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C'est au travers d'une longue conversation avec Laure Adler que Clément Rosset revient sur les principales thématiques abordées dans son oeuvre philosophique : la question du réel et de son double.
Un dialogue intéressant qui permet une première approche du plus nitzschéen des penseurs français actuels.


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D’un côté, 3 milliards de gens vivent dans des conditions indignes de l’humanité. Enseignement, santé, énergie, eau, alimentation, mobilité, logement : individuellement leurs besoins sont modestes mais, au total, ils sont énormes. Comment les satisfaire sans augmenter la production ? De l’autre, deux cents ans de productivisme ont mené le système climatique au bord de l’infarctus. La réalité nous impose de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre. Donc la production matérielle. Comment stabiliser le climat tout en satisfaisant le droit légitime au développement de celles et ceux qui n’ont rien, ou si peu… et qui sont en même temps les principales victimes du réchauffement ? C’est le casse-tête du siècle.
Daniel Tanuro propose de réconcilier l’écologie et le projet socialiste, parce que le capitalisme ne saura rien résoudre. Si l’on n’est pas capable d’articuler lutte sociales et écologiques, le capitalisme causera des catastrophes humaines et environnementales de grande ampleur. Quelles erreurs ceux qui se réclament du socialisme ont-ils commises pour que cette articulation semble aujourd’hui si difficile ?


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Nicolas Klein, spécialiste du monde hispanique, nous présente sa vision de l'état actuel de l'Espagne, nation voisine très brillante dont nous savons finalement assez peu de choses en France.
Ce grand pays d'Europe, lui-même plus respectueux que nous de ses affinités naturelles, est aujourd'hui conscient que l’Union européenne n’est bonne ni pour elle-même, ni pour la grande majorité des nations européennes.
Une conférence pour comprendre le positionnement de ce pays sur la scène internationale, loin des mensonges et des raccourcis médiatiques.




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Abstraction faite des toutes dernières minutes consacrées à nos amis les extra-terrestres, cette émission présente, dans les moindres détails, le scénario ayant mené à l'assassinat du 35e président des Etats-Unis d'Amérique, John Fitzgerald Kennedy.
Un document important pour comprendre les enjeux de politique intérieure de la première puissance mondiale dans la période d'après-guerre.


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Quand la marchandise se déploie, la violence se déchaine. Après les attaques contre le journal Charlie Hebdo, la tuerie antisémite dans un supermarché casher et les attentats du 13 novembre à Paris, le débat sur l'incompatibilité d'une culture "islamique" avec les "valeurs du monde occidental" a repris de plus belle. Quand il agite simultanément une aile droite populiste redoutant une "islamisation de l'Europe" et les apologètes de chez Freedom and Democracy portant haut et fort les "valeurs occidentales universelles" et leur "guerre de civilisation" (Manuel Valls), ce conflit est plus qu'explosif quand il ne nous conduit pas dans une impasse. Dépourvus des armes de la critique de l'économie politique et de toute forme de théorie critique, les frères ennemis du "choc des civilisations" et du "dialogue des cultures" ne jouent plus ici que le jeu en miroir d'une idéologie de crise commune ayant pour seul fond de sauce une lecture culturaliste atterrante.
Face à de telles absurdités, la gauche traditionnelle n'a fait qu'opposer les vieux arguments anti-impérialistes et une lecture géopolitique insistant unilatéralement sur la faute de l' "Occident".
En s'inscrivant en faux avec ces lectures, il s'agira d'avancer de toutes autres hypothèses en évoquant quelques pistes de réflexion autour des questions suivantes :
1. Les politologues ont ils inventé l' "islamisme" ?
2. L'islamisme peut-il vraiment être expliqué à partir de la religion ?
3. Loin de représenter une rechute en-deçà des Lumières, l'islamisme et sa version hard power djihadiste ne représentent-ils pas une forme spécifiquement moderne de religiosité - le religionnisme -, qui a ses racines dans la désintégration de la société capitaliste ?
4. Tout autant que la "global war on terror" occidentale, le "jihad global" et les terroristes attaquant leurs cibles munis de caméras GoPro ne doivent-ils pas être compris comme la manifestation d'une phase avancée de la décomposition du capitalisme et de la pulsion de mort du sujet moderne ?
Il s'agira ici d'aborder ces questions en montrant qu'il est nécessaire de réinscrire les trois temporalités historiques que connaîtront les islamismes au cours du XXe siècle, dans la dynamique même du capitalisme, ses configurations historiques changeantes et l'implosion finale de la forme sujet moderne.


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L’Agence Info Libre nous propose de nous replonger dans l’histoire de la création des États-Unis d’Amérique.
Comment ce peuple qui n’a qu’une histoire de deux siècles est-il parvenu à contrôler la politique internationale ? En quoi ses idées de liberté et d’égalité peuvent être considérées comme fallacieuses et iniques quand elles sont rapportées aux différents éléments de l’histoire sciemment occultés par les élites depuis la création des États-Unis ? Pourquoi ce pays est-il devenu le chantre du mondialisme, gouverné par des gens qui ne sont élus par personne mais au nom des valeurs démocratiques ?


