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Alors directeur du "Centre de sociologie européenne" et directeur de la revue Actes de la recherche en sciences sociales, Pierre Bourdieu aborde ici des questions générales liées à la discipline sociologique et, plus précisément, les enseignements que l'on peut en tirer pour les problèmes liés à l'éducation.
Il revient notamment sur la définition, les fonctions et la place de la sociologie dans la société, analyse la responsabilité de l'école dans l'accès à l'éducation ainsi que l'accélération de la prise de conscience de l'inégalité des chances en matière d'éducation et la reconsidération de l'intelligence en tant que facteur de réussite sociale. Enfin, il revient sur la conception de l'individu et de l'action individuelle dans la sociologie moderne.
Émission "Ne quittez pas l’écoute", animée par Françoise Malletra.


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En interprète matérialiste de l'histoire qui tient les phénomènes religieux pour irréductibles, Leszek Kolakowski - révoqué de sa chaire de philosophie à Varsovie en 1968 - évoque dans son livre Chrétiens sans église le conflit de la conscience et du rite, du sentiment et de l'institution à travers l'histoire religieuse du XVIIe siècle.
Une étude qui éclaire d'un jour nouveau les conflits actuels entre la conscience et l'organisation qui, de Luther à Jaspers, n'ont pas cessé d'habiter nos sociétés politiques.


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Dans l'ordre, ou le désordre : la loi Falloux, Le Cri du Peuple, L'Argent, la guerre avec la Prusse, la Commune de Paris, L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé, l'exil en Angleterre.
Retour sur la vie et l'oeuvre de Jules Vallès, celui qui disait, par la bouche de son personnage Jacques Vingtras : "Je serai toujours celui qui crie Vive la République !"


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Cormac McCarthy est né en 1933 dans l'état de Rhode Island. Il est l'auteur de 12 romans et scénariste pour le cinéma et la télévision. Son premier roman, Le Gardien du Verger, paraît en 1965. Le Méridien de sang, en 1985 est considérée comme son œuvre majeure, bien que son roman suivant ait rencontré davantage de succès : De si jolis chevaux, en 1992, ouvre la "trilogie des confins". En 2005 paraît Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme qui a fait l'objet d'une célèbre adaptation au cinéma par les frères Coen. Enfin, La Route (2006), grande épopée dans une Amérique post-apocalyptique, lui vaut d'être lauréat du Prix Pulitzer.
Seize ans après, Cormac McCarthy est de retour avec deux parutions quasi-simultanées : Le Passager et Stella Maris. Son éditeur français Olivier Cohen et l'écrivain Fabrice Colin en profitent pour évoquer l'ensemble de son œuvre.
Émission "Le Book Club", animée par Nicolas Herbeaux.


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Journaliste, essayiste, romancier et historien, Emmanuel Berl connut une forte notoriété dans le cours du dernier siècle, à la croisée de la vie intellectuelle, de la création littéraire et de tous les remous de la politique. Cette émission s'emploie à restituer sa portée contemporaine à un auteur qui compta en son époque et que l'oubli risque d'éloigner de notre attention et de notre intérêt.
Journaliste, il fut écouté, commenté, discuté. Romancier, il restitua les sensibilités de son époque dans des livres qui rencontrèrent leur public. Historien, méfiant envers tous les académismes, il fit émerger, contre la doxa, des interrogations originales et stimulantes. Sa langue était sûre et précise, libre de toute enflure. Sa curiosité le portait sans relâche vers toutes les étrangetés de l'humanité.
Et en même temps notre regard est voué à s'enquérir des raisons qui lui firent, à la fin des années trente, et au début du régime de Vichy, prendre des positions qui peuvent, avec le recul, heurter. Son obsession de lucidité le conduisit alors dans un chemin qui nous paraît, avec le recul, en contradiction avec les aspirations et les convictions de sa jeunesse. Il se peut bien qu'Emmanuel Berl ait incarné de la sorte les effets d'un pacifisme intégral qui en aveugla bien d'autres, dans sa génération, celle des tranchées de 14-18, sur la portée et les enjeux de la Seconde Guerre mondiale.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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"Je ne dirai jamais quelque chose que je ne crois pas" : quant à la vérité, Trump assume un positionnement moral, la sincérité et l'utile prévalent. Le phénomène Trump est-il la manifestation d'un certain nombre de pathologies, de vices, de dysfonctionnements de la démocratie ?
Qu'est-ce que les citoyens attendent vraiment de leur président ? Est-ce la vérité avant tout ?
Émission "Les Chemins de la philosophie", animassion Adèle Van Reeth.


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Il fut un esprit brillant et un penseur énigmatique. Professeur de mathématiques et sciences naturelles au lycée de Hambourg, auteur à l'âge de 24 ans, d'une thèse sur le philosophe grec Héraclite, Oswald Spengler (1880-1936) fut une figure importante de la "Révolution conservatrice" allemande sous la République de Weimar.
Mais le nom d'Oswald Spengler reste surtout associé au titre de son important essai Le Déclin de l'Occident, publié en deux tomes en Allemagne, après la Première Guerre mondiale (1918-1922). Ce livre, qualifié de "roman intellectuel" par l'écrivain allemand Thomas Mann et traduit pour la première fois en français en 1933 aux éditions Gallimard, eut un grand retentissement et valut à son auteur un succès mondial. Il se présente comme une vue d'ensemble de l'histoire mondiale ou plutôt une "morphologie" de l'histoire mondiale, divisée en huit grandes cultures humaines dotées chacune d'une âme spécifique.
Ces cultures, selon Oswald Spengler, s'appuyant sur une analogie organique, cyclique et biologique, "croissent et vieillissent" inéluctablement, s'essoufflent et se dévitalisent, avant de se transformer en civilisations, derniers stades de leur évolution. Penseur d'une philosophie globale de l'histoire, Oswald Spengler diagnostique le déclin inéluctable de la civilisation occidentale d'inspiration "faustienne", guidée par son idéologie du progrès issue des Lumières.
Si l'œuvre d'Oswald Spengler n'est pas sans paradoxes ni ambiguïtés, elle aura, par ses analyses, influencé souterrainement nombre d'auteurs du XXe siècle, tels que les philosophes Martin Heidegger et Ludwig Wittgenstein ou encore l'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Une œuvre qui reste d'une indéniable actualité.
Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Catherine Paoletti.


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Qu'est-ce que la Wicca ? Qu'est-ce que le Wiccanisme ? De quoi est fait et qu'a donc à nous dire ce néo-paganisme très œcuménique, teinté de féminisme et d'écologie, venu tout droit de la West Coast des années 70 ?
Professeure retraitée de philosophie des sciences, Isabelle Stengers a donné une postface à l'édition française de Dreaming the Dark, ouvrage paru aux États-Unis en 1982, dont l'auteur, militante éco-féministe et sorcière, Starhawk, alias Miriam Simios, peut être considérée comme la figure la plus notable de la Wicca féministe. Elle est donc tout indiquée pour nous aider à comprendre ce que signifie ce mouvement, à la fois post-moderne et archaïque.
Émission "Les vivants et les dieux", animée par Michel Cazenave.