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Si le purgatoire est "né" au Moyen Âge, il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle. Comment expliquer ce phénomène qui fit de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des pratiques les plus répandues de l'Europe catholique ?
Aux sources de cette renaissance, on trouve la force du "culte des morts", la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme. On a beaucoup insisté alors sur le rôle d'intercesseur des âmes du purgatoire, sur la sollicitude à l'égard des "âmes délaissées", car sans famille ici-bas ou trop pauvres pour payer des messes.
Or, au début du XXe siècle, au terme de cette ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus.
Émission "Les Racines du ciel", animée par Frédéric Lenoir.


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Depuis David Ben Gourion, Israël a toujours revendiqué sa filiation directe avec l'Israël des temps bibliques. Quoi qu'on pense de la légitimité de cette filiation, le modèle biblique détermine dans une large mesure les projets d'Israël et son comportement à l'égard de ses voisins. De fait, les Gazaouis sont traités comme le furent les Amalécites selon la Bible, avec l'encouragement de Netanyahou.
Par conséquent, toute critique sérieuse d'Israël doit commencer par une analyse sans concession de l'idéologie suprémaciste de la Bible hébraïque.


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La France s'est longtemps définie comme la fille aînée de l'Église. Dans la République laïque, le catholicisme est resté majoritaire jusqu'à la fin des années 50. Conjointement une foi mais aussi une pratique, le catholicisme portait notamment la sanctification des fêtes, la messe dominicale, la confession annuelle et le respect des règles de jeûne.
En quelques décennies, la pratique s'est si spectaculairement évaporée que l'historien Guillaume Cuchet se demande si le catholicisme a encore de l'avenir en France !
L'hypothèse de sa disparition n'est donc plus aberrante mais plausible ; qu'est-il arrivé pour qu'une telle question se pose aujourd'hui ?
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Progressivement, après le Concile Vatican II, un certain nombre de défenseurs de la messe traditionnelle ne vont plus reconnaître le Pape comme légitime. Bien qu'ils ne représentent actuellement pas un tout unifié, les sédévacantistes, puisque c'est ainsi qu'on les désigne, arrivent tous à la même conclusion, à savoir que l'occupant actuel du siège de Rome est un usurpateur et que L'Église catholique n'est plus la véritable Église du Christ.
Cette controverse trouve son origine dans la compréhension de l'infailibilité du magistère de l'Eglise et mérite donc un débat en bonne et due forme : c'est ce que nous proposent Adrient Abauzit et Monsieur K en exposant chacun les arguments qui sont les leurs.


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À l’écart du brouhaha médiatique et des idéologies à la mode, Pierre Legendre trace patiemment, depuis plus de soixante ans, le chemin de l'anthropologie dogmatique. Il revient, en la maison qui l'a accueilli dans ses premières années d'étude des manuscrits médiévaux, l'École des Chartes, pour livrer "à la jeunesse désireuse des lois" le suc de son labeur.
Dans le droit fil de De la Société comme texte (2001) et en résonance avec ses conférences données au Japon en 2004 Ce que l'Occident ne voit pas de l'Occident, dans un style dépouillé, Pierre Legendre révèle ce qui fait tenir debout, enlacés, l'humain et la société.
Et quel meilleur guide que Piero della Francesca pour ouvrir nos yeux à l'invisible ?


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Professeur de philosophie, Guillaume Dezaunay propose une lecture contemporaine des Evangiles, ancrée dans l'actualité, dans la réalité économique, politique et sociale que nous traversons.
Si son livre Le Christ Rouge est empli d'une grande sensibilité spirituelle, il délivre avant tout un message d'espérance, qui parle à tous ceux qui cherchent à faire un pas de côté, pour comprendre sous un angle nouveau les enjeux des décisions politiques actuelles et à venir.


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Comment expliquer le comportement humain et notamment la violence ? Pour René Girard, le mimétisme d'appropriation serait l'origine du conflit.
Il revient ici sur les interdits, les rites, le désir, les sociétés primitives, le christianisme, la désacralisation de la société moderne et propose, pour l'avenir de l’humanité, une nouvelle lecture des textes évangéliques.
Émission "Questionnaire", animée par Jean-Louis Servan-Schreiber.


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Si le conflit israélo-palestinien est l'otage d'une pléiade de facteurs alliant histoire et géopolitique, d'autres pressions d'ordre socioéconomique et idéologique exercent une influence déterminante. C'est notamment le cas du puissant lobby sioniste chrétien aux États-Unis. S'ils puisent leur discours dans une théologie à fortes implications politiques, les sionistes chrétiens ne se reconnaissent pas dans un seul courant évangélique mais garantissent tous un soutien quasi inconditionnel et des plus efficaces à l'Etat israélien de la part de Washington.
C'est le théologien et philosophe franco-libanais Antoine Fleyfel qui revient sur les origines, la structuration et les enjeux de ce courant hétéroclite qui voit dans la création de l'Etat d’Israël une réalisation des prophéties bibliques et qui compte aux Etats-Unis plus de 100'000 pasteurs pour 40 millions d'adeptes.