Les nations sont-elles un obstacle à la paix ? Avec Pierre Manent aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Le verdict semble aujourd'hui être entendu et sans appel : les nations se sont compromises dans toutes les horreurs historiques du XXe siècle (colonialisme, guerres mondiales, totalitarisme, génocides...) jusqu'en ce début de XXIe siècle (impérialisme et terrorisme planétaires), ce qui paraît bien faire d'elles un obstacle majeur à la paix.
Mais le principe national, qui a été le creuset de la constitution des peuples démocratiques et républicains contemporains, ne pourrait-il pas résister à sa perversion en passion nationaliste, qui semble bien renaître actuellement, en Europe même comme bien au-delà  ?
Et cela pour faire obstacle à la pulvérisation de la souveraineté des peuples et à la paupérisation matérielle et culturelle administrée à grande échelle par une "globalisation" sauvage qui semble bien devenir une arme irrésistible de destruction massive de l'humanité tout comme du monde lui-même : quels sont donc les véritables fauteurs des guerres en tout genre d'aujourd’hui ?

Rome, du libéralisme au socialisme. Avec Philippe Fabry sur Radio Athéna.


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08.07.2019

Rome a commencé son histoire comme les États-Unis d'Amérique, devenus l'hyperpuissance hégémonique mondiale en moins d'un siècle, et s'est effondrée de la même façon que l'URSS.
Philippe Fabry retrace sur plusieurs siècles l'évolution des mentalités romaines. Il montre que le passage d'une pratique libérale aux origines de la République à un socialisme totalitaire sous l'Empire est la clef permettant de résoudre une des grandes énigmes de l'Histoire : la chute de Rome. Son travail travail unifie toutes les explications proposées à cette catastrophe géopolitique. Elle souligne la "cause des causes" que suggéra Montesquieu : la liberté perdue.
Au-delà de son intérêt pour qui aime comprendre le pourquoi de l'Histoire, cette thèse originale est l'occasion d'entamer une réflexion sur le monde contemporain et sur l'évolution politique, économique et sociale des États-Unis, qui semblent suivre la voie de la Rome antique. Ces derniers sortiront-ils vainqueurs du grand bouleversement du monde contemporain, ou connaîtront-ils la décadence et la destruction ?

Émission du "Rendez-vous des idées politiques", animée par Jean Laporte.

Profession philosophe. Avec Blandine Kriegel sur France Culture.


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02.11.2018

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ? C'est au tour de la philosophe Blandine Kriegel, née en 1943, de répondre à ces questions.
Marquée par son travail avec Michel Foucault et fidèle à la philosophie née de la rencontre entre l'école française d'histoire des sciences et le structuralisme dans les années 60, elle prône une philosophie qui s'exerce en bon entendement avec les sciences et l'histoire. Professeure émérite des universités, elle fut présidente du Haut Conseil à l'intégration, conseillère de Jacques Chirac et membre du Comité consultatif national d'éthique.
Retour sur un parcours riche et engagé, à contre-courant des modes intellectuelles.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Anastasia Colosimo.

Le Moyen-Orient comme système. Avec Henry Laurens au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques.


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11.09.2018

Professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe, Henry Laurens nous propose une mise à jour de notre approche du Moyen-Orient contemporain dont il nous présente les évolutions politiques.
Lui-même espace géopolitique, le Moyen-Orient a toujours constitué un champ de rivalités des grandes puissances. En effet, les implications européennes ont été nombreuses et constantes dans cette région depuis la découverte de la route maritime permettant d'atteindre les Indes Orientales.
Son analyse doit nous amener à renouveler notre approche d'une région du monde se trouvant au centre des enjeux liés aux relations internationales et stratégiques.

Une intervention qui s'inscrit dans le cycle de conférences "Perspectives Stratégiques".

Sévèrement Français #1, par Yannick Jaffré.


