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"Je me présente : Vialatte, écrivain notoirement méconnu".
Né en 1901 dans une famille auvergnate, mort à Paris en 1971, Alexandre Vialatte se fait d’abord connaître comme traducteur de Kafka. Puis il publie, entre 1928 et 1951, trois romans qui, hélas, ne rencontrent pas leur public. Il se tourne alors vers le journalisme, et écrit pour de nombreuses revues, des plus sérieuses - la NRF - aux plus éclectiques – Le Spectacle du monde, La Revue du tiercé, Marie-Claire. C’est dans la presse féminine, où il lui arrive de parodier le courrier des lecteurs ou l'horoscope, qu'il aiguise son goût pour le billet d'humeur et les canulars.
Mais c'est surtout dans les vingt dernières années de sa vie, de 1951 à 1971, qu'il écrit régulièrement, depuis Paris, pour le quotidien d'Auvergne, La Montagne. Il y perfectionne son talent et rédige, au total, quelques 900 articles qui croquent l'air du temps. En vingt ans, Alexandre Vialatte élève la chronique à un genre poétique à part entière, qui tente d'approcher la vérité de l'homme sous les multiples apparats de l'actualité.
Il est temps de rendre hommage à cet amoureux du quotidien, à son goût des mots et à sa sensibilité de troubadour.
Émission "Ça peut pas faire de mal", animée par Guillaume Gallienne.


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Henri Guillemin ne se contente pas, quant à la Révolution française de 1789, des versions officielles et convenues.
En 1789, on assiste à une révolution des gens de bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d'affaires d'accéder au pouvoir, quitte à le partager avec l'aristocratie dans le respect d'un certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe réellement des classes pauvres, du Quart Etat, restait à venir. Elle aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C'est donc de ces deux Révolutions françaises que traite ici Henri Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées reçues.




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À la fin des années 1950, la France assiste, désemparée, aux prémices de la société libérale moderne. Le mode de vie importé dix ans plus tôt d'Amérique commence à faire des ravages. Les repères traditionnels sont attaqués, l'exode rural bat son plein et "les petits commerçants et artisans" sont dans la ligne de mire des banquiers qui préfèrent favoriser, à terme, le développement des grandes surfaces. De plus, l'Empire colonial commence à se déliter dans le sang.
Face à cette situation, un homme se lève. Il est papetier dans le Lot et, très vite, des foules immenses viendront l'écouter. En 1956, il fera élire plus de 50 députés à l'Assemblée. Cet homme, c'est Pierre Poujade. Bien qu'éphémère, son mouvement est rentré dans l'Histoire.
Émission "La Méridienne", animée par le Lieutnant Sturm.


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Renaud Camus, qu'on n'entend plus et ne voit plus nulle part a forgé une expression qu'on entend tout le temps et partout : le grand remplacement. Certaines personnalités qui ont pignon sur rue la reprennent à leur compte, d'autres en contestent la pertinence. D'autres encore en font un drapeau. Bref Renaud Camus n'a plus de voix au chapitre et il est sur toutes les lèves.
C'est donc en lui donnant la parole que l'anomalie de cette absence omniprésente doit prendre fin. Lui est opposé le démographe Hervé Le Bras dont les deux derniers livres sont des réponses cinglantes et argumentées aux thèses du premier.
Le temps de l'explication est donc venu : qu'est ce que le grand remplacement ?
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Prenez un géographe. Placez-le sur une butte dominant un paysage qu'il connaît bien, puisqu'il possède, à quelques kilomètres, une maison de vacances. Faites-lui situer, puis décrire ledit paysage, en analyser les composantes et l'histoire, ce avec toutes les ressources qui sont les siennes. Laissez-vous bercer par la poésie de son vocabulaire : causse, plateau calcaire, pénéplaine, mamelon, escarpement, cuvette, relief karstique...
Voici l’exercice qu'a proposé François Maspero au géographe Yves Lacoste. Le premier connaissait bien le second, puisqu'il était son éditeur. C'est chez Maspero qu'a paru notamment, en 1976, ce livre qui fit grand bruit : La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre, et c'est encore Maspero qui éditait Hérodote, revue lancée la même année et qui devint l'un des carrefours les plus importants de la pensée géographique en France. Son premier numéro s'intitulait justement "A quoi sert le paysage ?" - une question que cette slrue d'émissions éclaire sous un jour à la fois ludique et poétique.
Émission "Les chemins de la connaissance", animée par François Maspero.


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Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque "crise de gouvernabilité".
Aux États-Unis, le phénomène inquiétait au plus haut point un monde des affaires confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une prétendue "révolution managériale", à des mobilisations écologistes inédites, à l'essor de nouvelles régulations sociales et environnementales, et – racine de tous les maux – à une "crise de la démocratie" qui, rendant l'État ingouvernable, menaçait de tout emporter.
C'est à cette occasion que furent élaborés, amorçant un contre-mouvement dont nous ne sommes pas sortis, de nouveaux arts de gouverner dont Grégoire Chamayou retrace, par le récit des conflits qui furent à leurs sources, l'histoire philosophique.
On y apprend comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le "primat de la valeur actionnariale", conçu un contre-activisme d'entreprise ainsi qu'un management stratégique des "parties prenantes", imaginés, enfin, divers procédés invasifs de "détrônement de la politique".
Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n'est pas animé d'une "phobie d'État" unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer cette crise convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un "État fort" pour une "économie libre".


