Carl Menger et la révolution marginaliste. Avec Gilles Campagnolo pour le Cercle Kritik.


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01.01.2016

Vienne, haut lieu des ruptures de la modernité avec Wittgenstein, Freud... et Carl Menger (1840-1921), l'auteur des Principes d'économie politique.
Menger renouvela la théorie de la valeur en lui donnant un fonde­ment psychologique et en promouvant la valeur-utilité subjective. Il définit ainsi une alternative, dite marginaliste, au libre-échangisme britannique et au socialisme académique allemand alors dominants. Menger influença Hayek, Schumpeter... et décida, finalement, des grandes orientations de l'économie contemporaine.
C'est la vie et la pensée de ce penseur capital encore trop méconnu en France, fondateur de l'École autrichienne et maître de Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Murray Rothbard, que nous présente Gilles Campagnolo dans cet entretien.

Peut-on encore définir l'humanité ? Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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07.10.2013

Toute définition de l’homme parait aujourd’hui condamnée pour diverses raisons : logique, métaphysique, épistémologique, morale. Le projet définitionnel serait prisonnier d’une métaphysique essentialiste.
L’idée que l’espèce humaine est clairement délimitée serait réfutée par les théories évolutionnistes. Il n’y aurait aucun propre humain qui puisse être tenu pour cause de tous les autres ni même aucune propriété dont l’homme puisse se prévaloir.
La croyance que l’humanité formerait une communauté morale ("humanisme") est contestée tant par ceux qui la considèrent trop large (au-delà du politique) que par ceux qui la considèrent comme trop étroite (et les animaux ?).
Pour ces raisons, et pour beaucoup d’autres motifs, les thèses épistémologiques dominantes aujourd’hui concernant le rapport homme-animal sont continuistes plutôt que discontinuistes.

Conférence donnée dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Lucien Goldmann : pour une théorie de la liberté. Avec Aymeric Monville à la Librairie Tropiques.


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02.02.2016

C'est en qualité d'éditeur qu'Aymeric Monville nous présente les deux ouvrages de Lucien Goldmann récemment réédités aux éditions Delga (Sciences humaines et philosophie, ainsi que Epistémologie et philosophie politique. Pour une théorie de la liberté).
Il s'agit avant tout, contre la censure de fait opérée par les bourdieusiens dans la prétendue gauche universitaire, de retrouver toutes les potentialités critiques d'une sociologie éclairée par les apports de la pensée dialectique, de Pascal à Marx, de Hegel à Lukács.
Saisissons cette occasion pour faire revivre le travail -aujourd'hui partiellement oublié- de Lucien Goldmann !

La science moderne : esquisse d'une théorie critique radicale, par Armel Campagne.


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2014

Le capitalisme est une réduction-marchandise du monde qui fait abstraction du caractère qualitatif des êtres vivants, de l’activité humaine, pour réduire ceux-ci à une dimension quantitative (valeur économique) exprimée mathématiquement. 
La science moderne, quant à elle, est une réduction-arithmétique et géométrique du monde qui fait abstraction du caractère qualitatif des phénomènes naturels et des êtres vivants pour réduire ceux-ci à une dimension quantitative (mise en équation/en algorithmes du monde) exprimée mathématiquement. 
Cet isomorphisme structurel témoigne de ce fait capital : la valeur est un "phénomène social total".
Ainsi, le capitalisme envahit l’ensemble du réel, jusqu’à notre forme de pensée. Le savoir, scientifique en l’occurrence (notre forme de savoir de référence), n’échappe pas à ce totalitarisme capitaliste, nécessitant l’ébauche d’une théorie critique radicale du savoir scientifique ayant pour objectif final d’esquisser une épistémologie scientifique post-capitaliste.

L'histoire des idées comme philosophie politique : le cas du néolibéralisme. Avec Serge Audier à la Sorbonne.


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10.03.2015

Il existe aujourd'hui en France une grande confusion sur les finalités et les motivations des chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'histoire des idées. Cette discipline est accusée de divers maux, dont le principal serait d'être platement idéaliste en occultant la réalité des rapports sociaux dans l'histoire.
Serge Audier, en reprenant l'histoire du néolibéralisme, entend nous montrer que cette approche permet de réintroduire une certaine complexité que tendent à gommer les méthodes plus téléologiques. Une manière de défendre une vision plus fine et équilibrée de l'évolution des idées en philosophie politique.

Le besoin de croyance et le besoin de vérité. Avec Jacques Bouveresse dans un entretien réalisé par Gilles L'Hôte.


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05.2008

Les politiques, publicitaires, experts, journalistes, philosophes et autres nous racontent des histoires à propos desquelles il est légitime de se demander si on doit les croire. Où est la vérité et quel poids lui reste-t-il ? Mais tenons-nous vraiment à la connaître ? Le faux et l’erreur ne seraient-ils pas plus importants pour nous que la vérité, à laquelle nous sommes censés tenir passionnément ? Nietzsche a même dit que la naissance d’une illusion a été une exigence de la vie. Cependant… les dangers de l’illusion sont bien réels !
Ces questions sont traitées par Jacques Bouveresse qui plaide ici pour une forme de rationalisme que l’on pourrait appeler "satirique".

Bertrand Russell et l'athéisme. Avec Jean Bricmont à l'Association Belge des Athées.


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04.03.2015

À une époque où les forces principales qui s’opposent dans le monde occidental sont, d’une part, une gauche et une droite démocratiques converties toutes deux au néolibéralisme et, d’autre part, différents courants réactionnaires, les idées de Russell contribuent à maintenir à flot la fragile barque de la raison humaine.
Retour sur la vie et les idées qu'a défendues le grand mathématicien anarchiste anglais.

Histoire d'une recherche. Avec Cornelius Castoriadis interrogé par Philippe Nemo sur France Culture.


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30.05.1983

L’œuvre de Cornelius Castoriadis offre au lecteur l’aspect d’un vaste chantier de réflexion où sont sans cesse retravaillés les mêmes matériaux. Cette pensée ne présente pas au premier abord une forme unitaire, mais offre au contraire un aspect hétérogène : l’extrême diversité des problèmes sur lesquels a réfléchi Castoriadis -le vivant, le psychisme, la société, l’histoire, la création, la politique- ainsi que l’extrême diversité de ses références peuvent dérouter.
Un retour sur son parcours personnel permet de mieux comprendre la genèse et l'unité de cette pensée foisonnante, centrée sur ce que l'on pourrait appeler l' "imaginaire radical".