Les faux et les vrais procès contre l'Eglise. Avec Jean Sevillia pour l'Action Française.


(0)
152 Vues
0 commentaire
2020

Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Église du XIXe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ?
Historien et journaliste, Jean Sévillia a dirigé un ouvrage coordonnant les réponses apportées par quinze historiens à ces questions explosives, qui visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme.
Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette contribution redonne sa place à une investigation historique sans préjugés et sans œillères.

Maurras : le romantisme est-il une pathologie ? Avec Alain de Benoist pour l'Action Française.


(0)
112 Vues
0 commentaire
10.06.2023

L'un des aspects récurrents de l'œuvre du maître de Martigues est sa critique virulente du romantisme. Dans son livre de 1925, Romantisme et Révolution, il entend montrer que le romantisme est tout à la fois individualiste (donc anarchiste et révolutionnaire) et germanique. À cela, il oppose le classicisme "méditerranéen", étroitement associé au culte d'une raison qui refuserait le primat des sentiments d'où découlerait toutes les idées fausses.
Pour autant, cette double opposition, d'abord conceptuelle entre classicisme et romantisme, puis "ethnique" entre monde latin et monde germanique, semble faire peu de cas des auteurs romantiques eux-mêmes, qui se sont souvent également réclamés de la raison, et de l'expérience politique du romantisme, notamment allemande, dont la vision de la société est organique et qui fut un puissant moteur du traditionalisme et de la contestation des Lumières.
Obsédé par la critique du romantisme comme fons et origo malorum, Charles Maurras s'est-il trompé ? L'idée qu'il se fait de ce vaste mouvement se fonde-t-elle uniquement sur une lecture superficielle de Rousseau et sur une réaction épidermique aux positions prises par certains écrivains français après 1830 (Lamartine, Hugo) ? D'ailleurs, que connait-il du romantisme allemand ? Et qu'est-ce que Carl Schmitt aurait à lui répondre ? Le classicisme ne menace-t-il pas souvent de verser dans le mécanicisme ou dans un positivisme desséchant, alors que le romantisme, par l'importance qu'il donne à la vie, ne tendrait-il pas à restituer la véritable harmonie qui soit, l'harmonie naturelle et culturelle des structures organiques et des patries charnelles ?

Le Boulangisme. Avec François Sturel pour l'Action Française.


(0)
102 Vues
0 commentaire
2020

La crise boulangiste a bouleversé la vie politique française pendant trois années, de 1887 à 1889. Au cours de cette période, le général Boulanger a rassemblé autour de son nom les espoirs d'une grande partie de l'opinion publique et les forces nationalistes hantées par la menace d'une guerre avec l'Allemagne et déçue par la médiocrité du régime républicain en place.
Retour sur une épopée populaire qui aura fait vaciller le régime.

Le socialisme de tradition française, entre révolution et contre-révolution. Avec David L'Epée pour l'Action Française à Strasbourg.


(0)
165 Vues
0 commentaire
19.11.2022

Proudhon, les socialistes utopiques, les insurgés de la Commune, les syndicalistes révolutionnaires, Georges Sorel, Édouard Berth, Georges Valois et bien d’autres ont constitué les jalons d’un socialisme français, un socialisme enraciné en lutte contre la transformation du monde opérée par la bourgeoisie.
Une histoire riche qu'exhume avec bonheur l'intellectuel indépendant David L'Épée, collaborateur régulier des revues Éléments et Rébellion et rédacteur en chef de la revue Krisis.

PMA pour toutes : pourquoi sommes-nous tous concernés ? Avec Aude Mirkovic pour l'Action Française.


