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Face au hold-up sur l'imaginaire effectué par les machines à fabriquer des histoires mises en place par l'industrie culturelle ou les officines de communication politique, comment l'art de la représentation peut-il résister à ce nouvel ordre narratif, à l'heure où les frontières entre le réel et la fiction s'estompent ? Comment inventer des histoires et des contre-narrations libératrices face à cette nouvelle "arme de distraction massive" ?
Christian Salmon a mené une longue enquête les techniques de storytelling qui deviennent l'apanage des pouvoirs, comme l'illustre la multiplication aux États-Unis des pratiques narratives dans les domaines les plus divers, tels que le management, le marketing ou la communication politique.
Wajdi Mouawad, quant à lui, s'emploie à réactiver la faculté émancipatrice du récit dans son œuvre théâtrale, en construisant des fictions libératrices qui échappent à l'ordre du discours.
Enfin, le sociologue Vincenzo Susca a exploré la construction fictionnelle de l'ascension de Silvio Berlusconi au pouvoir, à la fois fable émancipatrice et récit manipulateur.
Un dialogue à trois voix pour comprendre comment l'art du récit peut échapper à cette volonté qu'ont certains pouvoirs de vouloir nous "raconter des histoires".
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L'intervenant s'emploie à démonter le processus par lequel une information française particulièrement israléo-centrée réussit à parer la répression du Hamas des vertus d'une lutte pour l'émancipation de la société ou de la femme palestiniennes ou d'une quelconque défense des "valeurs de la modernité".
Les pratiques de la domination israélienne, masquées sous une communication "de paix" qui est aux antipodes de la réalité des avancées constantes de l'occupation militaire, prennent appui pour légitimer leur intransigeance sur la criminalisation indistincte de toute la génération politique "islamiste". Le choix massif des Palestiniens lors des législatives de 2006 a pourtant montré que, en politique, cette sémantique "islamique" a une portée identitaire bien plus large que celle d'une affirmation strictement religieuse. Tout en prétendant défendre la femme palestinienne contre le machisme de ses pères, fils et époux, la machine de guerre israélienne n'en dépoloit pas moins contre la société toute entière une violence économique, politique et militaire sans limite.
Si ce tour de passe passe mortifère s'opère avec tant de facilité, c'est que les médias surfent sur l'incapacité de la classe intellectuelle et politique française de produire ou d'accepter une vision rationnelle de la la génération islamiste. Ce décrochage intellectuel n’est pas l'apanage des medias, il est inhérent à toute la société occidentale, recroquevillée sur son identité et donc dans l'incapacité d'admettre les aspects universels d'une culture autre que la sienne.


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Depuis qu’elle existe, l’humanité a su cultiver l’art de raconter des histoires, un art partout au coeur du lien social.
Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l’appellation anodine de "storytelling" : celui-ci est devenu une arme aux mains des "gourous" du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens.
Derrière les campagnes publicitaires, mais aussi dans l’ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling.


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