Marc Bloch et les caractères originaux de l'histoire rurale française. Avec Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Toubert et Jean-Robert Pitte sur France Culture.


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27.02.1989

Alrs que le livre de Marc Bloch Les Caractères originaux de l'histoire rurale française vient d'être réédité, Jacques Le Goff propose, en compagnie des historiens Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Toubert, et le géographe Jean-Robert Pitte, de dresser le portrait de l'un des grands noms de l'historiographie française du XXe siècle qui fut membre de la Résistance durant l'Occupation, arrêté par la Gestapo puis exécuté le 16 juin 1944.
Dans un second temps, les invités analysent sa méthode, ses limites, mais aussi l'influence considérable de l'historiographie allemande et anglaise sur sa formation, ainsi que sa postérité dans l'université française.

Émission "Les Lundis de l'histoire", animée par Jacques Le Goff.

Autour de Chesterton. Avec François Rivière sur France Culture.


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30.05.2015

Monument de bonhommie bachique et de prophétisme halluciné, l' "hénaurme" Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), alias GKC, est une légende des lettres et du journalisme anglais. Créateur du mythique "Father Brown", il est une des plumes tutélaires du "crime novel" anglo-saxon, figure atypique du catholicisme britannique.
On lui doit aussi quelques hagiographies poétiques et méditations théologiques hors norme, virtuose de la narration en roue libre et du romanesque rhapsodique, certains de ses romans, tels La Sphère et la Croix ou L'Auberge volante, restent comme des chef-d'oeuvre délirants, égaux de ceux d'un Lawrence Sterne ou d'un Lewis Carroll
Familier de toujours des écrits chestertoniens, François Rivière lui consacre, aux éditions Rivages, un portrait biographique étincelant.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

Résister à la technique ou la dompter ? Avec François Jarrige sur France Culture.


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03.06.2019

Rares sont les métiers aujourd'hui dont les machines sont absentes : la technique s'est peu à peu insinuée dans toutes les activités ; la maîtriser est un atout majeur sur le marché de l'emploi.
C'est au XIXe siècle que le développement technologique s'accélère comme jamais auparavant, les nouvelles techniques gagnant tous les pans de la société et la modifiant en profondeur, et en premier lieu, le monde du travail.
Ouvriers, artisans, comment les travailleurs voient-ils leur activité et par conséquent tout leur quotidien modifié, et comment appréhendent-ils ces changements ? L'univers machinique nouveau a-t-il suscité des résistances, des enthousiasmes ? Comment les penseurs du travail s'en sont-ils emparés ?

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

"La littérature est un territoire où l'on cherche sa propre identité". Avec Claudio Magris sur France Culture.


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28.10.2017

Claudio Magris est romancier, essayiste, traducteur de Kleist, Schnitzler et Büchner, voyageur érudit, dans le temps et dans l'espace, éditorialiste, aussi, au Corriere della Sera, primé dans tous les pays : Prix Strega, le Goncourt italien, en 1997, Prix prince des Asturies en 2004, Prix de la paix des libraires allemands en 2009...
Les français l'ont découvert, et aimé, avec Danube, journal sentimental, essai nourri de fictions où il suivait l'histoire et les mythes charriés par le grand fleuve, de la Forêt-Noire à la mer Noire. Il est aussi l'auteur d'une œuvre protéiforme où l'on trouve des romans comme Enquête sur un sabre ou A l'aveugle, et des essais comme Microcosme, qui font de lui l'une des figures majeures de la culture italienne et de l'humanisme européen.
Claudio Magris publie aujourd'hui un nouveau roman publié chez Gallimard intitulé Classé sans suite. Plus qu’un roman fleuve, c’est un roman musée. Ou un musée roman. C'est peut-être, d'ailleurs, la même chose. On y découvre Luisa Brooks, une femme dont l'histoire est très liée à la deuxième guerre mondiale, fille d'une juive triestine qui a traversé la shoah et d'un sergent afro-américain arrivé dans la ville en 1945, un personnage héritier de deux tragédies, la shoah et la traite des noirs, et qui doit reprendre l'œuvre d'un personnage excentrique, illuminé, un triestin, lui aussi, qui s'était mis en tête de collectionner les armes de toutes les époques, de la hache au chars d'assauts, des cimeterres aux grenades à fragmentation, pour en faire un musée qui serait tellement chargé de mort qu'il convertirait tout le monde à la paix. Et le plus fascinant, c’est que cet homme a existé, qu'il a vraiment vécu à Trieste et qu'il a considérablement abîmé la vie de sa famille en se ruinant pour acquérir ces armes…

Émission "Le Temps des écrivains", animée par Christophe Ono-dit-Biot.

