Le sionisme chrétien et son influence sur la politique israélienne des Etats-Unis. Avec Blandine Chelini-Pont à l'Institut de hautes études internationales et du développement.


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16.12.2024

Le sionisme chrétien est né en Angleterre au XIXe siècle. Il s'est diffusé ensuite dans la société américaine et dans d'autres pays accueillant des communautés évangéliques. Quel est aujourd'hui son poids dans la politique extérieure américaine vis-à-vis de l'État d’Israël ? Peut-on comparer les formes de son influence contemporaine avec celles de son impact considérable dans la politique méditerranéenne du Royaume-Uni au début du XXe siècle ? 
Spécialiste des rapports entre religion et politique aux Etats-Unis, Blandine Chelini-Pont nous aide à comprendre comment, au nom d'une interprétation spécifique de la Bible, un courant très puissant en est venu, aux États-Unis, à prôner un soutien indéfectible au gouvernement israélien.

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Mensonge du judéo-christianisme : les véritables racines de l'Occident. Avec Laurent Guyénot pour Géopolitique profonde.


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14.12.2025

Notre civilisation est d'abord helléno-romaine : droit, cité, phronèsis, ordre. Le terme "judéo-christianisme" sert aujourd'hui d'écran idéologique, gommant l'héritage romain pour imposer un récit culpabilisant. Eric Zemmour s'y raccroche pour éviter la vraie question : d'où tirons-nous nos critères de souveraineté et de puissance ? Affaibli, le catholicisme a laissé place aux ingénieries morales, à l'UE technocratique et à un juridisme sans peuple. Retrouver l'ossature romaine, c'est réarmer l'État, la famille, la responsabilité civique et le bien commun. L'esprit européen n'est pas un catéchisme, mais une architecture politique enracinée, hiérarchique.
Trois piliers antiques : la cité, le droit, l'armée. La cité crée l'appartenance ; le droit garantit la propriété et la transmission ; l'armée protège la frontière, la monnaie, la confiance. Cette matrice a permis la Renaissance et la projection commerciale du continent. À l'inverse, le "judéo-christianisme" dilue ces repères, autorise l'ingérence, efface les frontières. Elon Musk perçoit cette nostalgie romaine propagée par les mèmes : ordre, grandeur, durée. Ce n'est pas une fuite muséale, mais une boussole.
Le christianisme n'a pas dialogué avec le paganisme : il l'a absorbé par contrainte impériale et uniformisation spirituelle. L'Empire, en crise, cherchait la cohésion. L'appareil chrétien a ensuite tenu les clés du pouvoir jusqu'à la Renaissance : retour aux sources gréco-romaines, vertus civiques, explosion des libertés. Ce basculement a réaffirmé le réel, la cité, le droit.
L'erreur historique fut d'avoir sanctuarisé l'Empire moral au détriment de la souveraineté temporelle, ouvrant la voie à l'universalisme. Critiquer cette dérive, ce n'est pas rejeter le Christ, c'est refuser la capture politique d'une foi par des appareils désarmants.
Rompre avec le sionisme intégré au récit "judéo-chrétien", c'est refuser toute tutelle idéologique étrangère. La reconstruction passe par des actes : frontière comme institution, lisibilité du droit romain, subsidiarité, réindustrialisation, diplomatie réciproque, protection du patrimoine familial.
"Redevenir Romain" signifie réarmer l'État, discipliner la monnaie, remettre la cité au centre. Les mèmes ne sont pas une nostalgie, mais un diagnostic : nous avons troqué la verticalité pour la morale hors-sol. Ni croisade, ni regret, mais refondation.

"La Grande Émission", animée par Raphaël Besliu.

L'Empire n'a jamais pris fin. Avec Pacôme Thiellement sur Blast.


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2026

Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.

Qui croit en quoi aujourd'hui ? Avec Slavoj Zizek au Centre Pompidou.


