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"La théologie et la physique sont [...] profondément incompatibles, leurs conceptions ont un caractère radicalement opposé", écrit Auguste Comte dans son célèbre Cours de philosophie positive en 1829. Il n'est pas nouveau de considérer que la religion menace la science, au moins depuis l'affaire Galilée dont elle est devenue le symbole. Alors : la croyance est-elle définitivement l'ennemie de la science ? La foi et la raison sont-elle incompatibles ?
Le mathématicien et philosophe Olivier Rey et la physicienne et directrice de l'Institut Biblique de Nogent Lydia Jaeger cherchent à répondre à ces questions par une réflexion sur les méthodes et les buts de la science, en comparaison avec ceux de la religion.
L'observation de la transgression de limites tout autant que celle de l'isolation abusive de ces deux pratiques humaines livrent la clé pour comprendre les tensions souvent ressenties et pour indiquer des interactions fructueuses possible.


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Née à Marseille en 1955, Nathalie Heinich est sociologue et directeur de recherche au CNRS. Titulaire d'un doctorat de l'EHESS consacré à l'histoire sociale de la notion d'artiste (1981), elle s'est spécialisée dans la sociologie des professions artistiques et des pratiques culturelles tout en développant une réflexion sur les crises d'identité, l'épistémologie des sciences sociales et la sociologie des valeurs qu'elle a fait connâitre au travers de la publication d'une trentaine d'ouvrages et de nombreux articles dans des revues scientifiques ou culturelles.
Cette vie de recherche se trouve résumée dans son récent ouvrage Des valeurs. Aux fondements de nos jugements et de nos opinions dont elle nous entretient ici.
Une conférence animée par Sylviane Dupuis.


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Georges Dumézil, à partir d'études de mythologie comparée, avait proposé d'approcher la structure des sociétés indo-européennes par le concept de tripartition des fonctions, soit les fonctions sacerdotale, politique et productrice.
Dans notre société industrielle, qui constitue une nouvelle révolution anthropologique après celle du néolithique, ces fonctions ont été réorganisées autour d'un mode de production fondé sur le travail abstrait (le capitalisme), le management comme type de gestion politique en vue d'une coopération efficace et, enfin, la destruction comme pseudo-fonction spirituelle, assurant la légitimation conceptuelle de l'ensemble.
Baptiste Rappin non propose de revenir sur cette articulation entre management et déconstruction, indispensable rouage de nos sociétés contemporaines.


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La déferlante médiatique anti-chinoise ne peut plus masquer ce que la gestion de la crise sanitaire nous enseigne sur le terrain : la Chine a démontré sa supériorité technique, logistique, politique, mais aussi scientifique sur un Occident en perte de vitesse. Partant d'une "analyse concrète de la situation concrète", comprendre cette gênante évidence nous impose d'identifier de quels processus de fond et de long terme cette crise est l'étincelle révélatrice.
Celle-ci expose les effets d'un sabotage libéral de la santé publique, de l'investissement public dans la recherche, notamment pharmaceutique : ce sont des symptômes du recul des forces productives dans le mode de production capitaliste-impérialiste. Elle révèle parallèlement le niveau de manipulation des masses qu'atteignent nos démocraties bourgeoises, de moins en moins capables, politiquement, de sauver les apparences.


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La crise de la reproductibilité est plus grave que nous ne le pensions. Voilà bientôt deux décennies que le monde de la recherche a pris conscience de ce problème méthodologique qui touche aussi bien les sciences dures que les sciences humaines et sociales.
On se rend compte qu'il est de plus en plus difficile de reproduire les manipulations en laboratoire et les résultats de nombreuses études, alors que c'est pourtant l'un des fondements de la méthode scientifique. Le coeur du problème n'est pas la fraude scientifique, mais plutôt des malfaçons où le "matériel et méthodes" peut être inexact.
Une journée d'étude destinée à mesurer l'étendue du problème dans plusieurs champs de recherche et à apporter des solutions.


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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.


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Paul Karl Feyerabend (1924-1994) est un philosophe des sciences d'origine autrichienne et naturalisé américain. Il n'était pas un constructeur de théories et c'est son attitude résolument critique et la défense radicale d'un ironique "anarchisme épistémologique" qui ont fait sa renommée.
Ses oeuvres principales, Contre la méthode (1975), La science dans une société libre (1978) et Adieu la raison (1987), le rendirent célèbre pour son déni de l'existence de règles méthodologiques universelles.
Retour sur la trajectoire turbulente d'un des grands noms de l'épistémologie au XXe siècle, dont les prises de positions continuent d'être débattues aujourd'hui.


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Thomas Samuel Kuhn (1922-1996), est un philosophe des sciences et historien des sciences américain qui s'est principalement intéressé aux structures et à la dynamique des groupes scientifiques à travers l'histoire des sciences. Il est le promoteur d'une interprétation de l'histoire des sciences selon laquelle le développement historique des théories est discontinu ; pour rendre compte de ce processus il reprend, à Alexandre Koyré notamment, le concept de révolution scientifique et introduit celui, devenu classique, de changement de paradigme.