Max Weber et la guerre des valeurs. Avec Cornelius Castoriadis et Philippe Raynaud sur France Culture.


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12.09.1987

Max Weber, mort en 1919, annonçait "la guerre des dieux" dans un monde moderne condamné à "une lutte inexpiable des valeurs". C'est de cette thématique dont débattent le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis et le politologue et philosophe Philippe Raynaud.
Car l'universalité formelle qui domine le monde moderne fait surgir la question de la guerre des dieux d'une manière tout à fait angoissante et originale...

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Avoir raison avec Raymond Aron. Avec Nicolas Baverez, Dominique Schnapper, Pierre Bouretz, Monique Canto-Sperber, Jean-Claude Casanova, Philippe Raynaud, Pierre Hassner, Jean-Vincent Holeindre, Joël Mouric, Sylvie Mesure, Perrine Simon-Nahum et Elisabeth


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07.2016

J'aime mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron. On ne sait plus avec certitude qui a lancé cette boutade, mais elle résume bien l'état d'esprit majoritaire de notre intelligentsia, durant une bonne partie de la Guerre froide - et jusqu'aux lendemains des événements de Mai 68. La rigueur des analyses de ce philosophe de formation ; l'étendue de ses compétences, qui allaient de la sociologie à l'économie en passant par la géostratégie ont contribué, paradoxalement, à isoler Raymond Aron de la scène intellectuelle française. Aux emballements des idéologies, il avait le tort d'opposer le poids des faits. Son impressionnante production éditoriale, si elle était consacrée à analyser l'actualité, reposait pourtant sur une véritable épistémologie des sciences historiques. Et lorsque se produisit "l'effet Soljenitsyne" au milieu des années 70, Raymond Aron fut soudain consacré comme celui qui avait eu raison d'avoir raison…
Certes, il n'y a pas "d'aronisme", comme il y eut un existentialisme. Mais si Aron a renoncé à construire un système global d'interprétation, il y a une méthode, un état d'esprit, un appareil conceptuel aroniens. Désignant le lieu d'un libéralisme renouvelé en profondeur, ils peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine. C'est ce à quoi s'attache cette série d'émissions.

Émission "Savoirs", animée par Brice Couturier.

La France, une Nation littéraire ? Avec Anne-Marie Thiesse et Régis Debray sur France Culture.


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27.09.2019

Que signifie aujourd'hui être écrivain national ? À la fois génie singulier et emblème d'une nation, il en viendrait à incarner une forme d'universalité.
La directrice de recherches au CNRS Anne-Marie Thiesse et le philosophe Régis Debray explorent la figure de l'écrivain dit national, en le replaçant dans un contexte plus vaste de construction des identités nationales (contexte européen, si ce n'est mondial). Ce parcours, au cours duquel un écrivain est promu comme "national" est jalonné d'une série de reconnaissances politiques et académiques qui vont de l'intégration au corpus scolaire à la panthéonisation.
Les deux intervenants dissèquent également les ambiguïtés de cette reconnaissance qui vire parfois à la consécration, au culte des écrivains, dans son sens le plus littéral.

Émission "La Grande table", animée par Olivia Gesbert.

A la Recherche du temps perdu. Avec Antoine Compagnon et Jean-Yves Tadié sur France Culture.


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23.01.1997

Dans une lettre à Louis d'Albufera, en mai 1908, bien avant de se mettre à la rédaction de son oeuvre somptueuse et unique dans la littérature française, A la recherche du temps perdu, une oeuvre, inachevée et posthume, de trois mille pages, Marcel Proust écrit : "J'ai en train : une étude sur la noblesse, un roman parisien, un essai sur Sainte-Beuve et Flaubert, un essai sur les femmes, un essai sur la Pédérastie (pas facile à publier) ; une étude sur les vitraux, une étude sur les pierres tombales, une étude sur le roman."
Lire Proust, c'est en effet lire une oeuvre totale, un roman qui en contient mille, c'est entrer dans une sensibilité qui éclaire la vôtre, c'est apprendre à mieux regarder, sentir, écouter, aimer, se souvenir, c'est accepter de se plonger dans un univers infini, miroir de notre société, miroir de l'Histoire.
Lire et relire Marcel Proust, tel est donc le thème de cette émission qui nous fait entrer dans l'oeuvre de Proust à travers deux lectures : celle de Jean-Yves Tadié et celle d'Antoine Compagnon. Lire Proust, c'est faire une expérience existentielle.