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Existe-t-il une dimension ontologique de la défaite chez l'homme droite ?
- 01'20 : Fréquence Camisole face aux poids lourds de YouTube et des réseaux sociaux : une extension du domaine de la lose de droite ?
- 02'50 : En attendant l'invité...
- 03'40 : L'hypocrisie de la société de marché
- 04'10 : Séguéla, Macron... les winners et les losers selon The Big Lebowski
- 05'07 : Présentation des chroniqueurs, tout particulièrement qualifiés
- 05'25 : Toujours pas d'invité : la lose en direct live ?
- 06'00 : Perspectives sociales des chroniqueurs : une lueur d'espoir pour Clovis Deforme ?
- 06'40 : Présentation et tentatives de définitions du thème du jour : la droite et la lose, une vieille affaire...
- 07'00 : Clovis Deforme définit le loser
- 07'20 : Olivier Maulin débarque dans le studio après un parcours erratique dans Paris
- 09'00 : Des modèles de réussite standardisés ? Une approche quantitative de la réussite
- 09'45 : Présentation de l'invité, Olivier Maulin
- 10'30 : La lose, essai de typologie à partir de grandes figures littéraires. Retour vers les personnages de Bukowski et Houellebecq
- 12'30 : Ceux qui avaient tout... et n'arrivent à rien aussi ! François Fillon dans le rôle titre
- 13'30 : La droite est-elle condamnée à perdre ?
- 14'00 : Anthologie de campagnes ratées et/ou sabordées à droite : Balladur, Fillon, Séguin...
- 15'20 : Le CNIP, cas d'école.
- 16'20 : Algérie Française, causes perdues, figures oubliées et autres barbouzeries...
- 16'40 : Philippe Rivet : si le coup de force est possible à la Baule (avec une chaîne Hi-fi piégée)
- 18'05 : Encore la campagne de Fillon, une fin digne de la Chute ? Ambiances crépusculaires et projets de putsch
- 19'00 : Olivier Maulin évoque D'un château l'autre
- 20'20 : Hector Burnouf sur la lose de droite : refus de l'efficience et sublimation de l'échec
- 21'00 : Vers les romans d'Olivier Maulin et ses personnages : des losers réprouvés, inaptes à la vie en société, contraints à la sécession ? Rabelais et Frédéric Dard comme références
- 23'00 : Maulin analyse ses personnages: des marginaux "à coté" et non participatifs, plus que des losers
- 24'19 : Évocation de Gueule de Bois. La critique sociale de Maulin. Vers la sécession de personnages inadaptés
- 26'20 : Un monde vaincu, en voie de disparition
- 26'45 : La fête est finie : campings-car, alcool, pitbulls et échec dans la France des marges
- 28'20 : Des losers innocents, aristocratiques dans leur indifférence et dans leur pureté face au monde moderne
- 29'45 : Le roman picaresque
- 30'20 : Que vont devenir les héros de Maulin, dans un monde toujours plus hostile ?
- 32'00 : Pause musicale
- 35'00 : Reprise. Bernard Tapie, emblème des "années fric"
- 37'00 : Les romans de Maulin : des témoignages en révolte contre le monde actuel et contre le libéralisme, qui déconstruisent aussi les normes consensuelles
- 40'00 : Le patois alsacien, la question linguistique
- 44'20 : La nostalgie d'un royaume franc, d'un chaos organisé
- 46'00 : L'aspect carnavalesque, Le Bocage à la nage : la révolte des losers et des "chouans en campings-car"
- 48'40 : Contre l'État. L'anarchisme de droite : un chaos qui fait de l'ordre ?
- 50'00 : L'expérience concrète chez Maulin : de la "protection de la planète" à l'amour des siens et de sa terre
- 50'50 : Des communautés locales affectives, qui font penser au village médiéval : une vraie communauté socialiste !
- 52'20 : Partager du commun, créer un communautarisme harmonieux qui protège tous les membres du groupe
- 53'30 : Dépasser le ressentiment et la mélancolie : les personnages de Maulin n'ont que faire de l'échec, ils sont dans un autre monde


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Bien que tout catholique soit censé se soumettre, sans exception aucune, aux dogmes enseignés par l'Église sous peine de tomber dans l'hérésie, nombreux sont ceux qui ont été niés ou dénaturés lors du concile Vatican II, privant ainsi le plus grand nombre des fidèles de pouvoir comprendre ce qui est appelé -à tort- la "crise de l’Église".
Adrien Abauzit se propose donc de présenter quelques-unes de ces impostures et d'en révéler les acteurs pour nous inviter à revenir aux enseignements traditionnels de l'Église, tels qu'exposés par les différents textes du Magistère.


