Sommes-nous déjà des transhumains ? Avec Pascal Nouvel à l'Université de Tours.


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17.11.2017

Le transhumanisme se présente comme une entreprise de dépassement des normes humaines. Il spécule sur le fait que l'homme pourrait, dans un avenir proche, devenir très différent de ce qu'il est actuellement : durée de vie sensiblement augmentée (voire, selon certains, suppression de la mort), augmentation de toutes les "performances" caractéristiques des humains actuels (endurance, mémoire, capacité de calcul, capacité d'intégration de données, etc.).
Ce faisant, le transhumanisme suscite déjà un certain nombre de projets politiques qui ont souvent un caractère libéral prononcé : si, en effet, l'homme de demain n'est plus tributaire des limites biologiques que semblait lui assigner sa nature biologique, ne se délivrera-t-il pas, du même coup, des obligations de solidarité qui avaient caractérisé son ancienne (actuelle) condition ?
De plus, s'agit-il, avec ces récits qu'élaborent les philosophes dits transhumanistes (et dits philosophes), d'autre chose que d'une manifestation de la nature narrative de l'humain, avec cette seule différence que la recherche d'identité narrative est ici tournée vers le futur tandis qu'elle était auparavant tournée principalement vers le passé ?

L'ethnologie préhistorique selon André Leroi-Gourhan (1911-1986). Avec Françoise Audouze, Claudine Karlin et Philippe Soulier sur France Culture.


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04.12.2018

De la fondation du Musée de l'Homme (1937) aux fouilles sur le site de Pincevent en Seine-et-Marne, André Leroi-Gourhan (1911-1986), théoricien autant qu'homme de terrain, a laissé à sa mort en 1986 un héritage intellectuel qui se révèle aujourd'hui particulièrement d'actualité.
Par sa capacité à faire bouger les lignes, à combiner les évolutions paléontologiques de l'homme à celles de l'humanité en société, il aura renouvelé en profondeur les sciences de l'homme au XXe siècle.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Connaissez-vous les hussites ? Avec Olivier Marin sur Radio Courtoisie.


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21.04.2021

Le terme de Réforme est, d'ordinaire, réservé aux protestants du XVIe siècle. Le phénomène semble en effet présupposer deux conditions sans lesquelles la rupture avec l'ancienne Église n'aurait pas été possible : l'humanisme et l'imprimerie. Or, le hussitisme - du nom de son "fondateur" Jean Hus et dont la capitale est Prague - est né trop tôt pour remplir ces critères.
Le mouvement tchèque n'a pourtant rien d'une hérésie médiévale : il a réussi, en Bohême et en Moravie, à conquérir la majorité des âmes et à se faire reconnaître une légalité publique. Le hussitisme appartient en réalité au nouveau modèle cultuel et social de la Réforme, et il oblige à en repenser la genèse.
Olivier Marin nous propose d'embrasser toute la destinée du hussitisme, depuis ses balbutiements dans les années 1400 jusqu'à sa disparition brutale. Des "martyrs" condamnés au bûcher à la résistance menée par un génie (pourtant aveugle) de la guerre médiévale, Jean Žižka, en passant par la politique des princes de la Renaissance ou la puissance des querelles théologiques, il brosse un tableau passionnant de ce pan méconnu de l'histoire de l'Europe.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

L'historien et la Révolution. Avec Patrice Gueniffey sur Radio Courtoisie.


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06.01.2021

Auteur d'un premier livre sur l'histoire du vote sous la Révolution, très célébré dans son principe mais peu influent en pratique, Patrice Gueniffey revient sur son rapport à l'histoire au travers de son parcours personnel -notamment ses relations avec François Furet- jusqu'à la manière dont il envisage aujourd'hui cet événement si particulier que fut la Révolution française.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Contre le totalitarisme numérique. Avec François Jarrige, Matthieu Amiech et Célia Izoard pour la revue Terrestres à Montreuil.


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09.06.2021

Alors que la question écologique recoupe depuis ses débuts la réflexion sur les équipements techniques et matériels permettant d'imaginer une condition terrestre contre les globalisateurs modernes et leurs projets cybernétiques de maîtrise totale du monde, nous nous habituons désormais au cocon numérique, y compris dans les milieux militants. Au nom du caractère pratique d'outils dont on ne questionne pas suffisamment les bases matérielles et les origines, du fatalisme ambiant ou de la pression sociale, ceux qui y résistent seront jugés inadaptés, victimes d' "illectronisme" ou de "technophobie", et invités à se soigner.
Pourtant, personne ne peut réellement croire les promesses selon lesquelles la transition numérique sera la transition écologique. Les gadgets numériques nous promettent des satisfactions à court terme, des plaisirs éphémères, des stimuli grossiers, c'est seulement dans un second temps qu’apparaissent les effets réels et à plus long terme, lorsqu'il est souvent trop tard.
Les objets comme le langage du numérique apparaissent aujourd'hui comme les principaux freins à l'instauration d'une condition terrestre véritable. Dès lors, comment penser la technocritique aujourd'hui ? Que faire de cet appareillage proliférant et de sa quincaillerie ? Peut-on se satisfaire d'un appel à libérer l'internet ou d'une promotion d'outils présentés comme libres ?
Les évolutions en cours accroissent la surveillance totale, l'épuisement des psychismes et des ressources, et installent un monde que peu de gens ont réellement désiré. Ce monde accentue notre dépendance envers un système marchand hyper-industrialisé, accroît la néodomesticité faite de livraison et de click, et relance le capitalisme industriel qu'on croyait pourtant épuisé.
A travers un retour sur les liens que l'écologie politique a entretenu avec la question des techniques, une exploration de la pluralité des lignes qui traversent le monde militant à ce sujet, et comment le capitalisme numérique actuel repousse les frontières de l'extractivisme, cette causerie invite à faire le point sur ce qui nous arrive et à explorer le champ des possibles.

