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C'est en discutant des thèses de John Holloway dans Crack Capitalism avec son traducteur José Chatroussat qu'une critique radicale
du travail-marchandise est formulée.
Soutien au mouvement d'opposition au projet de loi-travail, esquisse d'un faire contre-et-au-delà du travail et du capitalisme : autant de propositions concrètes qui doivent nous permettre d'agir pour combattre le capitalisme ici et maintenant.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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Le 17 novembre 2018 restera une date historique dans l'histoire française récente. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, la société française a basculé dans une situation de crise inédite. En accélérant l'emprise du cadre de gouvernance lié à la mondialisation et à l'Union européenne, Emmanuel Macron a fait émerger un climat de conflictualité sociale qu'on pensait disparu.
Par sa politique, son comportement et un ensemble de raisons que nous connaissons tous, il a donné naissance au mouvement des Gilets jaunes, dont la colère populaire qui l'anime le fait encore perdurer chaque week-end et semble le rendre invincible.
Qui de plus approprié pour analyser la crise sociale actuelle, penser son avenir et celui du quinquennat d'Emmanuel Macron, que les deux penseurs à l'origine du concept de la "fracture sociale" ? Marcel Gauchet et Emmanuel Todd, deux grands sismographes des mutations du monde contemporain, nous permettent de prendre du recul afin d'analyser avec finesse les enjeux de la période actuelle.
Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".


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Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d' "homme-marché", tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci.
À ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Église se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un État indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale.
Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.


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Docteur d'Etat en Science politique, colonel de réserve, ancienne auditeur de l'IHEDN, Caroline Galactéros préside le think tank Geopragma qui plaide pour une approche réaliste des relations internationales et s'active pour que la France retrouve son rôle de puissance indépendante sur la scène internationale.
Polémologue, spécialiste de géopolitique et d'intelligence stratégique, elle décrit sans détours mais avec précision les nouvelles lignes de faille qui dessinent le monde d'aujourd'hui.


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Pour pouvoir réaliser notre humanité, devenir véritablement soi et quittant l'ego tyrannique, peut-être qu'il faudrait prendre mieux soin de soi, et même plus : revisiter de fond en comble la notion de "souci de soi", la penser à l'aune de ce que les sages de l'antiquité appelait la connaissance de soi autant qu'à la mesure d'un véritable altruisme, dépouillé des oripeaux de nos illusions égotiques, individualistes, et aussi sentimentalistes.
La philosophe et essayiste Françoise Bonardel vient nous parler de ce sujet délicat et ô combien passionnant. Auteure d'une douzaine de livres alliant philosophie et poésie, réflexions sur la religion et sur l'art, elle s'inspire de traditions anciennes (hermétisme, gnose, alchimie) et de la pensée de Jung pour renouveler l'approche de questions contemporaines.
Émission "Les Discussions du soir", animée par Leili Anvar.


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Julien Hervier vient de sortir un livre qui, sous la forme d'un abécédaire, dresse un portrait vivant de Pierre Drieu la Rochelle. C'est particulièrement sous l'angle des "désamours" qu'il aborde cet écrivain constamment déçu des autres et de lui-même, jusqu'à son suicide en 1945.
D'Alcool à Saphisme, on retrouve les grands thèmes associés à Drieu : la guerre, la politique et la collaboration, l'amitié et la sexualité, et d'autres moins connus comme la peinture, les religions ou la drogue. Et bien sûr les figures déterminantes de sa vie, de Louis Aragon à Victoria Ocampo.
Émission du "Libre Journal des idées politiques", animée par Léon Morin.


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Financiarisé, mondialisé et dérégulé à l'excès, le capitalisme n'est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d'opportunités et d'incitations aux déviances frauduleuses ?
C'est ce qu'indique la dimension criminelle qu'ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie. C'est ce qu'implique l'extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d'ordres de Bourse. Et c'est enfin ce qu'induit le blanchiment d'argent sale à travers les narcobanques.
Éclairant toujours plus profondément la géo-économie et la géopolitique du crime organisé, Jean-François Gayraud montre que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si fréquent qu'il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.
Jean-François Gayraud s'interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par-delà le bien et le mal, n'est-elle pas en train de s'affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté nous reste-t-il ?


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À rebours de la version officielle qui nous est enseignée à l'école de la République, Marion Sigaut tente de restituer la chronologie des événements qui ont mené à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On ne sera pas étonné de constater le fossé qui sépare le mythe républicain et la vérité historique, cette dernière ressemblant à s'y méprendre à un coup d'État où les mensonges et autres violences politiques ont été abondamment utilisés par la faction qui sortira victorieuse de la Révolution française : la bourgeoisie.
Claire Colombi nous montre ensuite comment l'histoire républicaine, en quête de respectabilité et afin de contribuer à légitimer son propre régime politique, a constitué le mythe du 14 juillet tout au long du XIXe siècle.


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Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.


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Tel Ulysse, Giono est un rusé, un menteur colossal, un tragique à peine déguisé. Voyageur immobile ancré à Manosque, passé maître dans l'art de la fiction, il fera du roman son royaume.
En lisant et en écrivant, il s'est nourri du sang de la littérature, de toute la littérature, du polar à Faulkner. Très tôt reconnu par la critique et par le public, Giono a connu les vicissitudes de l'homme qui dit non... aux fascistes, aux communistes, aux petits bourgeois. Eloigné des coteries parisiennes et réfractaire à tout pittoresque régionaliste, Giono afficha un goût constant pour le cinéma, un goût très sûr qui le mènera derrière la caméra, suscitant l'admiration de Renoir, Truffaut et Godard.
Observateur implacable de la condition humaine, Giono s'impose comme le chantre de l'utopie et de la communion qui lie l'homme à la nature. Travailleur acharné épris de liberté, Giono exalte l'héroïsme de l'individu confronté à sa propre solitude.
Émission "Une vie, une oeuvre", animée par François Caunac.


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Le publiciste Yannick Jaffré nous propose de prendre du recul sur le mouvement des Gilets Jaunes en analysant les stratégies du pouvoir pour étouffer ce mouvement social et les réponses qui doivent y être apportées.
Du mépris voltairien des élites du régime macronien au parasitisme de l'extrême-gauche en passant par la légitimité charismatique (au sens de Max Weber) incarnée par ce mouvement, c'est de la mission historique des Gilets Jaunes et des évolutions à venir dont il est ici question.
Un entretien mené par Xavier Moreau.


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Après de longues années de discrétion sinon de silence, les catholiques sont à nouveau présents sur la scène publique. Ils se font entendre ; ils descendent même dans la rue mais ils sont loin de former un bloc homogène. Le Pape François en effet les divise.
Et parce que cette querelle nous concerne tous, quelle que soit notre origine et que nous soyons croyants ou incroyants, deux auteurs catholiques aux opinions très différentes sont ici rassemblés. Ils viennent de faire paraitre deux livres au titre polémique : Laurent Dandrieu qui publie Le grand malaise : le pape et le suicide de la civilisation européenne et Erwan Le Morhedec avec Identitaire : le mauvais génie du Christianisme.