Abandon de la réforme constitutionnelle de déchéance de nationalité
- Carlos Tavares / Peugeot PSA
- Nouveau plan d'armement de la Police française
- Urvoas : la Justice "à bout de souffle"
- Sarkozy et les affaires : quelle éthique politique ?
- Macron en marche
- Prélèvement de l'impôt à la source / ubérisation de la société
- De Gaulle et la Participation
Politique extérieure :
- Attentats de Bruxelles
- Quel avenir pour la Belgique ?
- Syrie : responsabilité de Bachar el-Assad dans la montée de Daesh
- Attentat à Lahore
- Non au référendum néerlandais
- Varoufakis et l'austérité
- Point sur le Brexit
- Turquie / Erdogan
- Création d'une "French-British Foundation"
- Sommet sur la sécurité nucléaire
- L'affaire des Panama Papers
- Point sur les élections américaines
Economie :
- L'Ecole autrichienne
Sorties littéraires :
- BHL : L'esprit du Judaïsme
- Onfray : Penser l'Islam
- Sapir : Souveraineté, laïcité, démocratie


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Le projet de loi El Khomri est dans la ligne d'un long processus de détricotage du code du travail : réduction du coût, du statut, des charges. Les crises provoquées par le capital passent aux oubliettes. Le travail va à la dérive, porté par la pensée unique que tout capital est ressource et le travail un coût.
Dès lors, c'est le chômage qui devient trop lourd à gérer : il faut réduire son coût, développer l'interim, les étrangers "détachés", les sans-papiers, les contrats "zér0 heure".
Regardons au-delà de nos frontières : nous constatons que le phénomène est mondial. Et théorisé : l'entreprise n'est que l'agent du capital, la fameuse "théorie de l'agence".
Nous sommes face à une véritable crise de civilisation. Sur le lieu de travail se détruit une matrice puissante de démocratie et de justice sociale qu'il s'agit de reconstruire.


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Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de force entre les puissances s'articulent autour d'enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd'hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d'apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l'essor de la mondialisation a transformé la libre-concurrence "aimable", limitée et encadrée, en une "hypercompétition" généralisée.
Quelles sont les raisons qui ont amené le monde vers cette guerre économique ? Sous quelles formes se manifeste-t-elle ? Quels acteurs fait-elle s'affronter ? Et quelles conséquences peuvent en découler pour les nations, les collectivités, les organisations et les individus au XXIe siècle ?


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Quand une conception politique de la nation affronte une idée charnelle de la même réalité, cela donne un débat entre Jacques Sapir et Jean-Yves Le Gallou.
Deux approches différentes, qui se rapprochent parfois mais s'affrontent souvent, pour répondre à une même question : que pouvons-nous faire pour sortir la France de ses problèmes ?


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Si au commencement était le verbe, qu'en est-il aujourd'hui ? Là où étaient les mots, ce sont souvent des chiffres, des courbes, des diagrammes qui les remplacent. Les statistiques ne sont plus des indices de la réalité, mais ses plus sûrs garants. In numbers we trust.
On imagine volontiers que l'importance prise par les statistiques est une conséquence du développement scientifique : on se serait mis à traiter les affaires humaines avec les mêmes méthodes que celles en usage en mathématiques et dans les sciences de la nature. Mais historiquement, c'est l'inverse qui est vrai : c'est d'abord dans les affaires humaines que les statistiques ont pris leur essor - avant de devenir une méthode scientifique.
A quelles conjonctures, à quelles nécessités sociales a répondu l'explosion statistique ? Répondre à cette question, c'est se donner les moyens de comprendre ce qui donne aux nombres un tel empire sur nos vies ; et, aussi, ce qu'il conviendrait de faire pour limiter cet empire.


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Alors que la devise, les symboles et les valeurs de la République ont largement été invoqués ces derniers temps en France, à travers le drapeau et la Marseillaise, et que nous sommes à quelques jours des élections régionales, qui rythment notre vie républicaine, nous posons aujourd'hui la question de ce que signifie ce terme utilisé et revendiqué par (presque) tous : la République. Quel est son sens historique, politique et juridique ?
La République est-elle une référence obligée du discours publique ? Est-ce qu'à trop invoquer cette notion, on la vide de son sens ? A-t-on affaire à un concept vide dont n'importe qui peut se prévaloir ?
C'est la thèse de Frédéric Rouvillois dans son ouvrage "Être (ou ne pas être) républicain", que questionne aujourd'hui le philosophe Serge Audier pour qui la République est plutôt complexe que vide. Définir le républicanisme est en effet essentiel puisque la construction d'une unité et les valeurs défendues semblent s'y jouer.
Quelles sont les différences idéologiques entre l'invocation de la République, de la Nation, de la Démocratie ou de la Patrie ?


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L'influence de la doctrine libérale sur le monde comme il va, ses économistes, ses banquiers, ses gouvernements et ses politiques -ne dit-on pas d'une politique qu'elle est d'inspiration libérale ?- mais également son impact sur les modalités de la production et de la consommation, les manières de vivre qu'elle suppose ou impose, n'est plus à démontrer. Les libéraux habitent tous les continents, parlent toutes les langues, et participent quotidiennement à la promotion de leurs idées.
De ces idées nous nous demanderons si elles parviennent à assumer une histoire à la fois violente, sanglante et asservissante, tout autant qu'un essor lent puis fulgurant mais demeuré paradoxal. De quelque façon qu'on aborde cette question, il est temps, enfin, de revenir aux commencements du libéralisme pour l'interroger à nouveaux frais.


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Dans le cadre du "Libre journal de Serge de Beketch", les trois compères Bernard Lugan, Philippe Conrad et Dominique Venner évoquent l'un des points majeurs de la seconde guerre mondiale, à savoir les relations conflictuelles entre l'Allemagne et l'URSS, du pacte germano-soviétique à l'opération Barbarossa.


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Cet entretien fait suite au petit livre que Rémi Soulié a consacré à Nietzsche en 2014, et aborde la vie, l'oeuvre et l'actualié de ce grand penseur.
Est en particulier abordé l'aspect dionysiaque de la philosophie de Friedrich Nietzsche, ainsi que les concepts d'éternel retour, de volonté de puissance et de sagesse tragique : une libre improvisation sur ce que cet esprit libre nous a laissé.