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La crise économique ne suffit pas à expliquer le malaise français. Face aux bouleversements de l’ordre du monde et aux difficultés du pays, la montée du populisme et du Front national témoigne d’une inquiétude identitaire et culturelle. Comment vivre ensemble malgré nos différences ?
Laurent Bouvet examine l’origine de cette angoisse et ses effets. En décortiquant les représentations, vraies ou fausses, que nos concitoyens se font de la mondialisation, de l’Europe, de l’immigration, de l’islam ou des élites, il montre comment des dimensions culturelles se mêlent étroitement aux conditions matérielles.
Rompant avec l’aveuglement et le conformisme, Laurent Bouvet propose des pistes pour combattre ce mal qui ronge la société française : l’insécurité culturelle.
Une intervention qui prend place dans le cycle de conférences organisé par la revue Place Publique, le Conseil de déloppement de Nantes Métropole et le CCO.


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François Huguenin, dans son livre Résister au libéralisme, mène une enquête très solide et très approfondie sur les courants communautariens, républicains et autres nouvelle théologie politique, sous l'angle de leur commune opposition au libéralisme.
On attendait une occasion de donner la parole à la défense et voilà qu'elle se présente sous la forme du livre que Catherine Audard vient de consacrer aux développements de la philosophie politique du libéralisme. Qu'est-ce que le libéralisme conjugue, en effet, les avantages de la présentation chronologique et celle de l'exposition thématique.
En montrant comment le libéralisme, concept ouvert et polysémique par sa définition même, dépourvu de textes sacrés comme de tout Comité central, a tenté de répondre aux défis consécutifs de situations historiques précises, Catherine Audard offre la présentation la plus exhaustive et la mieux à jour en langue française.
Or aujourd'hui précisément, le libéralisme est, une fois encore, sur la sellette. "Seul, l'avenir dira si la crise financière de 2008 va sonner le glas de cette idéologie", écrit Catherine Audard. Et on a beaucoup entendu, depuis le début de la crise, qu'au-delà du capitalisme, c'était le libéralisme lui-même qui était en cause.
La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a déclaré : "Le libéralisme s'effondre autour de nous" (24/9/2008) et Pierre Manent, pape des études libérales en France : "Je dirais que c'est une crise de la mondialisation libérale"...
En refusant toute définition partagée du Bien commun, en ne concevant la société que comme l'arrangement spontané des égoïsmes particuliers, en exaltant l'individu et ses droits au détriment de l'organisation politique de la redistribution sociale, en sapant la légitimité des Etats régulateurs, les libéraux porteraient la responsabilité de la crise actuelle. Ils seraient donc les fossoyeurs possibles du système capitaliste, qui a leur faveur. Qu'en est-il ?
Emission "Du grain à moudre", animée par Hervé Gardette.


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Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développeront Christophe Bonneuil, Anselm Jappe et Armel Campagne.


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Alors que l'histoire semble s'accélérer, il est bon de prendre du recul et d'interpréter les grands événements qui monopolisent l'actualité dans la logique de déploiement et d'effondrement du capitalisme, ainsi que théorisé par Hegel relu par Marx.
Francis Cousin nous invite à fournir l'effort nécessaire qui nous permettra de dépasser la surface des choses pour nous focaliser sur le sens réel de notre devenir, et renouer ainsi avec notre être primordial en la communauté des hommes libres.


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Nous évoluons dans une société gangrénée par l'égoïsme et gouvernée par les diktats de la sphère marchande.
Et si les penseurs du socialisme des origines avaient encore des choses à nous apprendre ? Pourrait-on y trouver des ressources pour nous aider à bâtir un monde qui allierait les valeurs de justice et de liberté ?
C'est en tout cas ce que pense Anthony Michel qui nous donne ici une présentation des principales idées et auteurs du socialisme, et quelques exemples récents qui en soulignent l'actualité.


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Pour ce 41e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier, en compagnie d’Anne Lucken, recevaient maître Pascal Junod pour évoquer la réédition, chez Kontre Kulture, de l’ouvrage Nuremberg de Maurice Bardèche.
Au sommaire de l’émission :
0'00'00 : Introduction
0'01'04 : Maurice Bardèche
0'03'24 : Un écrivain de talent
0'06'00 : Les premiers pas du révisionnisme
0'07'40 : L’intuition fondamentale
0'10'21 : La naissance de l’Empire du Bien
0'13'52 : Nuremberg contre le Droit
0'18'00 : L’Allemagne seule coupable ?
0'23'11 : La Pologne : le prétexte
0'26'15 : Vers la disparition des Nations
0'28'55 : Bardèche, un militant ?
0'33'30 : La France à Nuremberg
0'36'35 : Le mythe de la Résistance
0'40'25 : Les fondements d’Israël
0'46'30 : La stratégie du dédouanement
0'52'36 : Les conséquences pour Bardèche
0'56'46 : Le bannissement du révisionnisme
1'05'46 : Chaman’Jo, album Et après, "Victoire", Kontre Kulture Musique


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Pour ce Grand Entretien couvrant l'actualité politique et géopolitique du mois de juin 2016, Pierre-Yves Rougeyron revient sur un grand nombre de sujets.
- 1e Partie -
00 - Actualité du Cercle Aristote 00:10
Politique intérieure :
01 – Béziers / Ose ta droite 03:18
02 – Hooligans à l’Euro 09:07
03 – Gel potentiel des pensions de retraite 13:00
04 – Fin de la gestion de l’eau par les communes 19:10
05 – LuxLeaks : condamnation des lanceurs d’alerte 22:38
06 – Assassinat du couple de policiers français 24:28
07 – Le patron de la DGSI évoque un risque de guerre civile 28:30
08 – Laïcité : les oraux du bac décalés pour l’Aïd 29:40
09 – Mort de Michel Rocard 30:47
10 – AF : regain de vitalité ? 45:10
11 – Interdiction de la fessée 50:36
Politique extérieure :
12 – Dossier Brexit 51:35
- 2e Partie -
13 – Vingt intellectuels français pour un nouveau traité 00:10
14 – Orlando / port d’arme 17:37
15 – Attentats d’Istambul / Erdogan 23:18
16 – Elections législatives en Espagne 25:08
17 – Victoire de V.Raggi à Rome 26:17
18 – Colombie : vers un climat de paix ? 30:13
19 – Changement de régime au Zimbabwe ? 37:00
20 – Afrique du Sud : effondrement de l’ANC 38:30
21 – Philippines : le "sulfureux" Duterte 45:50
22 – Libye : démission de quatre ministres 57:10
23 – Finlande : adhésion à l’OTAN ? 01:01:29
24 – Bouclier anti-missile et armes nucléaires 01:07:54
Economie :
25 – Greenspan pour l’étalon or 01:12:50
26 – Rifkin et Toffler 01:25:32
27 – Nassim Nicholas Taleb 01:28:46
Culture :
28 – Journal Rupture 01:30:10
29 – Mort de Maurice Dantec 01:30:51
30 – Disparition de Michael Cimino 01:39:28
31 – Conseil de lecture 01:54:36
32 – Initiatives 01:57:48


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En 1755, dans son Traité des animaux, Condillac écrivait : "Il serait peu curieux de savoir ce que sont les bêtes, si ce n’était pas un moyen de savoir ce que nous sommes". Depuis l’Antiquité, le regard porté par l’homme sur le vivant nourrit une interrogation qui, au fil des siècles, depuis Aristote jusqu’à Descartes, puis jusqu’à nos jours, a suscité une multitude de débats philosophiques, scientifiques, idéologiques et religieux. A date récente, le développement de la recherche a conduit à se demander si les animaux ne sont pas des personnes. Il s’agit en fin de compte de savoir quelle est la place de l’homme dans la nature.
Konrad Lorenz disait que ceux qui refusent d’admettre que l’homme est un animal ont tort, mais que ceux pour qui il n’est rien d’autre qu’un animal ont tort également. Entre les hommes et les animaux, y a-t-il une différence de nature ou une différence de degré ? Par rapport aux sociétés animales, quelle est la spécificité des sociétés humaines ? Plus généralement, comment faut-il comprendre la façon dont s’articulent la nature et la culture ? Quelles leçons tirer des plus récentes découvertes scientifiques ? Peut-on encore jeter les bases d’une véritable anthropologie philosophique ? C’est à ces questions que s’efforce de répondre Alain de Benoist.




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Alain de Benoist revient sur le processus de création des Cahiers du Cercle Proudhon durant les années 1912-1913, créés par des militants venant du nationalisme et du syndicalisme et se revendiquant à la fois de Sorel, de Proudhon et d'un Maurras qui n'avait pas encore rejoint les rangs de la réaction. Cet épisode étant un exemple type du nationalisme-révolutionnaire du début du siècle.
La trajectoire d'Edouard Berth, contributeur essentiel des Cahiers et incarnation du révolutionnaire conservateur, est également évoquée à la faveur de la réédition de son célèbre ouvrage Les Méfaits des Intellectuels.


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Le continent européen subit depuis déjà 30 ans une immigration massive. Cependant, depuis la fin de l'année 2015, ce flux s'est considérablement augmenté.
Comment doit-on comprendre ce phénomène historique, apparemment sans pareil ? Qu'est ce qu'un nationaliste français doit en penser ? Et que peut-on faire ?
Ce sont ces questions que traite Adrien Abauzit, avocat, auteur et conférencier dans le milieu national français.
Émission du "Libre Journal de la résistance française", animé par Martin Peltier.


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Toute définition de l’homme parait aujourd’hui condamnée pour diverses raisons : logique, métaphysique, épistémologique, morale. Le projet définitionnel serait prisonnier d’une métaphysique essentialiste.
L’idée que l’espèce humaine est clairement délimitée serait réfutée par les théories évolutionnistes. Il n’y aurait aucun propre humain qui puisse être tenu pour cause de tous les autres ni même aucune propriété dont l’homme puisse se prévaloir.
La croyance que l’humanité formerait une communauté morale ("humanisme") est contestée tant par ceux qui la considèrent trop large (au-delà du politique) que par ceux qui la considèrent comme trop étroite (et les animaux ?).
Pour ces raisons, et pour beaucoup d’autres motifs, les thèses épistémologiques dominantes aujourd’hui concernant le rapport homme-animal sont continuistes plutôt que discontinuistes.
Conférence donnée dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".


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Dans le cadre de son "Libre Journal des lycéens", Pascal Lassalle reçoit Olivier Entraygues pour évoquer avec lui les multiples facettes d'un des plus grands stratèges et penseurs militaires du siècle dernier, J.F.C. Fuller, dont il est le spécialiste dans l'espace francophone.
Officier général, britannique, intellectuel, militaire rebelle, hérétique, iconoclaste, occultiste, progermanique, fasciste, antisémite, non-conformiste, agitateur d’idées, provocateur, journaliste, historien, politicien et philosophe : le Major-General J.F.C. Fuller est tout cela à la fois. Il doit en outre être considéré comme le véritable prophète de la Blitzkrieg et le chef de file de la pensée militaire moderne née de la Grande Guerre.
Autant de raisons pour nous pencher sur cet itinéraire et cette pensée hors du commun.