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A quelques jours de la rentrée scolaire de 2011, les parlementaires UMP, emmenés par le collectif de la Droite populaire, relancent une campagne amorcée avant les vacances contre certains aspects des nouveaux programmes du lycée en sciences de la vie et de la terre (SVT) ayant trait à la sexualité. Ces nouveaux programmes visent à importer une théorie des sciences humaines, la théorie du Genre/Gender, au sein des programmes de biologie.
Cette émission nous invite à étudier cette nouvelle imposture, et d'en comprendre l'origine et la philosophie pour en saisir tout le potentiel de subversion.


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Ce que l’on appelle la mondialisation, dont Paul Valéry esquissa quelques conséquences peu de temps après la Première Guerre mondiale, conduit à présent à un processus de modernisation planétaire. Celui-ci fut déclenché en Europe occidentale aux alentours de la Renaissance. Il conduisit à la révolution industrielle, puis à l’expansion planétaire du capitalisme. Mais il fut accompagné d’un projet moderne qui constitua jusqu’au XXe siècle le versant politique du devenir technologique et économique.
La modernisation contemporaine se poursuit désormais indépendamment du projet moderne, et même contre lui. Un tel état de fait est-il possible et souhaitable ? Que penser de ce que l’on a nommé "l’autre modernité", "la modernité réflexive" - en particulier ces derniers temps, après la crise de 2008 ?


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Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés.
Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Emission "La Suite dans les Idées".


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La crise économique mondiale menace la stabilité financière des Etats. La rigidité des systèmes monétaires officiels est souvent pointée du doigt car jugée peu adaptable à la diversité des territoires.
Face à ce constat, les monnaies complémentaires régionales pourraient être d’une aide précieuse. Elles peuvent en effet catalyser le développement d’un territoire, fédérer les multiples communautés, associations, entreprises et projets pour lesquels la monnaie devient un instrument de vitalité.
Le débat qui suit la conférence est modéré par Myret Zaki.


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L'oeuvre de Marx cherche à articuler deux perspectives très différentes. C'est du moins la thèse que les deux auteurs essaient de montrer. La première est la logique du capital comme système achevé : il s'agit de dégager à la fois le mouvement inéluctable par lequel le capital se développe " en une totalité " qui " se subordonne tous les éléments de la société ", et le " jeu des lois immanentes de la production capitaliste " qui conduit le capitalisme à accoucher nécessairement d'un nouveau mode de production. La seconde est la logique stratégique de l'affrontement, c'est-à-dire celle de la guerre des classes, laquelle transforme les conditions de la lutte et les subjectivités des acteurs de la lutte. Le " communisme " sera donc la formule qui permet la résolution imaginaire de cette tension. Alain Lhomme introduit la conférence.