La vitesse de l'ombre. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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26.06.2023

Avec internet et le métavers, le capital est en train de réaliser son rêve jusqu'alors impossible d'un imaginaire où tout s'achète. Annie Le Brun a fait de l'imagination sa ligne de mire. Poète, elle n'a cessé de mettre en garde contre le rétrécissement de nos existences, personnelles et politiques.
Dans son ouvrage La vitesse de l'ombre, qui prend la forme de l'essai illustré, du poème et de l'enquête, elle cherche à comprendre la nature de l' "alchimie" singulière liant "les êtres et les images". Pourquoi nous arrêtons-nous devant certaines d'entre elles ? Que nous évoquent-elles de si intime et désirable dans leur énigmatique étrangeté ?

Émission "Par les temps qui courent", animée par Marie Richeux.

Adolf Portmann, penseur de la forme animale. Avec Patrick Ernst sur la RTS.


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01.01.2026

Zoologue et biologiste Suisse renommé, Adolf Portmann a élaboré une théorie originale sur l'apparence des multiples formes du vivant en marge du darwinisme évolutif.
Le sociologue Patrick Ernst, grand connaisseur des travaux de Portmann, nous familiarise avec son maître-livre La Forme animale et en souligne les perspectives fécondes pour repenser l'existence humaine au sein de la création.

Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.

L'Esthétique de Georg Lukács. Avec Guillaume Fondu pour les Editions Critiques.


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2024

L'Esthétique de Lukács, dernière œuvre achevée du philosophe hongrois, prend la suite de réflexions entamées dès les années 1910 et principalement consacrées à contester le monopole du discours scientifique sur la vie historique et sociale.
Guillaume Fondu nous restitue la manière dont Lukács cherche à ménager, avec l'art, une approche de la réalité humaine objectivante mais non déshumanisante, susceptible de fournir à l'humanité la conscience de soi, de son potentiel et de son histoire.
En ce sens, L'Esthétique constitue en réalité une théorie non pas de la seule sphère esthétique mais d'une modalité de la conscience irréductible à la seule connaissance scientifique, la narration.

L'art doit-il être beau ? Avec Carole Talon-Hugon sur France Culture.


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01.04.2019

La notion de "beaux-arts", apparue entre le XVIᵉ siècle et la fin du XVIIIᵉ siècle, marque une rupture dans l'histoire de l'art : le beau devient une finalité. Cette notion nouvelle pose les bases d'une réflexion esthétique : qu'est-ce qui est beau ou laid dans l'art ? Et comment en juger ?
S'ensuit une autre rupture esthétique dans l'histoire de l'art, l'apparition du mouvement romantique au XIXᵉ siècle qui opère une "désesthétisation" de l'art : le beau comme valeur artistique suprême est alors contesté.
Au XXᵉ siècle, les frontières de l'art deviennent floues, s'élargissent, on utilise de nouveaux matériaux de nouvelles techniques ou des formes nouvelles comme la performance. Si le beau ne disparaît pas du champ artistique, quelle place a-t-il désormais ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

La pensée d'Adolf Portmann. Avec Jacques Dewitte à l'Institut Philanthropos.


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10.2021

Figure singulière, unique de la biologie du XXe siècle, directeur de l'Institut de Zoologie de Bâle, Adolf Portmann (1897-1982) se penche sur le déploiement des formes animales. Taches, marbrures, zébrures du pelage des mammifères, variété des plumages, ocelles des papillons, détail d'un duvet qui forme dessin quand l'oiseau prend son vol, port de tête, partout beauté, minutie... Ce qui est écarté comme secondaire, décoratif par le discours dominant de la science est au contraire riche de sens !
Les animaux n'existent pas seulement objectivement, ils se montrent les uns aux autres, ils apparaissent et c'est une fonction fondamentale du vivant.
Merleau-Ponty saluant La Forme animale, ce grand livre, écrit : "La vie, ce n'est pas suivant la définition de Bichat, l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort, mais c'est une puissance d'inventer du visible."

Un entretien mené par Fabrice Hadjadj.

Kierkegaard, philosophe malgré lui. Avec Jean Brun, Jacques Sojcher, Michel Sicard, Emmanuel Levinas, Sylviane Agacinski, Jean-Louis Leuba et Michel Camus sur France Culture.


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1978

Søren Kierkegaard (1813-1855) occupe une place particulière dans l'histoire de la philosophie. Il est l'auteur d'une œuvre hybride, mêlant théologie chrétienne, philosophie, psychologie et autres textes plus ou moins autobiographiques. Et si son nom est familier aux oreilles de tous, ce que l'on connaît de lui se résume souvent à une image floue, qui ne laisse apparaître que de vagues contours : ceux d'un théoricien de l'angoisse, un existentialiste avant l'heure, l'auteur de l'œuvre qu'on appelle en France et à tort Le Traité du Désespoir dont le vrai titre, plus énigmatique, est La Maladie à la Mort.
Peu de personnes sauraient détailler le contenu véritable de cette pensée protéiforme, dont l'influence sur des penseurs et écrivains aussi différents que Sartre, Heidegger, Borges, Ibsen ou encore Bataille laisse deviner la richesse et la profondeur.
C'est aussi un penseur qui se place en opposition fondamentale à une certaine façon de penser : celle de Hegel, emprunte d'une rigueur systémique à toute épreuve, obsédé par la dialectique. Kierkegaard rejette cette rigidité de la philosophie, ancrée dans une rationalité qui déracine l'humain d'un grand nombre de ses possibles. C'est en s'insurgeant contre le Système hegelien que Kierkegaard plus que jamais marque de son sceau l'histoire de la philosophie, presque malgré lui.

Une série d'émission menée par Jérôme Peignot.

Hors-champs. Avec Jacques Rancière sur France Culture.


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04.2016

Philosophe spécialiste de politique et d'esthétique, Jacques Rancière nous évoque son parcours, depuis sa rencontre avec Louis Althusser jusqu'à sa passion pour le cinéma.
Dans un second temps, il analyse l'actualité depuis la montée du Front National jusqu'à la crise de confiance que traversent les institutions politiques.

Une émission animée par Laure Adler.

L'Esthétique de Lukács. Avec Guillaume Fondu à l'Ecole Normale Supérieure.


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16.05.2022

L'Esthétique de Lukács, dernière œuvre achevée du philosophe hongrois, prend la suite de réflexions entamées dès les années 1910 et principalement consacrées à contester le monopole du discours scientifique sur la vie historique et sociale.
Guillaume Fondu nous restitue la manière dont Lukács cherche à ménager, avec l'art, une approche de la réalité humaine objectivante mais non déshumanisante, susceptible de fournir à l'humanité la conscience de soi, de son potentiel et de son histoire.
En ce sens, L'Esthétique constitue en réalité une théorie non pas de la seule sphère esthétique mais d'une modalité de la conscience irréductible à la seule connaissance scientifique, la narration.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".