

(0)
Là ou certains évoquent la crise du travail, il conviendrait sans doute davantage de voir le travail en crise ! Il est urgent d'analyser la véritable décomposition que représente la remise en cause du droit du travail (autoréglementation contractuelle par les entreprises désireuses d'individualiser au maximum les rapports sociaux, inversion de la hirarchie des normes loi/convention collective).
La multiplication des formes atypiques d'emploi (CDD, temps partiel, etc.) conduit à un éclatement du salariat conduisant de fait à transformer le salarié en simple appendice du capital.
La nouvelle économie politique du temps qui se met en place aura-t-elle finalement raison du droit du travail français ? Il est temps de retrouver le chemin de la contestation lucide.


(0)
L'institution démocratique a semble-t-il définitivement supplanté les entreprises totalitaires.
Pour prendre la mesure de cet événement, ne convient-il pas de réexaminer ce système et d'en déchiffrer les contradictions ? Du même coup, ne devons-nous pas nous interroger sur les forces et les faiblesses de la forme démocratique et tenter de repenser les vertus d’un régime qui sont négligées par les critiques de la modernité, qu’on la rattache soit au capitalisme, soit à l’essor de la technique, soit à la puissance acquise par l’Etat ?
Claude Lefort nous donne ici une leçon magistrale de philosophie politique, à l'occasion de la XXXIe conférence Marc-Bloch


(0)
Assassinat d'otages, menace terroriste, engagement "djihadiste" de jeunes Européens... l' "Etat islamique", visage d'épouvante de l'islam radical, synonyme de barbarie, embrase les esprits et laisse perplexe.
Pour éclairer l'actualité de façon constructive, et tracer un pont entre l'Orient et l'Occident, Antoine Assaf propose un retour historique et une analyse philosophique du radicalisme, aux sources millénaires et religieuses. Il produit aussi une analyse géopolitique des formes contemporaines de l'islam radical. Enfin, il dresse le bilan géostratégique de la situation internationale depuis le 11 septembre.
Ce décryptage éclairant, ce témoignage vivant est aussi une vision pleine d'espérance : il nous invite à appréhender de façon posée les enjeux et les problématiques d'une réalité complexe, loin des fantasmes, des amalgames ou des simplifications.


(0)
Il devient de plus en plus urgent de surmonter la fragmentation existant entre les sciences sociales et la philosophie morale et politique. Et, pour cela, de dessiner les contours d'une théorie sociale (Social Theory) générale.
En fait, il existe déjà une telle science sociale générale : c'est celle que forme ce qu'on peut appeler le modèle économique (utilitariste) général qui domine la pensée et le monde. On sait les problèmes, multiples, qu'il pose.
Pour le dépasser, il faut chercher du côté de l'anti-utilitarisme et du paradigme du don.


(0)
L'intellectuel dissident bien connu revient sur les attentats du 13 novembre dernier à Paris, et tente d'en comprendre le sens, et d'anticiper les répercussions et récupérations possibles.
Comme à son habitude, il plaide pour une réconciliation nationale des diverses populations présentes sur le sol français.
Arriverons-nous à éviter la guerre civile ?


(0)
Les 6 et 13 janvier 2003, une fiction consacrée à Jean Moulin a été programmée sur TF1, et à cette occasion, de nombreuses énormités, absurdités et calomnies ont été proférées.
C'est la bonne vieille propagande de gauche qui était diffusée, qui peut se résumer ainsi : il n'y eu que la gauche qui résista contre l'occupant nazi, car la résistance est l'émanation même de ce positionnement politique !
C'est oublier que la gauche n'entra que tardivement dans la résistance, et collabora souvent et fort tôt, tandis que la première résistance fût principalement organisée par des individus qui venaient des milieux de l'Action Française, traditionnalistes et nationalistes.
Un rappel historique salutaire alors que la ré-écriture du passé continue son oeuvre de conditionnement des masses...


