

(0)
Les nanotechnologies recouvrent désormais un spectre très large d'activités fort différentes qui vont de l'électronique dernier cri aux nouvelles biotechnologies en passant par la conception de matériaux dits "intelligents".
Elles bénéficient depuis quelques années de crédits massifs et, comme elles concerneront sans doute tous les secteurs industriels, les plus classiques comme les plus high-tech, on les associe même à une véritable "révolution de civilisation" qui pourrait modifier spectaculairement nos façons de vivre, de travailler, de communiquer, de produire, de consommer, de contrôler, de surveiller.
Dès lors, elles s'arriment à la question des valeurs, que celles-ci soient morales ou spirituelles, et interrogent l'idée que l'on se fait de la société, de ce qu'elle devrait être ou ne devrait jamais devenir.
Etienne Klein nous propose une réflexion sur la science et la technique dans la société au plus près des progrès récents.


(0)
Le nihilisme a creusé le vide qui est en nous car l'homme est un être risqué et toujours projeté en avant de lui-même. Nous avons laissé le nihilisme s'emparer de ce vide et l'habiter. Nous avons laissé grandir la force mauvaise du nihilisme.
Car le nihilisme est une force. Mais c'est une force qui ronge l'homme et détruit le désir du bien et de la vie. Le nihilisme est une force qui nous met en état d'apesanteur et d'oubli de soi. Le nihilisme nous met hors sol par haine de la terre. Il nous met aussi hors de la durée par haine de l'histoire, et des permanences, et des fidélités.
Achever le nihilisme, c'est en pousser la logique jusqu'à ce qu'il se détruise lui-même plutôt qu'il ne nous détruise.


(0)
L'histoire de France est peuplée de personnages que les événements ont amenés à jouer un rôle illustre et salutaire. Ces héros qui, pendant des décennies peuplaient les pages de nos manuels scolaire et que l'on est bien en peine de retrouver aujourd'hui…
Pourquoi cela sinon parce que notre pays n'est ni plus ni moins qu'un Etat-nation depuis bien longtemps et que ces hommes illustres, en leurs temps, surent incarner à la fois l'Etat et la nation ?
L'historien Patrice Gueniffey nous replonge dans cette histoire en s'arrêtant notamment sur Napoléon et De Gaulle, deux hommes providentiels que notre époque a de plus en plus de mal à reconnaître et à supporter.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles De Meyer.


(0)
Pénurie de matières premières, changement climatique, pic pétrolier : notre civilisation thermo-industrielle aura bien du mal à gérer ces crises et, au rythme où nous allons, s'achemine vers l'effondrement.
Jean-Marc Jancovici et Philippe Bihouix sont invités ensemble afin de débattre des futurs possibles d'un monde sous contrainte énergétique. Une rencontre exceptionnelle avec deux pontes de la vulgarisation scientifique.


(0)
L'infatigable promotteur de la démocratie Étienne Chouard rencontrer l'économiste critique Olivier Delamarche pour débattre de sujets importants comme la création monétaire, l'origine de la dette et la place de la souveraineté populaire en économie.
Une échange passionnant avec deux visions très différentes qui s'affrontent !


(0)
Au XIe siècle, sur fond de lutte de pouvoir entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui.
Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents.
En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle -l'Empire et la Papauté-, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales.
Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen.


(0)
Le Capital fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Pour cette nouvelle édition de 2016 (la précédente datait de 1983), Jean-Pierre Lefebvre donne une traduction entièrement révisée. Un avant-propos présente les nouveaux choix de traduction et propose le sens de cette révision : "Ainsi le traducteur peut-il se dire heureux quand il peut revenir sur ce qu'il a écrit, offrir au livre une attention nouvelle, grosse de ce que la communauté des lecteurs lui a suggéré, ou de ce qu'il a lui-même su devoir faire vivre autrement : sa joie s'origine dans la conviction que la puissance d'agir du livre requiert cette mission, que son essence ne peut se déployer autrement."


(0)
Daniel Lefeuvre, historien spécialiste de la colonisation en général et de l'Algérie coloniale en particulier, a mené une carrière marquante. Un certain nombre de proches et amis lui rendent ici homme en revenant sur son parcours et son oeuvre, pour souligner la rigueur de ses travaux et le courage dont il a fait preuve tout au long de sa vie.
Émission du "Libre Journal", animée par Roger Saboureau.


(0)
En 1983, Philippe Muray enseigne pour quelques mois à l'université de Stanford. Cet écrivain, auteur de plusieurs essais dont l'un consacré à Céline, découvre lors de ce séjour aux Etats-Unis, ce que l’on allait appeler le "politiquement correct". Cette recherche obsessionnel du Bien et du progrès, la ruée vers la fin de toutes les différences (entre les sexes, entre le père et la mère, l'intime et le public), lui semble alors un mouvement de fond dangereux, qu'il voit se propager à la France dans les années 1980.
Partant de ce constat, Philippe Muray écrit L'Empire du Bien en 1991, dans lequel il démonte l'époque, ses personnages et leurs mœurs. Il poursuivra cette analyse critique jusqu'à sa mort, dans des articles et dans des livres. En 2002, il nomme La Grande Quinzaine cet entre-deux-tours qui oppose Chirac à Le Pen, pendant laquelle, selon lui, un élan de bonne conscience tient lieu de politique. D'où viendrait, selon lui, cette évolution sociétale ?
Philippe Muray trouvait dans mai 68 l'origine de cette société qu'il appelait hyperfestive : les fêtes de la Musique, du livre, des voisins, des poètes, la recherche de l'amitié de tous envers tous qui, disait-il, masquent le réel et nous endorment. Peut-être Philippe Muray était d'autant plus remonté envers son époque qu'il avait aimé la puissance libertaire des années 70 : il portait en lui ce dont cette période aurait dû accoucher.
Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Virginie Bloch-Lainé et Clotilde Pivin.


(0)
Les préférences sexuelles ne sont pas choisies par ceux qui les éprouvent. Et si l'on retrouve de l'homosexualité dans le monde animal, cela signifie qu'il existe des facteurs biologiques innés à l'orientation sexuelle.
La recherche scientifique dans ce domaine soulève des objections, des soupçons d'eugénismes, mais aussi l'espoir que la compréhension de ce phénomène naturel permette de dédramatiser les "orientations non conventionnelles".
Jacques Balthazart, professeur de biologie à l'Université de Liège, travaille sur ces questions depuis longtemps et nous dresse un état de l'art.


(0)
Vladimir Dimitrijevic, fondateur de la maison d'édition L'Age d’Homme, nous présente le roman de Vassili Grossman Vie et Destin.
L'écrivain et journaliste, mort en 1964 à Moscou, avait écrit entre 1955 et 1960 sa somme romanesque. Il y décrivait la guerre, la bataille de Stalingrad, la barbarie allemande et soviétique.
Dans cette émission, l'éditeur Vladimir Dimitrijevic raconte son rôle dans la publication du roman de Vassili Grossman et évoque l'oeuvre et la biographie de l'écrivain.
Émission "Un livre, des voix".


(0)
La civilisation occidentale est-elle en train de se dissoudre dans une mondialisation uniformisatrice qu'elle a elle-même initiée ? Comment réconcilier unité et diversité ? Les élites oublieraient-elles les leçons de leur propre passé ? Et d'ailleurs, qu'entend-on exactement par "Occident" ?
Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et ancien député "Les Républicains", vient nous présenter son livre Ils veulent tuer l'Occident (éd. Odile Jacob, 2019).
Émission "Russeurope Express", animée par Jacques Sapir.