Panaït Istrati (1884-1935). Avec Georges Ribemont-Dessaignes sur France Culture.


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27.09.1961

Routard céleste, éternel insoumis et conteur irrésistible, né à Braïla en 1884 et mort à Bucarest en 1935, Panaït Istrati fut un voyageur d'exception et demeure un compagnon de route envoûtant.
Par son sens de la camaraderie, ses passions éclatantes et sa révolte organique contre toute forme d'oppression, sa vie et son oeuvre - du Danube à la France et du Liban à l'URSS en passant par la Suisse, des Chardons du Baragan à Nerrantsoula sans oublier Kyra Kyralina - chantent son amour profond pour une humanité frappée par la misère.
Rêveur insatiable de nouveaux horizons, Istrati avait pour bagage la littérature et pour flamme l'amitié vagabonde.

Émission "Anthologie étrangère", réalisée par Georges Gravier.

Marc Bloch et les caractères originaux de l'histoire rurale française. Avec Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Toubert et Jean-Robert Pitte sur France Culture.


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27.02.1989

Alrs que le livre de Marc Bloch Les Caractères originaux de l'histoire rurale française vient d'être réédité, Jacques Le Goff propose, en compagnie des historiens Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Toubert, et le géographe Jean-Robert Pitte, de dresser le portrait de l'un des grands noms de l'historiographie française du XXe siècle qui fut membre de la Résistance durant l'Occupation, arrêté par la Gestapo puis exécuté le 16 juin 1944.
Dans un second temps, les invités analysent sa méthode, ses limites, mais aussi l'influence considérable de l'historiographie allemande et anglaise sur sa formation, ainsi que sa postérité dans l'université française.

Émission "Les Lundis de l'histoire", animée par Jacques Le Goff.

Sun Yat-Sen, le père de la Chine moderne. Avec Aurélien Bréau au Cercle Aristote.


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04.11.2019

Sun Zhongshan ou Sun Yat-sen (1866-1925), est considéré comme le père de la Chine moderne aussi bien par le Parti Communiste Chinois de Mao Zedong ayant instauré la République Populaire de Chine sur le continent que par le Kuomintang de Jiang Jieshi et Tchang Kaï-Chek ayant proclamé la République de Chine sur l'île de Taïwan.
Sa figure représente aujourd'hui l'un des rares traits d'union restants entre les deux Chines et les célébrations entourant sa mémoire sont l'occasion de voir réunis des hommes politiques issus des deux régimes pour rendre hommage à cette figure de première importance de l'histoire contemporaine chinoise.
Retour sur la trajectoire et l'oeuvre théorique de celui dont l'action politique n'a débouché de son vivant qu'au renversement de la dynastie Qing en 1912, mais dont aussi bien le KMT que le PCC ont revendiqué après sa mort tant sa mémoire que sa pensée.

Autour de Chesterton. Avec François Rivière sur France Culture.


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30.05.2015

Monument de bonhommie bachique et de prophétisme halluciné, l' "hénaurme" Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), alias GKC, est une légende des lettres et du journalisme anglais. Créateur du mythique "Father Brown", il est une des plumes tutélaires du "crime novel" anglo-saxon, figure atypique du catholicisme britannique.
On lui doit aussi quelques hagiographies poétiques et méditations théologiques hors norme, virtuose de la narration en roue libre et du romanesque rhapsodique, certains de ses romans, tels La Sphère et la Croix ou L'Auberge volante, restent comme des chef-d'oeuvre délirants, égaux de ceux d'un Lawrence Sterne ou d'un Lewis Carroll
Familier de toujours des écrits chestertoniens, François Rivière lui consacre, aux éditions Rivages, un portrait biographique étincelant.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

Biographie de Gilles de Rais. Avec Jacques Heers et Geneviève Dormann sur Radio Courtoisie.


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16.01.2007

Le grand médiéviste Jacques Heers est fatigué des légendes. Il met ici en cause les ouvrages plus ou moins romancés qui ont fait de Gilles de Rais le "grand-chef-de-guerre-compagnon-de-Jeanne-d'Arc", devenu satanique, massacreur et sodomiseur de centaines de jeunes garçons, inspirateur de Barbe-Bleue, ou, a contrario, la victime à la fois de l'Inquisition, de sa famille et des appétits du duc de Bretagne, confessant sous la torture des crimes qu'il n'avait pas commis.
Se fondant sur les seuls documents connus, les confrontant à ce que l'on sait de la France féodale au temps de la guerre de Cent Ans, Jacques Heers, accompagné de Geneviève Dormann, fait de Gilles de Rais et de son époque le tableau le plus fidèle possible à la réalité.
Sur son dévouement à Jeanne d'Arc, sur son illustration et son importance en tant que chef de guerre et baron de Bretagne, sur ses dépenses somptuaires, sur les accusations, sur le déroulement et la nature des procès qui l'ont envoyé à la mort, il apporte un regard critique, novateur, donnant un Gilles de Rais débarrassé des interprétations romanesques, anachroniques ou hasardeuses.

