Institution, imaginaire, autonomie : autour de Cornelius Castoriadis. Avec François Furet, Marcel Gauchet, Claudia Moatti, Ramin Jahanbegloo, Joël Roman, Pierre Rosanvallon et Paul Thibaud au Centre Culturel International de Cerisy.


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1990

Depuis les années 1970, l'œuvre de Cornélius Castoriadis apparaît de plus en plus comme une référence majeure pour tous ceux qui s'efforcent d'analyser la dynamique des sociétés contemporaines, d'élucider le sens du projet démocratique, ou de mettre en lumière les conditions auxquelles on peut penser l'histoire et la liberté.
Ce colloque a pour but de montrer et de discuter les principaux apports de cette pensée exigeante à la philosophie et à la théorie politique, mais aussi à la compréhension du présent et à l'épistémologie du savoir contemporain.
Cinq thèmes ont été retenus qui donnent lieu à des exposés et à des débats entre Cornélius Castoriadis et des intellectuels de divers pays :
 - ontologie et épistémologie
 - la théorie de la démocratie et l'expérience grecque
 - le social-historique et l'imaginaire social des sociétés modernes
 - les conflits politiques et les perspectives contemporaines
 - l'inconscient et la psychanalyse

La décadence des élites, facteur de Révolution. Avec Fadi El Hage au Cercle Aristote.


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07.10.2019

C'est en retraçant l'histoire de la noblesse française au XVIIIe siècle dans toutes ses composantes -de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées en passant par la noblesse de robe- que Fadi El Hage s'interroge sur la place et le rôle d'une classe autant victime de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle a renvoyée au public.
Cette période de décadence des élites françaises à la fin de l'Ancien Régime, qui mena au déclin puis à la chute de la Monarchie sous la Révolution française, doit nous permettre de tirer des enseignements plus généraux sur les mécanismes qui aboutissent au renversement des ordres politiques.

Démocratie, que demande la gauche ? Avec Yann Moulier-Boutang sur France Culture.


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27.12.2018

Qu’est-ce que la gauche reproche traditionnellement à la démocratie ? Que peut demander la gauche à la démocratie sachant que sa revendication initiale du pouvoir au peuple n'est pas valable dans le monde actuel ? Et si être de gauche en France, c'était d'abord tenir fermement aux responsabilités sociales de l'État, à la justice et à l'égalité, en gardant le bien commun comme but ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Anastasia Colosimo.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Gilets Jaunes, ce n'était qu'un début ! Avec Francis Cousin pour les Gilets Jaunes Constituants.


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08.2019

"La grande erreur… est de se représenter la révolution comme quelque chose qui se fait du jour au lendemain. En fait, la révolution est un processus d'évolution des masses s'étalant sur plusieurs années dans des circonstances faisant effet d’accélérateur." Engels à Bernstein, 27 août 1883
Cet échange entre Francis Cousin et une Gilet Jaune Constituante nous permet de mesurer l'état de la lutte des classes en France, radicalement ré-actualisée depuis le début de l'insurrection des Gilets Jaunes.
Le grand embrasement du prolétariat est-il pour demain ? La communauté de l'être est-elle en passe d'advenir ?

Le grand méchant Robespierre. Avec Yannick Bosc et Marc Belissa sur Le Média.


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06.2019

Avant même son arrestation et son exécution lors de Thermidor (juillet 1794), Maximilien Robespierre a été outrancièrement vilipendé et calomnié par les ennemis de la Révolution, en particulier par les presses royaliste et anglaise. Son élimination a été immédiatement justifiée par une diabolisation destinée à discréditer tout projet de démocratie réelle au profit d'un système représentatif reléguant le peuple à la passivité et laissant aux possédants le monopole d'un gouvernement "des compétences" mené en fonction de leurs intérêts.
En évoquant les différents regards successivement portés sur l' "Incorruptible" jusqu'à nos jours, les historiens Marc Belissa et Yannick Bosc montrent la permanence de l'enjeu politique essentiel qui s'est cristallisé autour de cette figure. Enjeu qui demeure on-ne-peut-plus actuel : la démocratie réelle, où l'action des représentants seraient strictement contrôlée par le peuple, est-elle possible ?

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athena.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.

Marx, Proudhon et la misère de la philosophie. Avec Eric Martin à l'Université du Québec à Montréal.


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22.05.2018

À l'occasion d'une célèbre polémique avec Proudhon, Marx règle en 1847, dans Misère de la philosophie, ses comptes avec une certaine idée du socialisme et de l'économie, très bien incarnée par Proudhon. Critiquant le socialisme "petit-bourgeois", il précise ses thèses et en donne une version très accessible dans un texte brillant et caustique qui peut servir d'introduction à son oeuvre.
Ce texte ne doit pas cependant être pris pour argent comptant et les thèses de Proudhon, intéressantes par bien des aspects, méritent d'être redécouvertes, au-delà des caricatures...