Ernesto "Ché" Guevara. Avec Régis Debray sur France Inter.


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05.09.2016

De son vivant il était un mythe, l’icône d’une révolution qu’il portait à bout de bras, le symbole de la rébellion. À sa mort, le 9 octobre 1967, le Ché, est devenu une légende. Celle d’un homme profondément humaniste, charismatique, à la pureté idéologique considérée comme sans faille... S'il fallait donner un visage, une représentation humaine de la postérité, ce serait le Ché, dont il est une allégorie à lui tout seul.
Parmi les nombreux souvenirs, il y a ce nom, évidemment, entré depuis dans les livres d’histoires. Mais il y a aussi ce visage, illustré par la célèbre photo en Noir et Blanc d’Alberto Korda, celui d’un homme barbu, souriant, cigare à la bouche, béret étoilé sur la tête qu'on voyait dans toutes les chambres d'ados, il n'y a pas si longtemps.
Homme d’idée et homme d’action. Combattant héroïque, révolutionnaire, voyageur, il avait fait de sa vie un combat et un modèle d’engagement. Il en paiera le prix ! Sa mort à 39 ans dans le maquis bolivien reste encore entourée de nombreuses zones d’ombres et elle a longtemps alimenté les rumeurs les plus folles.
Alors quel est le parcours de cet homme qui voulait changer le destin de la société par la puissance des idées et la force des armes ? Comment un jeune médecin argentin est-il devenu le plus célèbre guérilléro du XXème siècle ? Et enfin comment Ernesto Guevara de la Cerna est-il devenu "Le Ché" ?
Pour parler de Che Guevara, Régis Debray. Philosophe, nouvelliste, romancier, critique, dramaturge, il a eu le privilège de rencontrer Ernesto Guevara, et goûter lui aussi aux geôles boliviennes...

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

La question nationale et la question sociale en France. Avec Pierre de Brague, Stéphane Blanchonnet et Louis Alexandre pour E&R à Reims.


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12.12.2015

C'est en revenant sur les expériences de l'Action française, du syndicalisme révolutionnaire français et de leur jonction au sein du Cercle Proudhon que Pierre de Brague (auteur chez Kontre Kulture et militant d'E&R), Stéphane Blanchonnet (président du Comité directeur de l'Action française) et Louis Alexandre (rédacteur en chef de la revue Rébellion) abordent les tentatives historiques d'articulation des questions nationale et sociale en France.

Sommaire des questions de la quatrième partie :
 0'00'02 : La question sociale et la question nationale, deux pôles affaiblis par leur dissociation
 0'02'00 : Déclin de l'AF suite au départ de Georges Valois, thèse de Bertrand Renouvin
 0'04'15 : Génération Maurras, renouveau militant et question sociale
 0'05'14 : Première Guerre mondiale, fracture au sein du syndicalisme et attachement à la patrie
 0'11'00 : Le Front National, bénéficiaire de la négation de la question nationale par la "Gôche"
 0'14'42 : Métamorphose de la lutte des classes, le peuple contre les élites
 0'20'45 : La réduction identitaire, piège pour les mouvements nationalistes
 0'24'30 : Le libéralisme, négation de toute détermination
 0'29'10 : Faiblesse du peuple français et absence de sacré
 0'33'18 : Maurras et Marx, deux visions de l’Homme
 0'40'05 : Nomadisme et syndicalisme
 0'42'48 : Corporatisme maurrassien et corporatisme fasciste

Chavez, la patrie au coeur : Vincent Lapierre répond aux questions de David L'Epée.


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07.2017

À l'occasion de la parution aux éditions Kontre-Kulture de son livre Chavez, la patrie au coeur, Vincent Lapierre se confie au micro de David L'Epée et revient sur l'histoire du Venezuela et sur l'épopée du chavisme.