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04.2016

"Si Nietzsche dit vrai, comme presque toujours, toute pensée exprime la biographie d’un corps – d’un régime complet, autrement dit, d’aliments affectifs, imaginaires et intellectuels, de réflexes plus ou moins puissants et d’habitudes plus ou moins créatrices. Répondant aux caractéristiques d’une génération, il n’est jamais purement individuel – de sorte qu’il faudrait dire pour se préciser soi-même : "ceci est notre corps…"
Je fais partie de ceux qui ont grandi dans les années 1980 et 1990 entourés par des discours ne visant qu’à détruire, avec les faits massifs qu’ils percevaient, leur sentiment légitime d’être français. Auxquels on a répété qu’ils étaient les héritiers une histoire criminelle, réduite à une colonisation esclavagiste, à la Collaboration et aux tortures dans la Casbah. Qu’on a sommés de voir les bandes ethniques violentes, croisées chaque jour, comme des victimes de cette sombre histoire prolongée, au présent, par le racisme français des "beaufs" et autres "Dupont-Lajoie". Et dans l’esprit desquels on a voulu implanter à toute force l’idée que l’immigration était une "chance pour la France", qui ne serait vraiment elle-même que comme "pays des droits de l’Autre". Je suis de ceux qui n’avalent plus aujourd’hui les vieilles pilules du "vivre-ensemble", distribuées dès 1984 dans les concerts par les dealers de SOS Racisme, alors qu’on est passé entretemps de la Compagnie créole à Booba.
Je fais partie de ceux auxquels on a aussi intimé de penser que la France, criminelle, était minuscule dans le grand monde sino-américain ouvert par l’implosion du bloc soviétique. A telle enseigne qu’ils devaient consentir à brader le patrimoine social conquis par leurs pères ou, plutôt, par leurs grand-pères. A préférer la figure du trader à celles de l’ouvrier, du professeur ou du petit entrepreneur. Je fais partie de ceux qui, né à gauche, n’ont pas grandi à droite quand la droite c’est le "bling bling" sarkozyste. Mais qui ne peuvent plus voir Canal Plus ou Cohn-Bendit sans réprimer quelques envies de meurtre. De ceux, somme toute, qui constatent que, de droite ou de gauche, le mépris de classe et la francophobie ne présentent jamais qu’un seul et même visage.
Je fais partie plus positivement de ceux que la réalité, l’appel des origines et le sentiment du bien, du grand et du beau, ont ramenés vers ce grand courant du fleuve français, si souvent calomnié. Et qui n’éprouvent pas de nostalgie pour un âge d’or mythologique mais, de manière réaliste, pour une France d’hier soir ou de ce matin, là, toute proche – Jean-Pierre Marielle, après tout, est encore vivant et Jean Dujardin a pris le relais…
Mais je ne crois pas m’exprimer dans cet entretien au nom de ma seule génération ni d’une sensibilité si particulière qu’elle serait isolée. Après quatre décennies de dénigrement national, de dégradation économique et sociale, de communautarisme, de racaillisation et d’islamisation, le peuple est toujours plus nombreux, de tous âges, qui se sent chaque jour davantage radicalement, exclusivement, très sévèrement français. Il s’agit pour moi de traduire dans le concept cette humeur joyeuse qu’énerve légitimement le climat d’époque.
En évitant quelques impasses. Il n’y a rien à attendre, sinon des revers, de quelque alliance que ce soit avec les communautarismes musulmans et juifs, voire africains, avant que d’autres candidats ne se présentent. Il n’y a rien à espérer non plus du côté des autres peuples européens, sinon un encouragement à se battre seuls. Agiter les anciens conflits entre Français remontant à 1789, 1815, 1940 ou 1962, ne sert que la cause des ennemis actuels. Sans même considérer le dandysme de marginalité dans lequel se complait l’extrême droite, il n’y a, enfin, que coupable facilité dans le désespoir politique.
A l’inverse, il y a tout à gagner à penser dans les termes d’un souverainisme identitaire – la souveraineté sans l’identité étant vide et inconsistante, l’identité sans la souveraineté étant condamnée à l’impuissance. Tout à gagner à défendre ensemble le patrimoine social des français et la personnalité originale de leur peuple. Et, sans optimisme naïf, à construire une pensée nationale "sur l’os", asséchée par le réel, vitaliste, débarrassée de certaines mauvaises graisses idéologiques. En comprenant bien que mai 68 creuse depuis 40 ans la dernière grande fracture dans l’histoire de France, et qu’il répartit les uns et les autres sur la seule ligne de front désormais pertinente.
C’est dans cet esprit que je veux proposer des concepts non seulement critiques mais praticables, populaires, positifs et, pour certains, utilisables par une force politique qui rallierait, enfin, les élites au peuple français. Penser au milieu de ce peuple historique, sans prétention avant-gardiste, métapolitiquement, en passant par la culture, les œuvres d’art, le sport, les mœurs, voilà la formule de Sévèrement Français !
Radical, pas marginal, inquiet sans désespoir, national et populaire, l’esprit de Sévèrement Français." Yannick Jaffré

Perspectives historiques et géopolitiques de la Grande Europe et de l'Eurasie. Avec Robert Steuckers sur Radio Courtoisie.


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03.03.2018

Au travers des trois volumes distincts que forment la triologie Europa, Robert Steuckers fournit un arsenal historique et géopolitique au travers d'un argumentaire solide et sourcé.
Ce travail salutaire est avant tout une arme de construction culturelle offrant à chacun l'occasion de se nourrir des profondeurs de notre Histoire pour mieux nous donner une projection fidèle à l’esprit et à la mesure de notre continent.

Émission du "Libre journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

Europa, Eurasia ? Identité et géopolitique du grand espace continental. Avec Robert Steuckers sur Méridien Zéro.


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02.02.2018

À l'occasion de la sortie de la trilogie Europa aux éditions Bios, Robert Steuckers est invité à faire le point sur les origines et le destin de notre continent.
L'occasion de revenir sur son parcours personnel qui l'a amené à réfléchir en profondeur à notre identité.

Émission "La méridienne", animée par Pascal Lassalle.

L'empire russe et la troisième Rome. Avec Gérard Conio à l'Institut d'études lévinassiennes.


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17.04.2013

Depuis l'occident, nous avons toujours du mal à comprendre pourquoi la capitale russe est comparée à la Rome antique.
Cette désignation, en tant que théorie politique, veut que  Moscou, après être devenue la capitale du seul Etat indépendant orthodoxe, aurait reçu comme mission de protéger la foi et les traditions de la Rome impériale (première Rome) après la chute de Constantinople (deuxième Rome) en 1453.
Retour sur une histoire mouvementée avec Gérard Conion, éditeur, traducteur, et professeur émérite spécialiste du monde russe en général et de sa littérature en particulier.