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Trois mille ans après sa composition, ce grand poème épique grec en 24 chants fait toujours vibrer le lecteur qui accepte de se laisser emporter, et il charme toutes les générations, sous les formes les plus diverses, parfois très (trop) adaptées.
D’innombrables traductions en existent, dans de multiples langues, et chaque époque revisite, en fonction de ses propres attentes, ce roman d’aventures d’une profondeur psychologique, symbolique et dramatique inépuisable.
Philippe Brunet a consacré une grande part de sa vie à Homère. Il va même jusqu’à… lui redonner voix !
Emission "Tout un monde".


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La logique à l’œuvre dans l'histoire est au contraire un puissant mouvement de convergence qui se profile à présent à l'échelle planétaire. Le monde musulman n'échappe pas à la règle, et sa démographie en témoigne : hausse du niveau d'alphabétisation des hommes et des femmes, baisse de la fécondité, érosion de l'endogamie. Des bouleversements qui sont à la fois le signe et le levier d'une mutation en profondeur des structures familiales, des rapports d'autorité, des références idéologiques. Ce processus ne va pas sans générer crispations et résistances. Mais ces réactions sont moins des obstacles à la modernisation que les symptômes de son accélération.


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Henry de Monfreid est, avec Jack London, l'un des seuls authentiques aventuriers-écrivains. L'un tenté par le socialisme, l'autre par le fascisme, tout devrait les opposer, mais leur indifférence au danger et au "qu'en-dira-t-on" les fait se rejoindre dans la quête inassouvie d'un absolu individualiste.
L'oeuvre de Monfreid, très autobiographique, se lit comme un roman. Mais, le faux et le vrai se mêlent, surtout quand le héros -lui- a souvent le beau rôle.
Ce pourrait être une première raison de ne pas aimer Monfreid. Il y en a mille autres encore : il a vécu du trafic de drogue; il assure ne pas s'être livré à la traite des noirs, mais, là où il vivait, la frontière était étroite entre esclave et serviteur; le trafiquant d'armes qu'il fut peut-il garantir n'avoir jamais traité avec l'ennemi ? Toutes ses femmes, européennes ou indigènes, les a-t-il rendues heureuses ? Les a-t-il même aimées ? Quelle dureté avec certains de ses enfants ! Où sont passés les tableaux de Gauguin ? Combien de ses employeurs Monfreid a-t-il volé ? N'a-t-il pas du sang sur les mains ? Opiomane, converti à l' islam, initié à la franc-maçonnerie, peut-il être érigé en modèle ?
Francis Bergeron montre que l'auteur des Secrets de la mer Rouge symbolise le génie propre à un Européen, qui, fût-il seul, plongé dans un univers totalement étranger et hostile, sait triompher. Monfreid donne cette leçon de courage : prison, fortune, prison, fortune, prison; les séquences se succèdent, mais, toujours, il relève la tête. C'est bien une sorte de héros, malgré tout. Un homme à admirer.


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Le travail de Saint Ignace de Loyola est remis dans son contexte, et étudié en miroir de l'oeuvre de Martin Luther, dont il est contemporain.
En effet, Ignace de Loyola identifie dans ses "Exercices Spirituels" les principales divergences doctrinales qui l'opposent à Luther : celle de "la foi informée par la charité", celle du "libre arbitre" et celle de l'Église à laquelle il convient d'obéir.
Parallèlement, le Père Renè Lafontaine cherche à cerner la pertinence de la position luthérienne, qui met en évidence l'excellence de la foi, la gravité du "serf arbitre" et la soumission à la Parole de Dieu comme instance suprême de l'autorité divine au sein de l'Église.


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La notoriété grandissante des interventions d’Étienne Chouard depuis le "référendum" de 2005, lui permet de devenir l’un des penseurs les écouté sur la crise économique en Europe et la démocratie.
Il s’intéresse tout particulièrement à l’examen d’un système combinant tirage au sort de représentants du peuple non-reconductibles et révocables à tout moment, de façon à éviter toute oligarchie politique.
C'est donc vers une application radicale du principe démocratique, puisée aux sources Athniennes et aux multiples expériences menées ça et là depuis 2500 ans, qu'Etienne Chouard nous invite.




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La modernité s’est voulue consommatrice et, finalement, liquidatrice du passé. Elle tend toujours plus à ignorer ce qui en lui constitue une dimension fondatrice du présent. Sur le passé le plus lointain, elle se révèle même franchement amnésique.
L’héritage indo-européen fait pourtant partie de la mémoire la plus longue, et c’est pourquoi sa reconnaissance relève, elle aussi, du devoir de mémoire. Cet héritage, culturel au sens le plus large – la langue est toujours plus qu’un simple moyen de communication –, n’est évidemment pas exclusif d’apports ultérieurs, ni d’ailleurs non plus d’apports antérieurs. Tout héritage est composite, encore faut-il accepter d’en faire l’inventaire. Dans une époque de transition qui ressemble parfois à la fin d’un monde, il serait temps de connaître ce que fut le monde des débuts.