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En opposant la nation à l'État et à l'individu imaginé par les hommes des Lumières, en choisissant les exigences de la hiérarchie contre les espoirs égalitaristes portés par la démocratie et le socialisme, en acceptant la dimension tragique de la vie et de l'histoire plutôt que les promesses du progrès si chères aux XIXe siècle, le fascisme s'est voulu porteur d'une nouvelle conception de l'homme et de la société.
Né dans une large mesure de la Grande Guerre, il a été l'œuvre d'une minorité agissante, prête à l'action violente pour sauver le pays jugé en danger de mort. Issu d'une réaction contre le péril révolutionnaire qui ménaçait l'Italie d'après-guerre, le fascisme se définit aussi par son hostilité au communisme, attitude largement partagée dans l'Europe du temps.
L'étude de la naissance du fascime nous permet de revenir sur le destin d'une forme politique qui a incontestablement marqué le XXe siècle européen et qui en résume les espérances d'alors : celles de la révolution sociale et de la nation triomphante.


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Ce premier entretien du Cercle Kritik est mené avec Francis Cousin, qui nous fait le plaisir d'exposer en détails la pensée de Marx et du marxisme.
Au programme : la pertinence du distinguo "jeune Marx" - "vieux Marx", la logique du Capital, la social-démocratie, le structuralisme, Louis Althusser et le Freudo-Marxisme...
Les pendules pseudo/post/para/-marxistes vont être remises à l'heure !


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Les citoyens actuels de l’Europe mésestiment le rôle joué par leur civilisation dans l’histoire du monde. Cet effacement mémoriel anticipe l’acceptation d’une disparition collective.
Refusant une telle extinction, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne entend œuvrer à l’affirmation de la richesse culturelle de l’Europe et à la réappropriation de leur identité par les Européens.
Deux de ses membres, Grégoire Gambier et Frédéric Durand, sont ici pour présenter cette structure qui entend participer de manière originale, novatrice et la plus décisive possible au réveil de la conscience européenne.
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Dans cet entretien passionnant, Laurent Guyénot revient sur "l’histoire profonde" des États-Unis durant ces cinquante dernières années.
Par histoire profonde, il faut entendre les décisions et activités occultes qui déterminent les grands événements historiques. Cette histoire s’oppose souvent à l’histoire officielle, car elle est bien moins glorieuse et beaucoup plus perverse.
De l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963, jusqu’au 11 septembre 2001, Laurent Guyénot éclaire les grands événements de ces cinquante dernières années : la baie des Cochons, la Guerre froide, Bush père et fils, l’Afghanistan, l’Irak, al-Qaïda…
Un travail important, guidé par l'exactitude et la précision.
L'émission est animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.


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Peut-on mélanger l'anarchisme et le conservatisme ? Cette position politique inclassable est-elle cohérente ?
Dans la lignée des penseurs George Orwell et Jean-Claude Michéa, Charles Robin nous invite à considérer les enjeux philosophico-politiques de notre époque et à nous positionner face à la nouvelle forme d'oppression totalitaire du capitalisme.
En effet : on peut être à la fois un défenseur intransigeant de l'égalité sans souscrire aux illusions "progressistes" et "modernistes" au nom desquelles s'accomplit désormais la destruction du monde. En établissant la cohérence réelle de cette pensée apparemment paradoxale, Charles Robin met en évidence quelques-unes des conditions de cette indispensable critique moderne de la modernité.


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Pourquoi parler de l'Etat aujourd'hui ? Pourquoi parler du retour de ce qui n'est jamais parti ?
L'Etat n'est pas uniquement un vaste appareillage technique et juridique. Il est avant tout une logique qui équivant à contrôler et à contrer dans le but de garantir la survie collective. D'autres formes politiques peuvent recouvrir cette définition, toutefois l'Etat est pour la France la forme issue de son Histoire.
La particularité de l'Etat est qu'il fut la seule forme à avoir concilié la liberté et la stabilité. Sa rencontre avec la Nation a permis cette alchimie particulière que certains aimeraient voir mourir sous nos yeux...