Faut-il en finir avec la civilisation ? Avec Pierre Madelin pour la revue Terrestres.


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27.09.2020

Il y a une dizaine de milliers d'années, la sédenta­ri­sation des groupes humains, l'émergence de l'agriculture et l'établissement des premiers États ont jeté les bases de notre civilisation. Et si cette "révolution néolithique" n'était qu'une parenthèse malheureuse dans le cours de l'histoire humaine, comme le prétendent les primitivistes ? Et si ces événements, loin d'être "civilisateurs", avaient précipité l'humanité dans un processus écocide et autodestructeur dont nous mesurons seulement aujourd'hui toute la gravité ?
Stimulé par ces questions qui imprègnent les débats écologistes depuis les années 1960, Pierre Madelin examine d'un regard critique les fondements historiques et anthropologiques de cette théorie selon laquelle les multiples formes de domination ne sont pas inhérentes à la vie sociale, mais résultent de cette "catastrophe fondatrice" du Néolithique.
Or le primitivisme se révèle une impasse politique, affirme-t-il : plutôt que de mythifier la vie préhistorique en anticipant l'effondrement de la civilisation industrielle, ne vaudrait-il pas mieux se mobiliser pour une transition vers une société agroécologique ?

Risque et Engagement. Avec Sylvain Tesson à l'Ecole de Guerre.


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09.02.2022

Suite à la projection du film Les Ailes de Patagonie, dans lequel un Groupe Militaire de Haute Montagne l'a accompagné sur les traces de trois pilotes légendaires de l'Aéropostale : Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet.
L'occasion pour l'écrivain voyageur français Sylvain Tesson, géographe de formation, de produire une réflexion sur les notions de risque et d'engagement.

Nietzsche et l'Europe. Avec Pierre Le Vigan pour le Cercle Aristote.


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03.2022

Quand Nietzsche pense à l'Europe, à quoi pense-t-il ? Certainement pas au mépris de ce qui n'est pas européen. Ce que Nietzsche aime dans l'Europe, c'est avant tout sa diversité.
Or, celle-ci lui semble alors menacée par les nationalismes étroits, nombrilistes, qu'il oppose aux grandes entreprises des géants de l'histoire, tel Napoléon.
Retour sur la question de Nietzsche et l'Europe en compagnie du philosophe Pierre Le Vigan, loin des clichés de droite et de gauche qui continuent d'être colportés.

Platon, critique des politiques d'Aristote : la lecture de Campanella. Avec Pierre Caye pour le Centre Jean Pépin.


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18.01.2021

Spécialiste des philosophies et des théories architecturales renaissantes et classiques, Pierre Caye revient en profondeur sur le différend entre Aristote et Platon au sujet de l'essence du politique, tel que Tommaso Campanella l'a exposé.
Une étude nécessaire à la compréhension des débats philosophiques qui eurent lieu durant la Renaissance, période d'ébullition intellectuelle s'il en est.

Les coulisses de la grande distribution et du commerce équitable. Avec Christian Jacquiau sur Radio Libertaire.


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31.01.2012

Économiste et expert-comptable, Christian Jacquiau est l'auteur de deux ouvrages Les Coulisses de la grande distribution (Albin Michel, 2000) et Les Coulisses du commerce équitable (Mille et une nuits, 2006) ayant fait du bruit dans le Landerneau.
En juin 2008, le magazine L'Écho des savanes lui prêtait des propos qu'il n'a pas tenu contre Max Havelaar. L'association l'attaque alors en justice : après avoir été condamné à 1€ symbolique en première instance en juin 2010, la Cour d'appel de Paris annule la condamnation en appel le 23 novembre 2011.
Retour sur un épisode judiciaire qui en dit long sur le nouveau climat médiatique de censure qui s'est installé sous nos latitudes.

Émission "Les Amis d'Orwell".

La révolution abolitionniste. Avec Olivier Pétré-Grenouilleau sur Espace 2.


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22.07.2017

Depuis une vingtaine dʹannées, Olivier Grenouilleau remonte le temps et traverse lʹespace pour porter son regard sur la question des abolitions, de la traite négrière et de lʹesclavage. Car si lʹesclavage a "toujours" existé, il nʹest jamais allé de soi, mais il a fallu attendre la fin du XVIIIe siècle pour voir des individus sʹélever afin non plus de le réformer ou de lʹhumaniser, mais de lʹabolir.
Dans son ouvrage La révolution abolitionniste, il montre le caractère à la fois profondément révolutionnaire et réformateur du projet abolitionniste et retrace des combats solitaires qui ont ouvert la voie à un phénomène global inaugurant une liste ininterrompue de conquêtes au nom des doits de lʹhomme.

Émission "Sous les pavés", animée par Anik Schuin.

Qu'est-ce qu'une nation ? : une histoire mondiale. Avec Pascal Ory à la Librairie Mollat.


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28.01.2021

Reprenant la question posée par Ernest Renan au XIXe siècle, l'historien Pascal Ory se place dans une perspective planétaire afin d'examiner les raisons pour lesquelles le cadre national, espace d'une rencontre entre l'identité et la souveraineté, loin de disparaître de l'horizon mondial, constitue toujours cette fiction utile, à travers laquelle les individus et les sociétés vivent et meurent.