Émission du "Libre Journal de Philippe Lejeune".

Courage et guérilla civile. Avec François Bousquet et Jean-Pierre Cousteau sur Radio Courtoisie.


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22.10.2019

Il y a des mots qui sonnent comme des charges de cavalerie ou des symphonies héroïques. "Courage" en fait partie. François Bousquet l'a tiré des vieux volumes d'histoire pour lui redonner chair et le faire claquer comme un étendard.
Sabre au clair, il signe, avec ce Manuel de guérilla culturelle, un manifeste fondateur à l'usage des jeunes générations - et des moins jeunes. Un bréviaire pour les cœurs rebelles qui ouvre des perspectives concrètes pour notre temps, sous réserve de renouer avec l'éthique européenne de nos pères : du courage en chaque chose. Sans lui, pas d'avenir. Sans lui, notre sort est scellé d'avance. Sans lui, notre épitaphe est connue de toute éternité : "Mort de trouille, quelque part entre le XXe et le XXIe siècle".
Dans une seconde partie, Jean-Pierre Cousteau revient sur la saga familiale des Cousteau, fils qu'il est du "collabo" Pierre-Antoine Cousteau et du résistant Jacques-Yves "Commandant" Cousteau.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Une biographie de Kipling. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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12.09.2010

Né à Bombay, jeune journaliste à Lahore et à Allahabad, Rudyard Kipling évoque la vie des Anglais des Indes dans ses Simples contes des collines qui le rendent célèbre. Il sera le premier Britannique à recevoir le prix Nobel de littérature et le plus jeune lauréat dans l’histoire de ce prix. Trois quarts de siècle après sa mort, il continue de susciter les passions.
Chantre de l'impérialisme, convaincu de la supériorité des "nations civilisées" et des sahibs anglosaxons qui exercent leur domination sur l'Inde, il se prend de compassion pour les masses déshéritées du sous-continent indien, ces hindous et musulmans dont le rapide passage sur terre n'est que souffrance. Aux natives, il consacre son grand roman picaresque, Kim, autour de la route de liaison qui traverse l'Inde et sur laquelle se bousculent, chaque jour, toutes les ethnies et toutes les castes. Il adhère à l'une des rares loges maçonniques interraciales de l'Inde coloniale.
Grand voyageur aux multiples tours du monde, poète des paquebots et des traversées océaniques, l'un des premiers auteurs de science-fiction avec son récit sur l'aviation en 2065, il soutient que chaque être humain doit accepter, avec humilité, de marcher au rythme de son temps. Les précurseurs sont voués à être incompris de leurs contemporains – tel Paul de Tarse, l'un de ses héros, l'homme qui courait en tête.
Proche de l'Ancien Testament, plus proche de Jéhovah, Seigneur des armées, que de l'Agneau des Évangiles, il considère les Britanniques comme le nouveau peuple élu. Mais, au fil des tragédies qui l'atteignent, son regard sur le monde nest plus celui de l'homme d'action, mais du mystique. Dieu doit rester caché, car le chaos de l'univers est inintelligible à l'homme. Seul se manifeste Kismet, le petit dieu malin et ironique qui prend plaisir à désorganiser les destinées humaines...

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".

Jean Daujat, destin chrétien. Avec Claude Paulot sur Radio Courtoisie.


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29.04.2014

Jean Daujat (1906-1998) ancien élève de l'Ecole normale supérieure en section sciences, disciple du philosophe Jacques Maritain, fonde très tôt le Centre d'Etudes religieuses destiné à la formation intellectuelle et spirituelle catholique. Des milliers d'hommes et de femmes pourront grâce à lui structurer leur intelligence et leur foi à la lumière de la philosophie thomiste : rendre raison de sa foi, orienter sa vie chrétienne à la lumière de la Vérité révélée, comprendre qui est l'homme et quelles sont ses exigences spirituelles, morales et intellectuelles, acquérir les outils intellectuels pour penser vrai, agir bien...
À travers la publication de sa récente autobiographie posthume, c'est l'homme que l'on (re)découvre, ainsi que de nombreuses figures qui ont joué au XXe siècle un rôle prédominant, comme Sarah Bernhardt, André et Simone Weil, Merleau-Ponty, Henri-Irénée Marrou, Sartre et Simone de Beauvoir, Raymond Aron, Bardèche, Brasillach, Thierry Maulnier ou encore Jean Guitton...
Un parcours qui nous offre une lecture passionnante du XXe siècle et qui nous rappelle l'amour de la vérité qui a été au fondement de sa vie.

Émission du "Libre Journal de Philippe Maxence".