Profils perdus : Dominique de Roux. Avec Christian Bourgois, Pierre Belfond, Pierre-Guillaume de Roux et Georges Londeix sur France Culture.


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1991

Homme de tous les extrêmes, Dominique de Roux reste, vingt-huit ans après sa disparition, l'un des acteurs les plus subversifs et aventureux de la littérature contemporaine. Romancier, pamphlétaire, journaliste, éditeur et directeur de revues, il a suivi de front, en quarante ans de vie, des itinéraires multiples, mêlant engagements publics et activités occultes au nom d'un seul combat : la défense du "parti de l'être" contre celui du "néant", de l' "esprit vivant" contre la "lettre morte".
Créateur en 1961 des Cahiers de l'Herne, il milite pour la reconnaissance d'auteurs proscrits ou ignorés, tels Céline, Ezra Pound ou Ungaretti, et contribue à révéler pleinement Jorge Luis Borges, Henri Michaux, Pierre Jean Jouve et Witold Gombrowicz.
Hanté par le déclin de l'Occident et en quête d'un nouvel âge d'or, il se lance, au nom de l' "Internationale gaulliste", dans une aventure politique qui le conduit à s'impliquer dans la révolution portugaise de 1974 et dans la guérilla angolaise, aux côtés de Jonas Savimbi.
En s'appuyant sur de nombreux témoignages, Jean-Luc Barré nous révèle dans cette émission un écrivain majeur, témoin singulier de son époque, dont les intuitions trouvent aujourd'hui une surprenante actualité.

Guillaume Tell était-il le black block des Waldstätten ? Avec David L'Epée à la Nouvelle Librairie.


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15.05.2019

C'est pour la ré-édition du film Guillaume Tell (Michael Dickoff, Suisse, 1961) chez Artus que David L'Epée revient sur ce mythe en analysant, de l'histoire à la légende, le contexte historique, les sources écrites et les controverses sur l'analyse, l'usage et la récupération de ce symbole.
À mi-chemin entre authenticité historique et légende, Guillaume Tell nous rappelle la puissance des mythes mobilisateurs tout en offrant un angle de vue particulièrement intéressant sur l'histoire suisse, des premières unifications jusqu'à la création de la Confédération Helvétique.

Un été avec Paul Valéry. Avec Régis Debray à la Librairie Mollat.


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31.05.2019

L'été sied à Paul Valéry (1871-1945), ce solaire impénitent qui nous enjoint de plonger dans la mer pour mieux renaître. Même en maillot de bain, ce grand amoureux des femmes, de la peinture et de la musique, reste un homme du trait, du brillant, de l'éclat, du paradoxe et du charnel. Son oeuvre dessine une rose des vents. L'auteur de l'universel Cimetière marin est aussi "un lanceur d'alerte" sur la fragilité de notre civilisation et de notre société mondialisée.
Régis Debray, dans un entretien avec Jean Petaux, nous présente son portrait de Paul Valéry, notre contemporain brûlant, poète à (re)lire de toute urgence par temps de détresse.

Houellebecq : génie, prophête ou imposteur ? Avec François Bousquet, Steven Sampson et Patrice Jean sur Radio Courtoisie.


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15.01.2019

La sortie d'un roman de Michel Houellebecq est chaque fois un événement littéraire national, voire international. Tous les médias se ruant alors pour avoir leur part de Houellebecq pendant qu'est entretenue une polémique picrocholine destinée à capturer l'attention des uns et des autres et vendre quelques livres de plus !
Mais après avoir écrit bon nombre de romans et reçu le prix Goncourt, il est temps d'évaluer les prétentions littéraires de l'écrivain : Michel Houellebecq est-il, oui ou non, le plus grand écrivain français vivant ?
Pour aborder cette question épineuse, sont réunis les inconciliables Steven Sampson, critique littéraire américain, Patrice Jean, écrivain, et François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef d'Éléments, qui débattent de l'oeuvre de celui qui divise les amoureux de littérature.

Émission du "Libre Journal de la Nouvelle Droite", animée par Thomas Hennetier.

Pamphlets fin de siècle : la Troisième à l'épreuve. Avec Cédric Passard sur France Culture.