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Depuis bientôt quarante ans, les partis politiques de gauche croient pouvoir réaliser leur programme dans le cadre de l'Union européenne et sans remettre en cause les principes du libéralisme économique inscrits dans les traités.
Les socialistes ont promis "l’Europe sociale", voire un fédéralisme européen à la mode social-démocrate, mais se sont heurtés à un système de normes juridiques, au carcan monétaire et à la dynamique du capitalisme financier. Les trotskystes dénoncent le libre-échange mais refusent le protectionnisme. La France insoumise propose une stratégie en deux temps – les plans A et B – peu crédible tant elle est floue.
Morvan Burel nous présente son ouvrage La gauche à l'épreuve de l'Union européenne, co-écrit avec Aurélien Bernier. Il révèle notamment que c'est cette épreuve qui met aujourd'hui l'existence de la gauche en question. En examinant les propositions et les échecs de la gauche, nous sommes invités à réfléchir aux différentes stratégies qui pourraient permettre de sortir de l'impasse européiste.


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Né Maurice Ettinghausen à Paris, le jeune Sachs (du nom de sa mère) fréquente les pensionnats anglais puis, très vite, Le Bœuf sur le toit, ce lieu inventé par Cocteau où défile toute l'avant-garde de 1925. Maurice Sachs est un mondain, un futur écrivain, un séducteur, un amoureux des garçons, un voleur, un tricheur, un voyageur, un alcoolique, un homme tenté par le mysticisme (il se convertit au catholicisme avant de renoncer).
Maurice Sachs aura mille vies. Ami de Max Jacob, des Maritain, des Castaing, en affaires avec Chanel, brouillé avec Cocteau, sous la protection de Gide, Sachs traverse l’Atlantique, se fait conférencier aux Etats-Unis, se marie, abandonne sa femme, vivote sans le sou avec un jeune Californien à Paris, siège au comité de lecture de la NRF, et il écrit, il écrit, il écrit sans cesse, souvent, quand il peut... il rêve de devenir un écrivain. Ce ne sont que quelques péripéties.
Il rencontre Violette Leduc et l'incite à écrire. Il adopte un enfant juif qu'il abandonne. C'est la guerre, il n'a plus un sou, il revient à Paris, pendant l'Occupation et fait du trafic. Ce n'est pas très clair, mais il mène la grande vie à Paris, vit quai Conti, au 15 exactement : dans cet appartement où grandira, plus tard, le jeune Patrick Modiano. Et puis Maurice part en Allemagne, désargenté, il est traqué, il se fait grutier.
Un juif au cœur de la machine nazie. Il trahit, espionne pour les Allemands, protège ceux qui lui plaisent. Il est arrêté, mis à l'écart, les Alliés bombardent Hambourg. Sa prison est évacuée, il marche sur une route d'Allemagne. On lui tire une balle dans la tête. Il s'écroule. La légende, le mythe de Maurice Sachs viennent de commencer.
On le retrouvera plus tard, après la Libération, après la guerre. On dit qu'il aurait survécu, qu'il serait revenu, qu'il se serait enfui, sur un autre continent, qu'il aurait changé d'identité. Ses livres, magnifiques, paraissent alors : Le Sabbat, La Chasse à Courre (avant-guerre, il n'avait que peu publié).
C’est une voix unique, un témoignage des Années folles, des Années noires. Les années 20, 30, 40 – et tous les héros de ce temps. C’est un auteur "autofictif", un "autobiographe", juif, homosexuel, voleur, collabo, hystérique, génial, alcoolique, désespéré. Un personnage, une étrange figure qui hante La Place de l'Etoile, le premier livre de Patrick Modiano. Comme le fantôme de l'Occupation, d'une époque qui n'en finit pas de passer...
Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Julien Thèves.


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Pour la première fois depuis la guerre, nous avons une chance extra-ordinaire, c'est d'avoir un président Américain en exercice qui est indifférent à la question européenne. Quand comprendrons-nous que la fenêtre est ouverte ?
Pierre-Yves Rougeyron, créateur du Cercle Aristote et de la revue "Perspectives libres", vient nous exposer les enjeux politiques et économiques de l'année 2019, en insistant particulièrement sur les futures élections européenne et l'avenir du mouvement des gilets jaunes.


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Les travaux de Michael Seidman nous montrent la continuité des résistances au travail, en grande partie ignorée ou sous-estimée par les théoriciens et historiens du XXe siècle.
Au moment des fronts populaires, les ouvriers ont persévéré dans leurs pratiques antérieures qui donnaient déjà le caractère extérieur, utilitaire du sens de leur travail : des refus directs et indirects, par l'absentéisme, le coulage de cadence, le vol, la grève, etc. Les ouvriers se révoltaient contre un ensemble de disciplines, y compris celles imposées par les organisations ouvrières, car si les salariés souhaitaient contrôler leurs lieux de travail, c'était généralement afin d'y travailler moins !
Il nous est possible de voir, dans ces affrontements entre ouvriers et organisations ouvrières, des collectivités barcelonaises aux usines aéronautiques parisiennes, la contradiction interne des mouvements ouvriers, qu'ils aient été révolutionnaires ou réformistes. L'impossibilité d'un triomphe de la classe du travail, en tant que telle, se manifeste sous sa forme la plus empirique. C'est la faillite d'un programme ouvrier dans ses propres termes, alors sommé de se réaliser dans un moment critique.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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François-Xavier Bellamy, maire-adjoint de Versailles, agrégé de philosophie et professeur en classe préparatoire, nous propose une réflexion sur cette impression obsédante qui hante notre imaginaire : celle de l'effacement de la France et, plus largement, de notre civilisation.
Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Peut-on relier cette état de fait à la crise de transmission qui semble être l'une des traits les plus saillants de notre société ?