(0)
Les politiques, publicitaires, experts, journalistes, philosophes et autres nous racontent des histoires à propos desquelles il est légitime de se demander si on doit les croire.
Doit-on croire que de passer de l’opposition à la majorité n’est qu’une mise à disposition des compétences ? Qu’il faut boire deux litres d’eau minérale par jour ? Que le marché du travail n’existe que pour permettre aux gens de se réaliser ? Que l’Amour gouverne le monde ? Que réduire l’impôt des riches va relancer la croissance ? Où est la vérité et quel poids lui reste-t-il ? Mais tenons-nous vraiment à la connaître ? Le faux et l’erreur ne seraient-ils pas plus importants pour nous que la vérité, à laquelle nous sommes censés tenir passionnément ? Nietzsche a même dit que la naissance d’une illusion a été une exigence de la vie.
Cependant… les dangers de l’illusion sont bien réels. Ces questions et bien d’autres du même genre sont traitées dans cet entretien avec Jacques Bouveresse.


(0)
En 2008, le modèle schumpétérien qui décrit le dynamisme économique comme une destruction créatrice s'est effondré. Il s'est avéré qu'il détruisait beaucoup plus qu'il ne créait et il est apparu que la constante transformation du système technique mondial par une innovation devenue essentiellement spéculative ruinait les systèmes sociaux. Le devenir toxique de l'innovation s'est imposé lorsqu'elle a été instrumentalisée au bénéfice exclusif de la spéculation rendue possible par la financiarisation ; ce qui a abouti à une guerre économique mondiale ruineuse.
Le temps est venu de négocier un traité mondial de paix économique, et d'une mobilisation planétaire des pacifistes économiques. Ce qui est possible dans le sens où l'économie de la contribution repose sur l'émulation et non sur la concurrence.
La conférence est organisée par le Groupe X-Sciences de l'Homme et de la Société.



(1)
Malgré les apparences, la "crise", le "danger islamiste", "l’invasion", etc., la principale menace pour nos libertés, notre prospérité et notre identité vient d’outre-Atlantique. Le rêve américain est devenu le cauchemar de la planète.
Les États-Unis ne sont pas seulement un ennemi qui vise à l’hégémonie mondiale, un supermodèle dont la façon de vivre infantilise l’univers, ils sont aussi la patrie du mondialisme, les parrains des nouvelles normes qui subvertissent le globe pour l’asservir.
Martin Peltier nous mène jusqu’à la racine religieuse de la chose : la théocratie américaine est judéo-maçonne et protestante, et cela en fait un monstre très semblable à l’islamisme radical qu’elle prétend combattre.


(0)
Dans cet entretien où Pierre-Yves Rougeyron passe en revue l'actualité du mois d'octobre 2015, les sujets suivants sont abordés : le souverainisme et Hollande, Air France, la racialisation du débat, Philippe Verdier licencié, Hollande hué à la Courneuve, le rapport de force avec les gens du voyage, un tour d'horizon géopolitique (États-Unis, Syrie, Pologne, Allemagne, Turquie, Asie) et une réponse au droitards !


(0)
Le De Trinitate est un ouvrage central de la pensée augustienne, au même titre que La Cité de Dieu ou que les célèbres Confessions. Mais il s'agit aussi d'une œuvre majeure de l'histoire de la pensée, qui détermine plus d'un millénaire d'activité intellectuelle et que ne saurait ignorer sans dommage toute tentative de penser la consistance de cet être qui, fond abyssal où s'origine l'émergence du monde, appelle mystérieusement l'âme humaine à l'aimer.
Réconciliant la philosophie et la profondeur de la Révélation biblique, Augustin élabore une pensée essentielle déployant cet élément ontologique trinitaire où l'être et l'homme s'atteignent au sein de ce même Amour par et pour lequel l'âme a été prononcée. Amour et Trinité sont synonymes, et constituent le fond de cette "beauté si ancienne et si neuve à la fois" que nous aimons toujours trop tard mais dont l'inhérent amour nous est manifesté afin que ce retard soit infiniment rattrapé en Celui qui, dit Claudel, "a ensemencé le monde de Sa ressemblance".


(0)