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25.05.2019

Nul ne peut sérieusement en disconvenir : Internet a libéré sur sa toile une profusion de violence verbale et créé dans nos démocraties un climat de suspicion généralisée envers toutes les autorités. On est loin d'être encore à même d'apprécier pleinement et à coup sûr la portée de ce phénomène sur la longue durée. On est loin de pouvoir faire le départ entre les possibles profits, moraux et civiques, d'une surveillance légitime et d'autre part les dévergondages de procédés qui risque d'être ravageurs pour le fonctionnement équilibré de n'importe quel régime. S'agit-il d'un défouloir légitime ou d'un poison ravageur ?
Pour en juger, il faut, comme toujours, se hâter de ne pas exagérer l'inédit. Dans la quête de précédents, on pourrait se reporter au temps des mazarinades du temps de la Fronde ou encore à celui des écrits sinistres qui circulèrent contre Louis XVI et Marie-Antoinette à la fin de l'Ancien Régime. Dans cette émission, c'est l'attention est braquée sur les derniers moments du Second Empire et les premières décennies de la Troisième République, à la fin du XIXe siècle.
Ce fut l'époque, en effet, où fleurirent en abondance des pamphlets d'une extrême violence contre les pouvoirs en place. La loi très libérale de juillet 1881 leur ouvrit un champ qui put paraître sans limite, jusqu'à faire litière de tout respect humain. Cédric Passard, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Lille, s'est attaché à ce sujet. A ses yeux, cette effervescence pamphlétaire et la diffusion massive des caricatures politiques les plus brutales ont accompagné logiquement l'entrée de la France, à l'âge des foules, dans une modernité politique, culturelle et médiatique. Voilà bien qui reste à démontrer et à comprendre, sous l'éclairage rétrospectif de nos inquiétudes contemporaines.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Quelle littérature dans un pays défait ? Avec Juan Asensio et Pierre Mari au Cercle Aristote.


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03.06.2019

Le critique littéraire Juan Asensio et l'écrivain Pierre Mari, alors qu'ils viennent respectivement de publier Le Temps des Livres est passé (Ovadia) et En pays défait (PGR), échangent leurs vues sur l'effacement de la littérature française et l'abêtissement des classes dirigeantes.
Car si les élites françaises avait une particularité qui faisaient notre fierté, c'était le lien étroit qu'elles entretenaient avec la littérature et, plus généralement, la langue.
Comment alors devons-nous comprendre l'effondrement de la qualité des productions littéraires en France et le déclin parallèle de la critique ? Et quelle en est la cause ? Haranguer virilement les élites françaises et vilipender leur décadence nous permettra-t-il de relever la tête ?

Politique, société et psychologie : notes de lecture, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société. De la philosophie politique aux problèmes de psychologie sociale, comprendre les visions du monde et les habitus qui structurent des collectifs où certaines minorités actives doit nous permettre d'avoir une compréhension plus fine de la marche du monde.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

George Orwell (1903-1950) ou la common decency. Avec Juan Asensio, Phil Casoar, Thierry Beauchamp, Yolène Dilas-Rocherieux, Alain Finkielkraut et Alain Besançon sur France Culture.


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30.06.2002

À travers une succession de témoignages, c'est la figure du romancier et essayiste George Orwell qu'on fait ici revivre. On y découvre son enfance dans une école stricte jusqu'à la rédaction de son livre 1984 publié quelques mois avant sa mort, en passant par son expérience fondatrice dans la police coloniale en Birmanie et son engagement aux côtés des milices du POUM pendant la guerre d'Espagne.
Du point de vue littéraire, on peut l'inscrire dans la tradition de l'humour anglais, de l'humour subversif, quand il écrit La Ferme des animaux. Contrairement aux intellectuels et écrivains de son temps, il se met en danger en acceptant d'avoir des opinions différentes de celles de ses semblables.
En consacrant son écriture à une dystopie (1984) dans laquelle il annonce une société basée sur le scientisme, il veut nous faire traverser le mur de l'idéologie. Le langage, chez George Orwell, est d'ailleurs un enjeu central : toujours dans 1984, il invente le novlangue, qui est un appauvrissement du langage dans une société totalitaire, ayant pour fonction de réduire les réalités pensables auxquelles son vocabulaire renvoie.
Une leçon d'intégrité intellectuelle et de courage politique.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Philippe Barthelet.