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Nous sommes entrés dans une nouvelle période qu'on peut qualifier de post-démocratique, dans laquelle les véritables donneurs d'ordres politiques sont les marchés et les banques, soit une petite oligarchie qu'il nous faut connaître pour mieux la combattre.
Enarque et contributeur de la Fondation Polémia, Michel Geoffroy dresse un réquisitoire contre cette super classe mondiale qui tente de s'imposer par le chaos, notamment migratoire.
Émission "La Méridienne", animée par Pascal Lassalle.


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Il n'y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu'il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d'un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l'humanité.
À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l'ambition de cette conférence est de réhabiliter l'idée d'une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie.
Reconnaître l'extériorité de la nature, c'est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l'ensemble des vivants. Reconnaître l'altérité de la nature, c'est admettre l'hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l'autonomie des entités naturelles, c'est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté.


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Françoise Nyssen, la Ministre de la Culture, a-t-elle eu raison ou tort de retirer la référence à Charles Maurras dans le livre des Commémorations de 2018 ? Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory ont rappelé à très juste titre que "commémorer n'est pas célébrer : on commémore la Saint Barthélémy, on ne la célèbre pas". D'un autre côté, comme le dit un autre historien Sébastien Ledoux "si les commémorations officielles des pages sombres de notre histoire ont pu faire sens collectivement, c'est au nom de l'hommage rendu aux victimes."
Une chose est sûre en tous cas : si nous voulons comprendre quelque chose au passé français, l'œuvre et l'action de Maurras ne doivent surtout pas tomber dans l'oubli.
Aussi faut-il saluer la parution dans la belle collection Bouquins de Robert Laffont d'une anthologie de ses textes fondamentaux présentés et établis par Martin Motte ainsi que la réimpression de L'Âge d'or du Maurassisme de Jacques Paugam, préfacée par Michel de Jaeghere.
Reste cette question : comment lire Maurras aujourd'hui ? ou, pour être plus précis : peut-on être, encore maurrassien aujourd'hui, en faisant le tri de sa pensée ?


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Le 21 février 1966 – lors d’une grande conférence de presse – le Général de Gaulle annonce "qu'au terme de la prochaine échéance de ses engagements avec l'Alliance atlantique, les soldats français quitteront le giron de l'OTAN et que toutes les forces militaires étrangères – stationnées sur le territoire national – passeront sous commandement français" !
Dans les milieux diplomatiques, la nouvelle provoque une onde de choc… Dans la presse également, mais c’est sans conteste aux États-Unis que l’émotion est la plus grande. À Washington, en effet, le président Johnson fustige l’attitude de la France. Car en plein contexte de guerre froide, la décision prise par Paris est vécue outre-Atlantique, comme une trahison.
Aujourd'hui, plus de 70 ans après les faits, l'affaire de la "sortie de la France du commandement intégré de l'OTAN" reste encore très mal comprise. Perçue le plus souvent comme un acte de politique étrangère brutal, on l'associe à une rupture définitive de la France avec l'Alliance atlantique... alors qu'il n'en est rien : en vérité, la France n'a jamais quitté l'OTAN !
Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.


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Le philosophe Bruce Bégout a longtemps arpenté les villes, à la fois physiquement et intellectuellement. Il essaie de créer une sorte de parcours à la fois philosophique mais aussi transdisciplinaire, utilisant toutes les ressources possibles, de la littérature, de la photographie, des sciences humaines et de l'histoire et pratiquant trois genres d'écritures pour explorer les nouveaux territoires, que ce soit le genre de l'analyse théorique pure, le genre de l'essai ou le genre de la fiction.
Dans cette communication, Bruce Bégout s'intéresse aux friches, plus particulièrement à ce qu'il appelle le troisième âge de la friche qui est un élément central de la "suburbia", marquée par un effort de rationalisation en zones commerciales, zones de travail et zones d'habitations pavillonnaires et de cités, de l'homogénéisation des fonctions mais dont on s'aperçoit qu'il est un espace extrêmement chaotique puisque sont rassemblés là des gens, des pratiques, des univers assez différents qui coexistent et montrent une hétérogénéité plus grande de modes de vie que la relative homogénéité culturelle et existentielle des centres-villes.
La "suburbia" est souvent disqualifiée : manque de mixité, de proximité, d'équipements -notamment culturels, manque d'échanges et de sociabilité, manque de beauté. Mais elle n'est pas simplement un espace du manque ; cette négativité est la positivité même de cet espace. Pour les philosophes, les écrivains, les chercheurs, il s'y passe quelque chose. Dans les marges de la ville disqualifiée, il y a la possibilité de l'émergence du sens, d'un sens qui aurait fait l'épreuve de la négativité et, au prix d'une éventuelle destruction, de la création. L'expérience de la négativité est présente dans l'expérience de ces ruines contemporaines que sont les friches qui comprennent les usines désaffectées, les cars abandonnés, les lieux oubliés de la modernité, jamais totalement vides...