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En politique comme chez les économistes, tout le monde ou presque prétend vouloir relocaliser et réindustrialiser la France. Et nul doute que ce débat sera central lors des prochaines échéances électorales. D'ailleurs, pour certains, le clivage entre souverainisme et libre-échangisme aurait même effacé celui entre la gauche et la droite.
Pour combattre le libre-échange sans laisser le champ libre aux nationalistes, les forces de transformation sociales et écologiques doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier.
L'enjeu est économique mais aussi écologique et démocratique, car sans relocaliser, il est impossible de choisir ce qu'il faut produire et de quelle manière.



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Les questions monétaires ont toujours fait l'objet de débats passionnés chez les économistes et dans une partie de la société. Pour certains, la monnaie ne serait qu'un voile qui masque la réalité des transactions économiques. Pour d'autres, il s'agirait au contraire d'un instrument essentiel à partir duquel il serait possible de transformer nos économies en profondeur.
De nombreuses communautés se sont ainsi formées dans l'objectif de se réapproprier la monnaie : monnaies locales, cryptomonnaies, monnaies "libres"… L'avenir est-il aux innovations monétaires ou ces tentatives relèvent-elles du fantasme ?


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Depuis trente ans, le dogme du marché, de la libre entreprise dans l'espace et de l?entrepreneuriat technologique s'est intensifié et s'est propagé jusque dans les agences spatiales gouvernementales.
Avec son enquête sur les moteurs et les impasses de l'astrocapitalisme, Arnaud Saint-Martin nous raconte une industrie ayant tournée le dos à l'idéal du progrès scientifique et technologique pour se concentrer sur celui du capital et de quelques entreprises bien décidées à accaparer l'espace pour l'appât du gain.


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Les inégalités sociales, après avoir régressé un temps, progressent de nouveau, à des niveaux qui peuvent inquiéter. La pauvreté, qui leur est en partie associée, atteint aujourd'hui un niveau de plus de 15% en France. Notre modèle social peine de plus en plus à réduire inégalités et pauvreté, et il est même attaqué au prétexte qu'il coûte trop cher.
Or la fiscalité sur le capital et les patrimoines n'a cessé d'être réduite ces dernières années. Il semblerait qu'une large majorité de français soit cependant opposée à une réforme des successions, estimant, leur fait-on dire, qu'elle serait attentatoire au droit de transmettre ses biens à ses héritiers. C'est un discours étonnant quand on sait que 10% des français détiennent plus de la moitié des patrimoines, 50% des plus pauvres seulement 5%. La concentration des patrimoines a presque doublé depuis les années soixante. Il n'est plus possible, pour une grande majorité de français de se constituer eux-mêmes un patrimoine s'ils n'ont pas hérité.
Serions-nous alors revenus au XIXe siècle de Balzac, formant une société d'héritiers ?


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S'appuyant sur les travaux pionniers de Robert Brenner et Ellen Meiksins Wood concernant les origines du capitalisme, Xavier Lefrance et Armel Campagne expliquent comme le capitalisme a d'abord émergé dans les campagnes anglaises (le capitalisme agraire) avant d'évoquer en détail la transition vers le capitalisme de la France.
Une analyse détaillée qui permet de comprendre l'origine et la diffusion mondiale du système économico-social si particulier qu'est le capitalisme.


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L'utopie néolibérale d'une croissance globale et continue des richesses est désormais derrière nous. Mais le capitalisme n'est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n'est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d'un monde "fini", borné et limité, qu'il faut s'accaparer dans la précipitation.
Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers, un "commerce" monopolistique et rentier qui s'exerce au sein d'empires territoriaux, l'appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes.
Arnaud Orain dévoile ce "capitalisme de la finitude" et en éclaire les mécanismes aux trois périodes où il s'épanouit : XVIᵉ-XVIIIᵉ siècle, 1880-1945, 2010 à nos jours.
Une toute nouvelle perspective sur l'histoire mondiale qui éclaire les grands enjeux de notre temps.


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Comment et quand le monde a-t-il basculé dans ce système que l'on appelle "capitalisme" ? C'est dans cette discussion que s'inscrit le Brenner Debate, du nom de l'historien américain Robert Brenner.
À l'origine de ce débat important parmi les historiennes et historiens du capitalisme, les travaux de Robert Brenner ont exercé une influence majeure sur le développement de la pensée marxiste à partir des années 1970.
Nicolas Brisset retrace et contextualise les principales étapes de ce débat ayant mené aux travaux de Robert Brenner et montre ainsi que la manière d'aborder l'histoire du capitalisme est intimement liée au regard que l'on porte sur ce système économique.
Un échange qui constituer une excellente porte d'entrée sur la pensée d'un économiste méconnu dans l'espace francophone, qui pourtant mérite, au regard de son importance dans l'historiographie anglo-saxonne, toute notre attention.


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Fernand Braudel, né le 24 août 1902 à Luméville-en-Ornois et mort le 27 novembre 1985 à Cluses, est un des plus fameux et influents historiens français du XXe siècle. Auteur de La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II (1949), il marque durablement la discipline en inventant une temporalité plurielle et en s'attaquant à cet objet inédit. Encore aujourd'hui, cette œuvre magistrale tend à cacher son second chef-d'œuvre, une trilogie intitulée Civilisation matérielle, économie et capitalisme (1979) dans laquelle il s'attache à décrypter les dynamiques du capitalisme à l'époque moderne. Dans ses deux ouvrages, Braudel réfléchit à l'articulation entre le temps et l'espace dans la détermination de nos sociétés et dans l'analyse économique. Il développe une certitude : la genèse du capitalisme est strictement liée à l'échange.
Dans Enrichissement (Gallimard, 2017), Luc Boltanski et Arnaud Esquerre mobilisent et s'appuient sur les travaux de Fernand Braudel. Étudier leur ouvrage permet d'observer comment les concepts braudéliens sont réinterprétés et actualisés. Ainsi, cinquante ans ont passé, mais l'œuvre de Fernand Braudel demeure toujours une référence essentielle pour analyser et comprendre les dynamiques du capitalisme sur le temps long.
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Aliette Hovine.