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Chaque société, écrit Octavio Paz, dans Point de convergence, repose sur un nom, véritable pierre de fondation. Autrefois ce nom était celui d'un Dieu, d'une croyance ou d'un destin : Islam, Christianisme, Empire du Milieu, mais aucune société ni époque, hors la nôtre, ne s'est elle-même qualifiée de moderne.
Qu'est ce à dire et quelle place y-a-t-il pour la religion chrétienne pour une Europe qui ne se définit plus comme Chrétienté mais qui, la première, a donné comme idéal le temps et ses changements ?
En quoi sommes nous modernes ? Quel est le sens, le programme ou le projet de ce qu'on appelle la modernité ?


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Laurent Henninger, historien militaire de profession, s'est longuement intéressé à la problématique de l’émergence de la modernité guerrière, du XVe siècle à nos jours, dans le cadre du débat historiographique sur la "révolution militaire".
Ses réflexions l'ont amené à proposer une nouvelle grille de lecture utilisable dans des domaines aussi variés que la géopolitique, l'anthropologique ou la philosophie : le monde se partagerait entre espaces solides et espaces fluides qui s'articulent en réseaux.
Ce constat, qui peut apparaître relativement banal, devient très intéressant quand on commence à le penser sérieusement, et à en tirer les conséquences pratiques dans le cadre d'une politique de puissance.


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Alors que ce qui est convenu d'appeler "la crise des migrants" continue d'apporter son lot de réfugiés au continent européen, David L'Epée, qui prône le modèle suisse et sa démocratie directe, débat avec Thomas Mazzone, partisant d'une forme de despotisme éclairé.
Les lois relatives au contrôle de l'immigration récemment votées par le peuple suisse suffiront-elles à endiguer cette vague migratoire sans précédent ?
Émission "La Chèvre et le Chou", animée par Alimuddin Usmani et Joseph Navratil.


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René Girard, après la sortie de ses trois livres Mensonge romantique et vérité romanesque, La violence et le sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, est enfin devenu un penseur estimé.
Au micro de Jacques Chancel, il revient sur son itinéraire personnel et les grands thèmes qui structurent sa pensée.


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L'émergence du terme de "progrès" au sens moderne est très débattue chez les historiens.
En effet, il existe une multiplicité des critiques du progrès depuis le XVIIIe siècle, car les raisons de s'opposer au progrès technique croissant sont en effet très diverses : ouvriers de manufactures refusant l'arrivée de machines mécaniques, aristocrates anglais considérant que la nature était détruite par cette modernité technique, réformateurs sociaux pointant les dégâts sanitaires des villes mécanisées...
Avec les trois invités, nous cheminons jusqu'au XXe siècle en retrançant cette histoire et en nous demandant comment les Etats ont pris en compte -ou pas- ces contestations variées du progrès, invariablement présenté par les technophiles comme inéluctable.
Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.


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Maurice Gendre, contributeur du blog scriptoblog et chroniqueur chez Méridien Zéro, nous donne son point de vue sur l'actualité en France et à l'étranger.
Une rencontre avec un esprit alerte qui nous offre un panorama des situations politiques nationale et internationale nous permettant de saisir les réels enjeux.


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De tous temps, la chasse a représenté pour les hommes un moyen de se nourrir et de se vêtir. Mais, à côté de cette fonction utilitaire, au Moyen-âge, elle était riche de significations politiques, morales et religieuses, reflétant les structures et les modes de pensée de la société.
L’historien Michel Pastoureau est l’invité d’Anne Jouffroy pour évoquer ce sport, cet art de vivre et ce divertissement, très codifié.
Qui chassait ? Comment chassait-on ? Pourquoi et comment l’Église instaura-t-elle un nouvel art de chasser ?


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"Le titre proposé n’est pas énigmatique. Il signifie qu’il y a un itinéraire possible entre certains traits fondamentaux de la condition humaine et les problèmes éthiques" commence Paul Ricœur dans cette conférence.
Dans un langage simple et didactique, il déroule ici un itinéraire rétrospectif qui relie plusieurs thèmes majeurs de son œuvre, en employant notamment le concept d' "identité narrative" pour comprendre l'horizon de sens des êtres humains.


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Depuis le 11 Septembre, les actes de folie barbare ne cessent de se multiplier. Pourquoi ?
Pour Bernard Stiegler, c'est un symptôme de notre époque, qui réalise le rêve de la modernité. À travers la conquête du monde s'opère une désinhibition.
Alors, comment en sortir ? La réponse se trouve ici.
Émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Géraldine Mosna-Savoye.


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L'émission "Histoire Vivante", animée par Jacques Mouriquand, s’intéresse aux humanités digitales, une discipline au croisement de l'informatique, des arts, des lettres, et des sciences humaines et sociales.
Frédéric Kaplan, qui dirige le Digital Humanities Lab (DHLAB) à l'EPFL, nous parle de "Venice Time Machine", un projet international ayant pour objectif de modéliser lʹévolution et lʹhistoire de Venise sur une période de 1000 ans en combinant la numérisation dʹarchives, la modélisation et la conception muséographique.
La recherche universitaire est-elle à la croisée des chemins ?


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Comment l’idée de croissance économique est-elle devenue un lieu commun ? Par quelle révolution dans l’histoire de la pensée la notion d’une économie de croissance en est-elle venue à s’imposer dans la modernité, et presque universellement, non seulement comme un bien en soi, mais comme un phénomène naturel ?
Pourtant, cela n’allait pas forcément de soi : il y eut un temps ou la croissance économique n’était pas considérée comme ce qui garantit naturellement et obligatoirement le progrès humain...
Alors, la faute à Adam Smith ? Cela est peut-être plus compliqué qu’on le dit aujourd’hui... Comment repenser aujourd’hui les limites dans lesquelles assurer enfin un progrès véritable, et qui profiterait enfin au plus grand nombre ?
Conférence à l'Agora des Savoirs, Cycle 3 : Qu’est-ce que la modernité ?


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A défaut d’une raison européenne pleinement constituée, les nations font face à une Union Européenne guidée par une raison néo-libérale plutôt que par une logique qui lui soit propre et qui serait le reflet de son cheminement. Pourquoi et comment le projet européen en est-il arrivé là ?
Jean-Pierre Chevènement revient sur la genèse de ce gâchis, et tente d'en comprendre les conséquences futures en analysant quelques menaces qui planent sur notre continent : la monnaie unique, la crise ukrainienne et le terrorisme djihadiste.
Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".