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29.03.2006

À l'heure où les spiritualités exotiques prospèrent et où l'on vante les vertus des croyances "vécues de l'intérieur", le psychanalyste et philosophe slovène Slavoj Zizek nous présente une réflexion tout à fait incorrecte qui s'appuie sur Jésus, Hegel, Steven Spielberg, Job, Nietzsche, Harry Potter, Staline, saint Paul, Bill Clinton, Heidegger et quelques autres.
Soumettant les diverses formes du religieux aujourd'hui au crible d'un regard lacanien, Slavoj Zizek procède ce faisant à une relecture iconoclaste du christianisme. Au terme d'une analyse délibérément politique, s'il n'hésite pas à dénoncer les tendances perverses du christianisme, il en affirme aussi et surtout le caractère proprement révolutionnaire en mettant au jour son noyau "matérialiste".

René Girard, anthropologue du christianisme. Avec Paul Dubouchet pour le Cercle Aristote.


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11.2025

Pourquoi le christianisme est-il la seule religion non sacrificielle ? Paul Dubouchet explore les liens entre Hegel et Girard, révélant comment ces deux penseurs ont défendu une vision radicale du christianisme comme religion de la raison et de la liberté. Une discussion essentielle pour comprendre les enjeux contemporains de la violence et de la foi.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'30 : Girard, un auteur controversé
 - 0'03'45 : Hegel et Girard, un lien inattendu
 - 0'10'20 : Hegel et l'apologie du christianisme
 - 0'20'15 : La violence selon Girard
 - 0'25'50 : Girard et l'apocalyptisme
 - 0'35'00 : Les trois étapes de Girard
 - 0'42'00 : L'héritage de Girard aujourd'hui
 - 0'47'00 : Girard, un penseur pour notre époque ?

Une théologie nourrie de la pensée de René Girard. Avec James Alison, Philip Endean et Bernard Perret pour l'Association Recherches Mimétiques.


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03.10.2019

Comment la théorie mimétique de René Girard renouvelle-t-elle notre compréhension de Dieu, de la violence et du salut ? En quoi éclaire-t-elle les enjeux spirituels, sociaux et politiques de notre temps ?  Trois intervenants de premier plan dialoguent autour de ces questions : James Alison, théologien, lecteur pionnier de Girard dans le champ de la foi chrétienne, Philip Endean, jésuite et théologien, spécialiste de spiritualité ignatienne, et Bernard Perret, essayiste et sociologue, attentif aux mutations culturelles contemporaines.
En croisant leurs approches théologique, spirituelle et socio-culturelle, ils montrent comment la pensée de René Girard peut nourrir aujourd'hui une théologie plus évangélique, plus lucide face à la violence, et plus attentive aux victimes.
Une invitation à penser la foi chrétienne à frais nouveaux.

Un anthropologue aux frontières de l'histoire, de la philosophie et de la litterature : avec René Girard sur France Culture.


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28.10.2002

Alors qu'il vient de publier de pulbier La voix méconnue du réel et de donner à la BNF trois grandes conférences ayant pour thème "le sacrifice", René Girard propose ici le survol de quarante années d'une œuvre dans laquelle il interroge, aux frontières de l'anthropologie, de l'histoire, de la philosophie et de l'étude littéraire, les notions de sacrifice et de bouc émissaire. Il revient également sur la question de la violence entre les hommes, liée selon lui à une rivalité mimétique, à un désir mimétique dont il s'est fait le théoricien.
Il revient aussi sur son parcours en rappelant comment de sa ville natale d'Avignon il avait été conduit à faire toute sa carrière universitaire aux États-Unis et expose pourquoi et comment, du constat de l'éloignement du réel des sciences de l'homme depuis les années cinquante, son travail a consisté, partant des textes et de l'observation immédiate, à proposer un retour au réalisme et à la simplicité.
Ni structuraliste, ni déconstructeur, René Girard est l'un des intellectuels français de son temps les plus reconnus dans le monde. Écoutons-le dire ce qu'est, selon lui, la meilleure des réponses à opposer à la tentation de la violence que chacun porte en soi.

Émission "Surpris par la nuit", animée par Alain Veinstein.