 0:00:50 – raisons de l’intérêt de Lapierre pour Chavez, retour sur ses origines familiales
 0:02:33 – Lapierre renonce à travailleur comme conseiller économique du gouvernement vénézuélien et décide de s’engager en France
 0:05:18 – relations entre Chavez et l’extrême gauche européenne (Mélenchon par exemple), malentendu de cette gauche à l’égard du nationalisme émancipateur de Chavez
 0:07:09 – l’idéal militaire de Chavez, à contre-courant de la tradition réactionnaire de l’armée
 0:09:10 – Chavez hésite entre armée régulière et guérilla
 0:12:35 – Chavez orateur et auteur de discours-fleuves, ses interventions dans l’émission Alo Presidente, le rôle de l’éloquence
 0:14:52 – Chavez accomplit un tour du pays à sa sortie de prison pour renouer avec son peuple
 0:17:16 – Maisanta, un héros révolutionnaire parmi les ancêtres de Chavez
 0:18:35 – le populisme et la rhétorique chavistes, la notion de destin historique
 0:22:12 – Chavez et les femmes, comparaison avec Robespierre, de l’amour des femmes à l’amour du peuple
 0:25:51 – rapports entre populisme, homme providentiel et démocratie
 0:28:16 – expériences de démocratie directe dans la Constitution vénézuélienne, la "démocratie participative et protagonique", la révocabilité des élus
 0:32:15 – le pacte de Punto Fijo
 0:33:44 – Chavez et de Gaulle : confiance en l’armée, méfiance dans les partis, alliance civico-militaire
 0:35:40 – l’opposition trotskiste au Venezuela
 0:40:03 – république bolivarienne contre république française, révolution et enracinement, le bolivarisme
 0:45:35 – l’impérialisme yankee en Amérique latine et ceux qui y résistent
 0:47:55 – le chavisme est-il une révolution conservatrice ?
 0:49:03 – l’influence de la théologie de la libération
 0:50:34 – la figure du Christ
 0:52:36 – le socialisme du XXIème siècle et les noyaux de développement endogène
 0:56:40 – un défi relevé : l’éducation et l’alphabétisation des masses
 0:59:00 – la passion de Chavez pour la littérature
 1:00:38 – le Sistema : un programme social d’éducation musicale pour les enfants
 1:03:24 – une lutte culturelle contre le soft power étatsunien
 1:04:44 – anti-impérialisme et anti-sionisme : les relations internationales de Chavez, l’ALBA, les accords Sud-Sud, la Chine, la Russie, l’Iran…
 1:08:39 – Chavez et les dissidents nord-américains
 1:10:18 – Lapierre commente des citations positives et négatives de diverses personnalités sur Chavez (Gabriel Garcia Marquez, Alexandre Adler, Jean-François Kahn, Dominique Ziegler, Ignacio Ramonet)
 1:19:21 – annexe : quelques mots au sujet de la thèse de doctorat de Vincent Lapierre

La République peut-elle créer de la légitimité ? Avec Vincent Coussedière sur Radio Courtoisie.


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21.06.2017

Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. À chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France.
Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit.
Vincent Coussedière se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable.
Nous vivons la "fin de partie" du système partisan français

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Fidel Castro. Avec Nicolas Tandler au Cercle de l'Aréopage.


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03.07.2017

Cette conférence retrace l'accession au pouvoir de Fidel Castro, l'un des révolutionnaires nationalistes les plus convaincus qui n'ait jamais vécu et nous raconte son règne sur Cuba pendant près d'un demi-siècle.
Nicolas Tandler nous raconte l'enfance de Fidel, ses influences politiques, l'émergence de l'activiste étudiant et du leader rebelle, la guérilla qui renverse Batista, la transformation révolutionnaire de Cuba, les ambiguïtés américaines et l'aide soviétique : la survie envers et contre tout !

Hegel, le politique et l'esthétique : Dominique Pagani répond aux questions de Loïc Chaigneau.


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07.06.2017

Dans sa préface à la Phénoménologie de l’esprit, Hegel signale qu' "À la facilité avec laquelle l’esprit se satisfait, on peut mesurer l’étendue de sa perte." Il vise ainsi le poématisme absolu de Schelling, troquant la richesse du poème contre la palette d’un peintre limitée à deux couleurs : "le rouge pour la scène historique et le vert pour les paysages selon la demande". Réduisant encore cette binarité, notre temps ("Chaque philosophie ne fait que résumer son temps dans la pensée"), censure le rouge au profit du seul vert ; la couleur, très "völkisch", des "Forêts teutonnes" qui dominent Fribourg ; un vert désencombré de l’histoire : celui de l'écologie politique, qui "en a marre du gaullo-communisme" (D. Cohn-Bendit), ou du Medef qui dit vouloir "en finir avec le C.N.R." (D. Kessler).
En entreprenant cette discussion sur Hegel, Dominique Pagani s’est efforcé, par pur souci esthétique, d'y restituer une légère touche de rose ; celle qui nous embaume "dans la croix de la souffrance présente" : on l’aura compris nous sommes ici en représentation, au théâtre. Partant, le problème de la connaissance, n’y paraît qu’à la lumière qui achève toute dramatique ; à commencer par celle que notre Ulysse de l’esprit nomme "la religion esthétique" : la Reconnaissance.

Changer de révolution : l'inéluctable prolétariat. Avec Jacques Ellul répondant aux questions de Joyce Main Hanks.


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23.11.1981

Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n’a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l’évolution du tiers monde, aboutissent à la création d’un immense prolétariat mondial.
Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu’elles entendaient combattre.
Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible. Pour quelles raisons ? À quelles conditions ? Sommes-nous encore capables d’une véritable espérance révolutionnaire ?

Les révolutions russe et française d'Albert Mathiez. Avec Yannick Bosc et Jean-Pierre Garnier à la Librairie Tropiques.


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10.05.2017

Grand historien de la Révolution française, Albert Mathiez fut aussi un intellectuel engagé, un partisan intransigeant de la démocratie sociale qui s'enthousiasma pour la révolution russe.
Il écrivit d'ailleurs de nombreux articles au fil des événements qui analysaient, sur le vif, ce séisme social et politique. Des journées de février 1917 jusqu'à la fin de la guerre civile, Albert Mathiez tisse l'analogie avec la Révolution française. Dans les deux cas, il observe la force motrice des mouvements populaires, à contre-courant des interprétations selon lesquelles les révolutions appliquent des théories.
C'est sur cette séquence que reviennt Yannick Bosc et Jean-Pierre Garnier, et afin de comprendre l'engagement politique d'un historien exemplaire.