L'oeuvre complexe d'un écrivain très moderne : avec Vladimir Volkoff sur Radio Courtoisie.


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25.11.1992

Vladimir Volkoff, au travers de son triptyque russe consacré au temps des Troubles, nous dépeint l'âme Russe éternellement attachée à la terre et à la foi orthodoxe.
L'occasion de rentrer dans l'atelier de l'écrivain pour constater qu'il n'est nulle besoin d'arranger une réalité historique imprégnée de cette forme (suicidaire) de romantisme slave qui n'a pas d'équivalent chez les autres peuples.

Émission "L'art littéraire", animée par Pierre Debray-Ritzen.

Dits et non-dits du management. Avec Baptiste Rappin et Thierry Beinstingel pour le tiers-lieu culturel Dans le ventre de la baleine.


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30.04.2022

Les logiques de gestion des organisations du travail comprennent, notamment, des stratégies discursives qui ont pour fonction de favoriser l'adhésion des travailleurs aux dites valeurs de l'entreprise. Il s'agit, surtout, à travers la novlangue managériale qui est un des leviers importants des rapports de pouvoir, de faire croire que la collaboration peut être fluide dans une logique d'efficacité confondue avec l'efficience purement économique.
Il incombe surtout au régime managérial la tâche d'empêcher la conflictualisation dans les rapports de travail (dominants/dominés, prescripteurs/exécutans) et de laisser se reporter le conflit à un niveau plus horizontal en isolant, responsabilisant et divisant les acteurs de la production. Un des enjeux de cette stratégie est que la productivité individualisée élevée attendue par l'exigence de compétitivité qu'impose l'idéologie neolibérale ne puisse pas être ralentie par des revendications collectives.

Sommaire :
 - 0'00'00 : Présentation
 - 0'12'07 : De quoi le vrai, le bien et le beau sont-ils le nom au XXIe siècle et comment cela se traduit-il dans le monde du travail ?
 - 0'43'27 : Quelles sont les conditions et enjeux de la coopération dans les organisations du travail ?
 - 1'20'02 : Le discours managérial semble difficile à contrer et semble convaincre à large échelle : pourquoi et quelles sont les alternatives face à la novlangue ?

Néolibéralisme et déshumanisation. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Guillaume Travers sur Radio Courtoisie.


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17.05.2022

Le système néolibéral, guidé par la rentabilité économique au sein d'une organisation sociale où la compétition est érigée en absolue, conduit à la mise en place d'une sorte de barbarie douce. Car le capitalisme, pour fonctionner, s'est longtmeps appuyé sur des types anthropologiques dont il avait hérité, et qu'il est bien incapable de produire.
À l'heure de la déshumanisation généralisée, pouvons-nous encore imaginer l'avenir d'une civilisation qui se meurt ?

Émission "Ligne Droite", animée par Clémence Houdiakova.

La dimension psychosociologique de l'interprétation du néocapitalisme. Avec Stéphane Haber au Séminaire Sophiapol.


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01.03.2014

Freud avait affirmé très tôt, et soutenu tout au long de sa vie, que la notion d'inconscient ne pouvait qu'être sociale. Or cette proposition ne semble guère avoir été entendue par les sciences sociales qui, en grande partie, continuent à produire leurs théorisations à partir de la vieille opposition individu/société.
Stéphane Haber s'interroge spécifiquement sur la dimension psychosociologique de l'interprétation du néocapitalisme : dans quelle mesure celle-ci a-t-elle encore besoin de recourir à la notion de "surmoi" ?

Une intervention qui s'inscrit dans le séminaire Sophiapol "L'inconscient est social".

Du phénomène de la possessivité au droit de propriété. Avec Pierre Crétois pour Sciences-Po Nancy.


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01.12.2021

La philosophie sociale, approche aujourd'hui dominante en philosophie politique en France, se concentre sur des aspects systémiques de la société qui déterminent en grande partie la psychologie des individus. Cette approche structurante mérite d'être complétée par la psychologie politique, plus attentive à la complexité de la psychologie individuelle influençant la réception des composantes théoriques.
C'est dans cette optique que le philosophe Pierre Crétois remet sur le chantier sa grande généalogie de la propriété en s'interrogeant cette fois sur les raisons invoquées, souvent d'ordre anthropologique et psychologique, par les uns et les autres pour fonder l' "individualisme possessif" qui affirme comme essentielle au mode d’existence du sujet sa souveraineté sur le monde matériel.
Dès lors, l'idée que la propriété est un droit absolu et exclusif peut-elle être naturalisée ?