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Bien qu'instrumentalisée par le pouvoir politique, la notion d' "identité nationale" reste un puissant révélateur de l'histoire récente de la société française. Anne-Marie Thiesse nous rappelle comment le sentiment national est né il y a près de deux siècles pour faire face aux défis posés par la sécularisation du politique pour légitimer les Etats modernes.
Loin de s'être imposé "naturellement", celui-ci a fait l'objet d'un intense travail de socialisation de la population, à travers l'école particulièrement, allant de l'unification linguistique à l'invention du patrimoine et d'une histoire nationale.
Emission "La suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.


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Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une "arme de distraction massive".
L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré.
Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine.


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L'amiral Darlan a été l'un des personnages clefs dans la France de la seconde guerre mondiale. Il a joué un rôle décisif depuis la signature de l'armistice jusqu'à son ralliement à la cause alliée en Afrique du Nord durant les deux derniers mois de 1942.
Son action en tant que chef du Gouvernement a donné lieu à des commentaires souvent contradictoires et insuffisamment étayés par les documents, pourtant très nombreux, qu'il a laissés.
Claude Huan nous présente le travail qu'il a mené en rassemblant pour la première fois tous les écrits personnels et les plus importantes notes gouvernementales ou de service de l'amiral Darlan, qui ont pu être retrouvées dans divers dépôts d'archives, publics ou privés.
Sur la réorganisation de la marine française dans l'entre-deux guerres, la stratégie alliée durant la drôle de guerre, le processus qui a conduit à l'armistice, la politique de collaboration et l'action du gouvernement de Vichy, l'organisation de l'Afrique du Nord en novembre-décembre 1942, mais aussi sur l'affaire du Massilia ou les rapports avec le Comte de Paris, les notes de l'Amiral de la flotte constituent une source dont on ne pourra dorénavant plus se passer lorsqu'on voudra connaître l'histoire de la période.
Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.


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À l’image du célèbre diamant dont il fit hommage au Régent en 1717, le nom de Law brille de mille feux. On ne le créditera pas seulement d’avoir introduit en France le billet de banque : son "système" relevait d’une vision macroéconomique avant la lettre. Law surgit à un moment, somme toute banal de la vie économique de l’Ancien Régime, où l’argent circule mal faute de trouver à s’investir, et aboutit dans le coffre des rentiers. Plombées par vingt-cinq ans de guerre (1689-1714), les finances publiques sont exsangues, victimes d’un arbitrage historique en faveur de l’endettement et au détriment de l’impôt. Comme par miracle, le Système proposait un changement de paradigme.
Premier banquier central de l’histoire de France, Law se brûla les ailes en actionnant les leviers tout neufs de la création monétaire et du soutien à l’économie. Trois siècles plus tard, son fantôme n’a pas fini de nous hanter : est-ce Law qui doit être considéré comme un précurseur, selon l’opinion de Schumpeter, ou est-ce notre système économique qui est retombé en enfance ?


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La question de la religion, et plus généralement de l'ouverture à la transcendance est souvent posée lorsque des actions concrètes sont envisagées pour lutter contre la logique libérale qui asservit notre monde.
Que doit-on en penser ? L'idéal du socialisme, articulé sur les principes de justice et de liberté, peuvent-ils s'abstraire de la référence à l'infini, et donc à la transcendance ?


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La Révolution française a inventé et nous a légué une organisation territoriale qui, loin d’être un mille-feuille, ne comprenait que 3 niveaux : au rez-de-chaussée, 36.000 communes ; à mi-hauteur, une centaine de départements ; au sommet l’Etat français. Cette organisation simple et efficace a fonctionné pendant 2 siècles à la satisfaction générale.
Pourtant on a introduit récemment de nouveaux étages dans la pyramide : communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, SCOT, pays, euro-régions, etc. Pourquoi ? C’est que l’intégration de la France dans l’Union européenne et de l’Europe dans la mondialisation a déclenché une course au gigantisme.
Aucune collectivité n’est jugée assez grande pour affronter la compétition internationale entre les territoires. Même Paris serait trop petit et on veut lui faire avaler les départements limitrophes. Les départements, estimés minuscules, sont voués à disparaître au profit des régions. Et comme nos régions ne seraient que des poids plume elles sont invitées à fusionner entre elles.
La France, bien que 5ème puissance économique de la planète, est priée de se fondre dans l’Union européenne laquelle se jugeant elle aussi trop petite travaille à s’élargir toujours davantage. On ne voit aucune limite à cette folle course au gigantisme. A quelle démesure nous mène-t-on ?