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La "société de la connaissance" pourrait bien se révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout sens autre qu’utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les vecteurs d’une émancipation promettant à l’humanité la maîtrise consciente de son destin.
Marcel Gauchet s’efforcera de mettre en lumière, à partir de ce phénomène, les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls auxquels il nous expose.
Cette conférence est organisée par l’association "Echange et diffusion des savoirs", dans le cadre du cycle "Emprises de la violence. Regards sur la civilisation contemporaine".


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Face aux signaux alarmants de la crise globale -croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée-, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.
Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse.
Philippe Bihouix démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir.
Si le conférencier met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.


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Le 15 mars 1968, Pierre Viansson-Ponté écrit à la "une" du Monde : "La France s’ennuie" ! Dans son papier, il consacre un long paragraphe à la "torpeur" de la jeunesse... Presque deux mois jour pour jour après cet éditorial éclatent les premières manifestations qui ouvriront la voie à la grande grève générale qui ébranlera le pays.
1968, simple révolte existentielle ou véritable crise révolutionnaire ?
Souvenirs… Nostalgie… C’était il y a presque 50 ans et pourtant la grève générale de 68 n’est pas une simple page d’histoire. La grève générale pour les leçons qu’elle dégage est d’une actualité brulante. C’est de cela que nous devons discuter : partir des faits, de la force la grève générale, de l’enjeu, la question du pouvoir, et analyser les réponses politiques apportées, la résistance et la force du mouvement ouvrier et de la jeunesse, et les obstacles dressés sur leur chemin.
Comment la plus puissante grève générale jamais connue dans notre pays a-t-elle terminé, quelques semaines seulement après son éclatement et sa prétention à tout emporter sur son chemin, par l’élection d’une chambre bleue-CRS ? Où donc le gaullisme bonapartiste frappé à mort a-t-il trouvé des ressources pour se survivre ? Quel est le rôle exact joué par les directions ouvrières, syndicales et politiques ?
Autant de réponses nécessaires pour comprendre ce qui hier s’est déroulé, et ce qui aujourd’hui devra être déjoué.


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La France n'en a que pour Zemmour.
C'est la Zemmour Mania : Les Français s'arrachent le livre du chroniqueur vedette du Figaro et de RTL, Le suicide français. Ils se pressent en rangs serrés à ses conférences.
C'est le Zemmour Bashing : Le premier secrétaire du PS dénonce la "zemmourisation de la société". Le vert Noël Mamère écrit une dénonciation Contre Zemmour.
Alors ? Zemmour est-il le messie d'une France déboussolée ou un diable d'extrême-droite ? Qui est vraiment Eric Zemmour, que dit-il, que veut-il ?


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Réalisée à partir des archives de l'Élysée et du Parlement européen, l'enquête historique menée par Charles Onana relate la rencontre inédite entre François Mitterrand et Yasser Arafat en 1989, considérée à l'époque comme un acte de trahison par de nombreux membres des communautés juives et par Israël.
Partisan d'une politique étrangère équilibrée entre les pays arabes et l'Etat hébreu, le président Mitterrand résiste aux pressions et exige le respect de la liberté et de la souveraineté de la France.
Pourquoi la volonté du chef de l'Etat français de renouer le dialogue entre les parties en conflit a-t-elle provoqué tant d'hostilité chez les dirigeants israéliens et chez les Juifs de France ? Comment expliquer cette main tendue au chef de l'OLP alors que Mitterrand avait, jusque-là, été un fervent partisan de la cause israélienne ?
Le travail rigoureux de Charles Onana permet de comprendre pourquoi il est si difficile pour un président français de reconnaître l'Etat palestinien et de jouer un rôle décisif en faveur de la paix au Proche Orient.


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Henri Fouquereau reçoit dans son "Libre Journal de la France Libre" la piquante et trop rare Marie-France Garaud.
L'occasion d’écouter cette grande dame de la vie politique de la 5e République nous conter de savoureuses anecdotes, et mettre sur la table le sujet de la perte de souveraineté de la nation française, réduisant le rôle des parlementaires, ministres et Président de la République à celui de simples exécutants de décisions prises ailleurs, par des oligarques non élus au sein des instances de l'Union européenne.
Quel malheur que des responsables politiques de ce calibre n'existent plus... Revenez, Marie-France !


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Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l'ordre et le pouvoir autour d'une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués.
La méthode ? L'ingénierie sociale : infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l'intime et autres réjouissances qui font de nous de bons consommateurs.
Entre stratégie de la tension et délires transhumanistes, Lucien Cerise nous plonge au sein de la guerre du sens que les élites ont déclarée au peuple.



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Passage en revue de la période des années de plomb en Italie, avec un de ses acteurs, Gabriele Adinolfi.
La réflexion s'oriente sur le sens à donner à ces événements, autant dans la compréhension des grands bouleversements de la deuxième partie du XXe siècle en Europe que dans le déchiffrage des stratégies de la tension aujourd'hui à l'oeuvre.

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Wittgenstein n’a jamais dissimulé son antipathie pour la civilisation contemporaine. Mais, à la différence de beaucoup d’autres, il n’a jamais essayé d’en tirer une philosophie. Il est difficile de trouver un philosophe qui l’ait été davantage que lui dans ses relations avec une époque que, de son propre aveu, il n’aimait pas et dans laquelle, en tout cas, il ne se sentait pas chez lui. L’attitude de Wittgenstein à l’égard du monde contemporain a consisté à éviter la perte de temps et d’énergie que représente le pathos de la protestation, de la dénonciation et de la déploration, dans lequel donnent si volontiers les intellectuels d’aujourd’hui, et à s’accommoder avec le maximum de sobriété et d’efficacité des conditions qui lui étaient imposées pour la tâche qu’il estimait avoir à remplir.
Un entretien mené par Alban Bouvier, Frédéric Nef, Ruwen Ogien et Clément Rosset dans le cadre du cycle "Réponses et objections".


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