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Bourdieu aurait sûrement dérangé un peu moins son époque s'il s'était contenté d'assumer le rôle qui est prévu pour les gens comme lui : celui de l'homme de science - détenteur d'un savoir qui était, dans son cas, énorme et parfois écrasant -, que la position d'exception qu'il occupe protège contre le contact avec les réalités et les modes de pensée "vulgaires".
Mais il ne l'a justement pas voulu et il est curieux qu'on lui ait reproché, parce qu'il était un des intellectuels les plus prestigieux et, du point de vue social, les plus privilégiés de notre temps, d'avoir réussi à rester en même temps aussi proche des gens les plus ordinaires.
C'est justement, en grande partie, à cause de leur réaction commune sur la façon dont la raison savante devrait traiter le "sens commun" et les "gens du commun" que Jacques Bouveresse et Pierre Bourdieu ont sympathisé spontanément depuis le début.
Bourdieu a dit qu'il ne s'était "jamais vraiment senti justifié d'exister en tant qu'intellectuel". Et, à la différence de beaucoup d'autres, il n'a pas seulement essayé, mais également réussi à exister autrement....
Emission "Les chemins de la connaissance", animée par Jacques Munier.


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Après un bref survol du rapport de force en Syrie, Jean-Michel Vernochet présente une jeune idéologie (quoique âgée de deux siècles et demi) sans laquelle les tensions au sein du monde musulman sont difficilement compréhensibles : il s'agit du wahhabisme. Un rigorisme radical qui entend se substituer à l’Islam traditionnel sous couvert d'un retour à la pureté originelle de la révélation coranique.
Idéologie, et non pas religion puisqu'il est question de l’islamisme mis au service d’ambitions politiques, lequel revêt aujourd'hui de multiples visages selon les lieux et les circonstances…
Un nihilisme foncièrement hostile aux valeurs fondamentales de l’Islam se développe ainsi au sein de la Communauté des Croyants, mais aussi en Europe par l’action corrosive de ces deux "faux amis" de l’Occident que sont le Qatar et l’Arabie saoudite.


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Michel Drac présente ici les grands thèmes de son dernier livre et propose, comme à son habitude, de dégager les grandes tendances actuelles dans les domaines politique, géopolitique et économique.Entre prospective et futurologie, Michel Drac y évoque la typologie des idéologies impériales, la crise du mondialisme néolibéral, la crise économique et la dislocation géopolitique, la dimension religieuse du mondialisme, l'étude de la psychosociologie d’une possible religion mondialiste, et l’impérialisme face aux religions.
Index chronologique :
00:00 : introduction
01:20 : triangulation, trois approches croisées (politique intérieure et stratégie de la tension ; géopolitique ; économie)
04:30 : l’Empire
06:10 : crise de l’euro
09:50 : phases de dislocation systémique (démarrage de la crise, prolongation artificielle du système par accroissement de la prédation du centre vers la périphérie, fin de la prolongation artificielle et écroulement), exemple de l’empire romain
13:45 : analyse prospective (fin de l’hégémonie américaine, dislocation géopolitique et émergence d’un contre empire)
19:35 : théorie de l’équilibre des puissances, dimension mystico–religieuse et typologie des idéologies impériales, permanence et impermanence des acteurs et/ou du système, l’impérialisme face aux religions, exemple des élites romaines
23:10 : République française et scénarios


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Rencontre avec Roland Hureaux, élu local, ancien haut fonctionnaire et essayiste, qui construit depuis près de 20 ans une oeuvre de critique du culte de la réforme et de la destruction de l'Etat. Il analysera pour nous la symbolique de la loi Macron, la dernière illustration en date de la victoire du "trotsko-libéralisme" que représente le quinquennat Hollande.
En effet, comprendre cette loi décriée de toutes parts reste problèmatique : elle ne s'attaque pas aux vrais problèmes, en crée là où il n'y en a pas et participe surtout d'une véritable perte de repères au sein de la société. Dès lors, comment en comprendre le sens ?


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Si la France de Vichy a publié un nombre impressionnant de décrets, son héritage est toujours en vigueur… En effet, Vichy n’est pas seulement "un passé qui ne passe pas" du point de vue humain, c’est aussi vrai sur le plan législatif.
Certes à la Libération, avec le rétablissement de la légalité républicaine, la plupart de ces mesures ont été abolies, mais une centaine ont été maintenues ou rétablies dans les mois ou les années ou suivirent, confirmant des habitudes nées de la guerre.
Quelle explication donner à cette situation ? C’est à cette interrogation complexe que Cécile Desprairies tente de répondre à travers cette conférence.


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"On voit volontiers le Lamartine de 1848 comme un poète égaré dans la politique. Il faudrait savoir au juste ce qu’était le gouvernement de Louis-Philippe et l’état de la France au milieu du XIXe siècle. Une explosion se produisit le 24 février 1848, bientôt suivie des Journées de Juin. Il vaut la peine de bien regarder et de bien comprendre la nature et la signification de ces événements." Henri Guillemin