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La brûlante question migratoire a mis au cœur de l'actualité la parabole du Bon Samaritain tirée de l'Évangile selon Saint Luc. Dans sa dernière encyclique Fratelli Tutti, le pape François s'appuie sur ce texte pour réclamer aux pays européens arc boutés sur leurs frontières une politique d'ouverture et même d'hospitalité inconditionnelle.
Le souverain pontife a-t-il raison ? Est-il dans son rôle ? Peut-on ou doit-on, pour être fidèle à l'enseignement du Christ, politiser sans autre forme de procès la parabole du bon Samaritain ?
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.




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Au terme d'un long parcours, de nombreuses lectures et d'une réflexion globale, Julien Rochedy veut expliquer la pensée de la véritable droite, dans laquelle il se reconnaît. Pédagogique, subversif et profond, ce travail se veut la base de la reconstruction d'une pensée forte contre le monde contemporain, lequel court à la catastrophe. On y découvre les fondements philosophiques de cette école de pensée tout en déclarant la guerre à toutes les pensées de gauche, des Lumières à la déconstruction.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'37 : Libéralisme, écologie et essentialisme
- 0'06'42 : Le clivage gauche-droite est-il dépassé ?
- 0'09'58 : Une tendance naturelle à être de droite ou de gauche ?
- 0'14'40 : Enfance heureuse et droite
- 0'16'20 : Chaos et domestication
- 0'22'42 : La gauche, pensée moyenne ?
- 0'26'36 : La culture prime sur l'économie
- 0'31'03 : Le capitalisme, plus de gauche que de droite
- 0'32'38 : L'impératif de s'assumer de droite
- 0'35'54 : Droite et extrême droite
- 0'38'39 : Classiques contre modernes
- 0'43'04 : Chaos et harmonie
- 0'47'30 : L'inquiétude fondamentale
- 0'50'42 : L'espérance de gauche
- 0'52'48 : Sous les pavés la plage… ou les sables mouvants
- 0'55'20 : Enfer et paradis
- 0'55'56 : Réalisme et pragmatisme
- 0'58'27 : Les règles et les normes face à la barbarie
- 1'00'04 : Les revers du progrès
- 1'04'05 : La guerre comme père du monde
- 1'01'02 : Le mal dans dans la société
- 1'16'18 : La nature humaine
- 1'12'28 : Le rôle de la génétique
- 1'23'35 : Christianisme et biologie
- 1'25'42 : L'importance des limites
- 1'31'27 : Choisir ce que l'on n'a pas forcément choisi
- 1'34'16 : Aimer son peuple
- 1'39'23 : L'égalité n'existe pas
- 1'41'35 : Chercher l'harmonie plutôt que l'égalité
- 1'47'45 : Chaos, ordre et justice
- 1'48'54 : La recherche des transcendantaux
- 1'53'31 : La recherche de la perfection passe par soi
- 1'57'04 : Problème contre mystère
- 2'00'12 : Héritage et communauté
- 2'05'57 : L'importance de la ressemblance
- 2'09'58 : Conception organique ou contractuelle
- 2'15'00 : L'importance de la transmission
- 2'18'56 : La reproduction
- 2'22'27 : Le tournant des Lumières
- 2'30'35 : La sagesse de la Tradition
- 2'36'24 : De la Terreur au communisme
- 2'38'19 : L'Histoire comme base de l'analyse de droite
- 2'44'38 : La religion, ciment des sociétés
- 2'55'42 : La valeur suprême : le développement de la communauté
- 3'01'09 : L'importance de la virilité
- 3'03'47 : La solidarité, une valeur de droite
- 3'07'24 : Sans valeurs de droite, le chaos
- 3'09'08 : L'État comme moyen et pas comme fin
- 3'15'33 : Liberté et responsabilité
- 3'19'34 : Pour un nouveau classicisme
- 3'23'42 : L'espoir écologique
- 3'28'11 : Conclusion


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Qui est vraiment Sigmund Freud ? Pas un dieu tout-puissant ni un charlatan, mais un Freud qui rêve tout haut, dissèque les anguilles, prend de la cocaïne, cite Shakespeare, aime l'humour juif et cultive la compagnie des femmes d'esprit. Un Freud inédit qui parle à la première personne.
Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi.


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Après un parcours tout à fait classique qui l'a mené à l'agrégation d'économie, Antoine Vatan a ressenti le décalage immense existant entre une théorie formelle et le réel des rapports économiques. C'est alors qu'il est progressivement revenu à Marx afin de résoudre cette contradiction !
Crises économiques, exploitation, caractéristiques de l'état, rôle de la classe ouvrière, baisse tendancielle du taux de profit : deux cents ans après sa naissance et à l'heure de la mondialisation, ses analyses restent ce qu'il y a de plus solide pour comprendre l'histoire, la dynamique et le destin du capitalisme.


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C'est dans une perspective critique que sont abordées les nouvelles questions posées par l'utilisation toujours plus intensive et extensive des algorithmes, sur la base des Big Data, dans la régulation de la vie privée et publique au sein de nos sociétés.
Cette "intelligence artificielle" se transforme en véritable gouvernance algorithmique échappant au contrôle démocratique des peuples qui lui sont soumis, nécessitant alors une véritable théorie critique pour que les mutations sociopolitiques conduisant à la mise en place de cette forme inédite de régulation de la pratique sociale ne reste pas un angle mort de la réflexion.


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Du début de la campagne électorale de l'élection présidentielle jusqu'au deuxième tour des législatives 2022, les citoyens français seront appelés à renouveler leurs représentants.
Alors que les idées souverainistes continuent de gagner du terrain, l'offre politique va-t-elle suivre cette demande ? Les classes dirigeantes, majoritairement opposées à l'indépendance française, arriveront-elles à conserver leurs prébendes ?
Pierre-Yves Rougeyron commente pour nous, semaines après semaines, l'évolution des rapports de forces du monde politique français.