(0)
217 Vues
0 commentaire
01.05.2020

La PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes est un sujet aujourd'hui largement discuté. Mais, au moment d'envisager cette PMA non thérapeutique, la société doit choisir : jusqu'où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ? La PMA doit-elle demeurer une mesure d'exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation entraînant la société vers une nouveauté anthropologique, selon les termes du Comité consultatif national d'éthique ?
Les Français qui se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes célibataires seraient-ils du même avis si la question leur était posée du point de vue de l'enfant : "pensez-vous que la loi doive organiser la conception d'enfants privés, délibérément et légalement, de père ?"
Ce qui se joue désormais n'est pas seulement la PMA pour les femmes, mais un bouleversement majeur de la société qui ne saurait en rester aux cas individuels et à l'émotion qui s'en dégage. Il est urgent de mesurer ce que signifie exactement la PMA pour toutes, pour en saisir les enjeux et prendre nos décisions en connaissance de cause.

Tentatives Insurrectionnelles. Avec Sylvain Roussillon pour l'Action Française.


(0)
353 Vues
0 commentaire
2013

Pour réussir le coup de force, pour lui permettre de réussir avec le minimum de résistance et de difficulté, il suffirait d'une minute de distraction et d'absence parmi les défenseurs du régime. La cause ou le prétexte du détraquement spontané n'importe pas du tout.
Il faut alors un groupe d'individus résolus sachant bien ce qu'ils veulent, où ils vont et par où passer. Ce n'est pas seulement la loi de la lutte civile ou de la sédition heureuse : c'est l'éternelle condition du succès des coups de main dans toutes les guerres connues.
Sylvain Roussilon, ancien de la "génération Maurras", revient sur l'histoire des rendez-vous manqués du royalisme de combat et détaille également certaines expériences de prise de pouvoir qui se sont révélées, elles, victorieuses.

La querelle entre Bernanos et Maurras. Avec Axel Tisserand sur Radio Courtoisie.


(0)
395 Vues
0 commentaire
06.10.2022

La querelle entre Maurras et Bernanos ne s'est jamais éteinte, du moins du côté de l'auteur de La Grande Peur des bien-pensants, qui, à partir de 1932, désigna Maurras comme le responsable de tous les maux, après avoir reconnu en lui le maître de sa jeunesse.
Axel Tisserand, qui n'a cessé de les lire depuis son adolescence, et prenant comme matière initiale les poncifs accumulés contre Maurras, revient sur les reproches que Bernanos a adressés à l'auteur de L'Avenir de l'intelligence en montrant que, loin d'être tous mérités, ils témoignent surtout, de la part de Bernanos, de l'irrésistible besoin de justifier sa rupture avec la France, un exil qui, loin d'être uniquement géographique, voire politique, est avant tout existentiel.
Dès lors, pour Bernanos, les faits passent au second plan, comme en témoignent particulièrement ses diatribes brésiliennes durant la Deuxième Guerre mondiale, "ignorant[e]s de la France réelle" (Boutang), mais comme, déjà, le montraient de précédents essais polémiques dans lesquels Maurras est visé de manière quasi obsessionnelle.
Disciple avant tout de Drumont, ayant hérité de lui un déterminisme que Léon Daudet discernait déjà chez l'auteur de La Fin d'un monde, Bernanos, en s'appuyant sur une rhétorique de la honte, du déshonneur et de l'humiliation - son journal de la drôle de guerre s'intitule Les Enfants humiliés -, à l'instar de De Gaulle, oppose comme plus réelle son idée de la France à un peuple qui aurait démérité de son histoire.  

Émission du "Libre Journal de la chrétienté", animée par l'abbé Guillaume de Tanoüarn.

Histoire et pensée de l'Action française. Avec Stéphane Blanchonnet pour l'Action Française.


(0)
471 Vues
0 commentaire
2020

Auteur du Petit dictionnaire maurrassien, Stéphane Blanchonnet se prète au jeu des questions/réponses sur l'histoire et la pensée de l'Action française que l'on peut ramener au triptique suivant : empirisme organisateur, nationalisme intégral et politique naturelle.
Une excellente entrée en matière pour se familiariser avec un courant politique important de l'histoire contemporaine.