Une conférence qui s'intègre dans le séminaire "Psychologie politique : entre philosophie et passions", animée par Anna C. Zielinska.

L'indépendantisme et l'extrême droite contre la France. Avec Régis Le Gall Tanguy pour les Conférences Galilée.


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04.12.2021

Alors que son domaine de prédilection est d'abord l'histoire médiévale, Régis Le Gall Tanguy se penche cette fois sur les marges politiques à l'extrême droite de l'échiquier politique au XXe siècle.
De l'entre-deux guerre à la Seconde Guerre Mondiale, il met à jour les liens entre le mouvement indépendantiste breton et la Collaboration avec le nazisme pour raconter ensuite les soubresauts de la droite antigaulliste de 1945 jusqu'à la création du Front National en 1972.
Un exposé historique en forme de leçon politique.

L'animal et la mort. Avec Charles Stépanoff pour Lundi matin.


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11.2021

Nous en choyons - nourrissons, castrons, enfermons - certaines, à jamais enfants de nos foyers. Nous en mangeons et exploitons d’autres, tuées et dépecées le plus souvent en masse et loin de nos regards, entre autres pour nourrir les premières. Notre relation aux bêtes et nos sensibilités à leur égard sont un summum de contradictions et de problèmes éthiques dont une féroce division du travail peine à nous sauver.
La chasse avec toutes les controverses qu'elle suscite est un des lieux les plus vifs pour penser ce mélange d'affects et d'élans qui nous traversent, nous laissant bien peu tranquilles quand il s'agit de repenser notre place parmi les vivants.
Charles Stépanoff, anthropologue et auteur du récent L'animal et la mort. Chasses, modernité et crise du sauvage, nous permet d'explorer ces territoires.

La crise de l'universel. Avec Chantal Delsol et Francis Wolff sur France Culture.


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07.03.2020

De nos jours, la promotion de la diversité au rang de valeur suprême nous montre que l'universel est en crise. C'est pourquoi cette idée mérite plus que jamais d'être défendue par un plaidoyer ardent et argumenté.
C'est ce à quoi les philosophes Chantal Delsol et Francis Wolff se sont employés dans leurs livres respectifs Le crépuscule de l'universel et Plaidoyer pour l'universel : fonder l'humanisme.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

21 janvier 1793 : le début d'une autre histoire ? Avec Jean-Clément Martin sur Radio Courtoisie.


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24.02.2021

Le 21 janvier 1793, à Paris, Louis XVI est guillotiné publiquement au terme d'un jugement rendu au nom de la nation et de la République. La Révolution est victorieuse. Elle s'était réalisée peu à peu depuis 1789, quand le roi avait dû réunir les États généraux. D'affrontements en crises, elle s'était affirmée contre le monarque jusqu'à le chasser du trône le 10 août. Le 21 janvier marque une nouvelle ère pour le pays, ainsi que pour les pays européens : ce qui s'accomplit ce jour-là se veut exemplaire pour les peuples désireux de se libérer des princes et des rois. Conséquence inattendue, la guerre se généralise à tout le continent.
Cet événement, considérable par sa radicalité, implique une certaine détermination. L'exécution désigne une peine capitale appliquée après sentence d'un tribunal et évoque une destruction délibérée, désignant plus largement une opération effectuée en appliquant des règles et des procédures, réalisée au terme d'un projet mûri.
Pendant plusieurs mois, en effet, les Français hésitèrent à fixer le sort du souverain déchu et se déchirèrent d'abord pour définir les modalités du procès, ensuite pour savoir s'ils allaient le tuer. L'exécution légale a été un choix extrêmement difficile à faire, qui a laissé plus de traces mémorielles que l'acte lui-même. C'est pourquoi Jean-Clément Martin s'intéresse plus aux querelles et aux rapports de forces entre groupes révolutionnaires, qu'à l'examen de la responsabilité du roi et à sa personnalité.
À côté du destin tragique de Louis XVI et de la rupture du lien du pays avec la monarchie en janvier 1793, la France se cherche entre Révolution et République dans ces mois d'automne-hiver 1792-1793 : c'est là que se trouve le coeur de l'affaire.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Redécouvrir Canguilhem. Avec Jean-François Braunstein sur France Inter.


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16.04.2014

Médecin, philosophe, historien des sciences dans le sillage de Gaston Bachelard, G'orges Canguilhem fut aussi directeur de thèse de Michel Foucault. Pendant des années c'est à ce résumé quelque peu "réducteur" qu'on se contentait d'aboder ce personnage pourtant illustre.
Avec une publication fondamentale, Le Normal et le pathologique, il fut le premier à penser les notions de maladie et de guérison. Pionnier dans la philosophie de la médecine qu'il pratiqua en même temps que son activité de médecin – notamment lorsqu'il se mit au service de la résistance pendant la guerre -, Georges Canguilhem a marqué son époque.
Mais aujourd'hui, son œuvre, sa pensée refont surface tant les valeurs qu'elles portent répondent à une attente actuelle. Remettre le patient au centre de la médecine, "humaniser" la maladie… et s'il devenait urgent de ressusciter Canguilhem et ses idées ?

Émission "La Tête au carré", animée par Sonia Devillers.

Jean Cavaillès (1903-1944), l'agrégé du sabotage. Avec Hourya Benis Sinaceur, Alya Aglan et Jean-Jacques Szczeciniar sur France Culture.


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25.05.2019

Au printemps 1944, un philosophe français qui s'était intéressé de très près aux mathématiques était fusillé par les Allemands dans la Citadelle d'Arras. Il venait d'avoir quarante ans et s'appelait Jean Cavaillès. Ce philosophe, qui avait été reçu major au concours d'entrée à l'Ecole Normale en 1923, n'aimait guère les tours d'ivoire. C'est pourquoi il fut aussi un combattant, un résistant, un chef de réseau, un homme d'action et même de coups de main : avec quelques copains, il fit gaillardement sauter des ponts, des transformateurs, des trains et des usines.
Jean Cavaillès fut en somme "un philosophe mathématicien bourré d’explosifs", pour reprendre les mots de Georges Canguilhem. Le mot explosif était ici à prendre au sens propre et au sens figuré, car sa pensée était elle aussi radicale : selon lui, la tâche de la philosophie est de substituer au primat de la conscience le primat du concept. La philosophie doit refuser le déclin de la preuve pour devenir fille de la rigueur, c'est-à-dire s'apparenter davantage aux mathématiques qu'à la littérature : philosopher, c'est démontrer, et non pas verser dans le psychologisme ; philosopher, c’est une affaire de concepts plutôt que l'épanchement des états d’âme de l'intellect. Car la recherche de la vérité réclame qu'on s'oublie un peu.  
Si Cavaillès est entré en résistance, c'est non par appartenance à une ligne politique, mais "par logique" : la lutte contre l'inacceptable est inéluctable, donc nécessaire, un point c'est tout. Par lutte, il ne faut pas entendre l'indignation chuchotée dans les couloirs, le porte-à-porte patriotique ou l'alimentation des boîtes aux lettres en tracs vengeurs. Par lutte, il faut entendre ici le combat les armes à la main.
Arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, évadé chaque fois sauf la dernière, il ne renonça jamais, ni à l'action la plus subversive, ni à la réflexion la plus abstraite. En 1942, dans la solitude héroïque d'une prison, il écrivit un ouvrage intitulé Sur la logique et la théorie de la science, qui ébranlera plus tard la scène philosophique.
Cavaillès fut arrêté par la Gestapo en août 1943, à Paris, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard, en février 1944. Son cadavre fut jeté dans une fosse commune, avec comme seule indication "l'inconnu n°5". Ceux qui le fusillèrent n'avaient sans doute pas à l'esprit que pour un philosophe mathématicien, être appelé l' "inconnu", cette chose que les mathématiques permettent de réduire calmement par le calcul, c'était la plus belle des épitaphes.
Mais qui donc était cet homme, Jean Cavaillès ?

Émission "Science en questions", animée par Etienne Klein.

Vers un nouvel eugénisme. Avec Jacques Testart pour l'Université de Caen.


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22.01.2019

Père scientifique d'Amandine, le premier bébé-éprouvette français né en 1982, le biologiste Jacques Testart n'a cessé depuis lors de dénoncer les risques d'eugénisme de la procréation médicalement assistée (PMA).
Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera.
Préserver notre espèce d'un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l'énorme part d'illusions qu'apporte aussi l'innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.
Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite.